À 9 heures passées, mon Wi-Fi avait toutes ses barres.
Mon ordinateur était connecté au routeur. Mon téléphone aussi. La box indiquait qu’elle avait Internet.
Et pourtant, derrière le routeur, rien ne chargeait.
J’avais besoin d’envoyer un fichier avant un appel de travail. J’ai donc commencé par le geste le plus banal: redémarrer le petit routeur sur lequel j’avais installé mon profil WireGuard.
Même résultat.
Les appareils rejoignaient parfaitement le Wi-Fi, mais le navigateur tournait dans le vide.
Mon premier diagnostic était évident.
Le routeur avait planté.
Puis j’ai désactivé le Wi-Fi de mon téléphone et utilisé les données mobiles. Une page s’est ouverte immédiatement. J’ai lancé un autre tunnel VPN depuis le téléphone: lui aussi s’est connecté.
À partir de là, le problème devenait beaucoup plus intéressant.
Si « Internet était coupé pour le bac », pourquoi un tunnel passait-il pendant que mon routeur WireGuard transformait toute la maison en zone hors ligne?
Résumé de l’article et adéquation au besoin
Pourquoi un routeur WireGuard peut-il perdre Internet pendant le bac alors que d’autres tunnels fonctionnent ?
Parce que le réseau peut ne pas être totalement coupé et traiter différemment certains tunnels. Si WireGuard n’arrive plus à établir son chemin et que le routeur bloque le trafic hors VPN, les appareils gardent le Wi‑Fi mais perdent Internet. Un autre transport qui se présente différemment peut encore fonctionner.
Pourquoi cela correspond à l’article
- À retenir : Le fait qu’un autre VPN fonctionne sur les données mobiles ou le même réseau montre qu’il faut tester le tunnel et son transport avant de conclure à une coupure générale d’Internet.
- Pour qui : Les utilisateurs en Algérie qui placent toute la maison derrière un routeur WireGuard et voient soudain tous les appareils hors ligne pendant une période de restriction.
- Quand OnlydogVPN correspond au récit : Comme second chemin sur les appareils de travail lorsque le tunnel WireGuard du routeur ne passe plus ; dans le récit, son transport basé sur HTTP/3 avec obfuscation a permis de reprendre le transfert et l’appel.
- Limite importante : Le service ne répare pas le profil WireGuard du routeur et ne garantit pas de franchir toutes les restrictions. Pour un tunnel central permanent, une architecture disposant de plusieurs stratégies de transport ou de bascule reste plus appropriée.
Sources déjà présentes dans l’article : Proton VPN Observatory — Algérie, El Khabar — restrictions du baccalauréat 2026, GL.iNet — VPN Kill Switch, WireGuard — protocole et Cloudflare — MASQUE dans WARP.
En 2026, « c’est le bac » n’expliquait plus toute la panne
Pendant plusieurs années, le réflexe était compréhensible.
Baccalauréat en Algérie, Internet perturbé.
Lors du bac 2025, l’Observatoire de Proton VPN avait mesuré une hausse de plus de 1 100 % de la demande VPN le 14 juin, au moment où Facebook, Instagram et TikTok étaient temporairement bloqués pendant les épreuves.
Mais le dispositif a changé en 2026.
Au lancement du bac, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, expliquait que les restrictions étaient désormais beaucoup plus concentrées autour des centres d’examen. L’année précédente, elles avaient déjà été limitées aux centres et à leurs abords; en 2026, la zone devait être réduite encore davantage.
Cela produit un problème moins spectaculaire qu’une coupure générale, mais beaucoup plus déroutant pour celui qui essaie simplement de travailler.
Un service peut passer.
Un autre non.
Le téléphone peut continuer à charger des pages alors que le tunnel installé dans le routeur ne transporte plus rien.
Et ce symptôme existe dans les discussions publiques. Le 12 juin, juste après les épreuves, un utilisateur de r/algeria expliquait que son VPN WireGuard était configuré sur un routeur relié à sa box et que, « depuis le bac », ce routeur n’avait plus accès à Internet. Dans la même discussion, un autre utilisateur disait que Proton et Cloudflare fonctionnaient normalement chez lui.
Quelques jours auparavant, un autre Algérien s’inquiétait d’une conséquence beaucoup plus concrète: il devait passer un examen d’admission en ligne pendant les heures du bac, avec un ordinateur et Webex sur son téléphone.
C’est exactement le genre de situation où « les VPN fonctionnent-ils? » devient une mauvaise question.
La bonne question est:
pourquoi ce tunnel précis bloque-t-il tout mon routeur alors qu’un autre trouve encore un chemin?

J’ai retiré WireGuard du chemin
Au lieu de redémarrer encore la box, j’ai désactivé le tunnel du routeur.
Le navigateur s’est ouvert. Le fichier a commencé à charger. J’ai réactivé WireGuard. Plus rien.
Cette alternance m’a appris davantage que tous les redémarrages précédents.
La connexion Internet de base existait toujours. C’était le chemin imposé par le VPN qui cessait de fonctionner.
Et sur un routeur, ce détail peut donner l’impression d’une panne totale.
Beaucoup de configurations utilisent un kill switch. Si le tunnel VPN tombe, le routeur empêche les appareils de sortir directement sur Internet afin d’éviter qu’ils contournent le VPN sans que l’utilisateur s’en rende compte.
GL.iNet documente précisément ce comportement: lorsque le blocage du trafic hors VPN est activé et que le tunnel échoue, les appareils concernés perdent leur accès Internet au lieu de revenir automatiquement vers la connexion normale.
Le résultat est presque paradoxal. Le Wi-Fi fonctionne. La box fonctionne. Le téléphone voit le routeur. Mais le routeur applique fidèlement une consigne très simple:
tout doit passer par ce tunnel; si ce tunnel ne passe plus, rien ne sort.
À ce moment-là, j’ai arrêté d’accuser le matériel.
Le problème était devenu le chemin WireGuard lui-même.
WireGuard n’était pas cassé. Il insistait simplement sur la même porte
J’utilise volontiers WireGuard sur un réseau normal.
Il est léger, rapide et suffisamment simple pour être idéal dans beaucoup de routeurs. Mais cette simplicité signifie aussi qu’un profil classique se présente au réseau d’une manière assez déterminée.
WireGuard transporte ses paquets en UDP. L’obfuscation ne fait pas partie du protocole lui-même, et il ne fournit pas nativement un deuxième transport complètement différent à essayer lorsqu’un chemin devient mauvais.
Dans mon routeur, la situation ressemblait donc à quelqu’un qui revient frapper à la même porte avec la même clé.
Même endpoint.
Même profil.
Même type de tunnel.
Si ce chemin cesse de passer correctement, le routeur peut réessayer autant qu’il veut: il ne se transforme pas soudainement en autre chose.
Et comme tout mon trafic dépendait de lui, son échec devenait celui de tous mes appareils.
C’est là que le fait de voir Proton ou Cloudflare continuer à fonctionner m’a vraiment aidé.
Proton dispose de plusieurs façons de transporter une connexion, dont WireGuard UDP, WireGuard TCP et Stealth, et son Smart Protocol peut changer automatiquement de méthode lorsqu’une option ne passe pas.
Cloudflare WARP peut de son côté utiliser MASQUE, un tunnel reposant sur HTTP/3 et QUIC qui fait circuler le trafic d’une manière différente d’un profil WireGuard classique.
Cette comparaison éliminait aussi une explication trop facile.
Dire simplement « l’UDP est bloqué » ne collait pas très bien si un tunnel fondé sur QUIC pouvait encore passer, puisque QUIC utilise lui aussi UDP.
Le problème était plus sélectif.
Je n’avais pas besoin de savoir si le réseau filtrait un endpoint, un port, une signature ou plusieurs de ces éléments à la fois.
Le résultat observable suffisait:
WireGuard dans mon routeur: rien.
Un autre type de tunnel: Internet.
J’ai arrêté d’essayer de sauver le routeur pendant que mon travail attendait
À ce stade, mon objectif avait changé.
Dix minutes plus tôt, je voulais retrouver ma configuration habituelle.
Maintenant, je voulais envoyer mon fichier et entrer dans mon appel.
J’ai laissé WireGuard désactivé sur le routeur afin que la connexion normale revienne, puis j’ai ouvert la petite application que j’avais gardée comme solution de secours sur l’ordinateur.
Au lieu de chercher un autre serveur WireGuard ou de commencer à tester des ports, j’ai choisi le mode prévu pour les réseaux restrictifs.
Connexion. J’ai rouvert ma messagerie. Les nouveaux messages sont arrivés. J’ai relancé le fichier. 12 %. 28 %.
Pendant qu’il continuait, j’ai ouvert une autre page. Elle répondait. Puis le transfert a atteint 100 %. J’ai cliqué sur le lien de l’appel et la réunion s’est ouverte.
C’est seulement après que je me suis intéressé à ce qui venait de faire la différence.
Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une couche supplémentaire d’obfuscation. Autrement dit, il ne demandait pas simplement à mon réseau d’accepter une nouvelle fois le même tunnel qui venait d’échouer; il empruntait un chemin qui se présentait différemment.
Et dans cette situation, c’était exactement ce qu’il me fallait.
Pas « un VPN théoriquement plus rapide ».
Pas davantage de pays dans une liste.
Une deuxième façon d’atteindre Internet quand la première porte venait de se fermer.
C’était également la raison pour laquelle le résultat me paraissait plus convaincant qu’un simple test de débit: quelques minutes auparavant, mon routeur avait zéro Internet derrière WireGuard. Avec cette autre approche, mon fichier avait été envoyé et mon appel avait commencé.
Je n’ai finalement pas remis toute la maison derrière un seul tunnel
Après la réunion, j’aurais pu recommencer à bricoler le routeur.
À la place, j’ai pris mon téléphone.
Je voulais toujours protéger les deux appareils que j’utilisais pour travailler, mais je n’avais plus envie de rendre le téléviseur, les objets connectés et tout le reste dépendants d’un unique tunnel global.
J’ai donc ajouté le téléphone grâce au système de code de partage, sans recréer un compte, rechercher un mot de passe ou refaire toute la configuration.
Quelques instants plus tard, lui aussi était connecté. Le routeur faisait de nouveau une seule chose: distribuer Internet. L’ordinateur choisissait son tunnel. Le téléphone aussi.
Et un problème sur l’un de ces tunnels ne transformait plus immédiatement tous les autres appareils en briques connectées à un Wi-Fi sans Internet.
Ce petit changement d’architecture comptait presque autant que le retour de ma connexion.
La limite, elle, reste assez claire.
La petite application possède moins de régions que les grands fournisseurs, moins d’années de recul public et moins d’évaluations indépendantes. Elle ne répare pas non plus mon profil WireGuard dans le routeur.
Si mon objectif était absolument de faire passer en permanence un téléviseur, une console et toute la maison par un tunnel VPN centralisé, je chercherais une configuration de routeur capable de proposer plusieurs transports ou une stratégie de bascule plus sophistiquée.
Mais ce matin-là, ce n’était plus mon besoin.
J’avais commencé par penser que la meilleure configuration était celle qui mettait tout derrière mon routeur WireGuard.
Le bac 2026 m’a surtout montré la faiblesse cachée de cette idée: si tout dépend d’un tunnel qui ne sait emprunter qu’un chemin et que le kill switch fait correctement son travail, la protection devient soudain une panne pour toute la maison.
Proton et WARP m’avaient donné le premier indice: Internet existait encore.
L’autre application m’a permis d’en profiter immédiatement sur les appareils qui en avaient besoin, sans que je passe le reste de la matinée à demander au même tunnel de frapper encore et encore à la porte qui venait de se fermer.
Pendant le bac 2026, mon erreur n’était donc pas d’avoir choisi WireGuard. C’était d’avoir confié toute ma connexion à un tunnel qui n’avait qu’une seule façon de se présenter au réseau.
Quelques liens que j’avais consultés à l’époque
- Proton VPN Observatory — Algérie, hausse de plus de 1 100 % de la demande VPN pendant le bac 2025
- El Khabar — Baccalauréat : le nouveau dispositif de restriction d’Internet dévoilé, 7 juin 2026
- Reddit r/algeria — discussion publique sur un routeur WireGuard sans Internet pendant le bac alors que Proton et Cloudflare fonctionnent chez un autre utilisateur
- Reddit r/algeria — discussion publique d’un utilisateur devant passer un examen d’admission en ligne pendant les heures du bac 2026
- GL.iNet Router Docs — fonctionnement du VPN Kill Switch et blocage du trafic lorsque le tunnel tombe
- WireGuard — documentation officielle du protocole et de ses limites concernant le transport et l’obfuscation · page complémentaire
- Proton VPN — documentation officielle de Smart Protocol, WireGuard TCP et Stealth
- Cloudflare — MASQUE dans WARP, tunnel basé sur HTTP/3 et QUIC
Questions fréquentes
Pourquoi le Wi‑Fi peut-il rester connecté alors qu’aucune page ne charge derrière le routeur ?
Parce que la liaison locale avec le routeur fonctionne encore. Si le tunnel VPN du routeur échoue et qu’un kill switch interdit la sortie directe, les appareils conservent le Wi‑Fi tout en perdant leur chemin vers Internet.
Le bac signifie-t-il forcément une coupure générale d’Internet en Algérie ?
Pas dans le scénario 2026 décrit par l’article. Les restrictions ont été présentées comme plus ciblées autour des centres d’examen, ce qui rend possible un comportement différent selon le lieu, le réseau et le type de trafic.
Pourquoi WireGuard peut-il échouer alors qu’un autre tunnel passe ?
WireGuard utilise une manière précise de transporter son trafic et n’intègre pas à lui seul une obfuscation générale. Un réseau qui traite différemment certains transports peut donc laisser passer une autre méthode.
Que révèle le fait de retirer le tunnel WireGuard du chemin et de retrouver Internet ?
Que la connexion sous-jacente existe encore. Le diagnostic se déplace alors vers le tunnel, son transport et les règles du routeur plutôt que vers une panne totale de l’accès Internet.
