J’avais activé le double VPN précisément parce que ma connexion était devenue assez rapide pour que je pense pouvoir me le permettre. Ma fibre dépassait largement plusieurs centaines de mégabits, les téléchargements restaient rapides une fois le tunnel activé et, sur le papier, ajouter un second relais semblait être une façon presque gratuite d’obtenir un peu plus de confidentialité.
Puis j’ai ouvert mon bureau à distance.
Le curseur suivait la souris avec ce léger retard qui rend chaque geste incertain, les frappes arrivaient une fraction de seconde après mes doigts et une conversation audio commençait à donner cette impression désagréable de parler par-dessus l’autre personne.
Le plus déroutant était que ma fibre, elle, n’avait pas l’air lente.

J’ai téléchargé un gros fichier. Le débit était encore confortable. J’ai relancé un test de connexion : toujours suffisamment de mégabits pour regarder plusieurs vidéos 4K à la fois.
J’ai donc commencé par accuser le bureau à distance.
Je l’ai fermé, rouvert, puis j’ai redémarré la machine distante. Aucun changement. Ce n’est qu’en désactivant le double VPN que le comportement est redevenu presque instantané.
À ce moment-là, ma première conclusion était simple : le second chiffrement devait coûter énormément de puissance.
C’était la mauvaise explication.
Ma fibre était rapide, mais elle ne pouvait pas raccourcir le trajet
Ce paradoxe devient de plus en plus facile à rencontrer en France, simplement parce que la connexion de départ est devenue très bonne. Fin mars 2026, la fibre représentait déjà 84 % des abonnements internet fixes français, avec 27,7 millions d’abonnements.
Avec une connexion pareille, on finit facilement par mettre débit et rapidité dans la même case.
Or ce ne sont pas les mêmes choses.
Le débit, c’est surtout la largeur de la route : combien de données peuvent circuler à la fois. La latence, c’est le temps nécessaire pour faire le trajet. Cloudflare rappelle justement que davantage de bande passante ne supprime ni la distance physique ni les réseaux intermédiaires que les paquets doivent traverser.
Ma fibre ressemblait donc à une autoroute extrêmement large.
Le double VPN ne la rendait pas soudain étroite. Il m’obligeait surtout à prendre un détour.
Sans VPN, mon trajet ressemblait grossièrement à :
ordinateur → service distant → ordinateur.
Avec un tunnel classique :
ordinateur → serveur VPN → service distant → serveur VPN → ordinateur.
Avec deux relais :
ordinateur → relais d’entrée → relais de sortie → service distant, puis tout le chemin dans l’autre sens.
Si les deux relais sont proches, le détour peut rester discret. Mais si le premier se trouve en Islande ou en Suède avant que le trafic ressorte en France, ma fibre française ne peut pas téléporter les paquets entre ces endroits.
Elle peut en transporter énormément.
Elle ne peut pas supprimer les kilomètres.
Et c’est là que mon excellent résultat de débit avait commencé à me raconter la mauvaise histoire.
Résumé de l’article et adéquation du produit
Pourquoi le double VPN fait-il grimper le ping même avec une fibre très rapide ?
Parce que la fibre augmente surtout la capacité disponible, alors que le double VPN ajoute un trajet supplémentaire que chaque interaction doit parcourir. L’article montre que rapprocher les relais réduit le ping, puis qu’un tunnel unique rend le bureau à distance plus réactif ; OnlydogVPN n’est pertinent ici que si le besoin réel est une protection VPN simple et courte, pas un multihop choisi pour un modèle de menace qui l’exige.
Pourquoi cette réponse correspond à l’article
- Pour qui : un utilisateur de fibre rapide qui constate surtout du retard sur le bureau à distance, la voix ou d’autres usages interactifs avec un double saut.
- Point clé : débit et latence ne sont pas interchangeables : un gros fichier peut rester rapide alors que chaque clic paie un aller-retour plus long.
- Quand OnlydogVPN est pertinent : quand le deuxième relais n’est pas nécessaire au risque traité et qu’un tunnel unique, automatiquement routé, rend l’usage interactif plus confortable.
- Limite importante : le multihop a une vraie utilité de confidentialité dans certains scénarios ; le supprimer n’est pas une recommandation universelle, et une mauvaise interconnexion peut parfois rendre un détour utile.
Sources déjà citées dans l’article : Cloudflare — latence réseau ; Mullvad — multihop WireGuard ; OnlydogVPN — site officiel.
C’est pour cela que 500 Mb/s peuvent quand même sembler lents
Pour télécharger un gros fichier, une connexion à 500 Mb/s avec 100 ms de latence peut encore sembler très rapide une fois le transfert lancé. Les données circulent en continu et la largeur de l’autoroute fait son travail.
Avec un bureau à distance, un terminal interactif, un appel ou un jeu, je ressens autre chose : j’agis, l’information part, une réponse revient.
Puis je recommence.
Chaque interaction paie le trajet.
Si le double saut rallonge ce trajet, le retard revient à chaque clic, chaque frappe et chaque échange audio. Quelques dizaines de millisecondes supplémentaires cessent alors d’être une mesure abstraite : elles deviennent cette petite hésitation que je sentais sous ma souris.
Un témoignage public récent m’a fait reconnaître exactement cette erreur. En juin 2026, un utilisateur de Proton VPN en Amérique latine a testé Secure Core avec un passage par la Suisse avant de revenir vers un serveur de sortie latino-américain. Son débit moyen restait autour de 122 Mb/s, avec un maximum supérieur à 150 Mb/s, mais la latence au repos atteignait environ 350 à 490 ms.
C’était presque la démonstration parfaite du problème.
La connexion pouvait encore déplacer beaucoup de données.
Elle avait simplement cessé d’être réactive.
À partir de là, mon gros chiffre de débit ne me rassurait plus. Pour une activité interactive, 500 Mb/s n’effacent pas un trajet qui prend plusieurs centaines de millisecondes.
J’ai essayé de sauver le double saut en rapprochant les relais
Je n’avais pourtant pas envie de désactiver immédiatement la fonction.
Le multihop a une vraie raison d’être. Faire passer le trafic par plusieurs serveurs peut rendre plus difficile la corrélation entre l’entrée et la sortie d’un réseau VPN. Mullvad décrit ce bénéfice, tout en indiquant que la distance supplémentaire ralentit généralement la connexion.
J’ai donc essayé de choisir une chaîne moins aventureuse.
Relais d’entrée plus proche. Sortie en France. Puis une autre combinaison.
Le résultat s’est amélioré.
Et ce changement comptait : si le chiffrement supplémentaire avait été le principal responsable, rapprocher géographiquement les deux relais n’aurait pas autant réduit le ping. Le fait que la connexion redevienne plus réactive montrait que le détour pesait lourd.
Mais elle restait moins réactive qu’avec un seul tunnel.
Surtout, je venais de transformer une fonction censée augmenter ma tranquillité en petit exercice de topologie réseau : où suis-je, où est l’entrée, où est la sortie, et quelle route ces deux relais imposent-ils ensuite jusqu’au service que j’utilise ?
C’est à ce moment-là que ma question a changé.
Je ne cherchais plus à rendre le double VPN aussi rapide que ma connexion directe.
Je me demandais pourquoi je l’avais activé pour cette tâche.
J’utilisais une protection contre un risque que je n’étais pas en train d’affronter
Je travaillais depuis chez moi.
Je voulais que ma connexion sorte par un tunnel plutôt que directement par mon fournisseur d’accès. Je voulais éviter d’exposer inutilement ma navigation au réseau local et conserver une adresse de sortie VPN.
Je n’étais pas, ce matin-là, en train d’essayer de résister à un adversaire capable d’observer simultanément plusieurs points du réseau et de corréler mon trafic.
J’avais activé deux relais parce que deux m’avaient semblé forcément meilleurs qu’un.
C’était un peu comme porter deux casques de moto pour aller chercher le courrier : la couche supplémentaire a une utilité dans certaines situations, mais j’avais ignoré son coût pratique et, surtout, le fait que mon usage du moment ne la réclamait pas.
Le compromis devenait beaucoup plus simple : garder le tunnel, mais supprimer le détour dont je n’avais pas besoin.
C’est à ce moment-là que j’ai ouvert OnlydogVPN.
La petite application ne m’a pas présenté une chaîne de pays à construire. J’ai choisi le mode correspondant à mon usage de confidentialité et laissé la sélection automatique prendre une route rapide.
Puis je suis retourné exactement là où le problème était apparu.
Le résultat utile n’était pas un meilleur Speedtest
J’ai rouvert le bureau à distance.
Le changement se voyait avant même que j’aie envie de mesurer quoi que ce soit.
La souris suivait de nouveau ma main normalement. J’ai ouvert un fichier sur la machine distante, déplacé une fenêtre, saisi quelques commandes, puis repris l’appel.
Je n’attendais plus cette petite fraction de seconde avant de savoir si mon clic avait été reçu.
Le téléchargement qui tournait à côté continuait lui aussi.
C’était le résultat que je cherchais. Mon trafic passait toujours par un VPN, mais je n’envoyais plus chaque interaction faire le grand détour que j’avais moi-même ajouté à la route.
Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 et automatise davantage le choix du chemin. Ce qui m’intéressait surtout, c’était la conséquence pratique : au lieu de me demander de construire puis d’optimiser moi-même une chaîne de relais, il cherchait une route adaptée à la tâche.
Je n’avais pas eu à comparer dix combinaisons pour retrouver un bureau à distance utilisable.
Et c’est devenu son véritable avantage pour moi : il me ramenait à ce que j’essayais de faire au lieu de me faire administrer le trajet.
Le double VPN n’était finalement pas « trop lent pour la fibre »
C’est cette distinction qui a fini par changer complètement mon diagnostic.
Si le ping bondit dès que le deuxième relais apparaît, passer d’une fibre déjà rapide à une offre encore plus rapide ne récupérera pas les millisecondes perdues dans le détour.
Les paquets continueront à faire le trajet.
Bien sûr, un relais saturé ou un mauvais peering peuvent eux aussi faire monter la latence, et Mullvad note même qu’un multihop bien choisi peut parfois contourner une mauvaise route opérateur. Mais dans mon cas, le signal était difficile à ignorer : je rapprochais les relais, le ping baissait ; je supprimais le deuxième détour, le bureau à distance redevenait immédiatement confortable.
Je regarderais donc désormais la route avant le nombre de mégabits.
La petite application possède moins de localisations et moins d’historique public que les grands fournisseurs. Si mon objectif était précisément de construire une chaîne entre deux juridictions choisies et de contrôler chaque relais, cette différence compterait vraiment.
Mais ce matin-là, c’était justement tout ce que je ne voulais plus avoir à gérer.
Mon grand fournisseur me permettait de construire une route très défensive. En rapprochant ses relais, je pouvais réduire une partie de son coût.
Le second service m’a donné quelque chose de plus utile pour mon bureau à distance : un seul chemin protégé, choisi pour rester court et utilisable sans que j’aie à réfléchir à la géographie de chaque paquet.
C’est finalement ce que ma fibre gigabit m’avait fait oublier. Elle pouvait transporter énormément de données sans broncher, mais elle ne pouvait pas récupérer les millisecondes que j’avais volontairement dépensées en envoyant chaque mouvement de souris faire un aller-retour par un deuxième pays.
Pour mon bureau à distance, le deuxième relais n’était pas un problème de débit à résoudre.
C’était un détour que je n’avais aucune raison de prendre.
Questions fréquentes
Pourquoi mon ping augmente-t-il avec un double VPN alors que ma fibre reste très rapide ?
Parce que la bande passante disponible ne raccourcit pas la distance ni le nombre de réseaux traversés. Le deuxième relais ajoute un détour, et les usages interactifs ressentent ce temps supplémentaire à chaque aller-retour.
Le chiffrement supplémentaire est-il forcément la principale cause de la hausse de latence ?
Pas forcément. Dans le récit, rapprocher géographiquement les relais réduit nettement le ping, ce qui indique que le trajet joue un rôle important. Le coût de chiffrement existe, mais il n’explique pas à lui seul tous les cas.
Quand le multihop reste-t-il pertinent malgré son coût ?
Lorsqu’un modèle de menace justifie réellement plusieurs relais, par exemple pour compliquer certaines corrélations entre entrée et sortie. Dans ce cas, la latence supplémentaire fait partie du compromis plutôt que d’être un simple défaut à supprimer.
Comment tester ce problème si mon usage principal est le bureau à distance ?
Comparez la réactivité réelle — mouvements de souris, frappes, audio — avec le même service en double saut puis en tunnel unique. Un Speedtest de téléchargement peut rester excellent tout en masquant une latence gênante pour l’interaction.
