LE CARNET PRATIQUE
Tests concrets, choix utiles

Quel VPN choisir en Chine en famille ? Le vrai test commence au deuxième appareil

Dans le hall d’un hôtel à Pékin, une famille constate qu’un téléphone fonctionne tandis qu’un autre téléphone et une tablette restent en attente
En Chine, une connexion réussie sur un seul téléphone ne suffit pas encore à remettre toute la famille en ligne.

Mon téléphone fonctionnait.

C’était celui de ma femme qui posait problème.

Nous venions d’arriver à Pékin avec deux téléphones, un ordinateur portable et une tablette. J’avais préparé le voyage avec beaucoup plus de sérieux que d’habitude: billets hors ligne, adresse de l’hôtel enregistrée, applications chinoises installées, VPN configuré avant le départ.

Sur mon téléphone, tout semblait prêt.

Puis ma femme a essayé d’envoyer un message WhatsApp à la famille en France.

Rien.

Ma fille voulait ouvrir un service Google sur la tablette.

Même résultat.

J’ai alors compris l’erreur dans ma préparation: j’avais testé mon VPN sur mon appareil.

Je n’avais pas testé ce que signifie réellement voyager en Chine à quatre.

Résumé et contexte

L’idée centrale de cet article

Le contexte encourage justement davantage de familles françaises à faire le voyage.

Ce qu’il faut garder en tête

  • La Chine a prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 son exemption de visa pour les ressortissants français éligibles à des séjours allant jusqu’à 30 jours, avec les mêmes conditions pour les mineurs.
  • Sur mon Wi-Fi français, tout s’était connecté immédiatement. J’avais donc considéré le sujet comme réglé.
  • À cet instant, les nombreuses options qui m’avaient rassuré en France ont commencé à ressembler à autant d’étapes à répéter.

Arriver en Chine est devenu plus simple que remettre quatre appareils en ligne

Le contexte encourage justement davantage de familles françaises à faire le voyage.

La Chine a prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 son exemption de visa pour les ressortissants français éligibles à des séjours allant jusqu’à 30 jours, avec les mêmes conditions pour les mineurs.

L’arrivée administrative peut donc être étonnamment simple.

L’arrivée numérique l’est moins.

Le ministère français des Affaires étrangères rappelle que l’accès à Internet en Chine continentale est fortement réglementé: Google, WhatsApp et plusieurs autres services courants ne sont pas accessibles normalement, tandis que l’usage des VPN est lui-même encadré.

C’est une différence difficile à mesurer depuis Paris.

À la maison, je vérifiais simplement si mon VPN se connectait.

À Pékin, la vraie question est devenue:

combien de personnes de la famille peuvent retrouver leurs services sans que je passe la soirée à dépanner chaque écran?

C’est avec ce nouveau critère que j’ai rouvert le VPN que j’utilisais habituellement.

Mon fournisseur habituel m’avait rassuré avant le départ

C’était un grand service connu.

Beaucoup de serveurs.

Des années d’existence.

Une quantité rassurante d’avis publics.

Sur mon Wi-Fi français, tout s’était connecté immédiatement. J’avais donc considéré le sujet comme réglé.

À Pékin, sur le Wi-Fi de l’hôtel, l’expérience était différente.

J’ouvrais l’application.

Connexion.

Attente.

Nouvelle tentative.

Changement de protocole.

Autre serveur.

Sur mon téléphone, j’ai fini par obtenir une route utilisable.

J’étais presque satisfait lorsque ma femme m’a tendu le sien.

« Tu peux faire pareil ici? »

À cet instant, les nombreuses options qui m’avaient rassuré en France ont commencé à ressembler à autant d’étapes à répéter.

Et il restait encore la tablette et l’ordinateur.

Le problème n’était plus de trouver le serveur numéro 18

Je pensais jusque-là que la difficulté principale serait de trouver un serveur disponible.

En réalité, l’environnement chinois filtre bien davantage que de simples noms de sites. Les mesures d’OONI documentent depuis longtemps les restrictions touchant de nombreux services internationaux, tandis que des travaux techniques ont montré que certains trafics VPN familiers, notamment OpenVPN, peuvent être identifiés par leurs caractéristiques.

Pour moi, la conséquence tenait en une phrase:

si le tunnel lui-même passe mal, disposer d’une longue liste de serveurs ne suffit pas.

Je n’avais pas besoin de comprendre chaque mécanisme de détection dans le hall de l’hôtel.

J’avais besoin d’une connexion qui passe, puis d’un moyen de la faire fonctionner sur les autres appareils sans recommencer toute la procédure.

C’est là que je me suis souvenu de l’application de secours installée avant le départ.

OnlydogVPN a d’abord résolu le premier appareil

J’ai ouvert OnlydogVPN sur mon téléphone.

Au lieu de repartir dans une série de serveurs et de protocoles, j’ai choisi la situation correspondant à un réseau restrictif et lancé la connexion.

Elle s’est établie.

J’ai ouvert WhatsApp.

Les nouveaux messages sont apparus.

Puis Gmail.

La boîte s’est chargée.

J’ai envoyé un message court à la famille en France.

Envoyé.

Cette fois, je n’ai pas cherché immédiatement une autre sortie supposément meilleure.

Le problème qui nous suivait depuis la réception de l’hôtel venait de disparaître sur le premier appareil.

Le service ajoute de l’obfuscation au trafic, ce qui répond directement au problème que j’avais devant moi: faire en sorte que la connexion ressemble moins à un tunnel VPN évident.

Je ne peux pas observer les règles internes utilisées par les réseaux chinois pour filtrer chaque connexion.

Mais je pouvais observer la différence pratique.

Avec la première solution, je cherchais encore une combinaison.

Avec celle-ci, mes applications s’ouvraient.

Et, pour une famille, ce n’était encore que la moitié du test.


Puis ma femme m’a rendu son téléphone

C’est à ce moment-là que la comparaison est devenue beaucoup plus intéressante.

Avec mon installation habituelle, j’aurais commencé par retrouver les identifiants du compte.

Adresse e-mail.

Mot de passe.

Validation éventuelle.

Puis réglages.

Puis connexion.

Et ensuite la même chose sur la tablette.

L’application plus petite permet de partager l’accès entre appareils avec un code de vérification.

J’ai ouvert la fonction sur le deuxième téléphone.

Un code est apparu.

Je l’ai validé depuis l’appareil déjà configuré.

Connexion.

WhatsApp s’est ouvert.

Puis nous avons fait la même chose sur la tablette.

Cette fonction n’avait pas résolu le filtrage initial — l’obfuscation et la route utilisable l’avaient déjà fait.

Elle résolvait le problème qui arrive immédiatement après dans une famille:

« Très bien, ça marche sur ton téléphone. Maintenant fais pareil sur le mien. »

À cet instant, j’ai arrêté de compter les serveurs.

J’ai commencé à compter les minutes entre « ça ne marche pas » et « tout le monde peut reprendre ce qu’il faisait ».

Au petit-déjeuner, trois membres d’une famille utilisent simultanément deux téléphones et une tablette désormais connectés
Le véritable gain se mesure au deuxième puis au troisième appareil, quand chacun peut reprendre son usage sans nouvelle séance de dépannage.

C’est là que les témoignages de voyageurs ont pris un autre sens

Avant de partir, j’avais vu des discussions où les avis sur les VPN en Chine se contredisaient: une solution fonctionnait pour quelqu’un et échouait pour un autre.

Sur place, cela paraissait beaucoup moins surprenant.

“Ça marche en Chine” est une phrase trop large.

Sur quel réseau?

Sur quel appareil?

Et surtout, combien de manipulations faut-il avant que toute la famille soit connectée?

Pour une personne seule qui aime modifier ses réglages, quelques minutes d’essais peuvent rester acceptables.

Avec deux adultes, des enfants fatigués et plusieurs écrans posés sur un lit d’hôtel, ces minutes se multiplient vite.

La question n’était donc plus de trouver le VPN offrant le plus de possibilités.

Il fallait celui qui demandait le moins d’explications une fois la première connexion établie.

J’avais préparé quatre appareils au lieu de préparer une famille

C’était finalement mon erreur avant le départ.

J’avais traité chaque appareil comme un objet indépendant.

En voyage, ils forment plutôt un petit système.

Le téléphone d’un parent sert à contacter l’hôtel.

L’autre garde les messages de la famille.

L’ordinateur peut avoir besoin du courrier électronique ou de documents.

La tablette devient soudain très importante lorsqu’un enfant doit patienter une heure.

Une solution n’est donc pas réellement prête parce qu’elle fonctionne sur le téléphone de la personne qui l’a installée.

Elle est prête lorsque le deuxième et le troisième appareil ne deviennent pas un nouveau projet.

C’est précisément pour cela que j’ai gardé l’application installée après notre première soirée à Pékin.

La première qualité avait résolu l’urgence: la connexion passait sur le réseau devant nous.

Le partage par code empêchait ensuite cette urgence de se répéter appareil après appareil.

Et lorsque le réseau de l’hôtel a changé, je n’ai pas voulu tout recommencer

Le lendemain, nous sommes sortis.

Wi-Fi de l’hôtel le matin.

Réseau mobile ensuite.

Un autre Wi-Fi dans la journée.

C’est là qu’une deuxième caractéristique de la connexion est devenue utile: son transport basé sur HTTP/3 lui permet de mieux récupérer lorsque le chemin réseau change.

Je l’ai surtout remarqué parce que je n’avais pas besoin de m’en occuper autant.

Le réseau changeait.

La connexion revenait.

Et personne ne me rendait son téléphone pour recommencer toute la configuration.

Après la soirée précédente, c’était probablement la meilleure mesure possible.


Le grand fournisseur reste plus grand

Le service que j’utilisais auparavant conserve des avantages évidents.

Davantage de serveurs.

Davantage de pays.

Plus d’années d’histoire publique.

Beaucoup plus d’avis indépendants.

OnlydogVPN propose moins de localisations et possède un historique public plus court.

Si je comparais des VPN pour un usage général depuis la France, cette différence compterait beaucoup.

Mais ce n’était plus mon contexte.

J’étais dans une chambre d’hôtel en Chine avec quatre appareils et une famille qui ne voulait pas apprendre la différence entre plusieurs protocoles ou tester une succession de serveurs.

Le grand fournisseur me donnait davantage de choses à essayer lorsqu’une connexion échouait.

L’application plus petite m’a donné quelque chose de plus utile à cet instant: une connexion qui passait, puis un moyen simple de la reproduire sur les autres écrans.

C’est pourquoi, avant un prochain voyage en Chine, je ne demanderais plus seulement:

« Quel VPN fonctionne? »

Je demanderais lequel peut remettre toute la famille en ligne avant que le deuxième appareil devienne mon prochain problème.

Réponses courtes

Que faut-il comprendre derrière « Arriver en Chine est devenu plus simple que remettre quatre appareils en ligne » ?

Le contexte encourage justement davantage de familles françaises à faire le voyage.

Qu’est-ce que cela change pour quelqu’un dans la même situation ?

La Chine a prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 son exemption de visa pour les ressortissants français éligibles à des séjours allant jusqu’à 30 jours, avec les mêmes conditions pour les mineurs.

Que faut-il comprendre derrière « Mon fournisseur habituel m’avait rassuré avant le départ » ?

Sur mon Wi-Fi français, tout s’était connecté immédiatement. J’avais donc considéré le sujet comme réglé.

Qu’est-ce que je devrais en retenir avant le prochain test ?

À cet instant, les nombreuses options qui m’avaient rassuré en France ont commencé à ressembler à autant d’étapes à répéter.