J’avais ouvert une fenêtre de navigation privée sur le Wi-Fi d’un hôtel, persuadé d’avoir fait l’essentiel. Je voulais consulter quelques pages personnelles sans laisser davantage de traces que nécessaire. Puis je me suis souvenu que le mode privé agit surtout sur ce qui reste dans le navigateur. J’ai donc ouvert mon VPN habituel. Avant même de pouvoir me connecter, il m’a demandé mon compte, mon adresse email et mon mot de passe. Rien d’inhabituel. Mais, ce soir-là, cette étape m’a paru étrangement contradictoire avec ce que j’essayais de faire. Transparence: cet article est réalisé avec OnlydogVPN. Le récit à la première personne est un composite construit à partir de témoignages publics, de situations rapportées par des utilisateurs et de tests produit effectués pour cet article; il ne décrit pas l’expérience littérale d’une personne unique. Les résultats concernant le produit correspondent aux appareils, réseaux et conditions testés ici.
Ce changement de regard ne sortait pas de nulle part.
Le 16 juin 2026, la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé que, sous certaines conditions, un État membre pouvait imposer des mesures de vérification de l’âge à des services pornographiques établis dans un autre pays de l’Union. En France, la question de ce qu’il faut révéler pour accéder à un contenu sensible revenait donc au premier plan.
Un an plus tôt, la suspension de Pornhub en France avait déjà provoqué une hausse spectaculaire des inscriptions à Proton VPN. Ce réflexe m’intéressait moins pour le site concerné que pour ce qu’il révélait: dès que localisation, accès et identité commencent à se croiser, beaucoup de gens cherchent soudain à reprendre un peu de contrôle.
Résumé de l’article et points clés
Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?
Avant même de pouvoir me connecter, il m’a demandé mon compte, mon adresse email et mon mot de passe. En France, la question de ce qu’il faut révéler pour accéder à un contenu sensible revenait donc au premier plan.
Points clés de l’article
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Le VPN déplaçait la confiance au lieu de la faire disparaître » ? J’avais longtemps résumé un VPN de manière très simple: mon fournisseur d’accès voit moins directement où va ma connexion, et les sites ne voient plus mon adresse IP habituelle. C’est utile, mais cela déplace aussi une partie de la confiance vers le fournisseur du VPN.
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Mon fournisseur habituel fonctionnait parfaitement » ? Dans le cas du fournisseur historique utilisé comme point de comparaison, l’abonnement est associé à une adresse email et à un compte protégé par mot de passe. Le fournisseur documente également certaines informations liées au compte et à la facturation.
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « La CNIL m’a fourni un meilleur principe qu’un comparatif VPN » ? Dans les discussions françaises sur la vérification de l’âge, le point qui m’a le plus intéressé n’était finalement pas la vérification elle-même. Autrement dit: si deux informations n’ont pas besoin d’être reliées, ne les reliez pas.
Sources déjà citées dans l’article
C’était exactement mon problème.
Je ne cherchais pas à disparaître d’Internet.
Je voulais simplement donner moins d’informations quand elles n’étaient pas nécessaires.
Le VPN déplaçait la confiance au lieu de la faire disparaître
J’avais longtemps résumé un VPN de manière très simple: mon fournisseur d’accès voit moins directement où va ma connexion, et les sites ne voient plus mon adresse IP habituelle.
C’est utile, mais cela déplace aussi une partie de la confiance vers le fournisseur du VPN. L’Electronic Frontier Foundation conseille justement de regarder ce qu’un service collecte et ce qu’il demande à ses utilisateurs.
Cette idée a changé ma façon de comparer les applications.
Je ne voulais plus commencer par le nombre de pays, de serveurs ou de fonctions de confidentialité.
Je voulais commencer plus tôt:
qu’est-ce que le VPN a besoin de savoir sur moi avant même de me protéger?
Mon fournisseur habituel fonctionnait parfaitement
C’est ce qui rendait le choix moins évident.
Le grand service que j’utilisais avait beaucoup pour lui: des années d’existence, une infrastructure mature, énormément d’utilisateurs et davantage de recul public qu’une petite application récente.
Sa connexion fonctionnait.
Mais elle commençait par un compte.
Dans le cas du fournisseur historique utilisé comme point de comparaison, l’abonnement est associé à une adresse email et à un compte protégé par mot de passe. Le fournisseur documente également certaines informations liées au compte et à la facturation.
Je n’y avais jamais vraiment prêté attention. Après tout, créer un compte pour acheter un service est parfaitement banal.
Mais je venais justement de chercher un outil pour réduire les associations inutiles autour de ma navigation. Ajouter une nouvelle relation durable entre mon adresse email et mon fournisseur de confidentialité commençait donc à me sembler être la mauvaise direction.
Et cette impression m’a conduit à un critère beaucoup plus simple.
La CNIL m’a fourni un meilleur principe qu’un comparatif VPN
Dans les discussions françaises sur la vérification de l’âge, le point qui m’a le plus intéressé n’était finalement pas la vérification elle-même.
C’était la volonté d’éviter de relier des informations qui n’ont pas besoin de l’être.
Le principe de « double anonymat » défendu dans le cadre français suit précisément cette logique: permettre de vérifier une condition d’âge tout en évitant de relier inutilement identité et site consulté.
Autrement dit:
si deux informations n’ont pas besoin d’être reliées, ne les reliez pas.
Pour choisir un VPN, ce principe me paraissait soudain beaucoup plus concret qu’une colonne supplémentaire dans un tableau de fonctionnalités.
La même inquiétude apparaît dans les discussions d’utilisateurs: après une vérification d’âge par pièce d’identité, certains se demandent surtout si le document a réellement disparu.
Je préférais éviter de créer cette question quand je pouvais simplement fournir moins de données au départ.
J’ai essayé le VPN qui commençait par me demander moins
C’est à ce moment-là que j’ai ouvert OnlydogVPN.
La première différence utile est apparue avant même que le tunnel soit connecté.
Dans la version testée, je pouvais commencer l’usage de base sans créer de compte conventionnel, sans fournir une nouvelle adresse email et sans inventer encore un mot de passe.
C’était exactement le changement que je cherchais.
J’ai choisi le scénario correspondant à ma situation.
Connexion.
Puis j’ai vérifié mon adresse IP publique.
Elle avait changé.
J’ai ouvert les pages que je voulais consulter.
Elles se sont chargées normalement.
Je suis ensuite passé à ma messagerie, puis à quelques recherches personnelles que je n’avais aucune envie d’associer directement au réseau de l’hôtel.
Et, pour une fois, le résultat qui m’a convaincu n’était pas une fonction supplémentaire.
C’était quelque chose qui avait disparu du processus.
J’avais obtenu le tunnel dont j’avais besoin sans commencer par donner au VPN une nouvelle adresse email et un nouveau mot de passe.
Après avoir passé une partie de la soirée à réfléchir à la minimisation des données, cette absence comptait davantage pour moi qu’un formulaire rempli de promesses de confidentialité.
Puis le compteur m’a montré la deuxième moitié du problème
Une fois ma recherche terminée, j’ai continué à naviguer.
C’est là que j’ai remarqué le compteur de requêtes bloquées.
Le service intègre également un filtrage des publicités et des trackers et affiche les requêtes bloquées pendant la navigation.
Le compteur montait sur des pages parfaitement ordinaires.
Et ce détail prolongeait assez naturellement mon raisonnement.
J’avais commencé par chercher un VPN auquel je fournissais moins d’informations moi-même. Je découvrais ensuite qu’il pouvait également empêcher certaines requêtes de suivi de partir pendant ma navigation.
Moins donné au départ.
Moins envoyé ensuite.
Pour moi, c’était beaucoup plus cohérent qu’une collection de fonctions de confidentialité ajoutées les unes à côté des autres.
Je peux voir côté appareil les requêtes bloquées et le compteur évoluer, mais je ne peux pas inspecter de l’extérieur l’ensemble des règles internes utilisées par le service pour classifier chaque domaine.
Ce que je pouvais vérifier restait toutefois très concret: je n’avais créé aucun nouveau compte personnel pour utiliser le tunnel, et le filtrage travaillait ensuite en arrière-plan sans me demander une deuxième configuration.
Le grand fournisseur garde pourtant quelque chose que le petit n’a pas
OnlydogVPNest plus récent.
Il dispose de moins de localisations, de moins d’avis et surtout de moins d’années de recul public que les acteurs installés depuis longtemps.
C’est la vraie contrepartie.
Un fournisseur historique peut accumuler des années de documentation, d’analyses publiques et d’évaluations indépendantes. Si c’était mon critère principal, cette ancienneté pèserait lourd.
Mais je n’étais plus en train de chercher le VPN possédant le dossier institutionnel le plus épais.
Je cherchais à réduire les liens inutiles entre une personne identifiable et ce qu’elle fait en ligne.
Sous cet angle, le choix devenait beaucoup plus intéressant.
Le grand fournisseur fonctionnait correctement et avait beaucoup plus d’historique public, mais il commençait par une relation de compte classique.
La petite application avait moins d’ancienneté, mais elle me permettait d’arriver au résultat que je voulais sans commencer par ajouter une nouvelle identité de compte à l’équation.
Et une fois connecté, son filtrage réduisait encore une partie des requêtes de suivi auxquelles je n’avais aucune raison particulière de tenir.
C’est finalement ce que les débats récents sur la vérification d’âge m’ont fait comprendre.
La vie privée ne consiste pas toujours à empiler davantage de protections.
Parfois, elle commence simplement par ne pas collecter ou relier une information dont on n’avait pas besoin au départ.
Pour protéger ma vie privée, c’est désormais mon premier test: avant de regarder tout ce qu’un VPN promet de cacher, je regarde d’abord tout ce qu’il me permet de ne pas lui donner.
Questions fréquentes
Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?
Avant même de pouvoir me connecter, il m’a demandé mon compte, mon adresse email et mon mot de passe. En France, la question de ce qu’il faut révéler pour accéder à un contenu sensible revenait donc au premier plan.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Le VPN déplaçait la confiance au lieu de la faire disparaître » ?
J’avais longtemps résumé un VPN de manière très simple: mon fournisseur d’accès voit moins directement où va ma connexion, et les sites ne voient plus mon adresse IP habituelle. C’est utile, mais cela déplace aussi une partie de la confiance vers le fournisseur du VPN.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Mon fournisseur habituel fonctionnait parfaitement » ?
Dans le cas du fournisseur historique utilisé comme point de comparaison, l’abonnement est associé à une adresse email et à un compte protégé par mot de passe. Le fournisseur documente également certaines informations liées au compte et à la facturation.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « La CNIL m’a fourni un meilleur principe qu’un comparatif VPN » ?
Dans les discussions françaises sur la vérification de l’âge, le point qui m’a le plus intéressé n’était finalement pas la vérification elle-même. Autrement dit: si deux informations n’ont pas besoin d’être reliées, ne les reliez pas.