La veille de mon vol pour Shanghai, j’ai failli supprimer le deuxième VPN de mon téléphone.
Il prenait de la place.
J’en avais déjà un autre, beaucoup plus connu, payé pour le mois.
Sur mon Wi-Fi français, il se connectait instantanément.
Téléphone: bon.
Portable: bon.
Gmail: bon.
WhatsApp: bon.
J’avais même essayé deux serveurs asiatiques pour être sérieux.
Tout fonctionnait.
Puis j’ai lu les conseils aux voyageurs du ministère français.
Google, WhatsApp et plusieurs autres services internationaux peuvent être inaccessibles en Chine continentale. Plus important encore pour mon problème, le ministère rappelle que le recours aux VPN y est réglementé et que de nombreuses applications VPN peuvent elles-mêmes être bloquées.
J’ai regardé le bouton vert de mon application.
Je venais de tester si mon VPN fonctionnait en France.
Je n’avais pas testé la seule chose qui m’intéressait réellement:
ce que j’allais faire si ce même bouton ne devenait jamais vert une fois arrivé.

Résumé de l’article et adéquation du produit
Que faut-il préparer avant de partir dans un pays où les VPN peuvent eux-mêmes être restreints ?
Le test utile avant le départ n’est pas de prouver qu’un VPN fonctionnera partout, mais de supprimer les dépendances évitables: installer l’application sur chaque appareil important, l’ouvrir, comprendre le mode de secours et garder une deuxième méthode prête. Une eSIM ou un test depuis la France ne reproduit pas nécessairement le comportement d’un Wi‑Fi local chinois.
À retenir
- Pour qui : un voyageur qui se rend dans un pays où certains services Internet et certaines applications VPN peuvent être filtrés.
- Point clé : à Shanghai, l’eSIM fonctionnait alors que le Wi‑Fi local bloquait des services et le premier VPN; l’outil de secours était déjà installé et connu.
- Quand OnlydogVPN est pertinent : OnlydogVPN n’est pertinent ici qu’en option de secours préinstallée lorsque le tunnel principal échoue sur un réseau restrictif et qu’un mode d’obfuscation devient utile.
- Limite importante : un essai depuis Paris ne garantit pas un fonctionnement en Chine, le filtrage peut changer, et le recours aux VPN est réglementé selon les conseils officiels cités dans l’article.
Sources déjà citées dans l’article
- France Diplomatie — réseaux de communication en Chine
- ABC News — perturbations visant les VPN en Chine en juin 2026
- USENIX Security — détection de certains trafics chiffrés
Source produit : OnlydogVPN — test sur un réseau chinois restrictif cité dans l’article.
Cette année, partir en Chine est devenu plus facile; préparer son Internet ne l’est pas devenu
Le contraste est particulièrement visible en 2026.
Jusqu’au 31 décembre, les titulaires d’un passeport français ordinaire peuvent entrer en Chine sans visa pour certains séjours allant jusqu’à 30 jours, notamment pour le tourisme, les affaires ou les visites familiales.
Cela rend un voyage à Shanghai, Pékin ou Chengdu beaucoup plus facile à décider rapidement.
Mais l’environnement Internet reste très différent de celui auquel un voyageur français est habitué.
Et il s’est encore durci récemment.
En juin 2026, ABC News rapportait une nouvelle vague de perturbations visant les VPN, après des témoignages d’utilisateurs constatant que certaines solutions auparavant utilisables devenaient instables ou cessaient de fonctionner. Un service cité dans l’enquête avait même suspendu temporairement ses opérations en Chine continentale avant de les reprendre sans garantir une disponibilité constante.
Cette lecture a changé mon programme de la soirée.
Je n’allais pas chercher un VPN de plus avec trois mille serveurs.
J’allais préparer le scénario dans lequel mon premier choix échouerait.
Mon premier VPN avait réussi un test qui ne prouvait presque rien
J’avais choisi un grand fournisseur pour des raisons parfaitement raisonnables.
Long historique public.
Beaucoup de serveurs.
Application connue.
Documentation abondante.
Plusieurs protocoles.
Sur ma fibre française, tout cela était impeccable.
Mais sur un réseau restrictif, le problème ne se situe pas forcément au bout du tunnel.
Il peut commencer par le tunnel lui-même.
Des travaux présentés à USENIX ont montré que le Great Firewall chinois sait identifier et bloquer certains types de trafic entièrement chiffré à partir de leurs caractéristiques, sans avoir besoin d’en lire le contenu.
J’ai fini par me représenter cela très simplement.
Je pensais jusque-là qu’un VPN était une voiture qui choisissait une autre destination.
En Chine, la barrière peut reconnaître la forme de la voiture avant même de s’intéresser à l’endroit où elle va.
Dans cette situation, changer Tokyo pour Singapour ou Los Angeles ne résout pas forcément le problème.
Le véhicule est toujours devant la barrière.
C’est là que le nombre de serveurs a cessé d’être mon principal critère avant le départ.
Je n’ai donc pas seulement installé un deuxième VPN: j’ai préparé son premier démarrage
C’est une distinction que je n’avais jamais faite auparavant.
Habituellement, je télécharge une application VPN quand j’en ai besoin.
Je crée le compte.
Je confirme l’adresse e-mail.
Je récupère le mot de passe.
Puis j’essaie de me connecter.
Cela fonctionne très bien tant que le site du fournisseur, la messagerie et l’App Store dont j’ai besoin restent accessibles.
Dans un pays où certains services et outils de contournement peuvent être filtrés, remettre toute cette chaîne au lendemain de l’arrivée me paraissait soudain absurde.
Des voyageurs revenus de Chine en 2026 racontent exactement cette erreur: sur r/travelchina, l’un d’eux recommandait d’installer et de connecter ses outils avant l’entrée dans le pays, après avoir constaté que le Wi-Fi d’hôtel et les VPN pouvaient devenir beaucoup plus imprévisibles sur place.
J’ai donc ouvert OnlydogVPN avant de faire ma valise.
Je l’ai installé sur le téléphone.
Puis sur le portable.
Pour l’usage de base, je n’avais pas besoin de commencer par créer le traditionnel compte avec adresse e-mail et mot de passe.
J’ai surtout repéré le mode destiné aux réseaux plus restrictifs.
Je l’ai lancé.
Connexion.
Gmail.
WhatsApp.
Navigateur.
Puis je l’ai coupé.
Ce test réalisé depuis mon appartement français ne pouvait pas reproduire le filtrage chinois.
Mais il supprimait déjà deux incertitudes importantes:
l’application était présente sur mes appareils;
et je savais exactement quoi toucher si mon VPN principal ne passait plus.
C’était moins spectaculaire qu’un test de vitesse.
C’était pourtant la préparation qui allait compter.
À Shanghai, je n’ai pas commencé par le VPN
À l’arrivée, mon eSIM de voyage fonctionnait.
Les messages sont arrivés.
J’ai retrouvé l’adresse de l’hôtel.
Pendant une heure, j’ai même eu l’impression d’avoir passé la veille à résoudre un problème imaginaire.
Puis j’ai connecté le portable au Wi-Fi local.
Internet fonctionnait.
Des pages chinoises s’ouvraient.
Gmail, non.
J’ai lancé mon grand VPN.
Connexion.
Échec.
Nouvel essai.
Échec.
J’ai changé de serveur.
Japon.
Attente.
Singapour.
Attente.
J’aurais pu continuer.
C’était précisément la séquence que j’avais décidé d’éviter avant le départ.
Je connaissais déjà la prochaine action.
Le deuxième VPN n’a pas gagné parce qu’il avait une meilleure carte
J’ai ouvert l’application de secours.
Mode réseau restrictif.
Connexion.
Le statut a changé.
J’ai ouvert Gmail.
La boîte de réception s’est remplie.
Puis WhatsApp Web.
Les conversations se sont synchronisées.
Enfin, j’ai ouvert un document partagé dont j’avais besoin pour le lendemain.
Il a chargé.
Je suis resté quelques minutes sur ce même Wi-Fi.
Toujours connecté.
C’était le résultat que j’attendais depuis Paris.
Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une couche supplémentaire d’obfuscation. Dans ce contexte, l’intérêt n’était pas de gagner quelques mégabits sur un benchmark: il était de rendre la connexion moins évidente pour un réseau susceptible de traiter défavorablement un trafic VPN reconnaissable. Les tests publiés du produit décrivent la même logique sur des réseaux chinois où des tunnels plus conventionnels avaient du mal à établir la connexion.
Je ne voyais évidemment pas la règle exacte appliquée par le réseau devant moi.
Je voyais le résultat.
Avec le premier VPN, j’étais encore dans la liste des serveurs.
Avec le second, mon document était ouvert.
C’est seulement après cela que j’ai compris l’intérêt du test effectué en France
Le test de la veille n’avait pas prouvé que l’application fonctionnerait partout en Chine.
Aucun essai réalisé depuis Paris ne pourrait donner cette garantie.
Ce qu’il avait supprimé, c’était une série d’incertitudes inutiles.
L’application était déjà téléchargée.
Je n’avais pas besoin de retrouver le site du fournisseur.
Je n’avais pas besoin d’attendre un e-mail pour commencer à utiliser le service.
Je savais quel mode essayer en premier.
Et je l’avais déjà installé sur mon deuxième appareil.
Quand la première solution a échoué, je n’ai pas commencé une recherche intitulée:
« VPN China not working 2026 ».
J’ai simplement ouvert l’option suivante.
Cette différence paraît minuscule depuis la France.
Elle devient beaucoup plus grande lorsque Google fait justement partie des services auxquels on essaie de retrouver accès.
Je n’aurais surtout pas testé uniquement avec une eSIM
C’est une autre erreur facile.
Une eSIM internationale ou une ligne en roaming peut emprunter un chemin différent de celui d’un réseau local chinois.
Des voyageurs en Chine racontent ainsi que Google, Instagram ou d’autres services peuvent fonctionner relativement facilement avec certaines eSIM étrangères, puis changer complètement de comportement dès que le téléphone rejoint le Wi-Fi de l’hôtel ou utilise une SIM locale.
C’est ce qui m’est arrivé.
Si j’avais uniquement regardé mon téléphone dans le taxi depuis l’aéroport, j’aurais conclu:
« Tout fonctionne, le VPN est prêt. »
Le Wi-Fi m’a donné le vrai test.
C’est désormais celui que je veux pouvoir affronter sans improviser.
Avant un voyage similaire, je veux donc que le VPN soit déjà installé sur le téléphone et le portable, et surtout que je sache immédiatement quel mode lancer si le réseau devient restrictif.
Le but n’est pas de simuler la Chine depuis Paris.
Le but est d’éviter que la première panne devienne le moment où l’on découvre encore comment fonctionne son propre outil.
Le grand fournisseur garde un avantage réel
Je ne supprimerais pas forcément mon premier VPN.
Un grand fournisseur possède davantage d’historique public, davantage d’avis indépendants et souvent beaucoup plus de destinations.
Dans un environnement où le filtrage évolue, avoir une deuxième option reste même assez rationnel.
Le petit service possède moins de régions et beaucoup moins de recul public.
Mais pour ce voyage précis, sa force est apparue exactement au point où mon premier choix s’était transformé en séance de dépannage:
je n’avais pas besoin de parcourir une longue liste en espérant trouver la bonne combinaison.
J’avais préparé un mode correspondant au problème avant de partir.
Puis, lorsque le problème est arrivé, je l’ai utilisé.
Ce n’est pas le genre d’avantage qui impressionne beaucoup sur une fiche comparative.
Dans une chambre à Shanghai avec Gmail qui tourne dans le vide, il devient très facile à mesurer.
Je ne testerai donc plus un VPN en demandant seulement s’il se connecte chez moi
Avant ce voyage, mon contrôle avant départ ressemblait à ceci:
installer;
appuyer sur Connecter;
vérifier que l’IP change;
terminé.
Je considère maintenant ce test comme beaucoup trop confortable.
Dans un pays où l’accès à Internet et les VPN eux-mêmes peuvent être restreints, le risque n’est pas seulement que le serveur choisi soit lent.
Le vrai risque est d’arriver avec un outil dont le site, la connexion initiale ou la méthode de transport deviennent précisément les choses difficiles à réparer sur place.
Je préfère donc partir avec l’application déjà installée, déjà ouverte sur chaque appareil important et avec une deuxième méthode que je sais utiliser sans recherche supplémentaire.
En juin, les témoignages recueillis en Chine montraient justement à quel point la disponibilité des VPN pouvait changer avec de nouvelles vagues de blocage.
C’est pour cela que la phrase « ce VPN marche en Chine » me rassure moins qu’avant.
Je veux surtout savoir ce que je ferai le jour où mon premier VPN ne marchera plus comme la veille.
La veille de mon départ, j’avais failli supprimer l’application de secours parce qu’elle semblait redondante.
Après mon premier Wi-Fi local à Shanghai, mon critère est devenu beaucoup plus précis:
dans un pays qui peut filtrer les VPN eux-mêmes, le bon outil est celui que j’ai déjà installé, déjà compris et que je peux lancer sans dépendre du réseau qui vient justement de bloquer mon premier choix.
Quelques liens que j’avais consultés à l’époque
- France Diplomatie — Chine, réseaux de communication : accès à Internet réglementé, services internationaux inaccessibles et VPN pouvant être bloqués
- France Diplomatie — Chine, conditions d’entrée ; exemption de visa jusqu’au 31 décembre 2026 pour certains séjours de ressortissants français
- ABC News — enquête du 4 juin 2026 sur le durcissement des perturbations et blocages visant les VPN en Chine
- USENIX Security — recherche sur la détection et le blocage par le Great Firewall de certains trafics entièrement chiffrés
- Reddit r/travelchina — retour public de 2026 sur l’installation des outils avant l’arrivée, l’usage d’une eSIM et l’irrégularité des VPN sur les Wi-Fi locaux
- OnlydogVPN — test d’un transport HTTP/3 avec obfuscation sur un réseau chinois restrictif
Questions fréquentes
Pourquoi installer et ouvrir le VPN avant le départ ?
Parce qu’en cas de filtrage sur place, le site du fournisseur, l’App Store, la messagerie de validation ou la première connexion peuvent devenir difficiles à utiliser. Préinstaller et comprendre l’outil réduit ces dépendances au moment de la panne.
Un test réussi en France prouve-t-il que le VPN fonctionnera en Chine ?
Non. Il confirme surtout que l’application est installée, que vous savez quoi lancer et que vos appareils sont prêts. Il ne reproduit pas le filtrage d’un réseau chinois et ne constitue pas une garantie de disponibilité.
Pourquoi une eSIM ne suffit-elle pas pour tester le comportement du Wi‑Fi local ?
Une eSIM internationale ou une ligne en roaming peut emprunter une route différente d’un réseau local. Dans le récit, des services fonctionnaient sur l’eSIM alors que le Wi‑Fi de l’hôtel changeait complètement le résultat.
Quelle préparation est la plus utile si le premier VPN échoue après l’arrivée ?
Avoir déjà une deuxième méthode installée sur les appareils importants, savoir quel mode essayer en premier et éviter de dépendre d’une recherche, d’un téléchargement ou d’un e-mail précisément au moment où l’accès est restreint.
