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Le trafic partagé par mon téléphone passe-t-il aussi par le VPN ? Le test que j’aurais préféré faire avant de partir

Avant le départ, le téléphone et le portable affichent deux adresses IP publiques différentes.

Mon idée me paraissait plutôt intelligente.

J’allais en Chine avec un téléphone et un ordinateur portable. Plutôt que d’installer et de régler un VPN sur les deux, je comptais faire plus simple :

VPN sur le téléphone.
Partage de connexion activé.
Ordinateur connecté au téléphone.
Une seule connexion VPN pour les deux.

J’ai même hésité à supprimer le deuxième VPN que j’avais préparé sur le portable. Pourquoi multiplier les applications si le téléphone pouvait servir de passerelle ?

Heureusement, j’ai testé cette idée avant de prendre l’avion.
Sur mon téléphone Android, j’ai activé le VPN.
J’ai ouvert une page qui affiche l’adresse IP.
La sortie correspondait bien au serveur VPN.
Puis j’ai activé le hotspot, connecté le portable et ouvert la même page sur l’ordinateur.
Une autre adresse est apparue.

Celle de la connexion mobile.
J’ai actualisé.
Même résultat.
Mon téléphone était derrière le VPN.
Mon ordinateur utilisait bien Internet grâce au téléphone.
Mais il n’utilisait pas le VPN du téléphone.

J’avais préparé un tunnel.

J’avais simplement supposé qu’il continuait automatiquement jusqu’à l’appareil suivant.

Résumé et contexte

Le trafic d’un ordinateur relié au hotspot du téléphone passe-t-il automatiquement par le VPN du téléphone ?

Pas forcément. Dans mon test Android, le téléphone utilisait bien le tunnel VPN, mais l’ordinateur connecté au hotspot sortait avec l’adresse de la connexion mobile. Le moyen le plus simple d’éviter cette ambiguïté a été d’installer le VPN directement sur l’appareil dont je voulais protéger le trafic.

Pourquoi cela correspond à cette histoire

  • Particulièrement utile pour: Les voyageurs qui comptent utiliser un téléphone Android comme hotspot et supposent qu’un VPN actif sur le téléphone protégera automatiquement le portable connecté.
  • Détail de l’article: Le symbole VPN du téléphone ne prouvait rien pour l’ordinateur : deux tests d’IP séparés ont montré deux sorties différentes.
  • Pourquoi OnlydogVPN convenait ici: L’application installée directement sur le portable m’a permis de protéger le trafic de cet appareil sans dépendre d’un comportement de tethering que je ne pouvais pas voir depuis l’écran du téléphone.
  • Limite: Cela ne transforme pas le téléphone en routeur VPN et ne garantit pas le comportement de tous les modèles ou systèmes. Le service a aussi moins de régions et moins d’historique public qu’un grand fournisseur.

Sources de l’article: Aide Google Pixel sur le partage de connexion et la couverture VPN; France Diplomatie sur les conditions d’accès à Internet et l’usage des VPN en Chine.

Source du produit: OnlydogVPN.

Cette erreur devient beaucoup moins théorique quand le voyage commence

Pour un week-end dans un pays où tous mes services habituels restent accessibles, j’aurais probablement haussé les épaules.

Pour la Chine, le détail comptait davantage.

Les Français peuvent actuellement entrer en Chine sans visa pour certains séjours de 30 jours maximum jusqu’au 31 décembre 2026. Dans le même temps, les voyages internationaux ont fortement repris : au premier semestre 2026, les entrées sans visa de ressortissants étrangers ont dépassé 17,8 millions, soit une hausse de 30,6 % sur un an.

Partir est donc devenu plus simple.

L’accès à Internet, lui, reste différent de celui auquel je suis habitué en France.

France Diplomatie rappelle que Google, WhatsApp et plusieurs autres services internationaux ne sont pas accessibles normalement en Chine continentale et que l’utilisation des VPN y est réglementée.

C’était précisément la raison de mon petit montage.

Je voulais pouvoir sortir le portable dans un hôtel, un train ou un café, lui donner la connexion mobile du téléphone et retrouver mes outils habituels sans devoir improviser sur place.

Le problème était que j’avais confondu partager Internet avec partager le tunnel VPN.

Le téléphone partage la connexion, pas forcément son VPN

Sur l’écran, les trois éléments côte à côte donnent pourtant envie de tirer cette conclusion :

5G.
VPN connecté.
Hotspot actif.
Il est presque naturel d’imaginer le trajet comme ceci :
ordinateur → téléphone → VPN → Internet.
Mais un hotspot ne fonctionne pas forcément de cette manière.

Google le dit très clairement pour son propre VPN sur Pixel : le trafic de partage de connexion, qu’il passe par hotspot Wi-Fi ou USB, n’est pas protégé par le VPN du téléphone.

Je me suis finalement représenté la chose d’une façon beaucoup plus simple.
Le téléphone ouvre deux portes.
L’une sert à son propre trafic.
L’autre laisse passer les appareils connectés au hotspot.

Mettre un tunnel derrière la première porte ne déplace pas automatiquement la seconde à l’intérieur du même tunnel.

Dans mon test, c’était exactement ce qui se passait.
Le téléphone avait changé de route.
Le portable, non.

Je n’étais pas le premier voyageur à faire cette supposition

Quelques mois plus tôt, un voyageur avait posé presque exactement la même question sur Reddit.

Le Wi-Fi de ses hôtels devenait parfois très lent pendant ses déplacements. Il préférait connecter son ordinateur au hotspot de son téléphone et se demandait si le portable allait alors suivre la même route VPN et apparaître avec la même adresse IP.

Ce qui m’a surtout intéressé dans cette discussion, c’est le réflexe à adopter.
Ne pas regarder le téléphone et déduire ce qui se passe sur l’ordinateur.
Tester l’ordinateur.
C’est ce petit contrôle qui m’a évité un très mauvais diagnostic.

Sans lui, j’aurais pu arriver à Shanghai, voir l’icône VPN allumée sur le téléphone et passer vingt minutes à me demander pourquoi certains services du portable refusaient toujours de fonctionner.

J’aurais probablement changé de serveur.
Redémarré le hotspot.
Coupé puis réactivé la 5G.
Alors que le vrai problème se trouvait simplement un appareil plus loin.

J’ai d’abord voulu sauver mon montage

Ma première réaction a été de chercher comment forcer le trafic du hotspot à passer dans le VPN du téléphone.

Sur le papier, c’était séduisant.
Une application.
Un tunnel.
Tous mes appareils derrière.

Il existe des moyens d’arriver à ce résultat avec certaines configurations : routeur de voyage, passerelle logicielle ou outils spécifiques selon le système.

Mais plus je regardais ces solutions, plus je compliquais une situation qui n’avait pas besoin de l’être.

J’avais un téléphone.

J’avais un portable capable d’exécuter son propre VPN.

Pourquoi transformer le premier en petit routeur réseau uniquement pour éviter d’installer une application sur le second ?

Cette question a remis le problème à sa juste taille.
Le hotspot n’avait pas besoin de partager le VPN.
Il avait seulement besoin de partager Internet.
Le portable pouvait s’occuper lui-même du reste.

C’est là que la deuxième application est devenue la solution la plus simple

J’avais gardé OnlydogVPN comme option supplémentaire pour le voyage.

Le service est plus récent que les grandes marques, propose moins de régions et possède beaucoup moins d’années de retours publics. Si mon objectif avait été de disposer du plus grand choix possible de pays et de serveurs, cette différence aurait compté.

Mais mon problème venait justement d’un montage que j’avais rendu inutilement compliqué.
Je voulais désormais quelque chose de très simple :
Internet fourni par le téléphone.
VPN directement sur le portable.
Puis le travail.
J’ai donc laissé le hotspot actif et ouvert l’application sur l’ordinateur.

Je n’ai pas eu besoin de commencer par créer encore un compte classique avec une nouvelle combinaison d’adresse e-mail et de mot de passe.

J’ai choisi le mode adapté au réseau que je voulais préparer pour le voyage.
Connexion.
Puis j’ai refait exactement le même test.
Cette fois, l’adresse publique affichée sur le portable correspondait bien à sa sortie VPN.
C’était presque décevant de simplicité.
Quelques minutes auparavant, j’essayais mentalement de résoudre le routage du hotspot.

Maintenant, chaque appareil avait un rôle évident.
Le téléphone fournissait Internet.
Le portable avait son propre tunnel.
Plus besoin de supposer que l’un héritait de l’autre.

Le VPN est connecté sur le portable, tandis que le téléphone fournit le point d’accès.
Le téléphone fournit Internet ; le portable établit sa propre connexion VPN.

Le vrai test a eu lieu quelques jours plus tard

À Shanghai, j’ai fini par utiliser presque exactement cette configuration.

Le Wi-Fi de l’hôtel ne me convenait pas et je devais ouvrir un document partagé avant un appel.

J’ai sorti le téléphone.
Données mobiles.
Hotspot.
Portable connecté.
Et cette fois, je n’ai même pas regardé l’icône VPN du téléphone.
J’ai ouvert directement le VPN sur l’ordinateur.

Connecté.
Puis le document.
Il s’est chargé.
Ma messagerie s’est synchronisée.
L’appel a commencé.
Je n’ai plus touché aux réglages.

C’était exactement le résultat que j’aurais raté si j’avais continué à considérer le téléphone comme une sorte de parapluie VPN couvrant automatiquement tout ce qui se connectait dessous.

Et le détail qui m’avait semblé redondant avant le départ — installer aussi le VPN sur le portable — est devenu précisément ce qui rendait l’ensemble facile à vérifier.

Je savais où se trouvait le tunnel.

Sur l’appareil qui faisait le travail.

Depuis, je ne vérifie plus le VPN depuis le mauvais écran

Alors, le trafic partagé par un téléphone passe-t-il aussi par son VPN ?
Le réflexe le plus sûr est simple :
ne le supposez pas.

Sur un hotspot standard, le fait que le VPN soit actif sur le téléphone ne signifie pas automatiquement que l’ordinateur connecté utilise le même tunnel. Google l’indique explicitement pour son VPN sur Pixel : le trafic de tethering n’est pas couvert.

Et il existe un test qui prend moins d’une minute.
Activez le VPN sur le téléphone.
Connectez l’autre appareil au hotspot.
Puis regardez l’adresse publique depuis cet autre appareil.

Si elle correspond toujours à votre opérateur mobile au lieu de la sortie VPN attendue, vous avez votre réponse.

C’est ce test que j’aurais préféré faire dès le début.

Je voulais installer moins de VPN ; j’ai fini par vouloir moins d’ambiguïté

Avant le voyage, installer une application sur chaque appareil me paraissait redondant.

Après le test, c’était l’inverse.

Ce qui me semblait compliqué, désormais, c’était de dépendre d’une règle invisible du partage de connexion et de devoir me demander à chaque fois si le portable se trouvait vraiment derrière le tunnel du téléphone.

Une connexion VPN directement sur chaque appareil est moins élégante sur un schéma.
Dans une chambre d’hôtel, elle est beaucoup plus simple.
Le téléphone fait ce qu’il fait très bien :
fournir Internet.
Le portable protège son propre trafic.

La petite application n’a donc pas gagné sa place parce qu’elle aurait réussi à transmettre miraculeusement le VPN du téléphone.

Elle a fait quelque chose de plus utile : elle m’a permis d’arrêter d’essayer de le faire.

Depuis ce voyage, lorsque j’active le hotspot de mon téléphone, je ne regarde plus le petit symbole VPN en haut de son écran pour savoir si mon ordinateur passe par un tunnel.

Je regarde l’ordinateur.

Questions fréquentes

Le VPN actif sur mon téléphone protège-t-il automatiquement mon ordinateur connecté au hotspot ?

Non, pas automatiquement. Dans le test décrit, le téléphone et l’ordinateur affichaient des adresses de sortie différentes alors que le hotspot fonctionnait normalement.

Comment vérifier le partage de connexion avant un voyage ?

Activez le VPN sur le téléphone, connectez l’ordinateur au hotspot puis vérifiez séparément l’adresse de sortie sur les deux appareils. Le résultat de l’un ne doit pas être supposé valable pour l’autre.

Pourquoi cette différence est-elle particulièrement importante avant un voyage en Chine ?

Parce que certains services et outils peuvent être difficiles d’accès sur place. Une architecture qui semblait élégante avant le départ peut devenir impossible à corriger si elle dépend d’un téléchargement ou d’un réglage inaccessible.

Pourquoi OnlydogVPN a-t-il été utile dans cette histoire ?

Parce que je l’ai utilisé directement sur le portable au lieu d’essayer de faire transiter miraculeusement son trafic par le tunnel du téléphone. La conclusion est d’installer la protection là où elle est réellement nécessaire.