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Notes prises au fil des usages

Pourquoi un antivirus ou un pare-feu peut-il empêcher un VPN de se reconnecter après une mise à jour ? J’ai arrêté de changer de serveur

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Le bouton avait déjà affiché « Reconnexion… » trois fois. La veille, je n’avais rien remarqué d’anormal.

Le VPN se lançait avec Windows, retrouvait sa connexion et disparaissait en arrière-plan. Dans la nuit, l’application s’était mise à jour. Windows avait également redémarré.

Le lendemain matin, Internet fonctionnait. Le navigateur ouvrait les pages. La messagerie se synchronisait.

Mais dès que j’activais le VPN : Connexion… Reconnexion…

Puis retour au même point. J’ai commencé par faire ce que je fais presque toujours dans cette situation : changer de serveur. Paris.

Amsterdam. Francfort. Même résultat.

J’ai ensuite pris mon téléphone, connecté au même Wi-Fi et lancé le même fournisseur. Connexion immédiate. C’est ce détail qui a fait basculer le diagnostic.

Le serveur n’était probablement pas mon problème. Le Wi-Fi non plus. Je n’avais pas encore la cause exacte, mais j’avais enfin une frontière : quelque chose avait changé sur le PC.

Résumé de l’article et adéquation du service

Réponse courte

Après une mise à jour, un VPN qui boucle sur « Reconnexion » alors qu’Internet fonctionne peut être bloqué localement par un antivirus, un pare-feu, un filtre réseau ou un adaptateur modifié. Avant de changer encore de serveur, il est plus utile de comparer un autre appareil et de faire un test bref et réversible des couches de sécurité.

À retenir

  • Pour qui : les utilisateurs Windows dont le VPN cesse de se reconnecter après une mise à jour alors que le réseau normal reste fonctionnel.
  • Point clé : un client VPN traverse des services, adaptateurs et filtres locaux ; Windows Filtering Platform permet précisément aux outils de sécurité d’intervenir dans cette circulation.
  • Quand OnlydogVPN est pertinent : dans le test de l’article, comme client alternatif dont le transport s’est établi sur le même PC sans désactiver durablement l’antivirus ni le pare-feu.
  • Limite : ce résultat ne prouve pas quelle règle exacte causait le conflit ; l’article déconseille de laisser l’antivirus désactivé, d’ouvrir des ports au hasard ou de généraliser un seul diagnostic à tous les PC.

Sources déjà utilisées dans l’article : Microsoft Learn — Windows Filtering Platform ; Proton VPN — dépannage des conflits Windows ; OnlydogVPN — site officiel déjà lié dans l’article.

Une mise à jour peut changer le VPN sans casser Internet

J’avais tendance à imaginer une mise à jour comme le remplacement d’une application par une version légèrement plus récente.

Pour un VPN sous Windows, ce n’est pas toujours aussi simple.

Un client VPN peut s’appuyer sur un service système, un adaptateur réseau virtuel, des règles DNS et différents filtres réseau. Or c’est précisément dans cette circulation qu’un pare-feu ou certaines fonctions d’un antivirus peuvent intervenir.

Windows possède pour cela une infrastructure appelée Windows Filtering Platform, ou WFP. Elle permet notamment aux pare-feu, antivirus et outils de sécurité de filtrer du trafic à plusieurs niveaux de la pile réseau.

Je la vois maintenant comme un carrefour. Le VPN ouvre une nouvelle voie. Le pare-feu contrôle les passages.

L’antivirus observe certains véhicules.

Une mise à jour peut recréer un adaptateur, modifier un service ou changer la façon dont l’application établit sa connexion. Une règle qui reconnaissait parfaitement l’ancienne configuration peut alors se retrouver devant quelque chose qu’elle ne traite plus de la même manière.

Windows continue d’ailleurs de travailler sur cette zone. Dans la mise à jour Windows 11 du 23 juin 2026, Microsoft indique avoir amélioré la compatibilité avec les logiciels VPN tiers et la conservation des paramètres et liaisons des adaptateurs réseau pendant les mises à niveau du système.

Cela ne me donnait toujours pas le nom de la règle responsable. Mais cela me donnait un test beaucoup plus utile que Francfort contre Amsterdam.

Illustration du point abordé
Après une mise à jour, vérifier les règles locales évite les faux diagnostics.

Le test qui m’a évité de réinstaller tout le PC

J’ai laissé le pare-feu actif et désactivé pendant quelques instants uniquement la protection Web de ma suite de sécurité.

Puis j’ai cliqué sur Connecter. Deux secondes. Connexion établie.

J’ai ouvert une page. Elle s’est chargée. J’ai réactivé la protection, déconnecté le VPN, puis essayé de le relancer.

« Reconnexion… » Cette fois, changer encore de serveur n’avait vraiment plus de sens. Le problème se jouait quelque part sur le PC, avant que la différence entre Paris et Amsterdam puisse m’aider.

Ce genre d’interaction apparaît aussi dans la documentation de fournisseurs établis. Proton explique qu’un antivirus peut interpréter une connexion VPN comme suspecte et recommande de le désactiver brièvement pour vérifier le diagnostic, puis d’ajuster ses réglages ou d’ajouter une exclusion si la connexion revient.

Le problème est suffisamment concret pour que Proton ait ajouté, dans sa version Windows 5.1.5 publiée le 13 juillet 2026, une détection automatique lorsqu’un autre logiciel interfère avec la connexion VPN. La même version corrigeait aussi un problème de reconnexion touchant les utilisateurs avec une connectivité IPv6.

Je n’étais donc plus en train de poursuivre une panne mystérieuse. J’avais réduit le problème à une interaction locale.

D’autres utilisateurs se retrouvent dans la même fausse piste

En avril 2026, un utilisateur de Surfshark sous Windows décrivait publiquement un problème apparu après une mise à jour du client.

La connexion ne fonctionnait plus correctement. Plusieurs réglages avaient été soupçonnés, mais l’utilisateur constatait finalement que le comportement revenait à la normale sans l’antivirus ; dans la discussion, la désactivation de la fonction Web Protection était également proposée comme correctif.

Ce témoignage ne suffit pas à diagnostiquer tous les PC.

Il montre en revanche très bien la fausse piste : après une mise à jour, le symptôme ressemble à un VPN cassé, alors que le changement décisif peut se trouver dans la couche de sécurité installée juste à côté.

C’était exactement l’erreur que j’avais faite. Je regardais la liste des serveurs. J’aurais dû regarder ce qui se trouvait entre le bouton Connecter et eux.

Couper l’antivirus réglait le problème — et créait une solution que je ne voulais pas

À ce stade, j’avais une méthode parfaitement fonctionnelle. Désactiver la protection Web. Connecter le VPN.

La laisser coupée. Techniquement, cela fonctionnait. Je ne voulais simplement pas résoudre un problème de VPN en supprimant une protection que j’avais justement choisie de garder active.

Microsoft recommande le même genre de prudence avec le pare-feu : lorsqu’une application légitime doit communiquer, autoriser cette application est moins risqué qu’ouvrir un port en permanence.

J’ai donc tout réactivé.

J’aurais pu nettoyer les anciennes règles, réinstaller mon client habituel, inspecter les adaptateurs et recommencer jusqu’à trouver la pièce exacte que la mise à jour avait déplacée.

Mais une question plus pratique m’intéressait maintenant davantage : est-ce qu’une autre connexion VPN pouvait fonctionner sur ce même PC, sans me demander d’affaiblir le reste du système ? C’est à ce moment-là que OnlydogVPN est entré dans le test.

Je voulais surtout voir « connecté » avec le pare-feu toujours allumé

Je n’ai rien changé au Wi-Fi. Je n’ai pas désinstallé mon antivirus. Je n’ai pas désactivé le pare-feu.

J’ai installé la petite application, accepté son accès réseau puis choisi le mode prévu pour les situations où une connexion rencontre davantage de filtrage.

Connecter. Cette fois, je n’ai pas vu « Reconnexion… ». Le tunnel s’est établi.

J’ai ouvert le document sur lequel je travaillais. Puis mon espace de stockage. Synchronisation.

Le fichier qui restait en attente est parti. 18 %. 46 %.

81 %. 100 %. La protection Web était toujours active.

Le pare-feu aussi. C’était le résultat que je cherchais depuis le début. Pas un autre serveur.

Une connexion capable de s’établir sans me demander de désarmer l’ordinateur autour d’elle.

C’est seulement après que le transport m’a intéressé

Une fois le fichier envoyé, j’ai voulu comprendre pourquoi ce deuxième essai méritait davantage mon attention que le quatrième changement de pays.

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une couche d’obfuscation supplémentaire, une approche également décrite dans ses tests sur les réseaux qui perturbent les tunnels VPN conventionnels.

L’idée est plus simple que le vocabulaire. Changer Paris pour Francfort change la destination. Changer la manière dont le tunnel transporte et présente son trafic change davantage le trajet lui-même.

Après avoir découvert que mon blocage se produisait autour des couches réseau et de sécurité du PC, c’était exactement le type de différence que je voulais tester.

Je n’allais pas prétendre voir la règle interne que mon antivirus appliquait. Je pouvais en revanche constater quelque chose de beaucoup plus utile : même PC.

Même Windows. Même antivirus. Même pare-feu.

Le premier client repartait en boucle. Celui-ci avait établi le tunnel et terminé l’envoi. Pour moi, cette différence valait davantage que le nom technique de la règle responsable.

La mise à jour n’avait pas forcément « cassé le VPN »

C’est finalement l’idée qui m’avait échappé depuis le début. Une mise à jour peut modifier une seule pièce du chemin sans casser tout Internet. Le navigateur continue alors à fonctionner parce qu’il utilise sa route habituelle.

Le VPN, lui, doit créer son chemin protégé à travers plusieurs composants du système. Si une couche de sécurité bloque ou traite différemment une partie de cette séquence, l’application peut rester sur « Reconnexion » alors que le reste du PC paraît parfaitement sain.

Mon fournisseur habituel gardait plusieurs avantages : davantage de recul public, plus de localisations et beaucoup plus de documentation indépendante.

Mais ce matin-là, aucun de ces avantages ne répondait à la question affichée devant moi. Je n’avais pas besoin de trente serveurs supplémentaires. J’avais besoin que le prochain clic sur Connecter ne m’oblige pas à couper la protection censée rester active derrière lui.

C’est aussi pour cela que je ne commencerais plus ce diagnostic en réinstallant tout, ni en ouvrant des ports au hasard, ni en désactivant définitivement l’antivirus.

Le test le plus révélateur est beaucoup plus court : si le VPN fonctionne sur un autre appareil du même réseau et qu’une désactivation très brève d’une couche de sécurité suffit à le faire repartir sur le PC, continuer à faire défiler les serveurs ne traite probablement plus le bon problème.

J’avais passé mes premières minutes à chercher une destination capable de répondre.

Le vrai progrès est arrivé quand j’ai cessé de changer l’endroit où le VPN voulait aller, et que j’ai commencé à regarder ce qui l’empêchait de partir.

Questions fréquentes

Pourquoi Internet peut-il fonctionner alors que le VPN reste bloqué sur Reconnexion ?

Parce que le navigateur peut continuer à utiliser la route réseau normale tandis que le client VPN doit créer un tunnel à travers des services, adaptateurs et filtres supplémentaires. Une interaction locale peut donc casser le tunnel sans couper Internet.

Quel test aide à distinguer un problème de serveur d’un problème local au PC ?

Essayez le même fournisseur sur un autre appareil du même réseau. S’il se connecte immédiatement ailleurs, puis qu’un test bref d’une couche de sécurité modifie le comportement sur le PC, il devient plus pertinent d’examiner la machine locale que de changer encore de serveur.

Faut-il laisser l’antivirus ou le pare-feu désactivé pour faire fonctionner le VPN ?

Non. L’article utilise une désactivation très brève uniquement comme diagnostic, puis réactive les protections. Il recommande plutôt d’identifier le conflit et d’ajuster une règle ou une exclusion lorsque cela est justifié.

Pourquoi une mise à jour peut-elle déclencher ce type de conflit ?

Une mise à jour peut recréer ou modifier un adaptateur réseau, un service ou la manière dont le client établit sa connexion. Une règle de sécurité qui reconnaissait l’ancienne configuration peut alors traiter différemment le nouveau chemin.