J’étais à deux doigts de résilier mon VPN commercial.
Ma Freebox avait déjà WireGuard. Gratuitement.
En mai 2026, la fonction avait de nouveau été mise en avant comme l’un de ces outils assez puissants que beaucoup d’abonnés possèdent sans vraiment les utiliser. Et la procédure officielle de Free paraissait presque trop facile pour justifier un abonnement supplémentaire : activer le serveur WireGuard, ajouter un appareil, récupérer sa configuration, l’importer dans l’application WireGuard.
J’ai donc voulu vérifier une chose avant d’annuler quoi que ce soit.
J’ai coupé le Wi-Fi de mon téléphone pour passer en 5G, activé le tunnel WireGuard vers ma Freebox et ouvert une page indiquant mon adresse IP publique.
Le résultat m’a arrêté.
L’adresse affichée était celle de ma connexion Free à la maison.
J’ai d’abord pensé que quelque chose était mal configuré.
Puis j’ai ouvert mon NAS.
Il a répondu immédiatement.
Le VPN fonctionnait donc parfaitement.
C’était mon raisonnement qui ne fonctionnait pas.
Le tunnel m’avait ramené exactement là où je lui avais demandé d’aller
J’avais confondu deux choses parce qu’elles portaient toutes les deux le nom VPN.
Ce que je voulais faire était simple : lorsque j’utilisais mon ordinateur, je voulais pouvoir faire sortir sa navigation par une adresse qui ne soit pas celle de ma ligne Free. Je pensais que le « VPN WireGuard » inclus dans la Freebox allait naturellement faire cela.
Mais le serveur WireGuard de la box répond à une autre question :
comment revenir chez moi lorsque je suis ailleurs ?
Free le présente précisément comme un serveur VPN auquel on connecte ses appareils. Depuis l’extérieur, mon téléphone établissait donc un tunnel jusqu’à ma Freebox. Une fois arrivé là, le trafic repartait vers Internet par ma connexion domestique.
Vu sous cet angle, le résultat devenait parfaitement logique.
En 5G sans WireGuard, mon téléphone sortait par le réseau mobile.
En 5G avec WireGuard vers ma Freebox, il sortait par ma ligne Free.
Et ce comportement est réellement utile. Si je suis en déplacement et que je veux retrouver mon NAS, mes équipements domestiques ou utiliser ma connexion résidentielle française comme si j’étais chez moi, c’est précisément ce que j’attends du tunnel.
Le problème n’était donc pas que WireGuard faisait mal son travail.
Je lui demandais le travail inverse.
Je voulais quitter mon adresse Free.
WireGuard me ramenait vers elle.
Cette distinction allait finalement décider beaucoup plus clairement entre les deux solutions que toutes les comparaisons de protocoles que j’avais commencé à lire.
Résumé de l’article et contexte du choix
WireGuard sur une Freebox et un VPN commercial répondent-ils au même besoin ?
Non. Le serveur WireGuard de la Freebox sert surtout à revenir vers son réseau domestique depuis l’extérieur ; le trafic ressort alors par la connexion Free de la maison. Un VPN commercial sert au contraire à donner à l’appareil une autre sortie Internet. Le choix dépend donc d’abord de l’endroit où le tunnel doit se terminer.
Ce qu’il faut retenir
- Pour qui : les abonnés Freebox qui hésitent à remplacer un VPN commercial par le serveur WireGuard déjà inclus dans leur box.
- Détail clé : le test en 5G a montré que le tunnel WireGuard fonctionnait parfaitement tout en affichant l’adresse IP résidentielle Free, ce qui confirmait qu’il ramenait bien le trafic vers la maison.
- Limite importante : le client VPN de la Freebox décrit dans l’article protège un usage spécifique lié aux téléchargements de la box ; il n’est pas présenté comme un interrupteur global pour tous les appareils du domicile.
Pourquoi OnlydogVPN apparaît ici : OnlydogVPN est pertinent uniquement lorsque l’objectif est de faire sortir l’ordinateur ailleurs sans reconfigurer la Freebox. WireGuard reste le meilleur outil du récit pour revenir vers le NAS ou le réseau domestique. Pour cadrer ce point, l’article s’appuie notamment sur l’assistance Free sur la création du serveur VPN de la Freebox et sur la documentation officielle de WireGuard.
WireGuard ne choisit pas la destination à ma place
C’est là qu’un détail technique m’a simplifié le sujet au lieu de le compliquer.
WireGuard est le tunnel, pas la destination.
Sa documentation décrit un système de pairs, de clés, de routes et d’endpoints : en pratique, le trafic envoyé dans le tunnel rejoint le pair qu’on lui a configuré.
Le plus simple est de l’imaginer comme une autoroute privée.
WireGuard construit la route.
Mais il ne choisit pas l’adresse inscrite sur le GPS.
Dans ma configuration Freebox, cette adresse était ma maison.
Avec un service VPN commercial, le tunnel se termine au contraire sur l’infrastructure du fournisseur, et c’est cette infrastructure qui devient la sortie visible vers Internet.
Tout à coup, demander « WireGuard ou VPN commercial ? » ne me semblait plus être la bonne comparaison.
Ce qui m’intéressait vraiment était :
où est-ce que je veux ressortir ?
Je n’étais d’ailleurs pas le premier abonné Freebox à mélanger ces deux usages. Dans une discussion publique de février 2026, un utilisateur ayant activé WireGuard sur sa Freebox cherchait justement à comprendre pourquoi cela ne remplissait pas le même rôle qu’un VPN installé sur Windows pour masquer son adresse publique. La discussion finit par distinguer les deux besoins : le serveur WireGuard permet de revenir vers la connexion domestique ; un fournisseur VPN apporte un autre point de sortie.
Ce témoignage m’a surtout rassuré sur une chose : la confusion était facile à faire.
Et je n’avais pas encore fini de la faire.
Puis j’ai trouvé « Client VPN » dans la Freebox
Avant d’abandonner l’idée d’utiliser uniquement la box, j’ai remarqué quelque chose de beaucoup plus prometteur dans ses paramètres avancés.
Client VPN.
Cette fois, le sens semblait inversé.
La Freebox n’allait plus être le serveur auquel je revenais. Elle pouvait elle-même devenir cliente d’un serveur VPN distant.
Voilà, pensais-je.
C’était donc ça que je cherchais depuis le début.
Pas besoin d’application sur l’ordinateur. Pas besoin d’application sur le téléphone. J’allais configurer la Freebox une fois et faire passer la maison derrière le VPN.
Sauf que la documentation de Free décrit cette fonction de façon beaucoup plus précise : le « Client VPN » sert à protéger et anonymiser les téléchargements de la Freebox.
Ce petit mot — téléchargements — changeait encore une fois le problème.
Si j’utilise le gestionnaire de téléchargements de la Freebox, cette fonction a un vrai rôle. Mais ce n’est pas l’interrupteur général que j’avais imaginé, celui qui ferait automatiquement passer mon navigateur, mon ordinateur portable, ma télévision et chaque téléphone connecté au Wi-Fi derrière la sortie d’un fournisseur VPN.
Je me retrouvais donc avec trois outils dont les noms semblaient voisins, mais dont les destinations étaient très différentes :
le serveur WireGuard de la Freebox me permettait de revenir chez moi ;
le client VPN de la Freebox protégeait un usage spécifique de la box ;
et le VPN installé directement sur mon appareil pouvait lui donner une autre sortie Internet.
À partir de là, je n’avais plus vraiment besoin de choisir « le meilleur protocole ».
J’avais besoin de déplacer la sortie.
Je n’ai pas remplacé WireGuard. J’ai arrêté de lui demander de remplacer mon VPN commercial

J’ai donc laissé le serveur WireGuard actif.
Il n’avait rien raté.
Puis, sur l’ordinateur devant moi, j’ai ouvert l’autre option du test.
Je n’ai touché ni à Freebox OS, ni aux routes de mon réseau local, ni au serveur que je venais de configurer.
J’ai ouvert la petite application et choisi le mode correspondant à mon besoin de confidentialité.
Connexion.
Ensuite, j’ai repris exactement le même contrôle que quelques minutes auparavant.
Même ordinateur.
Même fibre.
Même Freebox.
Même navigateur.
J’ai actualisé la page qui affichait mon adresse publique.
Cette fois, mon adresse résidentielle Free n’était plus celle que le site voyait. La connexion ressortait par le service VPN.
C’était le premier résultat qui répondait réellement à la question qui m’avait poussé à faire tous ces essais.
J’ai ouvert les pages que je voulais utiliser, puis quelques autres onglets pour vérifier que je n’avais pas simplement réussi un test d’adresse IP tandis que la navigation devenait pénible derrière.
Tout s’est chargé normalement pendant ce test.
J’ai déconnecté.
L’adresse Free est revenue.
J’ai reconnecté.
La sortie du VPN est revenue.
C’était presque décevant de simplicité après tout ce que j’avais imaginé devoir modifier dans la Freebox.
Mais c’est précisément ce qui m’a fait garder l’application.
Je n’avais pas envie que changer de sortie Internet devienne un petit projet d’administration réseau chaque fois que j’en avais besoin.
La différence était devenue visible sans comparer un seul protocole
J’avais commencé avec une idée assez séduisante :
si ma Freebox possède déjà WireGuard, pourquoi payer ou installer autre chose ?
Je finirais presque par retourner la question.
Pourquoi remplacer un outil qui fait très bien une chose simplement parce qu’un autre outil utilise lui aussi le mot VPN ?
Le serveur WireGuard de la Freebox reste extrêmement logique lorsque je veux rentrer dans mon propre réseau depuis l’extérieur.
Le VPN commercial devient logique lorsque je veux que l’appareil devant moi sorte précisément ailleurs.
Et pour ce deuxième besoin, la petite application avait un avantage très concret : elle organisait la connexion autour de ce que j’essayais de faire, plutôt que de me demander de réfléchir d’abord à la topologie de mon réseau. Son approche repose justement sur des modes d’usage et une connexion directe, sans devoir reconfigurer la Freebox avant chaque utilisation.
Elle a aussi ses limites. Elle propose moins de régions et possède moins de recul public que les grands fournisseurs installés depuis des années. Si mon objectif principal était de disposer du plus grand catalogue possible de pays et de villes, ce serait un vrai critère de comparaison.
Mais devant mon écran, ce soir-là, je n’essayais pas de collectionner des destinations.
Je voulais appuyer sur un bouton et voir mon ordinateur cesser de sortir par l’adresse de ma ligne Free.
C’est ce qu’il a fait.
Et surtout, ce résultat ne m’obligeait pas à sacrifier la configuration WireGuard que j’avais déjà mise en place.
Les deux pouvaient rester.
Lorsque je suis à Lyon avec mon téléphone et que je veux atteindre un NAS laissé à Paris, je veux que le tunnel se termine à Paris, sur ma Freebox.
WireGuard est alors exactement à sa place.
Lorsque je suis chez moi et que je ne veux justement pas que mon navigateur sorte avec l’adresse de cette Freebox, faire revenir le trafic vers elle ne peut pas résoudre le problème.
Je veux une autre sortie.
C’est là que je garde l’application.
J’avais commencé cette comparaison en pensant qu’il fallait choisir entre deux VPN.
Je l’ai terminée sans rien désinstaller.
Le serveur WireGuard est resté activé pour le jour où je voudrai revenir chez moi.
Le VPN commercial est resté sur l’ordinateur pour les moments où je veux sortir ailleurs.
C’est donc le test que je ferais avant de choisir entre les deux : regarder non pas le nom du protocole, mais l’adresse que je veux trouver à l’autre bout du tunnel.
Si je veux atteindre ma maison depuis l’extérieur, je prends WireGuard sur la Freebox.
Si je veux que l’ordinateur posé chez moi cesse justement de sortir par cette Freebox, je prends l’application.
Dans cette comparaison, le choix décisif n’était finalement pas WireGuard contre VPN commercial.
C’était de savoir si je voulais que le tunnel me ramène à ma Freebox — ou m’en fasse sortir.
Questions fréquentes
Pourquoi l’adresse IP de la maison apparaît-elle avec WireGuard vers la Freebox ?
Parce que le tunnel ramène l’appareil jusqu’à la Freebox, puis le trafic repart vers Internet par la connexion domestique. C’est le comportement attendu pour un VPN d’accès à son réseau personnel.
Quand le serveur WireGuard de la Freebox est-il particulièrement utile ?
Quand on est à l’extérieur et qu’on veut retrouver son NAS, ses équipements domestiques ou utiliser sa connexion résidentielle comme point de sortie.
Le « Client VPN » de la Freebox protège-t-il automatiquement tous les appareils du Wi-Fi ?
Pas selon le fonctionnement décrit dans l’article. La documentation Free citée y présente cette fonction pour protéger et anonymiser les téléchargements de la Freebox.
Pourquoi OnlydogVPN est-il resté installé malgré WireGuard ?
Parce que le besoin opposé subsistait : faire sortir l’ordinateur par une autre adresse Internet sans modifier la configuration de la box. Les deux outils pouvaient donc rester pour deux destinations différentes.
