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TRAVEL NOTE

Pourquoi mon VPN fonctionne-t-il en 5G mais pas sur la fibre ? Le débit n’était pas le vrai problème

Portail professionnel bloqué avec le VPN sur la fibre alors que le partage 5G fonctionne

Le paradoxe était presque comique: mon téléphone affichait une 5G moyenne, mon appartement venait de passer à la fibre, et pourtant c’était la connexion mobile qui faisait fonctionner mon VPN.

J’avais une réunion client dans vingt minutes.

Sur la fibre, le VPN affichait Connecté. Mais le portail de l’entreprise restait blanc. Teams hésitait. Certaines pages s’ouvraient, d’autres tournaient indéfiniment.

J’ai commencé par le plus évident: relancer l’application.

Résumé de l’article et points clés

Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?

Le paradoxe était presque comique: mon téléphone affichait une 5G moyenne, mon appartement venait de passer à la fibre, et pourtant c’était la connexion mobile qui faisait fonctionner mon VPN. Le VPN n’était pas simplement « en panne », et ma fibre à 1 Gbit/s n’était certainement pas trop lente.

Points clés de l’article

  • Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Fibre et 5G: même Internet, chemin différent » ? C’est facile à oublier parce que, pour nous, tout finit dans le même navigateur. Mais une box fibre et un réseau mobile n’acheminent pas forcément les données de la même manière.
  • Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Mon premier réflexe a été de réparer le VPN habituel » ? Le VPN continuait à afficher qu’il était actif, mais le portail professionnel chargeait à moitié. Dans des discussions publiques autour de WireGuard, on retrouve régulièrement ce cas très concret: un tunnel marche sur le réseau mobile mais refuse de transporter correctement les données sur un Wi-Fi ou un accès fixe précis.
  • Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’ai ouvert l’application que je gardais pour les réseaux compliqués » ? Jusque-là, je le considérais surtout comme un outil de voyage. Sur le papier, mon fournisseur habituel paraissait donc plus complet.

Sources déjà citées dans l’article

Rien.

J’ai redémarré la box.

Toujours rien.

Puis j’ai désactivé le Wi-Fi et partagé la connexion 5G de mon téléphone.

Même ordinateur. Même VPN.

Cette fois, le portail s’est ouvert immédiatement.

Ce petit test a suffi à changer mon diagnostic. Le VPN n’était pas simplement « en panne », et ma fibre à 1 Gbit/s n’était certainement pas trop lente.

Le problème se trouvait quelque part dans la manière dont le tunnel traversait les deux réseaux.

Fibre et 5G: même Internet, chemin différent

C’est facile à oublier parce que, pour nous, tout finit dans le même navigateur.

Mais une box fibre et un réseau mobile n’acheminent pas forcément les données de la même manière.

En France, cette différence devient particulièrement visible avec la généralisation d’IPv6. Dans son état de l’Internet publié en juillet 2026, l’Arcep indique que 94 % des clients fixes grand public et 83 % des clients mobiles ont désormais IPv6 activé.

Entre ma fibre et ma 5G pouvaient donc changer l’adressage, la traduction IPv4/IPv6, le NAT et le chemin suivi par les paquets.

Un VPN doit composer avec tout cela.

Il ajoute lui-même une enveloppe au trafic. Si le chemin fixe gère mal certains paquets, certaines tailles ou certaines transitions, on peut obtenir exactement le symptôme que j’avais devant moi: le tunnel semble établi, mais les applications derrière ne fonctionnent pas correctement.

Je ne peux pas observer toutes les règles internes de ma box, de mon opérateur et des équipements intermédiaires. Mais je pouvais observer le résultat qui comptait: 5G, oui; fibre, non.

À partir de là, mon test de débit ne m’aidait plus.

Arrivée fibre et passerelle mobile empruntant deux chemins réseau distincts
La fibre et la 5G peuvent aboutir au même Internet tout en imposant au tunnel des chemins très différents.

Mon premier réflexe a été de réparer le VPN habituel

Mon fournisseur principal était pourtant un choix rassurant.

Grande marque. Beaucoup de serveurs. Plusieurs protocoles. Documentation détaillée.

Dans la plupart des comparatifs, ce sont des qualités.

J’ai donc ouvert les paramètres.

Mode automatique.

Toujours le même blocage.

J’ai changé de protocole.

Puis de serveur.

Déconnexion. Reconnexion. Nouveau test.

Le VPN continuait à afficher qu’il était actif, mais le portail professionnel chargeait à moitié.

Retour sur la 5G: tout fonctionnait.

Le symptôme n’a d’ailleurs rien d’exceptionnel. Dans des discussions publiques autour de WireGuard, on retrouve régulièrement ce cas très concret: un tunnel marche sur le réseau mobile mais refuse de transporter correctement les données sur un Wi-Fi ou un accès fixe précis.

Cela confirmait surtout une chose: continuer à changer de serveur ne traitait pas nécessairement la cause.

J’aurais pu aller plus loin.

Tester la MTU. Modifier IPv6. Explorer les paramètres de la box. Essayer encore plusieurs protocoles.

Mais ma réunion approchait.

Et c’est à cet instant que mon critère a changé.

Je ne cherchais plus le VPN qui me donnait le plus de réglages pour diagnostiquer ma fibre.

Je cherchais celui qui avait le moins besoin que je la diagnostique.

J’ai ouvert l’application que je gardais pour les réseaux compliqués

J’avais OnlydogVPN installé sur la machine après un autre déplacement.

Jusque-là, je le considérais surtout comme un outil de voyage. Le service est plus récent que les grands acteurs, possède moins d’avis indépendants et propose moins de localisations.

Sur le papier, mon fournisseur habituel paraissait donc plus complet.

Mais j’avais déjà beaucoup de choix.

Ce qui me manquait était une connexion qui fonctionne.

J’ai ouvert la petite application et choisi le réglage destiné à une connexion instable ou problématique.

Pas de recherche parmi une série de serveurs.

Pas de changement manuel entre plusieurs protocoles.

Connexion.

Puis j’ai rouvert le portail.

La page d’authentification est apparue.

J’ai saisi mon mot de passe.

Le tableau de bord s’est chargé.

J’ai lancé Teams.

La réunion était là.

Je suis entré.

Pour la première fois depuis le début de mes essais, je pouvais oublier le VPN et revenir à ce que j’étais censé faire.

Et c’est seulement après ce résultat que j’ai voulu comprendre pourquoi cette deuxième connexion se comportait mieux.

Le protocole m’intéressait moins que le résultat

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3, lui-même fondé sur QUIC.

Le détail utile tient en peu de mots: QUIC a été conçu pour mieux tolérer les pertes et les changements de chemin réseau que des connexions plus rigides.

C’est cohérent avec la manière dont OnlydogVPNprésente son fonctionnement sur des réseaux faibles ou changeants.

Mais si j’avais commencé par lire « HTTP/3 » dans une fiche technique, cela ne m’aurait probablement pas convaincu.

Ce qui m’a convaincu était beaucoup moins abstrait.

Sur la même fibre où je venais de changer plusieurs paramètres avec mon VPN habituel, le portail s’ouvrait maintenant sans que j’aie besoin de toucher au réseau.

Le protocole expliquait le résultat.

Il ne remplaçait pas le résultat.

Et cela m’a fait comprendre pourquoi je m’étais trompé de critère depuis le début.

Une fibre rapide ne garantit pas un tunnel stable

J’avais raisonné comme avec Speedtest.

Fibre: rapide.

5G: moins rapide.

Donc VPN sur fibre: forcément meilleur.

Sauf qu’un VPN ne demande pas seulement de la bande passante.

Il faut aussi que son tunnel s’adapte correctement au chemin réseau disponible. Une connexion à 1 Gbit/s peut donc être très rapide sans être particulièrement confortable pour un tunnel donné.

C’était exactement mon cas.

Je pouvais continuer à modifier ma configuration jusqu’à trouver la combinaison idéale.

Ou utiliser un service qui venait déjà de faire fonctionner la connexion dont j’avais besoin.

Pour quelqu’un qui administre son propre WireGuard, la première option peut être intéressante.

À vingt minutes d’une réunion client, beaucoup moins.

Puis la fibre a coupé quelques secondes

La réunion avait commencé depuis une vingtaine de minutes lorsque le Wi-Fi a disparu.

Mon téléphone a repris la 5G.

J’ai vu l’icône réseau changer et je me suis préparé au rituel habituel: image figée, VPN à reconnecter, retour dans la réunion.

L’image s’est arrêtée brièvement.

Puis elle est repartie.

Je n’ai pas rouvert l’application.

Le changement fibre–5G qui m’avait servi à diagnostiquer le problème au début venait involontairement de tester autre chose: la capacité de la connexion à récupérer lorsqu’elle change de chemin.

C’est justement l’un des mécanismes prévus par QUIC.

Je n’avais pas installé le service pour cette fonction.

Mais après avoir passé le début de la soirée à comparer une fibre qui ne marchait pas avec une 5G qui marchait, voir la connexion passer de l’une à l’autre sans nouvelle manipulation m’a donné une raison très concrète de le garder.

Alors pourquoi mon VPN fonctionne-t-il en 5G mais pas sur la fibre?

Parce que la 5G et la fibre ne sont pas simplement deux vitesses différentes vers le même Internet.

Le chemin change.

L’adressage peut changer.

Les équipements intermédiaires changent.

Et un tunnel qui supporte bien l’un peut se comporter beaucoup moins bien sur l’autre.

On peut résoudre le problème en inspectant chaque couche du réseau. Si l’objectif est de comprendre précisément sa configuration, c’est parfois la bonne méthode.

Ce n’était pas mon objectif.

Je voulais entrer dans une réunion.

Mon grand fournisseur me donnait davantage de serveurs, davantage de protocoles et davantage de paramètres à essayer. La deuxième application m’a donné quelque chose de beaucoup plus utile à ce moment précis: une connexion qui s’est remise à transporter normalement mon trafic sur la fibre, puis a continué lorsque le chemin réseau a changé.

Depuis, je regarde différemment les promesses de vitesse des VPN.

Quand ma 5G fonctionne et que ma fibre refuse de coopérer, je ne cherche plus d’abord le tunnel qui affiche le meilleur débit.

Je cherche celui qui continue à fonctionner quand le réseau, lui, décide de changer les règles du trajet.

Questions fréquentes

Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?

Le paradoxe était presque comique: mon téléphone affichait une 5G moyenne, mon appartement venait de passer à la fibre, et pourtant c’était la connexion mobile qui faisait fonctionner mon VPN. Le VPN n’était pas simplement « en panne », et ma fibre à 1 Gbit/s n’était certainement pas trop lente.

Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Fibre et 5G: même Internet, chemin différent » ?

C’est facile à oublier parce que, pour nous, tout finit dans le même navigateur. Mais une box fibre et un réseau mobile n’acheminent pas forcément les données de la même manière.

Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Mon premier réflexe a été de réparer le VPN habituel » ?

Le VPN continuait à afficher qu’il était actif, mais le portail professionnel chargeait à moitié. Dans des discussions publiques autour de WireGuard, on retrouve régulièrement ce cas très concret: un tunnel marche sur le réseau mobile mais refuse de transporter correctement les données sur un Wi-Fi ou un accès fixe précis.

Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’ai ouvert l’application que je gardais pour les réseaux compliqués » ?

Jusque-là, je le considérais surtout comme un outil de voyage. Sur le papier, mon fournisseur habituel paraissait donc plus complet.