Le VPN fonctionnait parfaitement avec ma SIM française.
J’ai changé de carte SIM.
Il a cessé de fonctionner.
Même téléphone.
Même application.
Même hôtel à Shanghai.
Même serveur VPN.
Avec ma SIM française en itinérance, Gmail s’ouvrait et WhatsApp envoyait mes messages.
J’ai ensuite activé une SIM locale pour avoir davantage de données et un numéro chinois.
J’ai relancé exactement le même VPN.
« Connexion… »
Puis rien.
J’ai d’abord accusé la SIM.
Mauvais forfait?
Mauvaise 5G?
Une option désactivée?
Après plusieurs redémarrages, le constat était pourtant simple: le téléphone avait bien Internet. Les applications locales fonctionnaient normalement.
C’était le VPN qui n’arrivait plus à faire le même travail.
La vraie question devenait donc:
qu’est-ce que le changement de SIM avait modifié avant même que j’ouvre le VPN?

Résumé et contexte
L’idée centrale de cet article
En itinérance, une SIM étrangère se connecte au réseau mobile du pays visité, mais ses données peuvent ensuite être acheminées vers l’infrastructure de l’opérateur d’origine. Les architectures de roaming documentées par la GSMA prévoient justement différents chemins possibles pour ce trafic.
Ce qu’il faut garder en tête
- Une SIM locale, elle, me faisait entrer directement dans l’environnement réseau local.
- Mon fournisseur principal avait de vrais atouts: beaucoup de serveurs, une longue histoire publique et une application que je connaissais déjà.
- s’il fonctionnait avec la SIM française, il doit forcément fonctionner avec la SIM chinoise après quelques réglages.
Les deux SIM ne m’emmenaient pas sur le même Internet
C’est le détail qui m’avait échappé.
En itinérance, une SIM étrangère se connecte au réseau mobile du pays visité, mais ses données peuvent ensuite être acheminées vers l’infrastructure de l’opérateur d’origine. Les architectures de roaming documentées par la GSMA prévoient justement différents chemins possibles pour ce trafic.
Une SIM locale, elle, me faisait entrer directement dans l’environnement réseau local.
En Chine continentale, cette différence compte immédiatement. France Diplomatie rappelle que plusieurs services internationaux, dont Google et WhatsApp, ne sont pas accessibles normalement et que des applications VPN peuvent elles-mêmes être bloquées.
Ma SIM chinoise n’était donc pas moins bonne.
Elle me mettait simplement face au réseau que ma SIM française en roaming m’avait, en partie, permis d’éviter.
À partir de là, mes changements de serveur ont commencé à paraître beaucoup moins prometteurs.
J’ai pourtant passé vingt minutes à changer de serveur
Japon.
Connexion.
Échec.
Singapour.
Échec.
France.
La barre progressait un peu plus.
Puis revenait au point de départ.
Mon fournisseur principal avait de vrais atouts: beaucoup de serveurs, une longue histoire publique et une application que je connaissais déjà.
Et surtout, il venait de fonctionner quelques minutes auparavant.
C’est précisément ce qui m’a induit en erreur.
Je pensais:
s’il fonctionnait avec la SIM française, il doit forcément fonctionner avec la SIM chinoise après quelques réglages.
Mais je testais le même outil sur deux chemins réseau différents.
Changer encore de destination ne modifiait pas cette réalité.
Remettre la SIM française a rendu le diagnostic évident
J’ai réactivé les données mobiles sur ma ligne française.
Le VPN s’est connecté.
Gmail.
Ouvert.
WhatsApp.
Message envoyé.
Je suis repassé sur la SIM locale.
Même application.
Même destination VPN.
Connexion bloquée.
Cette alternance m’a appris davantage que tous les menus de serveurs.
Des voyageurs en Chine racontent d’ailleurs la même surprise: une SIM ou eSIM étrangère en roaming garde parfois l’accès à des services internationaux alors que la SIM locale change complètement le comportement de la connexion.
Cela suffisait pour confirmer mon intuition.
L’itinérance n’avait pas prouvé que mon ancien VPN savait gérer le réseau local.
Elle lui avait surtout offert un chemin plus favorable.
Or je voulais garder la SIM chinoise.
Je n’avais aucune envie de revenir au roaming juste pour le VPN
La SIM locale avait plusieurs avantages très concrets.
Plus de données.
Un numéro chinois.
Moins besoin de surveiller mon forfait français.
Et pour un séjour de plusieurs semaines, cela comptait davantage que de préserver artificiellement une configuration qui ne marchait que tant que je restais en roaming.
Je pouvais évidemment remettre la ligne française chaque fois que Gmail devenait nécessaire.
Mais cela revenait à organiser mes usages autour des limites du VPN.
Je voulais l’inverse.
La SIM locale devait rester ma connexion principale, et le VPN devait s’adapter au réseau qui se trouvait réellement devant lui.
C’est à ce moment-là que j’ai ouvert mon application de secours.
J’ai arrêté de choisir des pays et choisi le problème
J’avais OnlydogVPN↗ installé avant le départ.
Avec la SIM chinoise active, j’ai ouvert l’application et choisi le profil destiné aux réseaux restrictifs.
Je n’ai pas parcouru une nouvelle liste de villes.
Je n’ai pas alterné entre plusieurs protocoles.
Connexion.
Quelques secondes.
Connecté.
Cette fois, je n’ai même pas ouvert de site pour vérifier mon IP.
J’ai ouvert Gmail.
La boîte de réception s’est actualisée.
Puis WhatsApp.
J’ai envoyé un message.
Deux coches.
C’était exactement ce que j’essayais d’obtenir depuis le changement de SIM.
Et surtout, je n’avais pas eu besoin de revenir dans l’application après avoir lancé la connexion.
La différence apparaissait dans l’usage, pas dans la fiche technique
Le service combine un transport basé sur HTTP/3 avec une couche d’obfuscation et un profil conçu pour les réseaux restrictifs. (OnlydogVPN)
Dans ma situation, cela se traduisait beaucoup plus simplement:
SIM française en roaming: mon ancien VPN fonctionnait.
SIM locale: il bloquait.
SIM locale avec l’application plus petite: Gmail et WhatsApp redevenaient utilisables.
Je ne pouvais pas observer les règles internes de filtrage du réseau mobile ni déterminer précisément quel signal avait interrompu mes tentatives précédentes.
Mais je n’avais plus besoin de diagnostiquer chaque paquet.
La tâche qui m’avait fait ouvrir le VPN était enfin terminée.
Le passage au Wi-Fi a créé un deuxième test
Le soir, je suis rentré à l’hôtel.
Le téléphone a quitté la 5G et rejoint automatiquement le Wi-Fi.
Quelques heures auparavant, j’aurais ouvert le VPN immédiatement pour vérifier s’il avait survécu.
Cette fois, j’ai d’abord regardé WhatsApp.
Toujours connecté.
Puis Gmail.
Actualisé.
La connexion s’était récupérée après le changement de réseau.
Le transport HTTP/3 utilisé par le service est justement adapté à ce type de changement de chemin. (IETF)
Je n’avais pas installé l’application pour cette raison.
Mais après une journée passée entre roaming français, SIM chinoise, 5G et Wi-Fi d’hôtel, cette récupération devenait une vraie raison de la garder.
Le premier bénéfice était de passer sur le réseau local.
Le second était de ne pas recommencer toute la procédure lorsque ce réseau changeait.
Ma SIM française avait été un faux test de confort
C’est finalement ce qui a le plus changé ma manière de choisir un VPN de voyage.
Avant, je pensais:
le VPN fonctionne avec ma SIM française en Chine;
donc il fonctionne en Chine.
Je ne ferais plus cette déduction.
La connexion en roaming peut emprunter un chemin très différent de celui d’une SIM locale.
Le test réellement révélateur arrive lorsque le raccourci disparaît.
C’est aussi pourquoi les longues listes de serveurs ont cessé de me rassurer.
Mon grand fournisseur pouvait me proposer beaucoup de destinations.
Mais avec la SIM locale, je n’avais pas besoin de trente nouvelles destinations.
J’avais besoin d’une connexion qui passe.
Une fois Gmail ouvert et mon message envoyé, je ne voulais plus connaître le nom du serveur.
Je voulais remettre le téléphone dans ma poche.
Le grand fournisseur avait plus de choix; l’application plus petite avait le bon comportement
Je continuerais à reconnaître l’avantage du fournisseur établi.
Plus de pays.
Plus de serveurs.
Davantage d’années de présence publique.
Beaucoup plus d’avis indépendants.
OnlydogVPN a moins de localisations et une histoire publique plus courte.
Mais ces différences étaient devenues secondaires dans ce cas précis.
Le VPN établi avait fonctionné quand le roaming lui donnait un chemin favorable, puis m’avait laissé passer d’un serveur à l’autre lorsque j’avais activé la SIM locale.
L’application plus petite est devenue utile exactement au moment où le réseau se compliquait: j’ai choisi le profil restrictif, retrouvé mes services et continué à les utiliser après le passage de la 5G au Wi-Fi.
Ce n’était pas une victoire sur une liste de caractéristiques.
C’était une réduction immédiate du nombre de choses que j’avais à réparer moi-même.
Alors, pourquoi un VPN fonctionne-t-il avec une SIM française mais pas avec une SIM locale?
Parce qu’en changeant de SIM, on peut changer bien davantage que de forfait mobile.
Avec une SIM française en roaming, les données peuvent emprunter une architecture internationale qui les ramène vers le réseau d’origine. Avec une SIM locale, la connexion passe directement par l’environnement réseau du pays.
Dans un réseau fortement filtré comme celui de la Chine continentale, cette différence suffit à transformer complètement le problème auquel le VPN doit répondre.
C’est pourquoi je ne considérerais plus une connexion réussie en roaming comme la preuve définitive qu’un VPN est adapté au voyage.
Mon fournisseur habituel fonctionnait tant que ma SIM française lui donnait le chemin facile.
OnlydogVPN est devenu la solution que j’ai gardée lorsque ce chemin a disparu: avec la SIM locale, mes applications se sont reconnectées, puis la connexion a tenu lorsque le téléphone est passé du réseau mobile au Wi-Fi.
La SIM française m’avait montré qu’un VPN pouvait fonctionner pendant mon voyage; la SIM locale m’a montré lequel était réellement prêt pour le réseau où je me trouvais.
Réponses courtes
Que faut-il comprendre derrière « Les deux SIM ne m’emmenaient pas sur le même Internet » ?
En itinérance, une SIM étrangère se connecte au réseau mobile du pays visité, mais ses données peuvent ensuite être acheminées vers l’infrastructure de l’opérateur d’origine. Les architectures de roaming documentées par la GSMA prévoient justement différents chemins possibles pour ce trafic.
Qu’est-ce que cela change pour quelqu’un dans la même situation ?
Une SIM locale, elle, me faisait entrer directement dans l’environnement réseau local.
Que faut-il comprendre derrière « J’ai pourtant passé vingt minutes à changer de serveur » ?
Mon fournisseur principal avait de vrais atouts: beaucoup de serveurs, une longue histoire publique et une application que je connaissais déjà.
Qu’est-ce que je devrais en retenir avant le prochain test ?
s’il fonctionnait avec la SIM française, il doit forcément fonctionner avec la SIM chinoise après quelques réglages.
