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Pourquoi certaines applications demandent-elles de désactiver la localisation même lorsque le VPN est actif ? Parce qu’elles peuvent voir deux positions à la fois

Téléphone Android affichant les autorisations de localisation sur un bureau d’hôtel

Le message m’a paru absurde.
Désactivez la localisation pour continuer.
J’ai regardé le haut de l’écran.
Le VPN était connecté.
J’avais choisi une sortie française.
Le vérificateur d’adresse IP me plaçait bien en France.

Alors pourquoi l’application s’intéressait-elle encore à la localisation du téléphone ?
J’ai changé de serveur.
Même message.
Deuxième sortie française.
Même message.

J’ai même fermé puis rouvert l’application, persuadé qu’elle conservait simplement une ancienne adresse IP.

Rien.
Puis j’ai ouvert les autorisations Android.
Localisation précise : autorisée.
C’est là que tout s’est remis dans le bon ordre.
Le VPN avait bien déplacé ma connexion réseau.
Mais l’application n’avait pas besoin de deviner où j’étais à partir de cette connexion.

Je lui avais déjà donné une source beaucoup plus directe.

Résumé de l’article et contexte d’usage

Pourquoi une application peut-elle demander de désactiver la localisation alors que le VPN est déjà actif ?

Parce qu’un VPN modifie la route réseau et l’adresse IP publique, pas la position GPS du téléphone. Une application Android autorisée à lire la localisation précise peut donc recevoir à la fois une IP française et la position réelle de l’appareil sans que le VPN soit en panne.

Pourquoi cela correspond à ce récit

  • Idéal pour: quelqu’un qui voit un conflit entre la région de son IP et la localisation détectée par une application Android.
  • Ce qui a résolu le problème: retirer à cette application une permission de localisation dont la fonction utilisée n’avait pas besoin, sans couper la localisation de tout le téléphone.
  • Pourquoi OnlydogVPN a eu du sens ici: seulement après avoir séparé les deux problèmes : Android gérait la permission de localisation, tandis que le VPN s’occupait du trafic réseau et du mode de confidentialité.
  • Limite importante: un VPN ne déplace pas le GPS, et retirer la localisation n’est pas adapté aux applications de navigation, de transport ou à toute fonction qui en dépend réellement.

Source produit: site officiel d’OnlydogVPN.

J’avais demandé au VPN de gagner une discussion qu’il n’avait jamais commencée

Mon erreur tenait dans une phrase que je n’avais jamais vraiment formulée :

VPN actif = téléphone localisé là où se trouve le serveur VPN.

Dans un navigateur qui estime principalement ma région à partir de l’adresse IP, cette impression peut sembler vraie.

Mais Android dispose de son propre système de localisation.

Avec les autorisations nécessaires, une application peut recevoir une position calculée à partir du GPS, des réseaux Wi-Fi à proximité, des antennes mobiles et des capteurs de l’appareil. Google explique que son système Location Accuracy combine justement plusieurs de ces signaux pour améliorer la précision.¹

Le VPN intervient ailleurs.

Il modifie le chemin emprunté par le trafic Internet et l’adresse publique que voit le service distant.

Il ne déplace pas physiquement le téléphone.
Autrement dit, j’avais deux réponses simultanées à la question « où êtes-vous ? ».
Côté réseau :
France.
Côté téléphone :
l’endroit où j’étais réellement.

L’application pouvait donc recevoir deux histoires différentes alors que le VPN, lui, faisait parfaitement son travail.

L’été 2026 a rendu cette distinction beaucoup moins abstraite

En juillet, la CNIL a publié de nouvelles explications consacrées à la géolocalisation dans les applications mobiles.

Elle rappelle que la position d’un téléphone peut être déterminée non seulement par GPS, mais aussi grâce à l’adresse IP, au Wi-Fi ou au Bluetooth. Elle souligne surtout que les données de déplacement peuvent révéler le domicile, le travail, les habitudes quotidiennes et parfois des informations beaucoup plus sensibles.²

Cela change légèrement la manière dont je lis une demande de localisation.
Avant, je voyais :
« cette application veut savoir où je suis ».
Maintenant, je demande :
de quelle localisation parle-t-elle ?
Une estimation réseau ?

La position précise du téléphone ?
Une zone approximative ?
Et surtout :
en a-t-elle réellement besoin pour la fonction que j’utilise ?
Cette question était déjà beaucoup plus utile que mon troisième changement de serveur VPN.

Android me donnait déjà un réglage plus précis que « tout allumer » ou « tout couper »

Je pensais devoir désactiver complètement la localisation du téléphone.
Ce qui aurait été pénible.
J’utilisais Maps.
La météo.
Une application de transport.

Je n’avais aucune envie de rendre ces services aveugles simplement parce qu’une autre application n’avait pas besoin de connaître ma position exacte.

Android permet justement de gérer cette permission application par application. Je pouvais autoriser la localisation uniquement pendant l’utilisation, demander une confirmation à chaque fois ou la refuser. Sur les versions récentes, je pouvais également choisir entre une localisation précise et approximative

Google décrit une localisation approximative comme une zone bien plus large, alors qu’une position précise peut descendre à quelques dizaines de mètres dans de bonnes conditions.⁴

J’ai donc commencé par la solution la moins brutale.
Localisation précise : désactivée.
Application relancée.
Elle continuait à demander une modification de localisation.
Cette fois, j’ai retiré complètement sa permission.
Je n’ai pas touché à Maps.

Je n’ai pas désactivé le GPS de tout le téléphone.

J’ai simplement cessé de donner à cette application une information dont la fonction que j’utilisais n’avait pas besoin.

Puis je l’ai rouverte.
Le message avait disparu.
Et surtout, je commençais enfin à comprendre ce qu’elle comparait.

Permission de localisation désactivée sur un téléphone à côté d’un ordinateur indiquant une adresse IP en France
La permission du téléphone et la région visible sur Internet restent deux réglages distincts.

Voilà pourquoi certaines applications s’intéressent encore à la localisation malgré le VPN

Le conflit est assez simple.
Une application peut voir :
IP : une région.
Localisation de l’appareil : une autre.

Elle peut alors privilégier le GPS, considérer les deux signaux comme incohérents, demander une nouvelle vérification ou refuser de poursuivre tant qu’elle reçoit une position incompatible avec le reste de la session.

Private Internet Access décrit d’ailleurs ce type de problème dans sa documentation : certaines applications utilisent les paramètres de localisation ou le GPS du téléphone en plus de l’adresse IP, et un décalage entre les deux peut empêcher l’accès.⁵

C’est très différent de :
« le VPN ne fonctionne pas ».
Dans mon cas, le VPN faisait exactement ce qu’il devait faire.
L’application recevait simplement une information plus précise par une autre porte.
Et changer encore de serveur n’aurait jamais fermé cette porte-là.

Une discussion récente m’a rappelé à quel point cette confusion reste courante

En mai 2026, un utilisateur Android racontait publiquement avoir connecté son VPN à l’Arizona tout en voyant Chrome et certaines applications continuer à le situer au Texas.⁶

Sa réaction ressemblait beaucoup à la mienne :

si le VPN change ma localisation, pourquoi mon téléphone sait-il encore où je suis ?

Un autre fil publié en juillet posait la même question avec Google Maps : sélectionner l’Allemagne dans le VPN allait-il déplacer la position affichée par l’application ?⁷

Non.

L’adresse IP et le GPS ne jouent simplement pas le même rôle.

C’est précisément ce que mon message « désactivez la localisation » venait de rendre impossible à ignorer.

Le VPN avait changé la sortie Internet.

Le téléphone n’avait jamais prétendu avoir déménagé.

À ce moment-là, je ne voulais surtout pas commencer à falsifier le GPS

J’aurais pu chercher un outil de localisation simulée.

Android possède d’ailleurs un mécanisme permettant aux applications de savoir qu’une position provient d’un fournisseur de localisation fictive : son API expose directement une propriété isMock().⁸

Cela signifie qu’ajouter un faux point GPS n’est pas équivalent à retirer une permission inutile.

Je serais passé d’un problème très simple :
« cette application reçoit trop d’informations »
à un problème beaucoup plus compliqué :

« comment lui fournir une autre information qu’elle pourrait elle-même considérer comme artificielle ? »

Ce n’était pas ce que je voulais.

Je ne cherchais pas à convaincre mon téléphone qu’il se trouvait physiquement ailleurs.

Je voulais arrêter de donner à une application plus de localisation qu’elle n’en avait besoin.

Une fois cette distinction faite, le rôle du VPN redevenait beaucoup plus clair.

J’ai alors remis le réseau au centre

J’ai ouvert OnlydogVPN.
Pas pour modifier le GPS.
Justement pas.
J’avais déjà réglé cette partie au bon endroit : dans les permissions Android.
Il me restait la partie réseau.
J’ai activé le mode de confidentialité et connecté.

Puis j’ai rouvert l’application qui m’avait bloqué.
Cette fois, elle ne recevait plus ma position précise par Android.
La connexion réseau passait par le tunnel.
La page s’est chargée.
J’ai navigué jusqu’à la fonction dont j’avais besoin.
Elle fonctionnait.

C’était la première configuration de la soirée qui ne reposait plus sur deux localisations contradictoires.

Le téléphone conservait son véritable GPS pour les applications auxquelles je décidais de le donner.

L’application concernée ne l’obtenait plus.

Et le VPN s’occupait de ce qu’il savait réellement contrôler : le réseau.

Cette séparation m’a paru beaucoup plus solide que de chercher un service censé « changer ma localisation » au sens le plus large.

Puis un détail du mode de confidentialité a pris davantage de sens

J’ai continué à utiliser le téléphone.

Un peu plus tard, j’ai regardé le compteur de requêtes bloquées dans le mode de confidentialité.

Certaines requêtes de suivi et de publicité avaient été filtrées.
Cela ne cachait toujours pas mon GPS.
Et c’est précisément pour cela que le détail me plaisait.
Je n’étais plus en train de mélanger tous les problèmes de confidentialité sous le mot VPN.
J’avais retiré une permission de localisation inutile dans Android.
Ensuite, le service réduisait aussi une partie du suivi qui passait, lui, par le réseau.

La CNIL rappelle justement que les données de géolocalisation peuvent être utilisées au-delà de la fonction visible de l’application, notamment à des fins publicitaires ou dans des écosystèmes de partenaires.²

Je n’avais pas obtenu un bouton magique « rendez-moi invisible ».
J’avais simplement fermé deux portes différentes avec deux outils différents.
Et c’était beaucoup plus crédible.

Désactiver la localisation n’est évidemment pas toujours la bonne réponse

Si j’ouvre une application de navigation, elle doit savoir où je suis.
Même chose pour certaines applications de transport, de livraison ou de sécurité.
Dans ce cas, retirer la localisation peut casser la fonction principale.

Je ne prendrais donc pas le message « désactivez la localisation » comme une règle générale à appliquer au téléphone.

Je regarderais d’abord quelle permission possède l’application et pourquoi.

La CNIL recommande justement de limiter l’accès à la localisation au strict nécessaire et, lorsque c’est possible, de privilégier l’accès uniquement pendant l’utilisation.²

La petite application VPN a aussi des limites plus classiques : moins de régions qu’un grand fournisseur et beaucoup moins d’historique public ou d’avis indépendants.

Si j’avais besoin d’une immense couverture mondiale, cela compterait.
Mais aucun catalogue de cent pays n’aurait résolu ce que j’avais devant moi.
Le signal contradictoire venait du téléphone lui-même.

Je pensais que l’application avait détecté mon VPN

C’est probablement la conclusion la plus facile lorsque ce message apparaît.
VPN connecté.
Application mécontente de la localisation.
Donc :
VPN détecté.
Mais ce n’était pas ce que mon test montrait.

L’adresse IP avait changé correctement.
L’application possédait simplement une autre information.
Une information plus directe.
Quand j’ai retiré cette permission, je n’ai pas rendu le VPN plus puissant.
J’ai cessé de lui demander de remplacer une donnée qui ne passait pas par lui.

Depuis, lorsqu’une application réagit bizarrement à ma localisation alors que le VPN est actif, je ne commence plus par changer cinq fois de serveur.

Je regarde ses permissions.
Je vérifie si elle possède la localisation précise.
Je décide si elle en a réellement besoin.
Puis seulement je reviens au VPN pour la partie réseau.

C’est cette séparation qui m’a finalement permis d’utiliser l’application normalement avec la petite solution active.

Le VPN pouvait déplacer mon adresse IP aussi loin que je voulais ; tant que j’avais laissé l’application lire le GPS dans ma poche, elle n’avait aucune raison de croire que mon téléphone avait voyagé avec elle.

Questions fréquentes

Un VPN change-t-il aussi la position GPS du téléphone ?

Non. Dans le récit, le VPN changeait correctement l’adresse IP et la route réseau, tandis qu’Android continuait à connaître la position physique de l’appareil par ses propres mécanismes de localisation.

Faut-il désactiver la localisation de tout Android pour éviter ce conflit ?

Pas forcément. L’article montre qu’Android permet de gérer la permission application par application. L’auteur a retiré l’accès à l’application concernée sans couper Maps ni la localisation de tout le téléphone.

Quand ne faut-il pas retirer la permission de localisation ?

Quand la fonction utilisée en dépend réellement, par exemple pour la navigation, certains transports, la livraison ou des fonctions de sécurité. Le bon test consiste d’abord à vérifier pourquoi l’application demande cette donnée.