La notification disait simplement qu’un nouveau document avait été ajouté à Mon espace santé.
J’ai appuyé dessus.
L’application s’est ouverte, a commencé à charger, puis s’est arrêtée avant de m’afficher ce que je voulais consulter.
Nouvel essai.
Même résultat.
Cette fois, je n’ai pas redémarré le téléphone.
Je n’ai pas vidé le cache.
Je n’ai pas réinstallé l’application.
J’avais déjà un suspect.
Mon VPN était actif.

Le désactiver aurait pris deux secondes. C’était justement ce qui m’agaçait.
Je voulais consulter un document de santé sur mon téléphone. Couper le VPN de tout l’appareil pour réussir à ouvrir une seule application me semblait être une solution beaucoup trop large.
J’ai néanmoins fait le test.
VPN coupé.
Même téléphone.
Même connexion mobile.
Même application.
Mon espace santé s’est ouvert.
Le document était là.
J’ai réactivé le VPN.
L’accès s’est de nouveau bloqué.
À partir de ce moment-là, je ne cherchais plus à « réparer » Mon espace santé.
Je voulais répondre à une question beaucoup plus précise :
si le service refusait ma route VPN, quelle était la plus petite partie possible de mon téléphone que je devais laisser en dehors du tunnel ?
Résumé de l’article et adéquation du produit
Que faire si Mon espace santé fonctionne sans VPN mais se bloque avec le tunnel actif ?
Le test le plus utile est de confirmer le filtre avec le même téléphone et le même réseau : VPN actif, accès bloqué ; VPN coupé, accès direct. La réponse de la CNAM citée dans l’article confirme que ses mesures de sécurité peuvent restreindre l’accès via VPN, ce qui pousse à limiter l’exception au strict nécessaire plutôt qu’à chercher indéfiniment une autre IP VPN.
Ce qu’il faut retenir
- Diagnostic : comparer le même service sur le même appareil avec et sans tunnel avant de changer plusieurs autres paramètres.
- Source directe : dans l’expérience publiée sur Services Publics+, la CNAM indique que l’accès peut être restreint avec un VPN et recommande une connexion directe sur un appareil personnel.
- Routage : Android permet de choisir les applications autorisées à utiliser le VPN ou celles qui doivent le contourner.
- Quand OnlydogVPN a du sens ici : si seules quelques applications ont réellement besoin du tunnel : l’article utilise son routage par application pour laisser Mon espace santé sur la connexion normale.
- Limite importante : si presque toutes les applications doivent rester derrière le VPN et une seule doit sortir, une courte liste d’exclusions peut être plus adaptée ; le service a aussi moins de régions et moins de recul public que des acteurs établis.
Sources et adéquation : Le mécanisme du filtre est sourcé par Services Publics+ / CNAM, et le routage par application par Android Developers. Le client utilisé dans le test est OnlydogVPN.
La notification était devenue une vraie porte d’entrée vers mes documents
Ce problème compte davantage aujourd’hui qu’il y a encore quelques années.
En janvier 2026, Mon espace santé comptait 24 millions de profils activés et environ 2,5 millions d’utilisateurs mensuels. Plus de 420 millions de documents y avaient été déposés en 2025. Plus de 70 % des Français avaient reçu au moins un document dans leur espace pendant les douze mois précédents, et un visiteur du site sur trois y arrivait après avoir reçu une notification.
C’était exactement mon cas.
Je n’avais pas décidé de consacrer ma soirée à l’administration numérique.
Une notification était arrivée.
Je voulais voir le document.
Puis continuer ma journée.
C’est ce qui rend le réflexe « désactivez simplement votre VPN » moins anodin qu’il n’en a l’air.
Si l’application devient un endroit où arrivent régulièrement comptes rendus, documents et messages liés au parcours de soins, le petit interrupteur finit par être utilisé encore et encore.
Et chaque fois, il faut penser à le remettre.
Je voulais une règle, pas une routine.
Le filtre n’était pas seulement une supposition
Avant de commencer à changer de serveur, j’ai voulu savoir si mon test avait réellement isolé quelque chose.
Une expérience publiée sur Services Publics+ m’a évité beaucoup d’essais inutiles.
Une utilisatrice y décrivait précisément le comportement qui m’intéressait : Mon espace santé devenait inaccessible avec son VPN et redevenait accessible dès qu’elle le désactivait.
La réponse de la CNAM est surtout intéressante parce qu’elle confirme directement le mécanisme utile à mon diagnostic : ses mesures de sécurité peuvent restreindre l’accès lorsqu’un VPN est utilisé et, pour consulter les informations, le service recommande un appareil personnel avec une connexion directe.
Je n’avais plus besoin d’inventer une théorie compliquée.
Mon propre test avait déjà montré la différence :
route VPN → blocage ;
connexion directe → accès.
Je ne connaissais pas la règle interne exacte qui avait classé mon adresse ou ma session.
Je n’en avais pas besoin.
Le filtre était suffisamment confirmé pour changer de stratégie.
J’ai quand même essayé la solution que j’aurais utilisée sur presque n’importe quel autre site
Mon premier réflexe de VPN restait tenace.
Changer de serveur.
J’étais en France, donc j’ai conservé une sortie française.
Connexion.
Mon espace santé.
Toujours bloqué.
Une autre sortie française.
Même résultat.
Je me suis arrêté là.
Continuer aurait simplement consisté à présenter au service une nouvelle IP VPN en espérant qu’elle soit traitée différemment.
Peut-être que l’une d’elles aurait fini par passer.
Mais ce n’était plus le bon objectif.
Pour un site où le but est précisément de trouver une sortie VPN acceptée, changer de serveur peut être logique.
Ici, la CNAM m’indiquait une voie beaucoup plus simple : la connexion directe.
La meilleure route VPN pour Mon espace santé pouvait donc très bien être… aucune route VPN.
Restait à éviter que cette exception avale le téléphone entier.
« Désactiver le VPN » était une exception beaucoup trop grande
J’ai regardé ce qui se passait réellement lorsque j’utilisais le bouton principal de mon VPN.
Je le coupais pour Mon espace santé.
Mais mon navigateur sortait aussi du tunnel.
Ma messagerie également.
Toutes les autres applications basculaient avec lui.
C’était comme ouvrir une seule fenêtre en retirant tout le toit.
Le résultat fonctionnait, mais la taille de la solution ne correspondait pas à celle du problème.
Je n’avais qu’une application qui avait besoin de la connexion normale.
Android sait justement faire cette séparation.
Le système VPN permet soit de définir quelles applications utilisent le tunnel, soit d’en exclure certaines. Lorsqu’une application ne fait pas partie de la liste autorisée, elle continue à utiliser le réseau normalement, comme si le VPN n’était pas actif.
Je me le représente comme deux portes.
Une mène au tunnel.
L’autre directement au réseau.
Toutes les applications n’ont aucune raison de franchir la même porte.
J’ai d’abord pensé à sortir uniquement Mon espace santé
Si l’objectif est de maintenir presque tout le téléphone derrière le VPN, c’est la solution la plus intuitive.
Tout reste dedans.
Mon espace santé sort.
Une exception.
Terminé.
Et pour cet usage, une application VPN proposant une liste d’exclusions explicite peut parfaitement convenir.
Mais en regardant mon propre téléphone, je me suis aperçu que cette logique partait encore d’une hypothèse que je n’avais jamais vraiment examinée :
pourquoi voulais-je faire entrer toutes mes applications dans le VPN par défaut ?
Je n’utilisais pas le tunnel pour Mon espace santé.
Ni pour mon appareil photo.
Ni pour plusieurs applications locales qui n’avaient aucune raison de changer de route.
Je voulais surtout le VPN pour quelques applications déterminées et pour certaines sessions de navigation.
Je pouvais donc construire une grande autoroute VPN et installer une sortie spéciale pour Mon espace santé.
Ou construire seulement la route dont j’avais réellement besoin.
La seconde option correspondait mieux à mon téléphone.
Cette fois, j’ai choisi ce qui entrait dans le tunnel
J’ai ouvert OnlydogVPN↗ sur le téléphone Android utilisé pour le test.
J’ai ajouté mon navigateur utilisé pour les sessions où je voulais cette route.
Puis les quelques applications pour lesquelles je souhaitais réellement conserver le tunnel.
Je n’ai rien configuré pour Mon espace santé.
C’était justement l’intérêt.
L’application n’avait pas besoin d’une règle complexe.
Elle devait simplement rester dehors.
J’ai connecté le service.
Puis j’ai commencé par vérifier le côté que je ne voulais pas casser.
Navigateur ouvert.
Toujours dans le VPN.
Une autre application sélectionnée.
Toujours dans le tunnel.
Ensuite seulement, j’ai rouvert Mon espace santé.
Chargement.
Accueil.
Documents.
J’ai ouvert celui qui avait déclenché la notification.
Le PDF s’est affiché.
Je suis revenu à la liste, puis à l’écran principal.
Pas de déconnexion générale.
Pas de changement de serveur.
Pas de bouton VPN à remettre après avoir terminé.
Mon espace santé utilisait la connexion normale.
Les applications que j’avais sélectionnées continuaient à utiliser le tunnel.
Le problème n’était plus simplement contourné.
Il était contenu à l’endroit exact où il se produisait.
Le résultat qui m’a convaincu est arrivé quand j’ai cessé d’y penser
Sur le moment, presque n’importe quelle configuration semble facile.
On vient de la régler.
On sait exactement quel bouton a été touché.
Le test intéressant arrive lorsque le problème a quitté votre tête.
Un autre jour, une nouvelle notification Mon espace santé est apparue.
J’ai appuyé dessus directement.
L’application s’est ouverte.
Je n’ai pas regardé l’icône VPN.
Je n’ai pas réfléchi au serveur utilisé.
Je n’ai pas fait la séquence « couper, consulter, rallumer ».
Puis j’ai ouvert l’une des applications que j’avais placées dans le tunnel.
Elle y était toujours.
C’est là que cette approche m’a vraiment paru adaptée.
Le gain n’était pas d’avoir trouvé un VPN capable de forcer Mon espace santé à accepter une route qu’il ne voulait pas.
Le gain était de ne plus demander au VPN de gérer cette application.
Pour mon usage, c’était beaucoup plus propre qu’un interrupteur général.
Je n’utiliserais pourtant pas cette logique dans tous les cas
Si mon objectif était de maintenir presque absolument toutes les applications derrière le VPN et de faire sortir uniquement Mon espace santé, je choisirais plutôt une petite liste d’exclusions.
Android permet les deux modèles.
Ma configuration était intéressante parce que ma propre liste d’applications ayant réellement besoin du tunnel était courte.
Le petit service dispose aussi de moins de régions et d’un historique public plus court que les acteurs les plus établis.
Pour une destination rare ou si je cherchais avant tout le maximum de recul indépendant, ces différences compteraient.
Mais Mon espace santé ne m’avait pas demandé une nouvelle destination.
Il m’avait demandé de ne pas passer par le VPN.
J’avais commencé par vouloir améliorer la mauvaise route
Au début, le problème me semblait familier :
un service bloque ;
je change d’IP ;
je recommence.
Mais le test le plus utile n’a pas été le troisième serveur français.
Il a été beaucoup plus simple.
Même téléphone.
Même réseau.
VPN actif : accès bloqué.
VPN coupé : accès immédiat.
À partir de là, chercher une IP VPN plus chanceuse revenait à négocier avec un filtre que je pouvais simplement laisser en dehors de la conversation.
Je n’ai donc pas fini par trouver « le serveur idéal pour Mon espace santé ».
J’ai fait quelque chose de plus petit.
J’ai laissé Mon espace santé utiliser la connexion directe qu’il acceptait, tout en gardant le tunnel uniquement pour les applications qui en avaient réellement besoin.
La notification suivante s’est ouverte sans que je touche au VPN.
Pour ce problème précis, c’est devenu mon critère : confirmer d’abord que le tunnel déclenche bien le filtre, puis faire en sorte que l’exception ne dépasse jamais l’application qui a réellement besoin d’en sortir.
Questions fréquentes
Comment vérifier que le VPN est bien le déclencheur du blocage de Mon espace santé ?
Faire un test contrôlé avec le même téléphone, le même réseau et la même application : essayer avec le VPN actif, puis avec le VPN coupé. Dans l’article, l’accès revient immédiatement en connexion directe et se bloque de nouveau lorsque le tunnel est réactivé.
Pourquoi ne pas simplement changer plusieurs fois de serveur VPN ?
Parce que la CNAM indique que ses mesures de sécurité peuvent restreindre l’accès lorsqu’un VPN est utilisé et recommande une connexion directe. Une nouvelle IP VPN peut donc laisser intact le problème de fond.
Faut-il exclure Mon espace santé du VPN ou inclure seulement quelques autres applications ?
Cela dépend de la route normale souhaitée. Si presque tout le téléphone doit rester dans le VPN, une petite exclusion est logique. Si seules quelques applications ont besoin du tunnel, les inclure explicitement laisse Mon espace santé utiliser naturellement la connexion directe.
