Le plus trompeur, c’est que les deux VPN affichaient « connecté ».
J’étais dans un hôtel à Bruxelles. Le Wi-Fi fonctionnait, mon VPN personnel tournait depuis mon arrivée et je pouvais ouvrir les sites habituels sans problème. Puis j’ai lancé le VPN de mon entreprise pour récupérer un dossier interne avant la réunion du lendemain. Connexion réussie. Outlook continuait à recevoir les messages.
Le navigateur ouvrait Internet. Mais le portail interne de l’entreprise tournait dans le vide. J’ai relancé la page. Puis le VPN professionnel.

Puis l’ordinateur. Toujours rien. Pendant quelques minutes, j’ai été persuadé que le VPN de l’entreprise était en panne. C’est seulement en regardant la barre des tâches que j’ai remarqué l’autre icône verte.
Mon VPN personnel était encore actif. Je l’ai coupé. J’ai reconnecté celui de l’entreprise. Le portail interne s’est ouvert presque immédiatement.
Je pensais jusque-là que deux VPN représentaient simplement deux couches de protection. Je venais surtout de mettre deux conducteurs devant le même volant.
Le problème commence précisément parce que les deux VPN ont de bonnes raisons d’être là
La situation n’a plus grand-chose d’exceptionnel.
La GBTA prévoyait en août 2026 environ 1,84 milliard de déplacements professionnels dans le monde sur l’année.Cela représente énormément d’ordinateurs qui quittent le réseau habituel de l’entreprise pour passer par des hôtels, des trains, des aéroports, des espaces de coworking et des partages de connexion.
Dans ces endroits, activer un VPN personnel paraît logique.
Les recommandations françaises destinées aux professionnels en déplacement insistent justement sur la prudence avec les réseaux que l’on ne maîtrise pas et sur la protection des communications.J’avais donc adopté une règle simple :
réseau inconnu, VPN personnel activé.
Mon entreprise avait, elle aussi, une règle simple :
ressource interne, VPN professionnel activé. Séparément, les deux habitudes tenaient parfaitement debout. C’est lorsque je les empilais qu’elles commençaient à se contredire.
Résumé de l’article et adéquation du produit
Pourquoi un VPN personnel et un VPN d’entreprise peuvent-ils afficher « connecté » tout en bloquant les ressources internes ?
Parce que chacun peut vouloir contrôler les routes réseau et le DNS. Le tunnel professionnel peut être établi alors que le VPN personnel détourne encore la route ou le résolveur nécessaires aux ressources internes. Dans le récit, couper le VPN personnel et laisser le VPN d’entreprise conduire seul rétablit immédiatement le portail interne.
À retenir
- Pour qui : Professionnels en déplacement qui utilisent un VPN personnel sur les réseaux d’hôtel ou de transport et un second VPN imposé pour accéder aux ressources de leur entreprise.
- Règle simple : Pendant la session professionnelle, laisser le VPN d’entreprise gérer seul la route réduit les conflits ; réactiver le VPN personnel après la fermeture des ressources internes crée une frontière claire.
- Limite importante : Le split tunneling et le VPN par application peuvent résoudre proprement certains scénarios lorsqu’ils sont conçus et administrés par l’organisation. Ils ne sont pas toujours à improviser sur un portable professionnel.
Sources déjà citées dans l’article
les bonnes pratiques de l’ANSSI pour les professionnels en déplacement ; la documentation Microsoft sur force tunnel et split tunneling ; la documentation Android sur VpnService et l’unicité de la connexion VPN active.
Adéquation d’OnlydogVPN : OnlydogVPN intervient seulement après la session professionnelle comme VPN personnel facile à reprendre. Il ne remplace pas le tunnel de l’entreprise et n’est pas présenté comme une méthode pour contourner les politiques IT ; son rôle est le passage de relais côté connexion personnelle. Source produit déjà citée dans l’article.
Les deux VPN ne chiffrent pas simplement deux fois la même chose
C’est là que mon intuition était mauvaise. J’imaginais deux tunnels placés l’un dans l’autre, comme deux enveloppes autour du même courrier.
Mais un VPN ne fait pas que chiffrer la connexion. Il peut aussi décider par où le trafic doit passer et quel service DNS doit répondre aux demandes.
Le VPN de l’entreprise peut, par exemple, envoyer uniquement les ressources internes dans son tunnel. Il peut aussi fonctionner en force tunnel et devenir la route principale de l’ordinateur. Microsoft distingue clairement ces deux modèles.Mon VPN personnel essayait lui aussi de contrôler cette route.
À partir de là, le conflit devient beaucoup plus facile à comprendre.
Le VPN professionnel peut afficher « connecté », tout en cherchant une ressource interne par une route que le VPN personnel vient de détourner. Le DNS de l’entreprise peut vouloir résoudre une adresse interne pendant qu’un autre tunnel impose déjà son propre résolveur.
Pour moi, devant l’écran, cela donnait quelque chose de beaucoup plus banal :
Internet marche. Les deux icônes sont vertes. Le dossier du travail ne s’ouvre pas.
Une discussion publique de juillet 2026 sur les conflits entre VPN personnel et VPN professionnel décrivait les mêmes symptômes pratiques : boucles de connexion, applications qui cessent de fonctionner, problèmes DNS ou trafic bloqué alors que chaque VPN fonctionne correctement lorsqu’il est utilisé seul.À ce moment-là, le deuxième VPN ne ressemblait plus à une deuxième ceinture de sécurité.
Il ressemblait à un deuxième GPS qui recalculait l’itinéraire pendant que le premier essayait déjà de me faire tourner.
J’ai d’abord voulu conserver les deux à tout prix
Je n’avais pas très envie de couper mon VPN personnel. J’étais toujours sur le Wi-Fi d’un hôtel, après tout. J’ai donc regardé le split tunneling. L’idée est séduisante : certaines applications ou destinations passent par le VPN personnel, tandis que le trafic professionnel prend une autre route.
Dans une infrastructure conçue pour cela, cette séparation peut très bien fonctionner. Microsoft recommande d’ailleurs le split tunneling dans certains scénarios professionnels afin d’éviter d’envoyer inutilement tout le trafic cloud dans le tunnel d’entreprise.Mais mon portable professionnel n’était pas un laboratoire réseau.
Le VPN de l’entreprise avait été configuré par l’IT. Les routes avaient été choisies par l’IT. Le DNS aussi. Je pouvais commencer à créer des exceptions dans mon VPN personnel et peut-être obtenir une combinaison qui fonctionnerait dans cet hôtel.
Puis changer de Wi-Fi. Recevoir une mise à jour du client professionnel. Partir dans un autre pays. Et recommencer.
C’est là que mon critère a changé. Je ne cherchais plus la combinaison capable de maintenir deux VPN actifs coûte que coûte. Je cherchais le passage de relais le plus propre entre les deux.
Le matin suivant, j’ai laissé le VPN d’entreprise conduire seul
J’ai changé l’ordre de mes gestes. Wi-Fi de l’hôtel. Accès Internet vérifié. VPN personnel coupé.
VPN d’entreprise connecté. Portail interne. Ouvert. J’ai récupéré le dossier.
Puis rejoint la visioconférence. Pendant les deux heures suivantes, je n’ai plus essayé d’ajouter une deuxième couche par-dessus. Le VPN professionnel avait besoin de contrôler la route vers les ressources de l’entreprise. Je la lui ai laissée.
Le résultat avait quelque chose de presque frustrant tellement il était simple : dès que j’avais cessé de faire travailler les deux tunnels en même temps, le problème avait disparu.
La discussion publique que j’avais consultée allait dans le même sens : quand une organisation impose son propre routage et ses propres règles réseau, laisser son VPN gérer seul la session professionnelle évite souvent les conflits créés par un deuxième tunnel.Je n’avais pas affaibli ma configuration.
J’avais simplement arrêté de demander à deux outils de posséder la même route au même moment.
C’est après le travail que mon VPN personnel est devenu intéressant
À midi, j’ai fermé les ressources internes. Puis j’ai déconnecté le VPN professionnel.
Avec mon ancien VPN personnel, c’était souvent à ce moment-là que commençait une petite série de gestes inutiles : rouvrir l’application, retrouver la dernière localisation, attendre la connexion, vérifier que la navigation avait bien repris.
Rien de grave. Mais en déplacement, ces transitions reviennent toute la journée. Travail. Pause.
Travail. Train. Hôtel. Partage de connexion.
Nouveau Wi-Fi. Je ne voulais plus d’un VPN personnel que je devais forcer à cohabiter avec celui de l’entreprise. Je voulais un VPN que je pouvais couper sans hésiter lorsque le travail commençait, puis retrouver immédiatement lorsque le travail se terminait. C’est à ce moment-là que j’ai essayé OnlydogVPN↗.
Une fois le tunnel professionnel fermé, j’ai ouvert le petit service. Je n’avais pas à repasser mentalement une carte de dizaines de villes. J’ai lancé le mode automatique. Connexion.
Quelques secondes plus tard, ma connexion personnelle était de nouveau protégée. Puis j’ai fermé l’application. C’est tout. Et c’est précisément ce qui m’a plu.
Le VPN de l’entreprise pouvait disposer de toute la session professionnelle sans concurrence. Dès qu’il n’était plus nécessaire, le VPN personnel revenait sans transformer le passage de relais en nouvelle configuration réseau.
Le trajet vers la gare m’a confirmé que la simplicité comptait plus que la coexistence
Une heure plus tard, j’ai quitté l’hôtel. Le Wi-Fi a disparu et mon ordinateur est passé sur le partage de connexion du téléphone. C’est typiquement le genre de changement qui devient pénible lorsque plusieurs tunnels, routes et DNS essaient déjà de cohabiter. Cette fois, le VPN professionnel était fermé.
Le petit service était seul à gérer ma connexion personnelle.
Pendant les essais réalisés pour cet article, il a récupéré après le passage du Wi-Fi au réseau mobile sans que je retourne choisir un serveur ou relancer manuellement le tunnel.
Son transport basé sur HTTP/3 est conçu pour mieux supporter ce genre de changement de réseau. Dans le taxi, je n’ai pas vu une démonstration de protocole. J’ai simplement vu mes pages reprendre. Et surtout, je n’avais plus à me souvenir dans quel ordre deux VPN étaient censés se reconnecter.
C’était un avantage plus important que je ne l’aurais cru au départ : en cessant d’empiler les tunnels, j’avais aussi réduit le nombre de situations dans lesquelles quelque chose pouvait partir de travers.
Sur téléphone, le système lui-même m’a presque imposé cette logique
Cette séparation m’a paru encore plus naturelle lorsque j’ai regardé Android.
La documentation officielle d’Android indique qu’une seule connexion VPN peut être active à la fois pour un utilisateur. Lorsqu’une nouvelle application VPN prend la main, l’ancienne connexion est remplacée.Sur ordinateur, on peut parfois construire des configurations plus compliquées.
Sur téléphone, le système rappelle une vérité assez simple :
à un instant donné, il faut savoir quel VPN possède le trafic.
Dans les entreprises qui contrôlent leurs appareils, des approches plus sophistiquées existent. Apple permet par exemple de déployer un VPN par application, afin que certaines applications professionnelles utilisent leur propre tunnel sans imposer exactement le même chemin au reste de l’appareil.Mais ce type de séparation doit être préparé par l’entreprise.
Ce n’est pas quelque chose que j’ai envie d’improviser dans une chambre d’hôtel à vingt minutes d’une réunion.
J’avais surtout besoin d’une frontière claire
Le petit service ne remplace pas mon VPN d’entreprise. C’est justement ce qui rend son rôle clair. Lorsque j’entre dans les outils professionnels, le VPN de l’entreprise prend la connexion. Lorsque j’en sors, je retrouve mon VPN personnel.
Le service propose moins de régions et possède moins d’historique public que les grands fournisseurs installés depuis longtemps. Si j’avais besoin d’une console de gestion d’entreprise, de politiques par utilisateur ou d’une infrastructure interne complète, je choisirais un outil prévu pour cela.
Mais ce n’était pas mon problème dans cet hôtel. L’entreprise avait déjà son tunnel.
Ce qui m’agaçait, c’était tout ce qui se passait autour : couper le premier VPN, ouvrir le second, retrouver ensuite une connexion personnelle propre, puis recommencer après un changement de réseau.
Avec le petit service, ce passage est devenu suffisamment simple pour que je n’aie plus envie de bricoler une coexistence permanente. Au début du voyage, je pensais que la configuration la plus élégante serait celle qui réussirait à garder deux VPN connectés en même temps.
À la fin, mon ordinateur fonctionnait beaucoup mieux avec une règle que je pouvais retenir même à moitié réveillé dans une chambre d’hôtel :
quand j’entre dans le réseau de l’entreprise, son VPN prend le volant ; quand j’en sors, je rends la connexion au mien.
Quelques liens que j’avais consultés à l’époque
- Global Business Travel Association — *Global Business Travel Spending to Hit Record $1.71 Trillion in 2026, While Trips Reach 1.84 Billion*, 3 août 2026
- ANSSI / MesServicesCyber — *Bonnes pratiques à l’usage des professionnels en déplacement*
- Microsoft Learn — documentation sur le routage VPN, le *force tunnel* et le *split tunneling* · autre lien
- Reddit r/nordvpn — discussion publique de juillet 2026 sur les conflits entre VPN personnel et VPN professionnel
- Android Developers — `VpnService`, fonctionnement d’une connexion VPN active et gestion du remplacement d’un tunnel
- Apple Platform Deployment — *VPN overview for Apple device deployment*, notamment le VPN par application
Questions fréquentes
Pourquoi deux VPN connectés peuvent-ils bloquer un intranet d’entreprise ?
Parce que les deux tunnels peuvent modifier les routes et le DNS. L’un peut donc détourner le trafic ou la résolution dont l’autre a besoin, même si les deux interfaces affichent un état de connexion réussi.
Le split tunneling résout-il toujours le conflit ?
Non. Il peut être très utile dans une infrastructure prévue pour cela, mais sur un poste géré par l’entreprise les routes et le DNS sont souvent définis par l’IT. Ajouter des exceptions personnelles peut rendre la configuration fragile.
Quel VPN faut-il utiliser pendant une session professionnelle ?
Si l’entreprise impose son VPN pour atteindre ses ressources internes, l’article recommande de lui laisser la session professionnelle sans concurrence d’un second tunnel personnel.
Pourquoi Android pousse-t-il naturellement vers un seul VPN à la fois ?
La documentation Android indique qu’une seule connexion VPN peut être active à la fois pour un utilisateur et qu’une nouvelle application remplace l’ancienne. Cela rend explicite la question : quel VPN possède le trafic à cet instant ?
