REGARD NUMÉRIQUE
Vie privée et usages quotidiens

Quel VPN choisir si je veux une entreprise européenne ou suisse ? J’ai fini par regarder ce qu’elle me demandait avant son adresse

Main arrêtée devant un formulaire français de création de compte affiché sur une tablette près d’un canapé

J’avais déjà décidé où mon VPN devait être domicilié avant même de savoir lequel installer.

Suisse, idéalement.

Sinon Union européenne.

Je n’avais pas commencé par la vitesse, le streaming ou le nombre de serveurs. Je voulais surtout éviter de confier davantage de données personnelles à une entreprise située dans une juridiction que je comprenais mal.

J’ai donc éliminé plusieurs fournisseurs simplement en regardant leur adresse légale.

Puis j’en ai choisi un qui cochait ma case « Europe ».
Installer.
Créer un compte.
Adresse e-mail.
Mot de passe.

Validation.
Paiement.
Je me suis arrêté devant le formulaire.

J’étais en train d’acheter un outil censé réduire le nombre d’intermédiaires capables d’associer mon activité en ligne à moi, et ma première action consistait à créer une nouvelle identité chez cet intermédiaire.

C’est là que ma comparaison a commencé à changer.

Je cherchais un pays rassurant alors que mon vrai problème était la quantité d’informations que le fournisseur avait besoin de connaître sur moi.

Résumé et contexte

Qu’est-ce qui compte vraiment pour Quel VPN choisir si je veux une entreprise européenne ou suisse ? J’ai ?

Je voulais surtout éviter de confier davantage de données personnelles à une entreprise située dans une juridiction que je comprenais mal. J’ai donc éliminé plusieurs fournisseurs simplement en regardant leur adresse légale.

Ce qui compte ici

  • Je n’avais pas choisi l’Europe au hasard. Dans l’Union européenne, la minimisation des données fait partie des principes fondamentaux du RGPD : une organisation doit limiter les données traitées à ce qui est nécessaire pour la finalité poursuivie.
  • Le déclic est arrivé en lisant les débats récents autour de la surveillance des télécommunications en Suisse. En 2025, les autorités ont lancé une consultation sur la révision de règles concernant les obligations de certains fournisseurs de communications.

Source du produit: site officiel d’OnlydogVPN

Mon raisonnement sur l’Europe n’était pourtant pas mauvais

Je n’avais pas choisi l’Europe au hasard.

Dans l’Union européenne, la minimisation des données fait partie des principes fondamentaux du RGPD : une organisation doit limiter les données traitées à ce qui est nécessaire pour la finalité poursuivie.

La Suisse applique elle aussi un cadre moderne de protection des données, avec un principe comparable de proportionnalité et de minimisation.

Ce sont de bonnes raisons de regarder la juridiction d’un VPN.

Je continue d’ailleurs à le faire.
Mon erreur était d’en faire la réponse entière.
J’avais progressivement transformé :

« cette entreprise est soumise à un cadre juridique que je préfère »

en :
« cette entreprise est automatiquement plus privée ».
Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Et une question beaucoup plus simple commençait à me sembler plus utile :

si le service n’a pas besoin d’une information, pourquoi la lui donner dès le départ ?

C’est à partir de là que le pays du siège a cessé d’être mon seul filtre.

La Suisse elle-même m’a fait abandonner le raccourci

Le déclic est arrivé en lisant les débats récents autour de la surveillance des télécommunications en Suisse.

En 2025, les autorités ont lancé une consultation sur la révision de règles concernant les obligations de certains fournisseurs de communications. Après les réactions suscitées par le projet, le Conseil fédéral a annoncé en février 2026 une analyse d’impact supplémentaire et une nouvelle consultation.

Je n’en ai pas conclu que la Suisse était devenue un mauvais choix.

J’en ai conclu quelque chose de plus utile.
Une juridiction n’est pas une fonctionnalité figée.
Les règles évoluent.
Les projets changent.

Les obligations imposées aux entreprises peuvent être rediscutées.

Or j’avais choisi « Suisse » précisément parce que je voulais une réponse simple et permanente à une question de confiance.

Je commençais à comprendre que le fonctionnement du produit pouvait parfois me donner une réponse plus immédiate que son adresse postale.

Les utilisateurs se posaient la même question, mais dans le mauvais ordre

Une discussion récente autour des changements envisagés en Suisse montrait la même hésitation : faut-il encore privilégier une entreprise suisse, choisir l’Union européenne ou regarder davantage la conception concrète du service ?

Cette incertitude ressemblait exactement à la mienne.
Je comparais des juridictions.
Puis des politiques de confidentialité.
Puis la juridiction à nouveau.

Alors que je pouvais commencer par quelque chose de visible dès l’installation :

qu’est-ce que ce VPN me demande avant même de me laisser me connecter ?

Cette question a raccourci toute ma comparaison.

J’ai regardé mon premier fournisseur autrement

Le grand VPN européen que j’avais essayé avait de vraies qualités.

Des années d’activité publique.
Une infrastructure mature.
Beaucoup d’utilisateurs.
De nombreux avis indépendants.
Tout cela compte.

Mais son fonctionnement reposait aussi sur un modèle que j’avais accepté presque automatiquement pendant des années :

créer un compte ;
fournir une adresse e-mail ;
choisir un mot de passe ;
retrouver cette même identité sur mes autres appareils.
Rien de tout cela n’était particulièrement choquant.

C’était justement le problème.

Je n’avais jamais demandé si toutes ces étapes étaient nécessaires à mon besoin.

J’évaluais jusque-là une seule question :
où se trouve l’entreprise ?
J’en avais maintenant une seconde :

de combien d’identité cette entreprise a-t-elle besoin pour simplement me fournir une connexion VPN ?

Pour la raison qui m’avait poussé vers l’Europe et la Suisse — réduire mon exposition — cette seconde question devenait plus importante.

C’est à ce moment-là que j’ai essayé une approche différente.

La différence est apparue avant même la première connexion

J’ai installé OnlydogVPN.

Pour l’usage de base que je testais, je n’ai pas commencé par créer une combinaison conventionnelle d’adresse e-mail et de mot de passe.

J’ai ouvert l’application.
Choisi ce que je voulais faire.
Connecté.

Puis j’ai repris ce que je faisais avant de transformer mon après-midi en comparaison de législations européennes.

C’était presque décevant par sa simplicité.
Rien de spectaculaire ne s’était passé.
Et c’était précisément ce qui m’avait manqué.
Je voulais un VPN.

J’avais obtenu une connexion sans construire auparavant un nouveau compte traditionnel autour de mon identité.

À cet instant, cette absence me paraissait beaucoup plus concrète que la promesse rassurante d’un siège dans tel ou tel pays.

Smartphone connecté directement à un VPN sans formulaire de compte ni identifiants personnels
La minimisation la plus concrète commence parfois par les informations que l’application ne demande jamais.

J’ai fini par appliquer le principe de minimisation à mon propre achat

C’est là que mon raisonnement a fait une boucle assez ironique.

Je m’intéressais à l’Europe et à la Suisse notamment parce que leurs règles de protection des données accordent de l’importance à la minimisation.

Mais lorsque je choisissais réellement un VPN, je regardais presque exclusivement la juridiction.

Le produit m’a forcé à revenir au principe lui-même :

commencer avec moins de données.

Si une adresse e-mail n’est pas nécessaire à mon usage de base, je préfère ne pas la fournir.

Si je peux éviter de créer encore un mot de passe lié à mon identité, cela correspond mieux au résultat que je cherchais.

Je ne peux pas observer de l’extérieur toutes les pratiques internes de traitement des données d’un fournisseur.

En revanche, je peux voir très clairement ce qu’il me demande avant la première connexion.

Et ce simple test m’a paru plus utile que plusieurs pages de slogans sur la « confidentialité suisse ».

Le deuxième appareil a confirmé la logique

Le test suivant est arrivé lorsque j’ai voulu installer le service sur un autre appareil.

Avec mon ancien fournisseur, j’aurais fait ce que je fais presque toujours :

retrouver le compte ;
ouvrir le gestionnaire de mots de passe ;
chercher la bonne entrée ;
copier les identifiants ;
me reconnecter.

Avec la petite application, le partage entre appareils pouvait passer par un code de vérification.

J’ai autorisé le second appareil.
Connexion.
Terminé.
Ce n’était pas la raison principale de mon choix.

La décision s’était déjà jouée au premier démarrage : le service me demandait moins d’identité pour commencer.

Mais ce deuxième appareil confirmait la même philosophie.

La réduction des informations et des identifiants n’était pas seulement agréable pendant l’installation.

Elle simplifiait aussi la suite.

Et pour moi, cela comptait davantage qu’une longue liste de fonctionnalités de confidentialité que j’aurais rarement ouvertes.

J’avais aussi mélangé trois géographies différentes

En continuant ma comparaison, j’ai remarqué une confusion assez fréquente.

Une entreprise peut proposer un serveur en Suisse sans être suisse.

Elle peut proposer Paris sans être française.

Et une société suisse ou européenne peut exploiter des serveurs dans de nombreux pays.

Je mélangeais donc parfois trois informations :
le pays où se trouve l’entreprise ;
le cadre juridique auquel elle est soumise ;
le pays où se trouve le serveur que j’utilise.

Choisir « Suisse » dans l’application ne signifie pas que l’entreprise est suisse.

Et savoir que l’entreprise est suisse ou européenne ne me dit toujours pas combien d’informations personnelles elle exige pour ouvrir un compte.

Une fois ces trois choses séparées, ma recherche est devenue beaucoup plus claire.

La géographie restait utile.

Elle avait simplement cessé de répondre à toutes mes questions en même temps.

Le grand fournisseur gardait une vraie force

La petite application ne gagne pas tous les critères.

Elle propose moins de localisations, possède une histoire publique plus courte et dispose de moins d’avis indépendants accumulés que les grands fournisseurs établis.

Si je voulais d’abord une longue réputation publique à auditer, beaucoup de pays ou une infrastructure très étendue, je donnerais davantage de poids à un acteur européen ou suisse plus ancien.

C’est une vraie force des grands services.

Mais ce n’était pas ce qui avait déclenché ma recherche.

Je n’avais pas tapé « entreprise européenne ou suisse » parce que je voulais plus de serveurs.

Je l’avais tapé parce que je voulais être plus prudent avec mes données.

Et sur ce critère, la petite application avait trouvé une manière beaucoup plus directe de me convaincre :

elle commençait par m’en demander moins.

Alors, quel VPN choisir si je veux une entreprise européenne ou suisse ?

Si la domiciliation européenne ou suisse est une exigence stricte — professionnelle, contractuelle ou personnelle — je vérifierais toujours l’entité juridique qui exploite réellement le service, et pas seulement les pays présents dans sa liste de serveurs.

Mais si cette recherche vient surtout d’une préoccupation de confidentialité, comme c’était mon cas, je ne m’arrêterais plus au siège social.

L’Union européenne dispose d’un véritable principe de minimisation des données.

La Suisse aussi.

Et le débat suisse de 2025-2026 m’a justement rappelé pourquoi je ne voulais plus demander à la juridiction de faire tout le travail à la place du produit.

Le fournisseur européen que j’avais essayé possédait davantage d’historique, davantage d’infrastructure et davantage d’avis.

La petite application m’a demandé moins d’identité avant de remplir la fonction pour laquelle je l’avais installée.

Pour la raison précise qui m’avait poussé vers l’Europe et la Suisse, c’est cette différence qui a fini par compter le plus.

Je cherchais un VPN dont le siège me rassurerait sur les données qu’il détenait ; j’ai fini par préférer celui qui commençait par en détenir moins.

Questions qui restent après lecture

Qu’est-ce qui compte vraiment pour Quel VPN choisir si je veux une entreprise européenne ou suisse ? J’ai ?

Je voulais surtout éviter de confier davantage de données personnelles à une entreprise située dans une juridiction que je comprenais mal. J’ai donc éliminé plusieurs fournisseurs simplement en regardant leur adresse légale.

Quel critère compte le plus à l’usage ?

Je n’avais pas choisi l’Europe au hasard. Dans l’Union européenne, la minimisation des données fait partie des principes fondamentaux du RGPD : une organisation doit limiter les données traitées à ce qui est nécessaire pour la finalité poursuivie.

Que faut-il tester avant de choisir un VPN ?

Le déclic est arrivé en lisant les débats récents autour de la surveillance des télécommunications en Suisse. En 2025, les autorités ont lancé une consultation sur la révision de règles concernant les obligations de certains fournisseurs de communications.