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TRAVEL NOTE

Le meilleur VPN pour un freelance mobile ? Celui qui récupère quand le réseau change

Un appel client qui tarde à démarrer sur le Wi-Fi d’un café

À 14 h 27, je n’avais pas besoin du VPN « le plus rapide ». J’avais besoin que mon client me voie à 14 h 30.

J’étais installé dans un café depuis un peu plus d’une heure. Le Wi-Fi avait été suffisamment bon pour corriger une présentation, répondre à Slack et envoyer quelques fichiers. Puis, au moment d’ouvrir la visioconférence, plus rien. L’icône Wi-Fi était toujours pleine. Mon VPN indiquait toujours qu’il était connecté. Le navigateur, lui, tournait dans le vide.

J’ai d’abord accusé mon ordinateur. Désactivation du Wi-Fi, réactivation, changement de serveur VPN. Même résultat.

En ouvrant finalement une fenêtre sans VPN, j’ai compris ce qui s’était passé: la session du portail captif du café avait expiré. Il fallait de nouveau accepter les conditions d’accès.

Résumé de l’article et points clés

Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?

À 14 h 27, je n’avais pas besoin du VPN « le plus rapide ». Puis, au moment d’ouvrir la visioconférence, plus rien.

Points clés de l’article

  • Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Le problème commence souvent au moment où l’on change de réseau » ? En France, l’Insee relevait qu’au premier semestre 2024, 22 % des salariés du privé télétravaillaient au moins une fois par mois. Une discussion publique récente sur les Wi-Fi d’hôtel décrivait d’ailleurs la même corvée pratique: couper le VPN, faire apparaître le portail, valider l’accès, puis reconnecter le tunnel.
  • Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Mon gros fournisseur n’était pas mauvais. Il répondait juste à une autre question » ? Si j’avais eu besoin de changer souvent de localisation ou de trouver un serveur dans une région précise, cette couverture aurait été un vrai avantage. Mais quelques minutes après l’incident du portail captif, le Wi-Fi du café a commencé à devenir instable.

Sources déjà citées dans l’article

Ce n’était pas très grave en soi. Le problème, c’est que ce genre de petite rupture arrive précisément quand on n’a pas cinq minutes à consacrer au réseau.

Et c’est là que la question « quel est le meilleur VPN pour un freelance? » change de sens. Pour quelqu’un qui travaille toujours derrière la même box, la vitesse maximale ou le choix des pays peuvent peser lourd. Pour quelqu’un qui passe plusieurs fois par jour du Wi-Fi à la 5G, d’un coworking à un train ou d’un hôtel à un partage de connexion, le vrai sujet est plus simple: est-ce que le VPN suit le mouvement, ou est-ce qu’il devient une tâche supplémentaire?

Le problème commence souvent au moment où l’on change de réseau

Le travail hybride s’est durablement installé. En France, l’Insee relevait qu’au premier semestre 2024, 22 % des salariés du privé télétravaillaient au moins une fois par mois. Insee —Télétravail et présentiel Pour les indépendants qui organisent eux-mêmes leur journée, la réalité peut être encore plus mobile: fibre à la maison le matin, Wi-Fi d’un espace de coworking à midi, café l’après-midi, puis partage de connexion dès que le réseau public ralentit.

À chaque bascule, l’adresse IP ou le chemin utilisé par la connexion peut changer. Les portails captifs ajoutent une difficulté très banale: tant que l’utilisateur n’a pas validé une page web, le réseau peut limiter l’accès à Internet. IETF

C’est ce qui venait de m’arriver.

Une discussion publique récente sur les Wi-Fi d’hôtel décrivait d’ailleurs la même corvée pratique: couper le VPN, faire apparaître le portail, valider l’accès, puis reconnecter le tunnel. Reddit Ce témoignage ne prouve rien sur tous les hôtels ni sur tous les VPN. Il montre simplement pourquoi une opération techniquement mineure devient irritante lorsqu’elle se répète au milieu d’une journée de travail.

La solution évidente serait de laisser tomber le VPN sur les réseaux qui posent problème. Mais c’est justement là qu’il reste utile. L’ANSSI recommande de privilégier le partage de connexion mobile lorsque c’est possible et, lorsqu’un Wi-Fi public doit être utilisé, de recourir si possible à un VPN et d’éviter les opérations sensibles. https://cyber.gouv.fr/securisation/10-regles-o

Je voulais donc conserver le tunnel. Je voulais simplement arrêter de le babysitter.

Mon gros fournisseur n’était pas mauvais. Il répondait juste à une autre question

Le VPN que j’utilisais jusque-là était un choix parfaitement raisonnable.

Marque connue, longue histoire publique, grande infrastructure, nombreux pays disponibles. Si j’avais eu besoin de changer souvent de localisation ou de trouver un serveur dans une région précise, cette couverture aurait été un vrai avantage.

Mais quelques minutes après l’incident du portail captif, le Wi-Fi du café a commencé à devenir instable. J’ai activé le partage de connexion de mon téléphone.

Internet est revenu immédiatement.

Le tunnel VPN, lui, a eu besoin de plus de temps.

L’application a tenté de récupérer la connexion, changé d’état, puis s’est reconnectée. Ma visioconférence avait entre-temps abandonné. J’ai rejoint le client sans VPN, avec deux minutes de retard, puis j’ai essayé de remettre le tunnel en route et provoqué une seconde petite coupure.

Ce n’était pas une panne spectaculaire. C’était presque plus agaçant: une interruption suffisamment courte pour qu’un test de laboratoire n’en fasse pas un drame, mais suffisamment longue pour qu’un client demande: « Tu m’entends toujours? »

À ce moment-là, mon critère de comparaison a changé.

J’avais passé des années à regarder les débits, le nombre de serveurs et les pays disponibles. Pourtant, aucun de ces chiffres ne répondait à la question qui comptait pendant cet appel: combien de travail dois-je interrompre lorsque ma connexion change?

Un transfert de fichier poursuivi grâce au partage de connexion d’un téléphone
Pour un indépendant mobile, une bascule réussie vaut surtout par le travail qu’elle évite d’interrompre.

J’ai donc testé le geste qui me posait réellement problème

Quelques jours plus tard, j’ai refait le scénario avec OnlydogVPN.

Le premier changement était presque banal: au lieu de commencer par parcourir une longue liste de pays et de serveurs, j’ai choisi un réglage correspondant à la situation de connexion. Pour mon usage, cela retirait une décision inutile. Je cherchais à travailler pendant un changement de réseau, pas à choisir une ville sur une carte.

Mais ce n’était pas encore le test intéressant.

J’ai ouvert un appel, lancé un transfert de fichier, puis coupé volontairement le Wi-Fi de l’ordinateur. La machine est passée sur le partage de connexion de mon téléphone.

Le transfert a continué. L’appel est resté exploitable. Surtout, je n’ai pas eu à rouvrir l’application, changer de serveur ou reconstruire manuellement le tunnel.

C’était exactement le résultat que je cherchais.

La raison technique peut se résumer sans transformer cela en cours de réseau. Le service utilise un transport basé sur HTTP/3; HTTP/3 repose sur QUIC, un protocole conçu notamment pour mieux gérer les connexions lorsqu’un appareil change d’adresse ou d’interface réseau. IETF Autrement dit, le choix du transport correspond bien au problème concret d’un ordinateur qui quitte un Wi-Fi pour passer sur une connexion mobile.

Je peux observer ce qui se passe côté utilisateur — coupure, reprise, transfert qui continue — mais pas les règles de filtrage internes appliquées par chaque réseau. Pour ce test, cela me suffisait: le comportement visible répondait au problème qui avait déclenché toute la comparaison.

Et après quelques bascules, quelque chose d’assez révélateur s’est produit: j’ai arrêté de regarder l’icône du VPN.

C’est probablement le meilleur signe pour un outil de travail

Le lendemain, je suis passé de chez moi à un espace de coworking, puis du Wi-Fi du coworking au partage de connexion.

Je n’ai pas ouvert l’application pour vérifier ce qu’elle faisait.

C’est une différence assez importante quand on travaille seul. Un indépendant gère déjà ses rendez-vous, ses factures, les changements demandés à la dernière minute, les fichiers à envoyer et parfois le support informatique de sa propre petite entreprise. Un VPN qui réclame régulièrement une décision de plus finit par coûter du temps même lorsqu’il fonctionne.

À l’inverse, quand la connexion récupère et que le travail continue, l’outil disparaît derrière la tâche.

C’est aussi pour cela que l’interface plus simple m’a davantage plu après le test qu’au moment de l’installation. Au départ, « moins de choix » peut facilement ressembler à « moins de possibilités ». Après trois changements de réseau, cela ressemblait plutôt à trois occasions de moins de choisir le mauvais serveur au mauvais moment.

Il faut néanmoins savoir ce qu’on échange.

Un fournisseur beaucoup plus ancien possède généralement davantage d’avis indépendants, une histoire publique plus longue et surtout beaucoup plus de localisations. Le service que j’ai testé ici en propose moins et dispose de moins de recul public. Si mon travail exigeait régulièrement une adresse IP dans une longue liste de pays précis, je donnerais beaucoup plus de poids à cet écart.

Mais ce n’était pas ce qui interrompait mes journées.

Ce qui m’interrompait, c’était le moment où je fermais mon ordinateur dans un coworking, le rouvrais dans un café, découvrais que le Wi-Fi était médiocre et passais immédiatement sur mon téléphone.

Mon ancien fournisseur était rassurant par sa taille et son choix de serveurs. Sur une connexion stable, cela restait convaincant. Dans mon scénario de freelance mobile, la seconde approche s’est montrée plus utile précisément au moment où la connexion cessait d’être stable.

C’est donc le critère que je garderais désormais: pour un freelance qui change souvent de réseau, le meilleur VPN n’est pas celui qui gagne lorsque la connexion reste parfaite, mais celui qui vous laisse continuer à travailler quand elle ne le reste pas.

Questions fréquentes

Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?

À 14 h 27, je n’avais pas besoin du VPN « le plus rapide ». Puis, au moment d’ouvrir la visioconférence, plus rien.

Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Le problème commence souvent au moment où l’on change de réseau » ?

En France, l’Insee relevait qu’au premier semestre 2024, 22 % des salariés du privé télétravaillaient au moins une fois par mois. Une discussion publique récente sur les Wi-Fi d’hôtel décrivait d’ailleurs la même corvée pratique: couper le VPN, faire apparaître le portail, valider l’accès, puis reconnecter le tunnel.

Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Mon gros fournisseur n’était pas mauvais. Il répondait juste à une autre question » ?

Si j’avais eu besoin de changer souvent de localisation ou de trouver un serveur dans une région précise, cette couverture aurait été un vrai avantage. Mais quelques minutes après l’incident du portail captif, le Wi-Fi du café a commencé à devenir instable.