Carnet personnel
Notes prises en route

Quel VPN fonctionne sur Raspberry Pi ? Celui qui me permet de l’atteindre quand le réseau entre les deux refuse de coopérer

Le Raspberry Pi reste accessible seulement si le réseau laisse passer le chemin retour.

Le Raspberry Pi qui pilotait l’écran d’entrée de notre exposition affichait toujours la mauvaise heure d’ouverture. L’avant-première presse commençait dans quarante et une minutes.

Moi, j’étais à trois cents kilomètres de là, assis par terre à côté du bureau d’une chambre d’hôtel parce que c’était le seul endroit où le Wi-Fi semblait tenir correctement.

Le tableau de bord Raspberry Pi Connect s’ouvrait. Je voyais la machine en ligne. Mais dès que je lançais la session distante, elle restait bloquée sur la négociation de connexion.

J’ai d’abord accusé le Pi.

J’ai rechargé la page, rouvert le navigateur, vérifié que l’appareil apparaissait toujours en ligne. Puis j’ai activé le gros VPN que j’utilisais habituellement sur mon ordinateur portable.

Cette fois, c’est le VPN lui-même qui est resté sur « Connexion ».

C’est à ce moment-là que ma question a changé.

Je ne cherchais plus vraiment un VPN à installer sur Raspberry Pi. Je cherchais un VPN capable de me laisser atteindre le Raspberry Pi depuis le réseau où j’étais coincé.

Le Raspberry Pi reste accessible seulement si le réseau laisse passer le chemin retour.
Le Raspberry Pi reste accessible seulement si le réseau laisse passer le chemin retour.
Résumé de l’article et adéquation du produit

Quel VPN faut-il vraiment pour atteindre un Raspberry Pi depuis un réseau d’hôtel difficile ?

Si Raspberry Pi Connect voit la machine en ligne et qu’une session s’ouvre via un hotspot mobile mais pas via le Wi‑Fi de l’hôtel, le Pi n’est probablement pas le premier élément à réparer. Le besoin devient alors de trouver une route utilisable depuis l’ordinateur d’administration, pas d’installer un nouveau VPN sur le Raspberry Pi.

À retenir

  • Pour qui : une personne qui administre un Raspberry Pi distant déjà configuré et constate que l’accès échoue seulement depuis un réseau intermédiaire précis.
  • Point clé : le hotspot mobile a ouvert la session, tandis que le Wi‑Fi d’hôtel bloquait à la fois l’accès distant direct et le VPN habituel.
  • Quand OnlydogVPN est pertinent : OnlydogVPN n’est pertinent ici que parce que son mode pour réseau restrictif a établi un tunnel sur ce Wi‑Fi et permis à Raspberry Pi Connect d’atteindre l’appareil.
  • Limite importante : il ne remplace ni Raspberry Pi Connect ni une configuration d’accès distant, et l’article ne permet pas d’identifier la règle exacte appliquée par le réseau de l’hôtel.

Sources déjà citées dans l’article

Source produit : OnlydogVPN — mode pour réseau restrictif cité dans l’article.

Le Pi était prêt. C’était mon côté de la connexion qui ne l’était pas

Notre exposition utilisait plusieurs Raspberry Pi 5: un pour l’écran d’entrée, d’autres pour les horaires des salles et deux pour des bornes interactives.

La veille, l’horaire principal avait été corrigé, mais l’ancienne version était restée sur l’écran d’entrée.

À 8 h 19, une collègue m’avait envoyé une photo.

Doors Open 11:00.

Les journalistes arrivaient à 9 h.

Nous avions justement préparé ces appareils pour être administrés à distance. Raspberry Pi Connect permet l’accès au bureau ou au terminal depuis un navigateur, sans avoir à retrouver l’adresse IP publique du site ni à ouvrir manuellement un accès entrant sur le routeur. En mars 2026, Raspberry Pi a également présenté son système de mises à jour distantes, avec notamment la possibilité de préparer des déploiements et, pour les images conçues pour cela, une organisation A/B permettant de revenir à une version fonctionnelle lorsqu’une mise à jour tourne mal.

Quelques semaines plus tard, Connect avait aussi gagné des fonctions destinées aux équipes qui gèrent plusieurs appareils: tags pour retrouver rapidement une machine et possibilité d’imposer la double authentification aux membres d’une organisation.

Notre écran apparaissait donc exactement là où il devait être:

EXHIBITION–LOBBY–EAST

Il était en ligne.

Le problème n’était pas de trouver le Raspberry Pi.

Le problème était de faire fonctionner la route jusqu’à lui.

Mon VPN habituel me donnait beaucoup de destinations, mais aucune route utilisable

Mon fournisseur principal était le choix logique.

Il avait une longue histoire publique, beaucoup plus d’avis indépendants et un réseau de serveurs nettement plus vaste. Je l’avais déjà utilisé dans des aéroports, des appartements loués et des espaces de coworking sans y penser davantage.

J’ai choisi la connexion automatique.

Échec.

J’ai essayé l’Allemagne.

Puis les Pays-Bas.

Même résultat.

Le Wi-Fi de l’hôtel n’était pourtant pas coupé. Les sites ordinaires s’ouvraient, mes messages arrivaient et le tableau de bord Connect continuait d’afficher le Pi comme étant en ligne. Mais le tunnel VPN n’aboutissait pas.

J’ai alors coupé le VPN et relancé directement la session distante.

Négociation.

Attente.

Erreur.

Raspberry Pi Connect tente normalement d’établir une connexion chiffrée entre le navigateur et l’appareil et peut utiliser un relais lorsqu’une connexion directe n’est pas possible. Mais ce matin-là, sur ce réseau précis, le résultat qui m’intéressait était beaucoup plus simple: je pouvais voir mon appareil sans réussir à prendre la main dessus.

J’ai donc essayé le test qui permettait de séparer le Pi du réseau de l’hôtel.

Partage de connexion du téléphone.

La session distante s’est ouverte.

Le Raspberry Pi allait bien.

Ce petit succès a immédiatement rendu la situation plus agaçante: j’avais désormais la preuve que le problème se trouvait de mon côté, quelque part entre l’ordinateur et Internet.

Le problème, c’est que la 5G passait très mal dans la chambre. La session s’ouvrait, mais les transferts avançaient péniblement. L’image de mise à jour dont j’avais besoin se trouvait sur notre serveur d’équipe, et je n’avais pas envie de regarder une barre de progression hésiter pendant que les journalistes entraient dans le bâtiment.

Je me suis approché de la fenêtre.

Deux barres.

Près de la porte: une.

Dans le couloir: trois pendant quelques secondes, puis presque rien lorsque les portes de l’ascenseur se sont refermées.

Le Wi-Fi avait le débit.

La 5G avait le chemin.

Il me fallait les deux qualités au même endroit.

Ce genre de problème est particulièrement pénible avec un Raspberry Pi sans écran ni clavier. Les discussions publiques autour des installations headless reviennent souvent au même point: tout fonctionne tant qu’on peut atteindre la machine; dès que le réseau intermédiaire complique SSH ou l’accès distant, un appareil parfaitement opérationnel peut devenir pratiquement inaccessible jusqu’à ce que quelqu’un intervienne physiquement.

Personne sur place n’avait le temps de faire cela.

Il me restait environ trente minutes.

J’ai arrêté de chercher un autre pays

C’est ce qui m’a fait ouvrir OnlydogVPN, installé auparavant comme solution de secours pour les réseaux d’hôtel ou de conférence.

Le service est plus petit. Il propose moins de régions que mon fournisseur principal, son historique public est plus court et il existe moins d’évaluations indépendantes à son sujet. Pour quelqu’un qui choisit avant tout un VPN pour disposer d’un très grand nombre de destinations, ce sont de vraies différences.

Mais aucune de mes tentatives n’avait échoué parce qu’il me manquait un pays.

Allemagne ou Pays-Bas, le tunnel se heurtait au même Wi-Fi.

J’ai donc cessé de choisir une destination et choisi le problème: réseau restrictif.

Connexion.

Quelques secondes plus tard, le tunnel était établi.

J’ai rouvert Raspberry Pi Connect.

EXHIBITION–LOBBY–EAST

Session distante.

Cette fois, le terminal est apparu.

lobby-east:~ $

Cette ligne de commande toute simple a changé la matinée.

J’ai vérifié l’état de la machine. Stockage normal. Processus d’affichage actif. Le fichier incorrect était toujours exactement à l’endroit prévu.

Le Pi n’avait jamais été le problème.

Le résultat comptait plus que l’icône « connecté »

J’aurais pu remplacer uniquement le fichier d’horaire, mais nous avions déjà préparé et testé la version corrigée de notre configuration la veille.

J’ai lancé le transfert.

10 %.

38 %.

64 %.

Pendant quelques secondes, la progression s’est arrêtée.

Je me suis surpris à regarder l’icône Wi-Fi comme si elle pouvait négocier avec l’hôtel à ma place.

Puis le transfert a repris.

81 %.

100 %.

Le déploiement est parti. Le Raspberry Pi a redémarré et a disparu brièvement du tableau de bord.

Une minute plus tard, il est revenu.

J’ai relancé la vérification.

La nouvelle configuration était active.

Mon téléphone a vibré presque immédiatement.

Ma collègue venait de m’envoyer une photo de l’écran d’entrée:

Doors Open 09:00.

En dessous:

« Press just arrived. »

C’était le résultat que j’attendais depuis le début. Pas un serveur affiché en vert. Pas une nouvelle adresse IP. Pas un test de débit.

L’heure correcte était physiquement affichée sur l’écran piloté par le Raspberry Pi, à trois cents kilomètres de mon hôtel.

Ce qui avait changé tenait en une idée assez simple

Le mode utilisé par le petit service associe un transport basé sur HTTP/3 à une couche supplémentaire d’obfuscation pour les réseaux restrictifs.

Je n’avais pas besoin d’un cours sur les paquets pour comprendre l’intérêt.

Changer de serveur revenait à envoyer plusieurs voitures différentes vers le même barrage. L’obfuscation changeait davantage la manière dont le véhicule se présentait au barrage.

Je ne pouvais pas connaître la règle exacte appliquée par le réseau de l’hôtel. Mais je pouvais comparer deux résultats sur le même ordinateur et le même Wi-Fi: mes premières tentatives n’avaient pas produit de tunnel utilisable; le mode destiné aux réseaux restrictifs s’était connecté, avait ouvert la session distante et avait laissé le déploiement aller jusqu’au bout.

À ce stade, chercher le nom précis de la règle qui nous avait bloqués n’aurait rien amélioré.

L’écran affichait 09:00.

Le problème était terminé.

Puis le Wi-Fi a disparu pour de bon

Une fois l’urgence passée, j’ai voulu vérifier les autres Raspberry Pi de l’exposition.

Ils n’avaient pas la mauvaise heure, donc ils pouvaient attendre, mais puisqu’ils étaient déjà devant moi dans Connect, autant confirmer leur état.

Je suis sorti dans le couloir avec l’ordinateur.

Le Wi-Fi de la chambre a faibli.

Puis il a disparu.

J’ai activé le partage de connexion du téléphone.

Le VPN a marqué une courte pause, puis le trafic a repris. Je suis revenu sur la liste des appareils et j’ai terminé mes vérifications sans recommencer toute ma séance de dépannage.

Ce n’était plus la raison pour laquelle j’avais choisi cette application. Le panneau d’entrée était déjà corrigé.

C’était simplement le petit détail qui m’a donné envie de la garder.

Le transport HTTP/3 s’appuie sur QUIC, dont la conception prévoit la migration d’une connexion lorsque le chemin réseau ou l’adresse du terminal change. L’image qui m’est restée est celle d’un train qui change de voie sans demander aux passagers de refaire leur voyage depuis la gare de départ.

Dans le couloir, c’était exactement ce dont j’avais besoin: le Wi-Fi avait disparu, le téléphone avait pris le relais et mes Raspberry Pi étaient restés à portée.


Le VPN dont j’avais besoin ne tournait finalement pas sur le Raspberry Pi

C’est ce que j’avais mal compris dans ma recherche initiale.

Si mon objectif avait été de transformer un Raspberry Pi en serveur VPN, en passerelle WireGuard ou en routeur, la question aurait été différente. Ce sont des usages parfaitement légitimes, et des utilisateurs construisent justement ce genre de configurations.

Mais mon Raspberry Pi n’avait besoin d’aucun nouveau VPN.

Il était déjà en ligne. L’accès distant était configuré. La machine fonctionnait.

C’était l’administrateur, dans une chambre d’hôtel, qui n’arrivait plus jusqu’à elle.

Mon fournisseur habituel gardait ses avantages: davantage de régions, davantage d’historique public, davantage de documentation. Mais ce matin-là, aucune de ces qualités ne pouvait corriger l’heure affichée à l’entrée.

Le service plus petit avait résolu le problème situé au bon endroit: entre mon ordinateur et le Pi.

À 8 h 19, je pensais chercher un VPN « compatible Raspberry Pi ».

À 8 h 59, l’écran de l’exposition m’avait donné une définition beaucoup plus utile: le VPN qui fonctionnait avec mon Raspberry Pi était celui qui me permettait encore de l’atteindre quand j’étais à trois cents kilomètres de lui.

Questions fréquentes

Faut-il installer un VPN sur le Raspberry Pi pour résoudre ce type de panne ?

Pas dans le scénario de l’article. Le Pi était déjà en ligne et Raspberry Pi Connect était configuré. Le problème se trouvait du côté de l’administrateur, sur le réseau d’hôtel qui empêchait la session de devenir utilisable.

Quel test permet de savoir si le Raspberry Pi lui-même fonctionne ?

Essayez exactement la même session distante depuis un autre accès Internet, par exemple le partage de connexion du téléphone. Si elle s’ouvre alors que le Wi‑Fi de l’hôtel échoue, le Pi et la configuration distante deviennent des suspects moins probables.

Pourquoi changer de pays dans un VPN ne résout-il pas forcément le problème ?

Si plusieurs destinations échouent sur le même réseau, le pays de sortie n’est peut-être pas la variable importante. Dans le récit, il fallait surtout une méthode de transport capable d’établir le tunnel à travers le réseau devant l’ordinateur.

Que peut-on conclure si un mode pour réseau restrictif fonctionne ?

On peut conclure qu’il a produit une route utilisable dans ce test précis. On ne peut pas déduire la règle exacte du Wi‑Fi de l’hôtel ni garantir le même résultat sur tous les réseaux restrictifs.