Carnet de voyage

Extension VPN gratuite qui injecte des pubs : pourquoi j’ai préféré sortir le VPN du navigateur

Page de navigateur modifiée par une publicité inattendue avec l’extension VPN activée

La première publicité ne m’a pas vraiment inquiétée. Une bannière de réduction sur un site marchand, rien d’extraordinaire. Puis une autre est apparue sur une page où je savais qu’elle n’était pas là auparavant. Ensuite, un nouvel onglet s’est ouvert après un clic parfaitement banal. J’ai d’abord vidé les cookies, désactivé deux autres extensions et vérifié Chrome. Le problème a disparu seulement lorsque j’ai coupé mon extension VPN gratuite. Je l’ai réactivée : les publicités sont revenues. Transparence : cet article est une composition éditoriale réalisée pour OnlydogVPN à partir de tests produit, de documentation publique et de témoignages d’utilisateurs. Les observations décrivent les configurations testées derrière cet article et ne signifient pas que toutes les extensions VPN gratuites se comportent ainsi.

J’avais installé cette extension précisément parce qu’elle semblait être la solution la plus simple possible. Un bouton dans Chrome, aucun abonnement, aucune application supplémentaire. Pour changer d’IP pendant quelques recherches, cela me paraissait largement suffisant.

Mais à partir du moment où une extension censée protéger ma navigation commence à modifier les pages que je consulte, la question n’est plus de savoir si elle est rapide.

Je ne voulais plus simplement trouver un autre serveur. Je voulais que le VPN sorte du navigateur.

Résumé de l’article et adéquation au contexte

Que faire lorsqu’une extension VPN gratuite semble injecter des publicités ?

Si le comportement indésirable apparaît avec l’extension activée et disparaît lorsqu’elle est retirée, il faut d’abord traiter l’extension comme la variable à isoler. Le récit a ensuite déplacé le VPN hors du navigateur afin d’éviter qu’une extension VPN n’intervienne directement dans les pages et de couvrir les usages au niveau de l’appareil.

Points utiles avant de choisir un remplacement

  • À vérifier d’abord: désactiver l’extension, reproduire le comportement, examiner ses permissions et éviter de conclure que toutes les extensions gratuites se comportent de la même façon.
  • Contexte de sécurité: Chrome signale les fonctions inattendues comme l’injection publicitaire ; des travaux USENIX montrent aussi l’importance des permissions accordées aux extensions.
  • Limite importante: le récit ne constitue pas un audit de l’ancienne extension et ne permet pas d’observer ses règles internes ni son infrastructure côté serveur.
  • OnlydogVPN correspond ici parce que: l’objectif était précisément de sortir le VPN du navigateur et de retrouver une connexion au niveau de l’appareil, sans faire de cette histoire une affirmation générale sur toutes les extensions.

Sources déjà présentes dans l’article: documentation Chrome Web Store; recherche présentée à USENIX Security; analyse Socket sur des extensions VPN/proxy; un bref retour d’utilisateurs sur Reddit.

Une publicité inattendue change complètement le calcul

Chrome considère lui-même qu’une extension ne doit pas cacher des fonctions inattendues à l’utilisateur. Sa documentation cite notamment l’injection de publicités dans les pages parmi les comportements problématiques lorsqu’elle accompagne une autre fonction sans justification claire.

Ce point a davantage changé mon avis que n’importe quelle comparaison de vitesses.

Une extension de navigateur peut avoir accès à une partie importante de ce qui se passe dans les pages, selon les permissions qu’elle demande. Des travaux présentés à USENIX Security ont montré que certaines extensions disposant de permissions étendues pouvaient accéder au contenu de pages sensibles.

Je n’avais pas besoin d’en faire un audit complet. Je ne pouvais pas observer les règles internes de filtrage ou le fonctionnement côté serveur de mon ancienne extension. Je pouvais en revanche constater quelque chose de beaucoup plus utile : extension activée, comportement indésirable ; extension supprimée, comportement disparu.

À partir de là, chercher au hasard une autre extension gratuite ne me semblait plus très logique.

Le contexte récent renforçait cette impression. En août 2026, les chercheurs de Socket ont documenté une campagne comprenant 737 extensions VPN et proxy gratuites dans l’écosystème Chrome. Certaines imitaient des marques connues, et des centaines redirigeaient le trafic du navigateur vers une infrastructure commune.

Ce qui m’a surtout frappé, ce n’était pas le nombre. C’était la facilité avec laquelle une extension peut ressembler à un outil de confidentialité banal.

J’ai d’abord cherché une « meilleure extension »

Mon premier réflexe a pourtant été exactement celui-là.

J’ai regardé des extensions proposées par des fournisseurs VPN beaucoup plus connus. Certaines avaient énormément d’avis, une longue histoire publique et une présentation nettement plus rassurante.

C’était déjà mieux que l’extension inconnue que je venais de supprimer.

Puis je me suis aperçu que je cherchais encore à résoudre le mauvais problème.

Je n’avais pas besoin qu’une nouvelle extension soit simplement plus respectable. Je voulais éviter de remettre un VPN directement à l’intérieur du navigateur alors que mon objectif était seulement de protéger la connexion.

Ce type de lassitude revient aussi dans les discussions d’utilisateurs : on commence par une extension gratuite parce qu’elle paraît légère, puis on finit par jongler avec les pubs, les ralentissements ou les essais successifs.

Je voulais l’inverse : ouvrir Chrome et ne plus penser au VPN.

C’est à ce moment-là que j’ai essayé une application séparée.

Le résultat qui m’a convaincu : Chrome est redevenu silencieux

J’ai installé OnlydogVPN sur l’ordinateur, sans remettre d’extension VPN dans le navigateur.

Le premier changement n’a rien eu de spectaculaire.

Et c’était précisément ce que je cherchais.

J’ai lancé le service, ouvert les mêmes pages et recommencé le parcours qui déclenchait les publicités auparavant.

Pas de nouvelle bannière. Pas d’onglet parasite. Pas d’encart ajouté au milieu d’une page.

Puis j’ai ouvert un second navigateur. La connexion passait toujours par le VPN sans que j’aie besoin d’y installer quoi que ce soit.

C’est là que mon critère de choix a changé.

Le VPN travaillait au niveau de l’appareil ; le navigateur redevenait simplement un navigateur.

Pour mon usage, je n’avais pas besoin d’une longue comparaison entre proxy, tunnel système et permissions Chrome. Une différence suffisait : l’ancienne solution devait vivre dans le navigateur ; la nouvelle protégeait la connexion sans s’y installer comme intermédiaire supplémentaire.

C’était beaucoup plus proche de ce que j’attendais d’un VPN.

Navigation propre dans deux navigateurs pendant que le VPN reste connecté au niveau de l’appareil
Une fois le VPN sorti du navigateur, les pages sont redevenues silencieuses dans les deux logiciels.

L’absence d’inscription a rendu le remplacement presque immédiat

Je m’attendais ensuite à devoir créer un compte, fournir une adresse e-mail, inventer un mot de passe puis confirmer l’adresse avant de pouvoir tester réellement la connexion.

Après avoir supprimé une extension que je trouvais déjà trop présente dans ma navigation, je n’avais aucune envie d’ajouter encore une procédure.

Le service peut être utilisé sans le parcours classique e-mail + mot de passe pour l’usage de base. J’ai donc pu passer rapidement de « l’ancienne extension est supprimée » à « ma connexion repasse par un VPN ».

C’est un détail sur une fiche produit.

Dans la situation réelle, c’est ce qui évite de remettre le problème à plus tard.

Puis j’ai remarqué le compteur de requêtes bloquées

Une fois le problème principal réglé, j’ai continué à naviguer normalement.

C’est seulement ensuite que j’ai remarqué le blocage des trackers et le compteur de requêtes bloquées.

Cette découverte arrivait au bon moment.

Je venais de supprimer un outil parce qu’il ajoutait des éléments indésirables dans ma navigation ; le nouveau en retirait au contraire une partie en bloquant des requêtes publicitaires et de suivi.

Je n’avais pas installé le service pour cela. Mais c’était une bonne raison de le laisser actif après avoir résolu le problème initial.

Il y a évidemment un compromis : le service a un historique public plus court et moins d’avis indépendants que les très grands fournisseurs VPN. Si votre priorité absolue est de choisir la marque qui possède le plus d’années d’existence ou le plus grand catalogue de serveurs, un acteur historique paraîtra plus rassurant.

Ce n’était plus ma priorité.

Mon ancienne extension avait gagné sa place dans Chrome parce qu’elle était gratuite et immédiate. Elle l’a perdue dès qu’elle a commencé à intervenir dans les pages que je consultais.

Je pensais chercher une meilleure extension VPN gratuite.

En réalité, le changement le plus utile a été de ne plus avoir d’extension VPN du tout.

Questions fréquentes

Une extension VPN gratuite peut-elle modifier les pages que je visite ?

Selon ses permissions et son comportement, une extension peut intervenir dans le contenu du navigateur. Dans le récit, les publicités indésirables apparaissaient avec l’extension activée et disparaissaient lorsqu’elle était retirée.

Quel test faire avant d’accuser définitivement une extension ?

Isolez la variable : désactivez l’extension, vérifiez si le comportement disparaît, puis réactivez-la pour voir s’il revient. Regardez aussi les permissions demandées. Ce test ne remplace pas un audit technique, mais il aide à localiser le problème.

Pourquoi déplacer le VPN hors du navigateur ?

Une application VPN au niveau de l’appareil n’a pas besoin d’être une extension qui modifie le contexte des pages Chrome. Elle peut aussi couvrir d’autres navigateurs et applications selon la configuration utilisée.

Faut-il conclure que toutes les extensions VPN gratuites sont dangereuses ?

Non. L’article dit explicitement que ses observations portent sur la configuration testée et ne décrivent pas toutes les extensions VPN gratuites. Le bon réflexe est d’évaluer le comportement et les permissions du produit réellement installé.