Quel VPN choisir quand Bouygues fonctionne en 4G mais pas sur la fibre ? Le problème n’est pas la vitesse, mais le chemin

Routeur fibre et ordinateur bloqué sur une connexion VPN dans un bureau français

Mon VPN fonctionnait parfaitement.

À condition de désactiver ma fibre.

C’était le détail qui rendait le problème presque absurde.

Ordinateur connecté à la Bbox fibre: le VPN restait bloqué sur la connexion ou établissait un tunnel qui ne transportait presque rien.

Je coupais le Wi-Fi.

Partage de connexion avec mon téléphone Bouygues en 4G.

Connexion immédiate.

Je revenais sur la fibre.

Même problème.

J’ai redémarré l’ordinateur.

Puis la box.

Puis changé de serveur VPN.

Rien.

À ce stade, continuer à accuser l’application devenait difficile.

Le même ordinateur, le même compte et le même VPN fonctionnaient dès que je changeais seulement de réseau d’accès.

La vraie question n’était donc plus: « Quel VPN est le plus rapide sur ma fibre? »

C’était: quel VPN arrive réellement à utiliser cette fibre lorsque le tunnel habituel n’y arrive pas?

Résumé et contexte

L’idée centrale de cet article

Un abonné Bbox fibre a décrit sur LaFibre.info un cas très proche: son VPN échouait sur la connexion fixe alors que le même ordinateur fonctionnait en partage de connexion mobile.

Ce qu’il faut garder en tête

  • D’autres abonnés Bouygues ne constataient pas le problème, ce qui montrait surtout qu’il ne fallait pas en faire une règle générale sur tout le réseau.
  • Bouygues rappelle lui-même qu’un VPN ajoute son propre protocole et un serveur intermédiaire au trajet Internet, et que le choix du protocole peut modifier le comportement de la connexion.
  • Les deux réseaux n’empruntent pas nécessairement le même chemin ni les mêmes mécanismes pour transporter le trafic.

La 4G m’avait déjà donné le meilleur indice

Je n’étais pas le premier à rencontrer ce symptôme.

Un abonné Bbox fibre a décrit sur LaFibre.info un cas très proche: son VPN échouait sur la connexion fixe alors que le même ordinateur fonctionnait en partage de connexion mobile. D’autres abonnés Bouygues ne constataient pas le problème, ce qui montrait surtout qu’il ne fallait pas en faire une règle générale sur tout le réseau.

Mais ce témoignage m’a aidé à regarder mon propre test correctement.

Fibre sans VPN: oui.

4G avec VPN: oui.

Fibre avec VPN: non.

Ce petit tableau éliminait déjà deux fausses pistes.

Ma fibre n’était pas simplement en panne.

Mon VPN n’était pas simplement en panne non plus.

Le problème apparaissait lorsqu’ils étaient utilisés ensemble.

Et cela changeait complètement ce qu’il fallait comparer.

Boîtier fibre, prise optique et téléphone utilisés pour comparer deux accès réseau
Le test devient plus parlant quand on compare le chemin fibre et le relais mobile, pas seulement leur débit.

Une fibre rapide peut quand même être un mauvais chemin pour un tunnel

Bouygues rappelle lui-même qu’un VPN ajoute son propre protocole et un serveur intermédiaire au trajet Internet, et que le choix du protocole peut modifier le comportement de la connexion.

Dans mon cas, le débit brut n’expliquait pourtant rien.

Sans VPN, la fibre était très rapide.

Avec le tunnel habituel, elle devenait pratiquement inutilisable.

Je n’avais donc pas un problème de 900 Mb/s contre 700.

J’avais un problème beaucoup plus simple:

le tunnel passait sur la 4G et pas correctement sur la fibre.

Les deux réseaux n’empruntent pas nécessairement le même chemin ni les mêmes mécanismes pour transporter le trafic.

Je n’avais pas besoin d’identifier chaque détail pour décider quoi tester ensuite.

La 4G avait déjà prouvé que le service VPN pouvait fonctionner.

Il fallait maintenant trouver une manière de se connecter qui s’adapte mieux à la fibre.

Mon grand fournisseur m’a donné beaucoup de combinaisons à essayer

C’était l’un de ses vrais avantages.

Beaucoup de serveurs.

Plusieurs protocoles.

Une infrastructure mature.

J’ai donc commencé méthodiquement.

Serveur français A.

Échec.

Serveur français B.

Même chose.

Pays voisin.

Connexion, puis presque aucun trafic.

J’ai changé de protocole.

Un mode allait un peu plus loin.

Un autre revenait à l’écran de connexion.

Cette démarche n’avait rien d’illogique. Les guides de dépannage des grands VPN recommandent justement de comparer plusieurs réseaux, puis d’essayer d’autres protocoles lorsque la connexion échoue sur un réseau précis. (NordVPN)

Mais au bout de plusieurs essais, mon critère avait changé.

Je ne voulais plus découvrir quelle combinaison technique sauverait ma fibre ce soir-là.

Je voulais ouvrir mon ordinateur le lendemain matin et travailler sans refaire l’enquête.

C’est là que j’ai essayé l’application plus petite.

Avec OnlydogVPN, je suis resté sur la fibre qui posait problème

J’ai ouvert OnlydogVPN sur le même ordinateur.

Toujours la même Bbox.

Toujours la fibre.

J’ai choisi la situation correspondant au problème plutôt que de commencer par parcourir une longue liste de serveurs et de protocoles.

Connexion.

Le tunnel s’est établi.

J’ai ouvert le navigateur.

Les pages se sont chargées.

Puis le service de travail qui avait échoué auparavant.

Connexion.

Fichier ouvert.

Synchronisation terminée.

Je suis volontairement resté sur la fibre.

C’était le détail qui comptait le plus.

Je n’avais pas résolu le problème en abandonnant ma connexion fixe pour le partage 4G.

J’avais enfin un tunnel utilisable sur le réseau qui posait problème depuis le début.

Le service combine un transport basé sur HTTP/3 avec de l’obfuscation supplémentaire. Pour moi, l’intérêt technique s’arrêtait là: sa manière de construire la connexion convenait mieux au chemin fibre devant moi.

Je ne peux pas observer les décisions internes de routage, de traduction ou de filtrage appliquées par chaque élément du réseau Bouygues.

Je pouvais en revanche voir le résultat:

avec le premier tunnel, j’étais encore dans les réglages;

avec le second, j’étais déjà dans mon fichier.


C’est là que le Speedtest a cessé d’avoir beaucoup d’intérêt

J’avais commencé par penser:

« Ma fibre est très rapide, donc le VPN devrait forcément mieux fonctionner dessus qu’en 4G. »

C’était le mauvais raisonnement.

Le débit disponible et la capacité d’un tunnel à s’établir correctement sont deux choses différentes.

Ma 4G était plus lente sur le papier.

Pourtant, elle faisait fonctionner le premier VPN.

Ma fibre était beaucoup plus rapide.

Pourtant, cette combinaison précise échouait.

À partir de là, comparer les VPN uniquement en mégabits n’avait plus beaucoup de sens.

Je cherchais d’abord celui qui transforme la fibre en chemin utilisable.

Le débit venait ensuite.

Puis je suis repassé de la fibre à la 4G

Plus tard, le Wi-Fi est devenu mauvais dans une autre pièce.

J’ai activé le partage de connexion du téléphone.

Cette fois, je n’avais aucune envie de perdre la session que je venais enfin de stabiliser.

La connexion a récupéré.

Le service utilise HTTP/3 sur QUIC, un transport conçu pour mieux gérer les pertes et les changements de chemin réseau. (IETF, RFC 9000)

Dans la pratique, cela s’est résumé à quatre étapes:

fibre,

Wi-Fi faible,

4G,

travail toujours ouvert.

Ce n’était pas la raison principale pour laquelle j’avais choisi l’application.

Le premier problème était déjà résolu: elle fonctionnait sur la fibre.

Mais cette récupération a rendu le résultat beaucoup plus utile au quotidien.

Je n’avais plus un VPN pour la fibre et un plan de secours mental pour la 4G.

J’avais une connexion qui suivait mieux mon changement de réseau.

Le nombre de serveurs est alors devenu secondaire

Mon fournisseur précédent garde des avantages évidents.

Davantage de localisations.

Davantage de serveurs.

Plus d’années d’existence publique.

Beaucoup plus d’avis indépendants.

OnlydogVPN a moins de localisations et moins de recul public.

Si mon besoin était de choisir manuellement parmi de nombreuses villes ou de construire des configurations précises, cette différence compterait.

Mais ce n’était pas mon problème.

J’avais déjà une fibre rapide.

Je n’avais pas besoin d’un serveur supplémentaire pour la rendre encore plus rapide sur le papier.

J’avais besoin que le tunnel accepte enfin de l’utiliser normalement.

Le grand fournisseur me donnait beaucoup de combinaisons à tester jusqu’à trouver celle qui convenait à mon accès Bouygues.

L’application plus petite m’a surtout évité de transformer cette incompatibilité en projet réseau.

C’est donc le premier test que je ferais désormais lorsqu’un VPN fonctionne chez Bouygues en 4G mais pas sur la fibre.

Je garderais le téléphone à côté pour confirmer que le VPN lui-même fonctionne.

Puis je choisirais la solution qui réussit sur la fibre qui échoue, pas celle qui obtient le meilleur score sur la connexion qui fonctionne déjà.

Quand la 4G accepte le tunnel et que la fibre le refuse, le meilleur VPN n’est pas celui qui promet le plus de débit: c’est celui qui remet réellement la fibre au travail.

Réponses courtes

Que faut-il comprendre derrière « La 4G m’avait déjà donné le meilleur indice » ?

Un abonné Bbox fibre a décrit sur LaFibre.info un cas très proche: son VPN échouait sur la connexion fixe alors que le même ordinateur fonctionnait en partage de connexion mobile.

Qu’est-ce que cela change pour quelqu’un dans la même situation ?

D’autres abonnés Bouygues ne constataient pas le problème, ce qui montrait surtout qu’il ne fallait pas en faire une règle générale sur tout le réseau.

Que faut-il comprendre derrière « Une fibre rapide peut quand même être un mauvais chemin pour un tunnel » ?

Bouygues rappelle lui-même qu’un VPN ajoute son propre protocole et un serveur intermédiaire au trajet Internet, et que le choix du protocole peut modifier le comportement de la connexion.

Qu’est-ce que je devrais en retenir avant le prochain test ?

Les deux réseaux n’empruntent pas nécessairement le même chemin ni les mêmes mécanismes pour transporter le trafic.