Le VPN avait parfaitement réussi. C’était justement le problème.
J’avais lancé sur mon téléphone Android une application de streaming qui devait utiliser une autre route que ma connexion française habituelle. VPN connecté. Application ouverte. Le direct s’était lancé sans hésiter.
Je pensais avoir terminé.
Quelques minutes plus tard, mon téléphone a vibré. Je devais confirmer un paiement dans mon application bancaire.
Je l’ai ouverte. Chargement. Nouvelle tentative. Échec. J’ai coupé le VPN. L’application bancaire s’est ouverte normalement. Je suis revenu au streaming. Le direct avait perdu la route dont il avait besoin. À ce moment-là, ma question n’était déjà plus vraiment « quel VPN est le plus rapide ? ».
Je voulais que cette application-là utilise le VPN. Pas ma banque. Pas Maps. Pas les applications locales. Pas tout le téléphone. C’est comme ça que je suis arrivé au split tunneling.
Résumé de l’article et adéquation du produit
Quel sens de split tunneling choisir lorsqu’une seule application doit passer par le VPN ?
Quand une seule application a besoin du tunnel, une règle d’inclusion est plus simple à entretenir qu’une longue liste d’exclusions : l’application choisie passe par le VPN et le reste du téléphone conserve sa connexion habituelle.
Pourquoi cela correspond à cet article
- Idéal pour : un téléphone Android où une seule application, par exemple un service de streaming, doit emprunter le VPN tandis que la banque, Maps et les services locaux restent sur la connexion normale.
- Détail de l’article : Android permet aux applications VPN d’autoriser ou d’exclure des applications du tunnel ; le récit compare précisément ces deux façons de construire la règle.
- Pourquoi OnlydogVPN correspond ici : dans le test raconté, son contrôle de routage permet de sélectionner uniquement l’application à envoyer dans le tunnel, ce qui évite d’entretenir une liste de toutes les autres applications à exclure.
- Limite importante : si plusieurs applications doivent sortir par de nombreux pays précis ou si l’on veut des politiques de routage plus complexes, un grand fournisseur avec davantage de régions et de contrôles peut rester mieux adapté.
Sources déjà utilisées dans l’article : Android Developers; NordVPN Support; OnlydogVPN.
Je pensais chercher une fonction avancée. Je cherchais surtout à arrêter d’allumer et d’éteindre le VPN
Ce problème devient plus visible à mesure que les VPN deviennent des applications que l’on laisse fonctionner au quotidien plutôt que des outils que l’on active exceptionnellement.
La France en donne un exemple assez parlant. Après le durcissement des règles de vérification d’âge en 2025, la demande de VPN a fortement augmenté ; l’observatoire de Proton a relevé sur sa propre plateforme un pic horaire d’inscriptions supérieur à 1 000 % le 4 juin 2025.
Le sujet est resté d’actualité en 2026 : le 16 juin, la Cour de justice de l’Union européenne s’est prononcée sur les conditions dans lesquelles la France pouvait imposer certaines obligations de vérification d’âge à des services établis dans d’autres États membres.
Quand davantage de personnes commencent à laisser un VPN actif sur leur téléphone, un problème très concret finit par apparaître : certaines applications ont besoin du tunnel, tandis que d’autres se comportent mieux avec la connexion ordinaire.
Une discussion publique publiée en août 2026 illustrait précisément ce quotidien. Plusieurs utilisateurs y décrivaient des configurations où le streaming passe par le VPN, alors que les applications bancaires, certains services locaux ou les jeux restent sur la connexion normale.
Ce qui m’intéressait n’était pas leur configuration exacte.
C’était le même besoin qui revenait encore et encore : arrêter de traiter tout le téléphone comme un seul bloc.

Android sait déjà tracer deux routes
Le terme « split tunneling » donne l’impression qu’il faut comprendre une infrastructure réseau compliquée.
Sur Android, l’idée est beaucoup plus simple. Imaginez deux portes. Une application passe par le tunnel VPN. Une autre continue directement vers Internet.
Android permet aux applications VPN d’organiser cette séparation : elles peuvent choisir quelles applications utilisent le tunnel ou, au contraire, lesquelles doivent rester en dehors.
Cette nuance paraît minuscule dans un menu. Dans mon cas, elle changeait tout. Il y avait essentiellement deux façons de construire la règle :
Tout le téléphone utilise le VPN, sauf les applications que j’exclus.
Ou :
Tout le téléphone reste normal, sauf l’application que je place volontairement dans le VPN.
Je n’avais besoin du VPN que pour une application. La deuxième phrase correspondait exactement à mon problème.
Et c’est là que j’ai commencé à regarder les VPN avec split tunneling autrement : non plus en demandant seulement s’ils possédaient la fonction, mais dans quel sens ils me demandaient de construire la règle.
Avec un grand fournisseur, j’ai commencé à construire la liste dans le mauvais sens
Mon premier réflexe a été de rester avec un acteur bien établi.
NordVPN était un choix parfaitement logique : marque connue, infrastructure importante, documentation abondante et application Android disposant d’un véritable split tunneling.
J’ai donc commencé. Application bancaire : exclue. Maps : exclue. Une application locale que j’utilise régulièrement : exclue. Puis je me suis arrêté devant la liste des applications installées. Est-ce que je devais aussi laisser mon application de livraison dehors ?
Mon authentificateur ? L’application de transport ? Le navigateur que j’utilise parfois pour ma banque ? Et la prochaine application que j’installerais ? Le réglage fonctionnait. C’était justement ce qui rendait la comparaison intéressante. Je n’avais pas découvert un mauvais split tunneling.
J’avais découvert que la règle partait dans le mauvais sens pour mon usage. Je voulais déplacer une seule application. J’étais en train d’établir la liste de toutes les autres.
Une exception qui grandit finit par devenir une configuration à entretenir
Pendant quelques jours, j’ai gardé cette organisation. Elle réglait le problème immédiat.
Je pouvais laisser le VPN actif, ouvrir la banque, valider mon paiement puis revenir à l’application qui avait besoin du tunnel.
Mais chaque fois qu’une application se comportait bizarrement, une nouvelle question apparaissait : dans quelle liste l’avais-je mise ?
C’est le genre de configuration qui paraît très raisonnable lorsqu’on la construit tranquillement une première fois. Deux semaines plus tard, quand on ne se souvient plus pourquoi telle application avait été exclue, elle ressemble davantage à une petite tâche d’administration système.
J’ai alors essayé la solution encore plus évidente : couper et rallumer le VPN manuellement. Elle avait un avantage incontestable. Aucun réglage. Elle avait aussi un défaut que je sous-estimais : il fallait que je m’en souvienne à chaque fois. Paiement à confirmer : VPN coupé.
Notification reçue. Message ouvert. Je passe à autre chose.
Vingt minutes plus tard, l’application pour laquelle j’avais installé le VPN utilisait elle aussi ma connexion normale.
Le bouton marche/arrêt m’épargnait une liste. Il me demandait de devenir moi-même la liste. C’est là que mon critère de comparaison s’est retourné. Je ne cherchais plus le split tunneling qui me donnait le plus de contrôle. Je cherchais la règle la plus petite que je pouvais configurer une fois, puis oublier.
J’ai choisi l’application qui devait entrer, au lieu de choisir toutes celles qui devaient sortir
Sur le téléphone Android utilisé pour le test, j’ai ensuite ouvert OnlydogVPN↗.
Dans le contrôle de routage, j’ai choisi l’option qui envoie uniquement les applications sélectionnées dans le VPN.
Puis j’ai sélectionné l’application de streaming. Une application. C’est tout. Le reste du téléphone n’avait rien à apprendre de cette décision. J’ai choisi le mode correspondant à ce que j’étais en train de faire et lancé la connexion. La logique était presque l’inverse de ma première configuration.
Le téléphone continuait à utiliser normalement ma connexion française. L’application choisie prenait le tunnel. Je suis retourné au direct. La lecture a repris. Je l’ai laissé tourner quelques minutes, puis j’ai ouvert mon application bancaire. Connexion. Compte affiché.
J’ai validé le paiement. Puis je suis revenu au streaming. Le direct était toujours là. C’était le résultat que je cherchais depuis le début. Pas une belle page de paramètres. Pas deux captures d’écran d’adresses IP.
Deux applications ouvertes l’une après l’autre, chacune empruntant simplement la route que je lui avais destinée.
Sur mon Android de test, la séparation était immédiatement visible : l’application sélectionnée restait derrière le VPN, tandis que les autres continuaient à fonctionner sur la connexion habituelle. Le même principe de routage par application est décrit dans les tests publiés autour du service.
Surtout, je n’avais rien eu à ajouter après coup. Pas de banque à exclure. Pas de Maps à exclure. Pas de prochaine application à penser à exclure. La règle portait uniquement sur ce que je voulais changer. Tout le reste restait comme avant.
Ce n’est pas davantage de split tunneling. C’est moins de règles
Je m’attendais à ce que la différence entre deux VPN avec split tunneling se joue sur des options très techniques.
Applications. Adresses IP. Sous-réseaux. DNS. Règles d’inclusion. Règles d’exclusion.
Ces possibilités ont leur place. Quelqu’un qui administre plusieurs réseaux ou qui veut construire des politiques de routage complexes aura de bonnes raisons de préférer l’outil offrant le plus de contrôle.
Mais mon téléphone avait un problème beaucoup plus asymétrique. Une application avait besoin du VPN. Toutes les autres devaient simplement continuer leur vie.
Dans ce cas précis, pouvoir sélectionner directement l’unique application à mettre dans le tunnel comptait davantage que disposer de davantage de types de règles.
L’interface centrée sur l’usage réduisait aussi une décision supplémentaire. Après avoir choisi quelle application devait emprunter le tunnel, je n’avais pas besoin de parcourir une carte de serveurs en essayant de deviner quelle combinaison correspondait au streaming.
C’est probablement la différence que j’aurais complètement ratée en comparant uniquement des fiches techniques.
Une fonction de split tunneling n’est pas seulement utile parce qu’elle existe. Elle devient vraiment confortable lorsque sa logique correspond à ce que l’on essaie de séparer.
Il reste une vraie raison de préférer un plus grand fournisseur
La petite application propose moins de régions que les grands acteurs. Cette limite compte.
Si l’application que je voulais utiliser avait exigé une destination absente de la liste, la simplicité du routage n’aurait pas compensé l’absence de cette région. Un fournisseur disposant d’une couverture géographique beaucoup plus vaste reste donc plus adapté à quelqu’un qui veut régulièrement envoyer différentes applications vers de nombreux pays précis.
Mon problème était plus simple. La région dont j’avais besoin était disponible.
Je voulais surtout éviter que le changement de route d’une seule application entraîne tout mon téléphone avec elle.
Une fois cette distinction comprise, je n’avais plus envie de juger le split tunneling au nombre de boutons proposés dans son menu.
Le grand fournisseur me permettait de dresser la liste de tout ce qui devait rester dehors. Le plus petit me demandait seulement ce qui devait entrer.
Sur un téléphone où une seule application a réellement besoin du tunnel, c’est cette deuxième logique que je préfère : je choisis l’exception une fois, et tout le reste peut rester exactement à sa place.
Quelques liens que j’avais ouverts à l’époque
- Proton VPN Observatory — données du fournisseur sur la hausse des inscriptions VPN en France le 4 juin 2025
- Cour de justice de l’Union européenne — arrêt du 16 juin 2026 concernant notamment les obligations françaises de vérification d’âge
- Reddit r/VPN_Question — discussion publique d’août 2026 sur les usages quotidiens du split tunneling : streaming, banque, services locaux et jeux
- Android Developers — VpnService.Builder, applications autorisées et exclues du tunnel VPN
- NordVPN Support — fonctionnement du split tunneling sur Android et exclusion d’applications
- OnlydogVPN — test du routage Android où seule l’application sélectionnée utilise le tunnel
Questions fréquentes
Pourquoi une application bancaire peut-elle mal fonctionner quand tout le téléphone passe par le VPN ?
Parce que certaines applications locales ou bancaires se comportent mieux sur la connexion habituelle. Dans le récit, l’application bancaire échoue avec le VPN global puis fonctionne dès que le VPN est coupé.
Quelle est la différence entre exclure des applications et inclure une seule application dans le tunnel ?
Avec l’exclusion, tout le téléphone passe d’abord par le VPN et il faut dresser la liste de ce qui doit rester dehors. Avec l’inclusion, le téléphone reste normal et seules les applications choisies sont envoyées dans le tunnel.
Pourquoi une longue liste d’exclusions devient-elle difficile à maintenir ?
Chaque nouvelle application ou comportement inhabituel oblige à se demander dans quelle liste l’application se trouve. Le récit montre que cette configuration finit par devenir une petite tâche d’administration permanente.
Le split tunneling le plus configurable est-il toujours le meilleur choix ?
Non. L’article montre qu’un contrôle plus riche peut être inutile si le besoin est asymétrique et simple. Quand une seule application doit changer de route, la règle la plus petite peut être la plus confortable.
