Mon coéquipier m’a fait remarquer quelque chose qui m’agaçait encore plus que les pertes de paquets. « Ton ping est bon, pourtant. » Il avait raison. VALORANT affichait généralement entre 20 et 25 ms. Nous étions en train de préparer nos prochaines parties Premier. L’acte 5 avait commencé le 18 août 2026, avec une phase raccourcie à cinq semaines et des play-offs prévus les 19 et 20 septembre.
Je voulais donc régler le problème avant que chaque manche commence à compter davantage. Sur le papier, ma connexion n’avait rien d’inquiétant. Fibre. Ethernet. Débit largement suffisant. Ping faible. Puis, deux ou trois fois par round, le compteur de pertes de paquets bougeait.
Mon déplacement hésitait. Une arme semblait sortir une fraction de seconde trop tard. Parfois, le ping montait brièvement avec le problème. Parfois non. J’ai redémarré le routeur. J’ai changé de câble Ethernet. J’ai fermé les téléchargements et la synchronisation cloud.
Même résultat. C’est alors que j’ai fait ce que je considérais presque comme un test absurde : j’ai activé un VPN. Le ping est monté. Et le jeu est devenu plus propre. Au début, j’ai cru que ce résultat était contradictoire. C’est finalement lui qui m’a permis de comprendre ce que je devais réellement comparer.
Résumé de l’article et adéquation du produit
Un VPN peut-il améliorer une partie même si le ping augmente ?
Oui, lorsque le problème vient du chemin réseau. Une route VPN un peu plus longue peut ajouter quelques millisecondes tout en évitant un segment qui provoque jitter ou pertes de paquets. Le bon test compare donc la stabilité de la session, pas seulement le ping minimal.
À retenir
- Pour qui : les joueurs dont la connexion locale est déjà propre mais qui voient encore des pertes ou du jitter et constatent qu’un changement de route modifie immédiatement le problème.
- Point clé : Ethernet, arrêt des transferts inutiles et comparaison sans VPN doivent précéder le test de routage ; ping, jitter et pertes doivent être observés ensemble.
- Quand OnlydogVPN est pertinent : OnlydogVPN n’est pertinent ici que parce que son mode gaming a fourni, dans le test raconté, une autre route stable sans obliger l’auteur à essayer manuellement plusieurs villes.
- Limite importante : un VPN ne transforme pas un mauvais Wi-Fi en Ethernet, ne répare pas une carte réseau défectueuse ni un serveur de jeu en difficulté ; le service a aussi moins de régions et moins de recul public que de grands fournisseurs.
Sources déjà citées dans l’article : Riot Games Technology explique les détours possibles du routage Internet, et Riot Games recommande des tests filaires et de trajet avant de conclure.
Je pensais qu’un VPN de jeu devait d’abord faire baisser mon ping
C’est probablement le réflexe le plus naturel. 20 ms est meilleur que 40 ms. 40 ms est meilleur que 70 ms. Donc si j’active un VPN et que mon ping passe de 23 à 39 ms, le VPN a échoué. C’est exactement ce que j’ai pensé lors de mon premier essai avec un grand fournisseur.
J’avais choisi un serveur proche. La connexion VPN s’est établie normalement. J’ai relancé le jeu. Environ 40 ms. Pas catastrophique. Mais presque deux fois mon chiffre précédent. J’étais déjà prêt à couper le tunnel quand j’ai remarqué autre chose. Le compteur de pertes ne bougeait plus.
J’ai joué plusieurs rounds. Le ping restait plus élevé, mais les petits retours en arrière avaient disparu. J’ai désactivé le VPN. 23 ms. Quelques minutes plus tard, les pertes sont revenues. À ce moment-là, le VPN n’était plus seulement un produit que j’essayais.
Il était devenu un outil pour comprendre où se trouvait le problème.
Une autre route peut être plus longue et quand même meilleure
Riot a documenté un problème assez invisible pour le joueur : le chemin choisi par Internet n’est pas nécessairement le plus court vers le serveur de jeu. Les opérateurs et réseaux intermédiaires prennent leurs décisions de routage selon leurs propres accords et contraintes. Un trajet peut donc faire un détour avant d’arriver au serveur.
Pour un téléchargement, ce détour ajoute parfois seulement un peu de temps. Dans un jeu en temps réel, le résultat se ressent plus vite : davantage de latence, des variations plus fortes et, lorsque certains segments du réseau se comportent mal, des paquets UDP qui arrivent mal ou pas du tout.
C’était l’explication dont j’avais besoin. Mon trajet direct ressemblait à une petite route courte avec un carrefour régulièrement bouché. Le VPN prenait une route plus longue. Mais il évitait le carrefour. Voilà pourquoi 39 ms pouvaient produire une partie plus propre que 23 ms accompagnées de pertes.
Et surtout, cela me donnait un test utile :
si changer de route modifie immédiatement les pertes ou le jitter, le chemin entre mon opérateur et le serveur mérite d’être regardé de près.

Un cas français m’a empêché de continuer à accuser mon PC
Cette situation n’est pas seulement théorique pour les joueurs français.
En avril 2026, un joueur expliquait publiquement sur r/france avoir de gros problèmes pour atteindre VALORANT depuis une connexion Orange. Ses tests montraient une connexion correcte sur une partie du trajet, puis une forte dégradation plus loin. En passant par la 4G, donc par une autre route réseau, le comportement changeait.
Ce témoignage ne dit pas qu’Orange a un problème général avec Riot. Il montre quelque chose de plus concret : le même joueur peut atteindre le même service avec des résultats très différents selon la route empruntée. Et c’était précisément ce que mon test VPN venait de reproduire.
Sans VPN : ping très bas, pertes intermittentes. Avec une autre route : ping plus élevé, mais jeu plus propre. J’ai donc arrêté de toucher au PC. Riot recommande d’ailleurs, lorsqu’on cherche une cause réseau, de tester une connexion filaire, de comparer le ping vers d’autres destinations et d’utiliser un tracert pour voir où le trajet se dégrade.
J’avais déjà éliminé le Wi-Fi. Les autres usages Internet fonctionnaient. Et changer de route modifiait le problème. Il était temps de comparer les VPN autrement.
Mon premier VPN avait confirmé le diagnostic, pas encore trouvé le bon compromis
Le grand fournisseur avait un avantage évident. Beaucoup de localisations. Beaucoup de serveurs. Je pouvais essayer plusieurs chemins. J’en ai testé un autre. Puis un autre. L’un gardait les pertes très basses mais dépassait 50 ms. Un autre revenait autour de 35 ms, avec quelques variations qui réapparaissaient.
Le problème n’était plus mystérieux. Il était devenu fastidieux. Je savais qu’une autre route pouvait aider. Je ne voulais plus passer la soirée à choisir manuellement des villes pour trouver l’équilibre entre trois choses : un ping raisonnable ; un jitter contenu ;
des pertes proches de zéro. C’est à ce moment-là que j’ai ouvert OnlydogVPN↗.
Je lui ai demandé une partie stable plutôt qu’une ville précise
Le plus petit service organise ses choix autour de l’usage et propose notamment un mode destiné au jeu, au lieu de commencer uniquement par une longue liste géographique.
Cette différence aurait eu peu d’importance tant que ma question était : « Quel serveur VPN est le plus proche ? » Elle en avait beaucoup maintenant que ma vraie question était devenue : « Quelle route rend cette partie propre ? » J’ai sélectionné le mode gaming et relancé exactement le même test.
Je n’ai pas changé de câble. Pas de DNS. Pas de serveur VALORANT. Pas de nouvelle application en arrière-plan. Le ping s’est installé un peu au-dessus de 30 ms. Donc non, je n’avais pas retrouvé mes 22 ms directs. Mais les pertes avaient disparu du compteur pendant la session.
J’ai continué. Un match. Puis un deuxième. Les petits bonds qui avaient déclenché toute ma recherche ne sont pas revenus. Le chiffre en haut de l’écran était moins flatteur que lorsque je jouais directement sur ma fibre. La partie, elle, était meilleure.
Et c’est à cet instant que j’ai cessé de traiter le ping comme le score final du réseau.
Ping, jitter et pertes ne sont pas trois concours séparés
Je ne cherchais plus à obtenir le minimum absolu dans chaque colonne. Je cherchais une combinaison jouable. Le ping me disait combien de temps prenait l’aller-retour. Le jitter me disait si ce délai restait régulier. Les pertes me montraient qu’une partie de ce que le jeu envoyait ou attendait n’arrivait pas correctement.
Un ping légèrement supérieur peut rester parfaitement jouable. Des pertes répétées au milieu d’un duel le sont beaucoup moins. C’est aussi pour cela qu’un énorme résultat Speedtest m’intéressait finalement assez peu. Le jeu n’avait jamais manqué de débit.
Il avait besoin d’un trajet régulier. Le petit service utilise un transport basé sur HTTP/3, et son mode gaming m’évitait surtout de reconstruire à la main chaque combinaison de serveur et de réglage. Je n’avais pas besoin de savoir quelle partie exacte du réseau expliquait chaque milliseconde.
Le test devant moi était déjà parlant : même PC ; même Ethernet ; même jeu ; route directe avec pertes ; premier VPN plus propre mais souvent plus lent ; mode gaming du second service avec une latence encore confortable et une session stable. Cette comparaison m’a appris davantage qu’une promesse de « faible ping ».
Puis j’ai testé le cas où le VPN ne devait justement rien améliorer
Le lendemain, j’ai volontairement créé une mauvaise situation locale. J’ai quitté l’Ethernet. Je me suis éloigné du point d’accès Wi-Fi. Le signal a baissé. Cette fois, les variations ont commencé avant même que le trafic ait réellement quitté mon réseau domestique.
J’ai activé le VPN. La connexion restait mauvaise. C’était presque aussi important que le succès de la veille. Un VPN peut modifier le trajet que mon trafic emprunte après avoir quitté mon appareil. Il ne transforme pas un mauvais Wi-Fi en câble Ethernet.
Il ne répare pas une carte réseau défectueuse. Et il ne peut pas rendre sain un serveur de jeu lui-même en difficulté. C’est pourquoi je ne commencerais pas par installer un VPN simplement parce qu’un jeu affiche « packet loss ». Je commencerais par Ethernet, l’arrêt des transferts inutiles et un test sans VPN.
Mais une fois la connexion locale propre, si les pertes restent présentes et qu’un changement de route les fait disparaître, le VPN devient beaucoup plus intéressant. Non comme accélérateur magique. Comme détour autour d’un mauvais morceau de route.
Je ne choisis donc plus un VPN gaming avec la plus petite valeur de ping affichée
Le grand fournisseur reste plus impressionnant si je veux beaucoup de régions à essayer, davantage d’années d’historique public et une masse plus importante d’avis indépendants. Le petit service a moins de régions et moins de recul. Mais mon problème n’était plus de disposer du plus grand catalogue de détours possibles.
J’avais déjà démontré qu’un détour pouvait aider. Je voulais arrêter de chercher lequel à la main. C’est là que son mode orienté gaming m’a davantage convenu. Il ne m’a pas rendu mon 22 ms. Il m’a donné quelque chose de plus utile dans la partie qui posait problème : une autre route, un ping encore confortable et une session où les pertes qui rendaient mon chiffre initial si trompeur avaient disparu.
Depuis, mon premier test est simple. Si Ethernet sans VPN est déjà propre, je joue sans ajouter de détour. Mais si une bonne connexion locale continue à perdre des paquets et qu’un changement de route fait disparaître le problème, je ne me bats plus pour retrouver à tout prix le ping le plus bas.
Dans un jeu, je préfère maintenant quelques millisecondes supplémentaires sur une route propre à un magnifique “22 ms” dont une partie des paquets n’arrive pas au rendez-vous.
Questions fréquentes
Un VPN peut-il rendre un jeu plus stable tout en augmentant le ping ?
Oui. Si la route directe traverse un segment instable, une route VPN plus longue peut ajouter quelques millisecondes tout en réduisant le jitter ou les pertes de paquets. La partie peut alors être plus propre malgré un ping affiché plus élevé.
Quand faut-il tester un VPN pour des pertes de paquets en jeu ?
Après avoir vérifié la connexion locale : utilisez Ethernet si possible, stoppez les transferts inutiles et testez sans VPN. Si les pertes persistent et qu’un changement de route les modifie immédiatement, le routage mérite d’être examiné.
Un VPN peut-il corriger un mauvais Wi-Fi ?
Non. Il ne répare pas un signal Wi-Fi faible, une carte réseau défectueuse ni un serveur de jeu lui-même en difficulté. Dans ces cas, changer la route après l’appareil ne traite pas la cause locale ou distante.
Que faut-il comparer pour choisir une route de jeu ?
Comparez ping, jitter et pertes sur le même PC, le même réseau et le même serveur de jeu. Un chiffre de ping minimal ou un gros résultat Speedtest ne suffit pas à décrire la stabilité d’une partie en temps réel.
