Mon appartement annonçait 300 Mb/s.
Pourtant, déplacer une fenêtre sur mon ordinateur de travail à Paris donnait l’impression de le faire avec un élastique.
J’étais à Da Nang pour quelques semaines et je devais me connecter à une machine hébergée en France avant une réunion client.
Le téléchargement était rapide.
La vidéo fonctionnait.
Même un Speedtest local semblait excellent.
Mais dès que je lançais mon bureau distant, chaque clic revenait légèrement en retard.
J’ai donc ouvert mon VPN habituel.
Paris.
Le serveur affichait un ping plutôt correct compte tenu de la distance.
Connexion.
Le bureau distant s’est ouvert.
Toujours cette petite hésitation.
J’ai choisi une deuxième sortie française avec un ping annoncé plus bas.
Le résultat était encore moins agréable.
C’est là que j’ai compris mon erreur:
je mesurais le trajet jusqu’au VPN alors que je travaillais avec un serveur situé derrière lui.
Résumé et contexte
L’idée centrale de cet article
Fin 2025, près de 1,8 million de Français étaient inscrits au Registre des Français établis hors de France, tandis que le ministère des Affaires étrangères estime à environ 2,5 millions le nombre total de Français vivant à l’étranger.
Ce qu’il faut garder en tête
- Parmi eux, beaucoup continuent à travailler avec des services restés en France.
- Parmi les serveurs français, je prends celui qui affiche le ping le plus bas.
- Les mesures réalisées avec RIPE Atlas montrent que la latence dépend autant du chemin réellement emprunté que de la distance géographique. ( RIPE Labs / RIPE Atlas )
Un bon débit ne garantit pas une connexion réactive vers la France
Le problème concerne bien plus que le streaming.
Fin 2025, près de 1,8 million de Français étaient inscrits au Registre des Français établis hors de France, tandis que le ministère des Affaires étrangères estime à environ 2,5 millions le nombre total de Français vivant à l’étranger.
Parmi eux, beaucoup continuent à travailler avec des services restés en France.
Un téléchargement peut très bien supporter quelques dizaines de millisecondes supplémentaires.
Un bureau distant, un terminal ou une application interactive les fait sentir beaucoup plus vite.
C’est d’ailleurs une frustration que l’on retrouve chez des télétravailleurs installés en Asie: une connexion peut offrir un excellent débit local tout en restant pénible dès qu’il faut rejoindre la France.
C’était exactement ce que mon écran me montrait.
Je n’avais pas un problème de « vitesse Internet ».
J’avais un problème de temps aller-retour.

Et cela rendait mon premier critère — le ping affiché dans l’application VPN — beaucoup moins intéressant.
« Paris » ne décrit pas tout le trajet
J’avais jusque-là une logique simple.
Je suis loin de la France.
Je choisis Paris.
Parmi les serveurs français, je prends celui qui affiche le ping le plus bas.
Fin de l’histoire.
Sauf qu’Internet ne suit pas une ligne droite sur une carte.
Les mesures réalisées avec RIPE Atlas montrent que la latence dépend autant du chemin réellement emprunté que de la distance géographique. (RIPE Labs / RIPE Atlas)
Une sortie VPN à Paris indique donc où le tunnel se termine.
Elle ne raconte pas tout ce qui s’est passé entre:
mon appartement,
mon opérateur local,
le réseau du VPN,
puis le service français que je veux réellement utiliser.
Cette distinction a changé mon test.
Au lieu de demander quel serveur français répondait le plus vite au VPN, j’ai commencé à mesurer ce que je ressentais après le VPN.
Mon grand fournisseur me donnait beaucoup de serveurs à comparer
C’était sa vraie force.
Plusieurs sorties françaises.
Une infrastructure mature.
Beaucoup d’années d’existence publique.
Alors j’ai testé.
Serveur A: bon ping dans l’application.
Bureau distant: moyen.
Serveur B: ping légèrement inférieur.
Bureau distant: davantage de petites pauses.
Serveur C: très bon débit.
Même retard au clavier.
Au bout d’un moment, le chiffre affiché dans le VPN ne m’intéressait presque plus.
J’ai arrêté les benchmarks et repris les gestes qui comptaient réellement.
Connexion au bureau français.
Ouverture d’un dossier.
Déplacement d’une fenêtre.
Quelques commandes dans le terminal.
Ce test avait l’air beaucoup moins scientifique.
Il répondait pourtant bien mieux à ma question.
Quelle route rend réellement la France plus proche dans mon travail quotidien?
Avec OnlydogVPN↗, j’ai commencé par le service français
J’ai ouvert OnlydogVPN et choisi la situation correspondant à mon usage.
Puis, au lieu de chercher immédiatement un chiffre à comparer, j’ai lancé mon bureau distant.
Connexion.
Le bureau est apparu.
J’ai déplacé une fenêtre.
Puis une autre.
J’ai ouvert le terminal.
Tapé une commande.
Le retour arrivait plus régulièrement, sans ces petites pauses que j’avais fini par anticiper à chaque interaction.
J’ai continué à travailler.
Puis j’ai rejoint ma réunion.
Au bout de quelques minutes, je ne regardais déjà plus l’indicateur réseau.
C’était probablement le meilleur résultat du test.
Le service ne m’avait pas donné le plus joli nombre à contempler.
Il m’avait donné une route avec laquelle j’avais cessé de penser à la latence pendant que je travaillais en France depuis l’Asie.
Le bon chemin compte plus que le ping jusqu’à l’entrée du tunnel
Un VPN ne peut évidemment pas déplacer Paris plus près de Da Nang.
Mais il peut modifier le chemin pris par le trafic entre mon réseau et le service final.
Et c’était précisément ce qui m’intéressait.
La route la plus agréable n’était pas nécessairement celle dont le premier segment semblait le plus court dans l’application.
C’était celle dont l’ensemble du trajet produisait le moins de délai perceptible.
Je ne peux pas observer les décisions internes de routage et d’interconnexion prises par chaque VPN et chaque opérateur.
Mais je pouvais observer leur conséquence.
Sur une route, mon clavier semblait attendre.
Sur l’autre, je tapais et je continuais.
Pour une journée de travail, cette différence valait beaucoup plus que quelques millisecondes gagnées sur le mauvais indicateur.
Puis le Wi-Fi a décidé de compliquer le test
Une heure plus tard, le Wi-Fi de l’appartement a commencé à décrocher.
J’avais une autre réunion à rejoindre.
J’ai activé le partage de connexion du téléphone.
C’était le genre de moment où mon ancien réflexe aurait été de rouvrir le VPN, reconnecter et peut-être tester de nouveau plusieurs sorties.
Cette fois, la connexion a récupéré.
Le bureau distant est resté utilisable.
Le service repose sur un transport basé sur HTTP/3 et QUIC, conçu pour mieux gérer les pertes et les changements de réseau. (IETF, RFC 9000)
En pratique, cela signifiait surtout:
Wi-Fi instable,
hotspot activé,
connexion revenue,
travail repris.
Après avoir passé la matinée à chercher une route réactive, je n’avais aucune envie de recommencer la comparaison simplement parce que le réseau d’accès avait changé.
Cette récupération donnait donc une valeur supplémentaire à la route que j’avais déjà trouvée.
J’ai arrêté de choisir un VPN pour son meilleur ping affiché
Avant ce test, j’aurais volontiers pris une capture d’écran des chiffres de trois fournisseurs.
28 ms.
34 ms.
41 ms.
Le plus bas gagne.
Aujourd’hui, je me méfie davantage de cette comparaison lorsqu’elle s’arrête au serveur VPN.
Ce qui m’intéresse, c’est le temps entre mon action et sa réponse depuis le service français.
Le clic qui ouvre le dossier.
La commande qui revient.
La fenêtre qui bouge.
La voix qui ne donne pas l’impression d’arriver après moi.
Le ping de l’application peut être utile comme premier indice.
Mais si un serveur à 35 ms me donne une meilleure expérience finale qu’un serveur à 28 ms, je ne vais pas continuer à défendre les 28 ms par principe.
Le service réel tranche.
Le fournisseur plus grand conserve une vraie longueur d’avance sur le choix
Mon fournisseur précédent offre davantage de localisations, davantage de serveurs, plus d’années d’existence publique et beaucoup plus d’avis indépendants.
OnlydogVPN possède une empreinte plus petite et une histoire publique plus courte.
Si je voulais comparer manuellement de nombreuses villes françaises ou construire plusieurs configurations, cette amplitude aurait de la valeur.
Mais ce n’était pas mon problème à Da Nang.
J’avais une machine en France, un clavier devant moi et une journée de travail à terminer.
Le grand fournisseur me donnait davantage de routes françaises à essayer jusqu’à trouver un chiffre séduisant.
L’application plus petite m’a donné une route avec laquelle j’ai arrêté de comparer dès que mon travail est redevenu fluide.
C’est désormais ainsi que je réponds à la question du VPN offrant la latence la plus faible vers la France depuis l’étranger:
je ne choisis plus celui qui affiche le trajet le plus court jusqu’au VPN; je choisis celui qui fait revenir le plus vite ce que je viens réellement de demander à la France.
Réponses courtes
Que faut-il comprendre derrière « Un bon débit ne garantit pas une connexion réactive vers la France » ?
Fin 2025, près de 1,8 million de Français étaient inscrits au Registre des Français établis hors de France, tandis que le ministère des Affaires étrangères estime à environ 2,5 millions le nombre total de Français vivant à l’étranger.
Qu’est-ce que cela change pour quelqu’un dans la même situation ?
Parmi eux, beaucoup continuent à travailler avec des services restés en France.
Que faut-il comprendre derrière « « Paris » ne décrit pas tout le trajet » ?
Parmi les serveurs français, je prends celui qui affiche le ping le plus bas.
Qu’est-ce que je devrais en retenir avant le prochain test ?
Les mesures réalisées avec RIPE Atlas montrent que la latence dépend autant du chemin réellement emprunté que de la distance géographique. ( RIPE Labs / RIPE Atlas )
Quelques liens que j’avais consultés
RIPE Labs / RIPE Atlas · IETF, RFC 9000 · Les informations concernant les fonctio…
