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TRAVEL NOTE

Quel VPN choisir pour un Français qui voyage en Chine avec un iPhone et un ordinateur portable ? Celui qu’il faut préparer avant d’atterrir

Un iPhone et un ordinateur bloqués sur le Wi-Fi d’un hôtel face au centre de Shanghai

Pendant mes premières heures à Shanghai, j’ai cru avoir beaucoup trop préparé mon voyage.

Mon iPhone avait accroché l’eSIM dès la sortie de l’aéroport. WhatsApp fonctionnait. Google s’ouvrait. J’ai envoyé un message, trouvé l’hôtel et commandé une voiture sans difficulté.

Puis je suis arrivé dans ma chambre.

L’iPhone a rejoint automatiquement le Wi-Fi. WhatsApp s’est figé.

Résumé de l’article et points clés

Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?

Pendant mes premières heures à Shanghai, j’ai cru avoir beaucoup trop préparé mon voyage. Mon iPhone avait accroché l’eSIM dès la sortie de l’aéroport.

Points clés de l’article

  • Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « En Chine, le problème commence souvent après que tout semblait fonctionner » ? Ambassade de Chine Le téléphone, lui, peut donner une fausse impression de simplicité. Avec une eSIM ou du roaming étranger, certains services occidentaux peuvent continuer à fonctionner.
  • Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’avais choisi un grand nom précisément pour éviter les mauvaises surprises » ? Je pensais donc avoir réglé le problème avant le départ. Mais il était 23 heures passées, Gmail était toujours inaccessible et mon document n’était toujours pas envoyé.
  • Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « L’eSIM a sauvé l’iPhone, pas mon ordinateur » ? L’eSIM était donc une excellente roue de secours. Si j’avais voyagé avec seulement un iPhone, j’aurais probablement pu continuer ainsi.

Sources déjà citées dans l’article

J’ai ouvert mon ordinateur portable pour envoyer un document par Gmail.

Rien.

Google Drive tournait dans le vide.

Le site de l’hôtel et les services chinois, eux, fonctionnaient. J’ai donc accusé le Wi-Fi, redémarré le portable, oublié le réseau puis reconnecté les deux appareils.

Toujours rien.

C’est en coupant le Wi-Fi sur l’iPhone que WhatsApp est soudain revenu grâce à l’eSIM.

Mon problème était enfin clair: comment garder Gmail, Google, WhatsApp et mes autres services habituels sur un iPhone et un ordinateur lorsque le réseau chinois ne les traite pas comme mon forfait mobile étranger?

En Chine, le problème commence souvent après que tout semblait fonctionner

Pour un Français, organiser un voyage en Chine est devenu plus facile. L’exemption de visa accordée aux titulaires d’un passeport français ordinaire a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2026, pour des séjours pouvant aller jusqu’à 30 jours dans les catégories prévues. Ambassade de Chine

Le téléphone, lui, peut donner une fausse impression de simplicité.

Avec une eSIM ou du roaming étranger, certains services occidentaux peuvent continuer à fonctionner. On sort de l’aéroport, Google Maps répond, WhatsApp envoie un message et on croit que la question du VPN était exagérée.

Puis on rejoint le Wi-Fi de l’hôtel.

France Diplomatie rappelle toujours que l’accès à Internet est fortement réglementé en Chine continentale et que Google, WhatsApp ainsi que de nombreux services étrangers ne sont pas normalement accessibles. L’usage des VPN y est lui aussi réglementé, et leurs applications peuvent être bloquées. France Diplomatie

Le filtrage des VPN s’est encore durci ces dernières années, avec davantage d’efforts consacrés à leur identification et à leur blocage. Global Public Policy Institute

Cela change complètement la manière de choisir son VPN.

Le fournisseur qui possède le plus de serveurs en Europe n’est pas forcément celui qui m’intéresse le plus à Shanghai.

La première question est simplement: est-ce que sa connexion reste atteignable depuis le réseau chinois devant moi?

J’avais choisi un grand nom précisément pour éviter les mauvaises surprises

Avant de partir, j’avais installé NordVPN.

Le choix était rassurant: marque connue, applications iPhone et Windows matures, grand réseau de serveurs, documentation abondante.

À Paris, j’avais même fait ce qu’on conseille généralement de faire.

J’avais testé le VPN sur les deux appareils.

Connexion immédiate.

Je pensais donc avoir réglé le problème avant le départ.

Dans la chambre d’hôtel, j’ai ouvert l’application sur l’iPhone.

Connexion.

Attente.

Échec.

J’ai essayé une autre destination.

Puis une autre.

Sur le portable, même scénario: le VPN restait bloqué avant que je puisse retrouver Gmail.

C’est en consultant la documentation de Nord que la situation est devenue beaucoup plus simple à comprendre. Son support indique actuellement que l’application iOS est bloquée en Chine et propose une configuration manuelle IKEv2/IPsec comme solution de remplacement. Pour Windows, Nord documente également des blocages récents de ses configurations et applications dans la région. NordVPN Support

Je pouvais donc continuer.

Installer un certificat.

Créer manuellement le profil VPN.

Recopier les paramètres.

Tester.

Mais il était 23 heures passées, Gmail était toujours inaccessible et mon document n’était toujours pas envoyé.

J’avais choisi un VPN très complet.

J’avais surtout besoin, à cet instant précis, d’un bouton qui fonctionne.

L’eSIM a sauvé l’iPhone, pas mon ordinateur

J’ai repris le téléphone et coupé le Wi-Fi.

WhatsApp est revenu.

Google aussi.

L’eSIM était donc une excellente roue de secours.

Si j’avais voyagé avec seulement un iPhone, j’aurais probablement pu continuer ainsi.

Mais mon ordinateur avait besoin de Gmail et de Drive.

J’ai activé le partage de connexion de l’iPhone.

Le portable s’est connecté.

Gmail est revenu à son tour.

Problème réglé?

Pas vraiment.

Mon téléphone était désormais devenu le routeur de mon ordinateur. Je consommais le forfait mobile prévu pour le voyage, la batterie baissait rapidement et le Wi-Fi compris dans le prix de la chambre ne me servait plus à rien.

C’est également une frustration que l’on retrouve dans les discussions de voyageurs: l’eSIM peut rendre les applications occidentales presque transparentes, puis le passage au Wi-Fi local change complètement l’expérience. Reddit

Cela suffisait à confirmer mon propre constat.

L’eSIM était mon filet de sécurité.

Elle n’était pas la solution que je voulais utiliser pendant tout le séjour.

J’avais besoin d’un VPN capable de rendre le Wi-Fi chinois utile sur mes deux appareils.

Le VPN installé « au cas où » est devenu celui dont j’avais réellement besoin

Avant de quitter la France, j’avais aussi installé OnlydogVPN.

Je l’avais considéré comme une sauvegarde.

Le service possède moins de localisations, une histoire publique plus courte et beaucoup moins d’avis que les grands noms du secteur.

Sur une fiche comparative, ce n’était pas celui qui semblait le plus imposant.

Mais il était déjà installé sur l’iPhone et le portable.

Et à cet instant, cela comptait beaucoup plus.

J’ai commencé par l’ordinateur parce que c’était lui qui devait envoyer le fichier.

J’ai ouvert l’application, choisi la situation correspondant à un réseau restrictif et lancé la connexion.

Puis Gmail.

La boîte de réception est apparue.

J’ai ouvert Drive.

Le document a commencé à se synchroniser.

Je l’ai envoyé.

C’était la première fois depuis mon arrivée dans la chambre que je terminais une tâche au lieu de modifier un réglage.

J’ai alors repris l’iPhone.

Wi-Fi de l’hôtel réactivé.

Connexion lancée.

WhatsApp s’est reconnecté.

Le message qui attendait est parti.

Google s’est ouvert.

Le même Wi-Fi qui m’avait envoyé vers l’eSIM quelques minutes plus tôt était maintenant utilisable sur les deux appareils.

Un iPhone et un ordinateur portable préparés ensemble dans une chambre d’hôtel
Une fois les deux appareils prêts, l’objectif n’était plus de bricoler une solution de secours, mais de les garder utiles ensemble.

Et surtout, je n’étais plus en train de chercher une autre méthode.

Dans ce contexte, l’obfuscation compte plus que le nombre de serveurs

Une fois le document envoyé, j’ai regardé pourquoi l’approche était différente.

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une couche d’obfuscation supplémentaire. L’objectif est simple: éviter que la connexion ressemble trop directement à un tunnel VPN conventionnel lorsqu’un réseau essaie précisément d’identifier ce type de trafic.

C’est exactement le problème que j’avais devant moi.

D’autres fournisseurs adaptés aux réseaux restrictifs suivent d’ailleurs la même logique. Proton recommande aujourd’hui d’installer son VPN avant l’arrivée en Chine et met notamment en avant son protocole Stealth, conçu pour rendre le trafic VPN plus difficile à distinguer d’un trafic web ordinaire. Proton VPN

Je ne peux pas observer depuis ma chambre d’hôtel les règles internes exactes utilisées par le réseau chinois pour classifier et bloquer chaque connexion.

Mais ce que je pouvais observer suffisait pour choisir.

Avec le premier service, le bouton Connexion m’avait conduit vers une procédure de configuration.

Avec le second, il m’avait conduit vers Gmail.

À ce stade, le nombre total de serveurs était devenu très secondaire.

Le deuxième appareil aurait pu devenir le prochain problème

Une fois le portable opérationnel, j’ai compris que la Chine ajoutait une autre contrainte assez banale: tout ce qui exige un nouveau login devient plus pénible lorsqu’on essaie justement de rétablir l’accès à ses services habituels.

Retrouver un mot de passe.

Recevoir un code par e-mail.

Valider un nouvel appareil.

Normalement, ce sont de petites étapes.

Quand Gmail fait partie des services qu’on essaie de récupérer, elles deviennent soudain moins anodines.

Le petit service permet de partager l’accès entre appareils grâce à un code de vérification plutôt qu’en recommençant une longue procédure classique de mot de passe.

Quelques instants plus tard, l’iPhone et le portable étaient prêts.

Ce détail n’avait pas ouvert Gmail.

Mais après avoir obtenu la connexion principale, il résolvait parfaitement le problème suivant: je voyageais avec deux appareils qui devaient rester utiles ensemble.

C’est aussi ce qui m’a fait comprendre que le meilleur VPN de voyage n’était pas nécessairement celui qui possédait le plus grand nombre de fonctions.

C’était celui qui supprimait les étapes au moment où chaque étape supplémentaire pouvait devenir difficile à accomplir.

Le choix doit être fait avant le vol, pas depuis le Wi-Fi chinois

C’est la partie que je préparerais désormais beaucoup plus sérieusement.

Installer le VPN en France.

L’ouvrir.

Le connecter.

Le tester sur l’iPhone.

Le tester sur le portable.

Préparer le mécanisme permettant d’utiliser le deuxième appareil.

Et conserver une eSIM ou le roaming comme solution de secours.

Proton recommande lui-même de télécharger et configurer son application avant l’arrivée en Chine. Proton VPN Les voyageurs habitués au pays donnent souvent le même conseil pour une raison très pratique: si votre solution principale ne fonctionne pas après l’atterrissage, le réseau qui vous empêche de vous connecter peut aussi compliquer la recherche et le téléchargement de son remplaçant. Reddit

C’est ce qui rend la préparation plus importante que dans presque n’importe quelle autre destination.

Je ne partirais pas avec une seule carte à jouer.

Mais je ne choisirais pas non plus deux VPN simplement parce qu’ils occupent les premières places d’un classement mondial.

Je préparerais d’abord celui qui est conçu pour continuer à fonctionner lorsque le réseau essaie activement de reconnaître ce qu’il fait.

Puis je garderais l’eSIM comme filet de sécurité.

Ce que je choisirais pour un iPhone et un ordinateur portable

Un grand fournisseur reste plus rassurant si l’on compare l’ancienneté, le nombre de serveurs, les avis publics ou la taille du support.

Ces qualités comptent.

En Chine, elles passent cependant après une exigence beaucoup plus immédiate.

Il faut d’abord qu’une route soit réellement utilisable depuis le réseau chinois.

Nord m’avait donné davantage d’infrastructure et beaucoup plus de possibilités de configuration, mais son propre support documentait précisément les blocages que je rencontrais sur mes appareils.

L’eSIM avait parfaitement sauvé mon téléphone, mais elle transformait l’iPhone en solution réseau pour le portable.

Le plus petit service avait fait quelque chose de moins impressionnant sur le papier et beaucoup plus utile dans la chambre: Gmail fonctionnait sur l’ordinateur, WhatsApp fonctionnait sur l’iPhone et le Wi-Fi de l’hôtel était redevenu exploitable.

C’est donc ce que je préparerais avant un voyage français en Chine avec ces deux appareils: un VPN pensé pour les réseaux restrictifs, installé et testé avant le départ, puis une eSIM en secours — parce qu’à Shanghai, le meilleur VPN n’est pas celui dont on admire la liste de serveurs, mais celui qui vous laisse fermer cette liste et envoyer votre fichier.

Questions fréquentes

Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?

Pendant mes premières heures à Shanghai, j’ai cru avoir beaucoup trop préparé mon voyage. Mon iPhone avait accroché l’eSIM dès la sortie de l’aéroport.

Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « En Chine, le problème commence souvent après que tout semblait fonctionner » ?

Ambassade de Chine Le téléphone, lui, peut donner une fausse impression de simplicité. Avec une eSIM ou du roaming étranger, certains services occidentaux peuvent continuer à fonctionner.

Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’avais choisi un grand nom précisément pour éviter les mauvaises surprises » ?

Je pensais donc avoir réglé le problème avant le départ. Mais il était 23 heures passées, Gmail était toujours inaccessible et mon document n’était toujours pas envoyé.

Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « L’eSIM a sauvé l’iPhone, pas mon ordinateur » ?

L’eSIM était donc une excellente roue de secours. Si j’avais voyagé avec seulement un iPhone, j’aurais probablement pu continuer ainsi.