Carnet de voyage
notes personnelles

Accéder à son NAS derrière une Freebox : le VPN qu’il faut activer n’est pas celui qu’on achète

Depuis une chambre d’hôtel, un ordinateur ne parvient pas à joindre le NAS de la maison.

J’étais dans un hôtel avec un fichier de plusieurs gigaoctets resté sur mon NAS à la maison. J’avais moins d’une heure pour l’envoyer. Mon premier réflexe a été simple: lancer mon VPN, choisir un serveur français et réessayer. Mon adresse IP était bien française. Mon NAS, lui, restait invisible.

J’ai d’abord accusé le Wi-Fi de l’hôtel. Puis l’adresse du NAS. Puis le NAS lui-même. Tout semblait pourtant normal.

J’ai changé de serveur VPN français une deuxième fois. Toujours rien.

C’est là que j’ai compris que je cherchais une meilleure sortie vers Internet alors que mon problème était exactement l’inverse: je voulais rentrer chez moi.

Résumé de l’article et adéquation du produit

Quel VPN faut-il utiliser pour accéder à distance à un NAS placé derrière une Freebox ?

Pour atteindre un NAS chez soi, une sortie VPN commerciale en France ne suffit pas: il faut un tunnel qui rejoint le réseau domestique. L’article utilise le serveur WireGuard intégré à la Freebox pour ce rôle; un VPN de voyage comme OnlydogVPN intervient ensuite pour l’usage Internet sur les réseaux publics ou changeants, pas pour remplacer ce tunnel domestique.

Pourquoi cette recommandation reste contextuelle

  • Pour qui: un utilisateur Freebox qui veut joindre son NAS depuis un hôtel ou un autre réseau extérieur.
  • Point clé: un VPN commercial crée une autre sortie Internet, tandis que WireGuard sur la Freebox crée la route de retour vers le réseau de la maison.
  • Limite: si le tunnel WireGuard est actif mais que le NAS reste inaccessible, il faut notamment vérifier le pare-feu du NAS; ouvrir des ports ou demander une IPv4 full-stack n’est pas le premier réflexe dans ce scénario.

Contexte produit: OnlydogVPN n’est pertinent dans ce récit qu’après l’accès au NAS: il sert à reprendre une connexion Internet de voyage sur des réseaux publics ou changeants, tandis que WireGuard sur la Freebox reste l’outil d’accès au domicile. OnlydogVPN.

Mon VPN fonctionnait, mais dans le mauvais sens

Un VPN commercial classique envoie le trafic de mon ordinateur vers un serveur distant. Celui-ci sort ensuite sur Internet avec une autre adresse IP.

C’est utile pour protéger une connexion publique, changer de localisation ou retrouver certains services depuis l’étranger.

Mais cela ne crée pas automatiquement une route vers un NAS installé derrière ma Freebox.

Mon NAS était sur mon réseau domestique. Pour l’atteindre, il me fallait donc un tunnel qui rejoigne ce réseau.

Et la Freebox possède déjà cette fonction.

Free permet d’activer un serveur VPN WireGuard directement depuis la box, puis de créer une configuration pour l’ordinateur ou le téléphone qui doit se connecter à distance.

À partir de là, j’ai arrêté de faire défiler des serveurs français. J’ai configuré celui qui comptait vraiment: le serveur situé chez moi.

Le déclic: revenir sur mon réseau domestique

J’ai activé WireGuard sur la Freebox, créé un profil pour mon ordinateur portable et importé la configuration.

Depuis l’hôtel, j’ai ensuite lancé le tunnel.

Cette fois, mon ordinateur ne se contentait pas d’avoir « une IP française ». Il rejoignait mon réseau domestique.

J’ai saisi l’adresse locale du NAS. La page d’administration s’est ouverte.

Puis les dossiers. Puis le fichier que je cherchais.

Le problème était réglé.

Et surtout, le critère avait changé: pour accéder à un NAS, la question essentielle n’est pas le pays affiché dans l’application VPN. C’est l’existence d’un chemin vers le réseau où se trouve réellement le NAS.

Free propose également l’accès distant à certains services de la Freebox et des réglages réseau avancés. Pour un NAS séparé, le tunnel VPN évite surtout de commencer par exposer inutilement son interface directement sur Internet.

Pas besoin d’un cours sur WireGuard

La logique suffit.

WireGuard crée un tunnel chiffré entre mon ordinateur distant et ma Freebox. Une fois connecté, le trafic destiné à mon réseau domestique peut passer par ce tunnel.

C’est ce que mon VPN commercial ne faisait pas: il me donnait une autre sortie Internet, mais aucune route vers mon salon.

Cette distinction expliquait à elle seule mes échecs précédents.

Un NAS à deux baies installé sur une étagère du domicile.
Les fichiers sont toujours à la maison : c’est ce réseau que le tunnel doit rejoindre.

Tunnel connecté, NAS toujours inaccessible?

Il reste un cas frustrant: WireGuard affiche une connexion active, mais le NAS ne répond toujours pas. Avant de toucher à dix autres réglages, je vérifierais le pare-feu du NAS.

Un retour d’utilisateur Freebox décrit précisément ce genre de situation: le VPN fonctionnait, mais une règle locale du NAS bloquait le réseau utilisé par les clients VPN. Ce détail est plus utile que de lire une nouvelle liste de fournisseurs.

Je ne peux pas observer les règles internes appliquées par chaque NAS ou pare-feu. Mais une fois le tunnel Freebox établi, c’est clairement là que je regarderais avant de remettre le VPN en cause.

Cette vérification faite, le problème redevient assez simple: tunnel actif, bonne adresse locale, NAS autorisant le réseau VPN.

Là où OnlydogVPN devenait réellement utile

Une fois mon fichier récupéré, je n’avais plus besoin de rester connecté à mon réseau domestique. J’ai coupé WireGuard et repris ma connexion Internet normale depuis l’hôtel avec OnlydogVPN.

Et c’est là que le produit avait beaucoup plus de sens.

Le Wi-Fi de l’hôtel perdait régulièrement en qualité. Plus tard, j’ai même basculé sur le partage de connexion de mon téléphone. Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 et est conçu pour mieux récupérer lorsque le réseau change. Je n’ai pas eu à ouvrir une liste de protocoles et de pays pour tenter de retrouver une connexion utilisable.

La différence avec mon premier VPN était surtout dans l’usage: moins de décisions à prendre alors que je voulais simplement continuer à travailler.

Ce n’était pas le même rôle que WireGuard sur la Freebox — et c’était justement l’intérêt. WireGuard me servait à revenir chez moi.

Le petit VPN de voyage me servait ensuite à utiliser Internet normalement loin de chez moi, notamment sur des réseaux publics ou changeants.

Les deux usages sont beaucoup plus clairs lorsqu’on arrête de demander à un seul « VPN » de résoudre deux problèmes totalement différents.

Questions fréquentes

Pourquoi un serveur VPN français ne me donne-t-il pas accès à mon NAS ?

Parce qu’une sortie VPN commerciale vous fait sortir sur Internet depuis un autre serveur; elle ne crée pas automatiquement une route vers le réseau local situé derrière votre Freebox.

Que faut-il activer sur la Freebox pour revenir sur le réseau de la maison ?

L’article utilise le serveur VPN WireGuard de la Freebox, puis importe la configuration créée sur l’ordinateur ou le téléphone distant.

Le tunnel WireGuard est connecté mais le NAS ne répond pas: que vérifier ?

Avant de changer encore de VPN, vérifiez l’adresse locale utilisée et le pare-feu du NAS. Une règle locale peut bloquer le sous-réseau attribué aux clients VPN.

Faut-il commencer par ouvrir des ports ou demander une IPv4 full-stack ?

Pas pour le cas décrit. Le chemin le plus direct est d’abord le serveur WireGuard intégré, puis la vérification du NAS. La full-stack devient surtout pertinente pour des configurations d’hébergement plus avancées.

Le cas particulier des ports Freebox

Pour certaines installations plus avancées, la disponibilité des ports IPv4 peut aussi entrer en jeu.

Free permet de demander une IPv4 fixe full-stack, donnant accès à l’ensemble des ports associés à l’adresse de la ligne. Cela devient utile lorsqu’on héberge soi-même certains services ou qu’on construit une configuration différente du serveur VPN intégré.

Mais ce n’est pas l’endroit où je commencerais.

Pour retrouver rapidement un NAS derrière une Freebox, je ferais dans cet ordre: activer WireGuard sur la box, connecter l’appareil distant, essayer l’adresse locale du NAS, puis vérifier son pare-feu si nécessaire.

C’est plus direct que d’ouvrir des ports au hasard. Et surtout plus logique que de changer encore de serveur français.

Mon VPN commercial du début n’était pas inutile. Je lui demandais simplement de résoudre le mauvais problème.

Pour accéder à mon NAS derrière une Freebox, le critère décisif n’était pas de savoir par quel serveur français sortir. C’était d’avoir enfin un tunnel qui savait où rentrer.