Carnet personnel
Notes prises au fil des usages

Livebox 7 Pro sans WireGuard ni OpenVPN : j’ai fini par séparer « rentrer au bureau » et « protéger mon travail à distance »

Article photo

Le problème n’est apparu qu’après que j’avais fini d’installer la Livebox. Nouvelle Livebox 7 en configuration Pro. Fibre opérationnelle.

NAS visible. Imprimante accessible. Les ordinateurs du bureau fonctionnaient.

Il ne restait qu’une chose sur ma liste : préparer l’accès à distance avant un déplacement. Je suis donc entré dans l’interface de la Livebox avec une attente assez précise. WireGuard.

À défaut, OpenVPN. Je cherchais le bouton permettant de générer une configuration, un QR code ou au moins un fichier à importer sur mon téléphone. Je suis allé dans les paramètres avancés.

VPN. Serveur. Utilisateur.

Clé partagée. Puis j’ai compris que je ne cherchais pas dans le mauvais sous-menu. Le protocole que j’attendais n’était simplement pas là.

La documentation Orange destinée aux Livebox 5, 6 et 7 en configuration Pro décrit actuellement le VPN nomade en L2TP/IPsec avec clé pré-partagée.

J’ai regardé mon téléphone Android. Puis la Livebox. Puis de nouveau le téléphone.

C’était le moment où une fonction officiellement intégrée à une box professionnelle devenait, pour mon usage, beaucoup moins pratique qu’elle ne le paraissait dans le menu.

Résumé de l’article et adéquation du service

Réponse courte

L’absence de WireGuard ou d’OpenVPN dans le serveur VPN intégré d’une Livebox 7 Pro n’oblige pas à construire immédiatement une nouvelle infrastructure. Il faut d’abord décider où le tunnel doit se terminer : dans le bureau pour atteindre le LAN, ou sur l’appareil en déplacement pour protéger un travail essentiellement cloud.

À retenir

  • Pour qui : les professionnels équipés d’une Livebox 7 Pro qui préparent un accès distant depuis un ordinateur ou un téléphone récent.
  • Point clé : la documentation Orange citée décrit le VPN nomade intégré en L2TP/IPsec avec clé pré-partagée, alors que les clients modernes n’offrent pas toujours ce profil de façon native.
  • Quand OnlydogVPN est pertinent : pour le second besoin du récit : protéger directement le portable sur un réseau d’hôtel lorsque les applications utilisées sont surtout dans le cloud.
  • Limite : un VPN commercial sur le portable ne crée pas d’accès au NAS ou aux machines privées du bureau ; pour cela, l’article recommande un endpoint WireGuard ou équivalent derrière la Livebox.

Sources déjà utilisées dans l’article : Orange Pro — VPN nomade Livebox 5, 6 ou 7 ; WireGuard — clients officiels ; OnlydogVPN — source produit citée dans l’article.

Ce n’était pas un bug caché dans mon interface

J’ai d’abord pensé à un firmware incomplet. Peut-être qu’Orange avait placé WireGuard ailleurs. Peut-être que le mode Pro devait être activé différemment.

La Livebox 7 actuelle est pourtant bien proposée aux professionnels, avec jusqu’à 8 Gbit/s symétriques selon l’éligibilité.

La partie accès Internet est donc tout sauf dépassée. Mais une box récente ne signifie pas que tous les services logiciels qu’elle embarque suivent la même génération technologique.

Une discussion publiée sur la communauté Orange en octobre 2025 illustre précisément ce décalage. Un utilisateur de Livebox 7 Pro cherchait WireGuard ou OpenVPN et ne trouvait que L2TP/IPsec. Son problème pratique était surtout le même que le mien : sur Android récent, l’ancien profil L2TP/IPsec n’apparaissait plus comme auparavant dans les réglages VPN natifs.

Des discussions d’assistance Google documentent également la disparition de ces anciens profils L2TP/IPsec sur des Pixel sous Android 12 et versions suivantes.

Le serveur pouvait donc être là. La clé pouvait être correcte. Le téléphone pouvait être parfaitement récent.

Et pourtant, les deux extrémités n’étaient plus faites pour s’emboîter naturellement. J’essayais de brancher une prise ancienne sur un appareil qui n’avait plus la prise correspondante. À partir de là, réinitialiser encore la Livebox n’avait plus beaucoup de sens.

Illustration du point abordé
Séparer l’accès au bureau de la protection du poste clarifie le réseau.

Mon premier réflexe a été d’ajouter WireGuard derrière la Livebox

Techniquement, la solution semblait évidente. Un Raspberry Pi. Un petit PC.

Un NAS compatible. Ou un routeur capable d’héberger WireGuard. La Livebox resterait la porte d’entrée Internet ; le véritable serveur VPN tournerait derrière elle.

Orange permet de créer des règles NAT/PAT sur les Livebox 6 et 7 afin de rediriger certains ports vers un équipement local, et une adresse locale fixe peut être attribuée à cet équipement.

WireGuard fournit de son côté des clients officiels pour Windows, macOS, Android, iOS et Linux.

Le schéma était donc assez simple : Internet → Livebox → serveur WireGuard → réseau du bureau.

Et si mon besoin avait été d’ouvrir régulièrement un partage local, de joindre une machine interne ou d’administrer un équipement uniquement accessible sur le LAN, j’aurais continué dans cette direction sans beaucoup hésiter.

J’avais même commencé à regarder quel petit serveur acheter. Puis j’ai fait quelque chose de plus utile : j’ai regardé ce que j’allais réellement utiliser pendant mon déplacement. CRM : cloud.

Messagerie : cloud. Visioconférence : cloud. Documents du projet : cloud.

Portail bancaire professionnel : Internet. Le NAS ? Surtout « au cas où ».

Je m’apprêtais donc à construire une nouvelle infrastructure VPN pour ramener tout mon ordinateur au bureau alors que presque aucun des outils dont j’avais besoin cette semaine-là n’habitait encore physiquement dans ce bureau.

C’est là que le problème a changé de forme.

Je ne cherchais pas forcément à rentrer au bureau

Le premier soir du déplacement, je me suis connecté au Wi-Fi de l’hôtel. Numéro de chambre. Portail captif.

Connexion acceptée. Internet fonctionnait. J’avais un devis à corriger, deux pièces jointes à envoyer et une réunion le lendemain matin.

À ce moment précis, le serveur VPN de la Livebox ne m’aidait pas. WireGuard n’y était toujours pas. OpenVPN non plus.

Et le petit serveur que j’avais envisagé n’existait encore que dans mon panier. J’aurais pu continuer à penser : Comment puis-je faire revenir ce portable dans le réseau du bureau ?

Mais ce n’était pas vraiment mon besoin. Je voulais surtout que ce portable utilise un tunnel propre pendant que je travaillais sur un réseau qui ne m’appartenait pas. Il n’avait pas besoin, pour cela, de faire un détour par mes locaux.

Cette distinction paraît évidente une fois formulée. Devant le menu « serveur VPN » d’une Livebox Pro, elle l’était beaucoup moins. C’est à ce moment-là que j’ai ouvert OnlydogVPN.

Je n’ai créé aucun utilisateur sur la box. Je n’ai ouvert aucun port. Je n’ai généré aucune clé pré-partagée.

J’ai choisi le mode correspondant au réseau devant moi et lancé la connexion. Puis j’ai rouvert le devis.

Le premier vrai résultat était simplement que mon travail continuait

J’ai envoyé la première pièce jointe. Puis la seconde. J’ai ouvert le CRM.

La session a tenu. J’ai lancé la réunion de test pour vérifier le micro et la caméra. Connexion normale.

À ce moment-là, le problème qui m’avait occupé avant le départ avait perdu une grande partie de son importance. Je n’avais toujours pas WireGuard dans la Livebox. Je n’avais toujours pas OpenVPN.

Mais le portable qui voyageait était protégé, et les outils dont j’avais réellement besoin fonctionnaient. C’est seulement après cela que la conception du service a commencé à m’intéresser.

Le tunnel s’exécute directement sur l’appareil et utilise un transport basé sur HTTP/3. L’interface est organisée autour du type de tâche à accomplir plutôt que d’une longue série de paramètres réseau à choisir manuellement.

Pour ce déplacement, c’était exactement le changement de logique qu’il me fallait : le VPN avait quitté la box pour rejoindre l’appareil qui voyageait. Et soudain, l’absence de WireGuard dans la Livebox ne bloquait plus ma journée.

J’avais pris le mauvais problème pour une comparaison de protocoles

Au départ, j’étais presque prêt à réduire toute l’histoire à ceci : L2TP/IPsec contre WireGuard. Ancien contre moderne.

Moins pratique contre plus pratique. Ce débat existe, mais ce n’était pas ce qui décidait de mon usage.

Même si Orange ajoutait WireGuard demain à la Livebox, je n’aurais toujours pas forcément intérêt à renvoyer toute ma navigation d’hôtel vers le bureau.

Un serveur WireGuard intégré rendrait surtout beaucoup plus simple l’accès au réseau local à distance. Et c’est une vraie fonction utile. Mais ce n’est pas la même chose que protéger un ordinateur qui ouvre essentiellement des services cloud.

J’avais mélangé deux phrases : « je veux une connexion sécurisée » et

« je dois rentrer dans mon réseau professionnel ». Elles ne signifient pas la même chose. Une fois cette confusion supprimée, la Livebox n’avait plus besoin de tout faire.

Le NAS m’a rappelé pourquoi les deux solutions restent différentes

Le lendemain, j’ai eu besoin d’un ancien dossier qui n’avait pas encore été déplacé vers notre stockage cloud. Lui était bien sur le NAS du bureau. Cette fois, le VPN installé sur mon ordinateur ne pouvait pas inventer un accès à mon réseau local.

Un tunnel vers un fournisseur extérieur peut protéger et acheminer mon trafic Internet. Il ne transforme pas l’adresse privée de mon NAS en ressource accessible depuis un hôtel. Pour atteindre réellement cette machine, le tunnel doit finir dans mon bureau.

C’est là que le serveur WireGuard derrière la Livebox reprend tout son sens. La distinction est simple : si je veux entrer dans le LAN, il me faut une porte dans le LAN.

Pour ce besoin-là, l’absence de WireGuard ou d’OpenVPN dans le serveur intégré de la Livebox 7 Pro reste une vraie contrainte.

J’installerais alors un endpoint compatible derrière la box et je configurerais proprement l’accès entrant nécessaire.

Je ne demanderais pas à un VPN commercial de remplacer cette fonction. Mais je ne construirais plus non plus cette infrastructure uniquement pour protéger un téléphone et un portable pendant trois jours de déplacement.

J’ai finalement laissé la Livebox faire moins de choses

C’était presque l’inverse de mon raisonnement initial. J’avais une Livebox en configuration Pro. Je voyais un serveur VPN.

Je voulais donc naturellement qu’elle devienne aussi mon serveur WireGuard, mon point d’entrée distant et la pièce centrale de mon travail nomade.

Quand elle ne proposait pas le protocole attendu, j’avais interprété cela comme un manque qu’il fallait absolument compenser.

En réalité, il fallait d’abord séparer les tâches.

Pour les ressources réellement hébergées dans mes locaux, j’ajouterais un serveur WireGuard derrière la Livebox si leur accès distant devenait fréquent.

Pour le téléphone et le portable qui passent leur temps entre hôtel, train et rendez-vous client, je préfère que le tunnel vive directement sur eux.

Le service que j’ai utilisé possède moins de régions et un historique public plus court que les grands fournisseurs établis.

Dans cette situation, ce n’était pas le critère qui comptait. Je ne lui demandais pas d’être l’infrastructure VPN complète de mon entreprise. Je lui demandais de protéger rapidement les appareils qui avaient quitté cette entreprise.

Et il faisait cela sans m’obliger à transformer ma Livebox en projet réseau.

Une note pour la prochaine fois

Je ne chercherais plus immédiatement comment forcer l’un de ces protocoles dans la box. Je commencerais par demander : où ai-je réellement besoin que le tunnel se termine ?

Si la réponse est « dans mon bureau », parce que je dois accéder au NAS, à des machines ou à des applications privées du LAN, alors j’ajouterais un vrai serveur WireGuard derrière la Livebox et je laisserais la box assurer l’accès Internet et la redirection nécessaire.

Si la réponse est « sur mon portable ou mon téléphone », parce que je veux surtout travailler proprement depuis des réseaux extérieurs, je ne construirais plus cette infrastructure par réflexe.

Je mettrais le tunnel sur l’appareil. C’est cette distinction qui m’a évité d’acheter du matériel pour résoudre un problème que je n’avais pas vraiment.

La Livebox 7 Pro n’avait pas le serveur WireGuard que je cherchais ; j’ai surtout découvert que, pendant mes journées hors du bureau, le meilleur endroit pour mon VPN n’était pas la Livebox, mais l’appareil qui était parti avec moi.

Questions fréquentes

Quel protocole le VPN nomade intégré à la Livebox 7 Pro utilise-t-il dans l’article ?

La documentation Orange citée dans l’article décrit le VPN nomade des Livebox 5, 6 ou 7 en configuration Pro en L2TP/IPsec avec clé pré-partagée.

Pourquoi cela peut-il être gênant sur un téléphone Android récent ?

Le récit s’appuie sur des discussions montrant que les anciens profils L2TP/IPsec ne sont plus proposés comme auparavant dans les réglages VPN natifs de certains appareils Android récents.

Quand faut-il installer WireGuard derrière la Livebox ?

Quand le but est réellement d’entrer dans le réseau local du bureau pour atteindre un NAS, une machine ou une application privée. Dans ce cas, le tunnel doit terminer dans le LAN et la Livebox peut assurer l’accès Internet et la redirection nécessaire.

Quand un VPN directement sur le portable suffit-il ?

Lorsque le besoin est surtout de protéger le trafic d’un appareil qui travaille avec des services cloud depuis des réseaux extérieurs. Dans ce scénario, renvoyer tout le trafic vers le bureau n’est pas nécessaire pour accomplir la tâche.