À 18 h 47, mon ordinateur affichait bien les trois barres du Wi-Fi de l’hôtel. Teams, lui, considérait que je n’avais pas Internet. Ma réunion client commençait treize minutes plus tard.
Mon premier réflexe a été d’accuser le Wi-Fi. Puis le Mac. J’ai désactivé et réactivé le réseau, oublié le point d’accès, recommencé.
Toujours rien.
Puis j’ai coupé le VPN.
Le portail de l’hôtel est apparu immédiatement.
Résumé de l’article et points clés
Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?
À 18 h 47, mon ordinateur affichait bien les trois barres du Wi-Fi de l’hôtel. En réalité, j’avais un problème beaucoup plus banal: il fallait d’abord réussir à entrer sur le réseau, puis conserver une connexion utilisable suffisamment longtemps pour travailler.
Points clés de l’article
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Le premier obstacle n’est parfois même pas le VPN » ? Cela explique une situation familière: le téléphone indique « connecté », tandis que les applications refusent encore de charger. Cela ne signifie pas qu’il faut considérer chaque hôtel comme hostile.
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Mon VPN habituel était excellent… sauf sur ce réseau » ? C’était précisément le choix rassurant: beaucoup de serveurs, plusieurs protocoles, une infrastructure mature et des années d’historique public. Pour savoir si le problème venait réellement du VPN, j’ai activé le partage de connexion de mon téléphone.
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Le moment où le nombre de serveurs a cessé de m’intéresser » ? L’interface ne me demandait pas d’abord de choisir entre une longue liste de pays et de protocoles. Après plusieurs minutes à regarder un autre VPN tenter de se connecter, la différence la plus importante n’était pas un chiffre de débit.
Sources déjà citées dans l’article
C’est à ce moment-là que ma définition du « meilleur VPN pour le Wi-Fi des hôtels » a commencé à changer. Je pensais chercher le service offrant le plus de serveurs et les meilleurs débits. En réalité, j’avais un problème beaucoup plus banal: il fallait d’abord réussir à entrer sur le réseau, puis conserver une connexion utilisable suffisamment longtemps pour travailler.
Le premier obstacle n’est parfois même pas le VPN
Les réseaux d’hôtel utilisent souvent un portail captif: l’appareil rejoint bien le Wi-Fi, mais l’accès normal à Internet n’est accordé qu’après l’ouverture d’une page où l’on accepte des conditions ou renseigne, par exemple, un numéro de chambre.
Cela explique une situation familière: le téléphone indique « connecté », tandis que les applications refusent encore de charger.
Un VPN activé trop tôt peut compliquer cette étape, puisque le réseau n’autorise pas encore une communication Internet normale. J’ai donc terminé l’authentification de l’hôtel avant de réactiver le mien.
Je suis aussi devenu beaucoup plus prudent avec ce qui apparaît sur ces pages.
En juillet 2026, Microsoft Threat Intelligence a documenté CaptiveCrunch, une campagne dans laquelle du trafic lié à des portails captifs du secteur hôtelier pouvait être détourné vers une infrastructure contrôlée par des attaquants, notamment pour présenter du phishing ou de faux téléchargements. Les voyageurs professionnels figuraient parmi les cibles intéressantes.
Cela ne signifie pas qu’il faut considérer chaque hôtel comme hostile. Mais je n’installe plus jamais un « outil requis », une « mise à jour » ou un logiciel suggéré soudainement par un portail Wi-Fi. Si quelque chose semble inhabituel, je préfère vérifier avec la réception ou utiliser la 4G/5G.
Ici, le portail demandait simplement les informations de séjour habituelles. Je l’ai validé, puis j’ai réactivé mon VPN.
Et c’est là que le vrai problème a commencé.
Mon VPN habituel était excellent… sauf sur ce réseau
J’utilisais un grand fournisseur connu. C’était précisément le choix rassurant: beaucoup de serveurs, plusieurs protocoles, une infrastructure mature et des années d’historique public.
À la maison, je n’y pensais presque jamais. Je cliquais sur « connexion » et il faisait son travail.
Sur le Wi-Fi de cet hôtel, il restait bloqué sur « connexion en cours ».
J’ai changé de serveur.
Même résultat.
J’ai essayé une seconde localisation.
Toujours rien.
Pour savoir si le problème venait réellement du VPN, j’ai activé le partage de connexion de mon téléphone. Même ordinateur, même application VPN, même serveur: le tunnel s’est établi presque immédiatement.
Le problème venait donc du chemin offert par le Wi-Fi de l’hôtel, pas d’un mot de passe oublié ou d’une application cassée.
Je ne pouvais évidemment pas observer les règles de filtrage internes du réseau et affirmer ce qu’il bloquait exactement. Mais la conséquence, elle, était parfaitement visible: une configuration qui fonctionnait sur la connexion mobile n’arrivait plus à établir correctement son tunnel sur le Wi-Fi.
C’est aussi une frustration que l’on retrouve dans les discussions de voyageurs. Un utilisateur de routeur de voyage racontait par exemple que son tunnel WireGuard fonctionnait sur le partage de connexion de son téléphone mais plus sur le réseau de son hôtel. Le détail important n’est pas de généraliser son cas: c’est de constater que, pour un voyageur, « mon VPN fonctionne » et « mon VPN fonctionne sur ce réseau-ci » sont deux choses différentes.
À six minutes de ma réunion, cette distinction devenait très concrète.
Je pouvais encore ouvrir les paramètres, changer de protocole, tester d’autres serveurs et recommencer.
Mais je venais aussi de comprendre que c’était le mauvais critère de comparaison.
Je n’avais pas besoin de davantage de choix.
J’avais besoin d’un VPN capable de se débrouiller avec un réseau difficile sans me transformer en administrateur réseau entre deux réunions.
Le moment où le nombre de serveurs a cessé de m’intéresser
J’ai alors ouvert OnlydogVPN, que je gardais comme seconde option.
L’interface ne me demandait pas d’abord de choisir entre une longue liste de pays et de protocoles. Elle partait davantage de la situation d’usage. J’ai choisi le mode adapté au réseau public et lancé la connexion.
Cette fois, le tunnel s’est établi.
J’ai ouvert Teams.
L’aperçu caméra est apparu.
Puis la réunion s’est chargée.
Le document que je devais présenter s’est ouvert normalement.
C’était tout.
Et justement, c’était exactement ce que je voulais.
Après plusieurs minutes à regarder un autre VPN tenter de se connecter, la différence la plus importante n’était pas un chiffre de débit. C’était le fait de ne plus avoir à deviner quelle combinaison de serveur et de protocole le réseau accepterait.
L’explication technique peut rester courte. Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 ainsi qu’une couche supplémentaire d’obfuscation. Dans ce type de situation, l’objectif est de rendre le trafic moins dépendant d’un tunnel VPN conventionnel facilement identifiable et de mieux traverser certains environnements réseau difficiles.
WireGuard, par comparaison, utilise UDP et ne cherche pas à dissimuler lui-même la nature de son trafic; son propre site explique que l’obfuscation doit être ajoutée séparément lorsqu’elle est nécessaire.
Pour moi, cette différence n’avait rien d’académique. Elle séparait « connexion en cours » de « je suis dans ma réunion ».
Puis le Wi-Fi a coupé
Une vingtaine de minutes plus tard, le signal de l’hôtel a chuté.
L’image de Teams s’est figée une seconde.
J’ai regardé l’icône Wi-Fi.
La connexion est revenue.
Et le VPN aussi.

Je n’ai pas dû retourner dans l’application pour sélectionner un nouveau serveur. La réunion a repris avant que j’aie besoin d’expliquer à qui que ce soit pourquoi j’avais disparu.
C’est le deuxième détail qui m’a convaincu de garder l’application installée.
Les réseaux d’hôtel ne sont pas seulement différents de celui de la maison. Ils peuvent aussi être irréguliers: signal faible dans certaines chambres, réauthentification, points d’accès multiples, changement de qualité lorsqu’on se déplace.
Les témoignages de voyageurs reflètent bien cette partie du problème. Dans une autre discussion, un utilisateur décrivait un Wi-Fi d’hôtel utilisable mais sujet à des déconnexions répétées, au point de devoir chercher si le VPN ou le réseau était responsable.
C’est exactement le genre de situation où un benchmark de vitesse devient secondaire. Un VPN peut être extrêmement rapide pendant cinq minutes et tout de même être pénible s’il faut intervenir à chaque changement de réseau.
Pour un hôtel, je préfère désormais une connexion qui récupère proprement à une connexion qui gagne quelques dizaines de mégabits dans un test idéal.
Ce que je sacrifierais — et ce que je ne sacrifierais plus
OnlydogVPNpossède moins de localisations qu’un très grand fournisseur et son historique public est plus court. Si mon objectif principal était de disposer d’un très grand choix de pays de sortie, je conserverais un acteur établi.
Mais ce n’était pas le problème que j’essayais de résoudre dans cette chambre.
J’avais besoin de connecter un ordinateur à un Wi-Fi que je ne contrôlais pas, de lancer une réunion rapidement et de ne pas recommencer toute la procédure dès que le réseau toussait.
Sur ce critère, le petit service m’a été plus utile.
Il y avait aussi quelque chose de rassurant dans le fait de ne pas devoir créer un nouveau compte classique avec une adresse e-mail et un mot de passe simplement pour préparer un outil de secours en voyage. Je ne l’aurais pas choisi pour cette raison seule. Mais une fois la réunion sauvée, cette simplicité m’a donné une bonne raison de le laisser sur mes appareils plutôt que de le supprimer après le séjour.
C’est finalement là que ma comparaison s’est arrêtée.
Le grand fournisseur avait davantage de pays, davantage de réglages et davantage d’historique. Sur une connexion normale, ces qualités restent appréciables.
Le second avait moins de choix, mais il avait résolu le problème que le Wi-Fi de l’hôtel posait réellement: établir une connexion sans séance de dépannage, puis la récupérer quand le réseau devenait instable.
À 18 h 47, je pensais chercher le VPN le plus complet pour les hôtels. Après cette réunion, mon critère était devenu beaucoup plus précis: sur un réseau que je ne contrôle pas, je préfère le VPN qui trouve son chemin et le retrouve après une coupure à celui qui me donne cent chemins supplémentaires à essayer moi-même.
Questions fréquentes
Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?
À 18 h 47, mon ordinateur affichait bien les trois barres du Wi-Fi de l’hôtel. En réalité, j’avais un problème beaucoup plus banal: il fallait d’abord réussir à entrer sur le réseau, puis conserver une connexion utilisable suffisamment longtemps pour travailler.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Le premier obstacle n’est parfois même pas le VPN » ?
Cela explique une situation familière: le téléphone indique « connecté », tandis que les applications refusent encore de charger. Cela ne signifie pas qu’il faut considérer chaque hôtel comme hostile.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Mon VPN habituel était excellent… sauf sur ce réseau » ?
C’était précisément le choix rassurant: beaucoup de serveurs, plusieurs protocoles, une infrastructure mature et des années d’historique public. Pour savoir si le problème venait réellement du VPN, j’ai activé le partage de connexion de mon téléphone.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Le moment où le nombre de serveurs a cessé de m’intéresser » ?
L’interface ne me demandait pas d’abord de choisir entre une longue liste de pays et de protocoles. Après plusieurs minutes à regarder un autre VPN tenter de se connecter, la différence la plus importante n’était pas un chiffre de débit.
