Serveur, protocole ou Wi-Fi : le test qui m’a enfin montré pourquoi mon VPN ne fonctionnait pas

Scène éditoriale montrant un problème de connexion VPN dans un environnement réel

Le premier serveur ne fonctionnait pas.

J’en ai donc choisi un deuxième.

Puis un troisième.

Au quatrième, j’ai commencé à soupçonner le VPN entier.

J’étais dans un espace de coworking avant une réunion et je devais envoyer un fichier de 600 Mo. Sans VPN, Internet fonctionnait normalement. Les pages s’ouvraient, le mail arrivait et le débit semblait correct.

Avec mon VPN habituel, en revanche, la connexion restait bloquée.

Mon raisonnement était automatique:

mauvais serveur.

J’ai changé de ville.

Puis de pays.

Toujours rien.

Il m’a fallu presque vingt minutes pour comprendre que je testais quatre fois la même hypothèse.

Si le problème venait du protocole ou du Wi-Fi devant moi, changer encore de serveur ne m’apprendrait presque rien.

Scène éditoriale montrant un problème de connexion VPN dans un environnement réel
Un test séparé de chaque couche évite de changer de serveur au hasard.
Résumé et contexte

L’idée centrale de cet article

J’ai repris une sortie qui avait parfaitement fonctionné chez moi la veille.

Ce qu’il faut garder en tête

  • OpenVPN peut fonctionner en UDP comme en TCP, et ce second mode sert notamment de solution de repli lorsque le réseau laisse mal passer le premier. ( OpenVPN )
  • WireGuard, par exemple, transporte son trafic en UDP. ( WireGuard ) Si la même configuration fonctionne sur un hotspot mais échoue sur un Wi-Fi précis, continuer à parcourir une liste de serveurs risque surtout de répéter le même échec.
  • C’est aussi une frustration que l’on retrouve dans des expériences publiques: une configuration fonctionne sur les données mobiles, puis cesse de passer dès que l’utilisateur revient sur un Wi-Fi d’hôtel ou un autre réseau local. ( Reddit )

Le premier test utile a été de ne plus changer de serveur

J’ai repris une sortie qui avait parfaitement fonctionné chez moi la veille.

Même serveur.

Même ordinateur.

Même compte.

Cette fois, j’ai changé seulement le mode de connexion.

UDP ne passait pas.

TCP, lui, s’est connecté.

C’était déjà une information bien plus utile.

OpenVPN peut fonctionner en UDP comme en TCP, et ce second mode sert notamment de solution de repli lorsque le réseau laisse mal passer le premier. (OpenVPN)

Je n’avais donc probablement pas affaire à quatre mauvais serveurs successifs.

Quelque chose dans la manière d’établir la connexion comptait davantage.

Il restait cependant un doute simple à éliminer: le protocole était-il réellement en cause, ou le réseau local?

Pour le savoir, j’ai gardé exactement la configuration qui échouait.

Même protocole, autre réseau: la panne s’est dénoncée

J’ai coupé le Wi-Fi du coworking.

Puis activé le partage de connexion de mon téléphone.

Même ordinateur.

Même serveur.

Même mode UDP qui refusait de fonctionner deux minutes auparavant.

Connexion immédiate.

Cette fois, le diagnostic était beaucoup plus clair.

WireGuard, par exemple, transporte son trafic en UDP. (WireGuard) Si la même configuration fonctionne sur un hotspot mais échoue sur un Wi-Fi précis, continuer à parcourir une liste de serveurs risque surtout de répéter le même échec.

C’est aussi une frustration que l’on retrouve dans des expériences publiques: une configuration fonctionne sur les données mobiles, puis cesse de passer dès que l’utilisateur revient sur un Wi-Fi d’hôtel ou un autre réseau local. (Reddit)

À ce stade, mes trois suspects étaient enfin séparés.

Changer uniquement de serveur et voir le problème disparaître pointait vers la route.

Garder le serveur et changer de protocole montrait que le mode de connexion comptait.

Garder les deux et passer du Wi-Fi au hotspot révélait le réseau local.

La règle était finalement assez simple:

changer une seule chose à la fois.

Le problème, c’est que savoir diagnostiquer ne fait pas avancer l’upload

J’avais maintenant compris la panne.

Et mon fichier n’était toujours pas parti.

Mon processus ressemblait à ceci:

serveur A;

serveur B;

retour au serveur A;

UDP;

TCP;

Wi-Fi;

hotspot;

retour au Wi-Fi.

Entre chaque étape, je devais vérifier si l’envoi repartait.

C’était méthodique.

C’était aussi une manière absurde d’occuper les vingt minutes précédant une réunion.

J’avais appris à distinguer serveur, protocole et réseau local.

Je n’avais simplement aucune envie de refaire ce diagnostic dans chaque hôtel, café ou espace de coworking.

C’est là que mon critère a changé.

Je ne cherchais plus un VPN avec davantage de réglages.

Je cherchais un VPN qui m’oblige moins souvent à déterminer moi-même lequel de ces réglages doit changer.

La deuxième application est partie du problème, pas du composant

J’ai ouvert OnlydogVPN.

Le service est plus petit que les fournisseurs historiques, avec moins de localisations, un historique public plus court et moins d’avis indépendants. Pour quelqu’un qui veut choisir manuellement chaque route et chaque protocole, une grande application traditionnelle offre davantage de leviers.

Mais j’avais déjà suffisamment joué avec les leviers.

Je voulais envoyer mon fichier.

La petite application organise davantage la connexion autour de situations d’usage. J’ai donc sélectionné le mode prévu pour un réseau difficile au lieu de recommencer ma séquence serveur-protocole. (OnlydogVPN)

Connexion.

Retour au navigateur.

J’ai relancé l’upload.

2 %.

9 %.

21 %.

Je n’ai rien changé.

47 %.

73 %.

100 %.

Le portail a généré le lien pour le client.

À cet instant, le diagnostic le plus utile était aussi le plus court:

le fichier était parti.


Ce qui comptait se trouvait avant la liste des serveurs

La petite application utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une couche d’obfuscation supplémentaire pour mieux gérer les réseaux où une connexion VPN classique rencontre des difficultés. (OnlydogVPN)

Je n’avais pas besoin d’une explication plus longue.

Mon fournisseur habituel m’avait donné de bons outils pour isoler la panne.

La petite application m’avait permis de passer plus vite de la panne à la tâche.

Je ne peux pas observer les règles internes du réseau du coworking et dire précisément s’il réagissait au trafic UDP, à un port ou à une autre caractéristique de la connexion.

Mais le résultat suffisait pour comparer les deux approches.

Avec le premier service, je devais découvrir moi-même quoi changer.

Avec le second, j’ai choisi la situation et regardé l’upload atteindre 100 %.

Pour cette journée, réagir correctement au type d’échec comptait davantage que disposer de davantage de serveurs à essayer.

Puis le réseau a changé une deuxième fois

La réunion suivante se déroulait dans une autre salle du bâtiment.

J’ai fermé l’ordinateur, changé d’étage et rejoint un autre point d’accès.

Quelques minutes après le début de l’appel, le Wi-Fi a hésité.

La visioconférence s’est figée brièvement.

Puis l’image est revenue.

Je n’ai pas rouvert les réglages.

C’était un avantage secondaire, mais parfaitement placé.

Le premier problème était:

comment établir une connexion sur ce réseau?

Le second devenait:

que se passe-t-il une fois connecté si ce réseau faiblit ou change?

Le transport HTTP/3 utilisé par l’application repose sur QUIC, conçu notamment pour mieux gérer les changements de chemin réseau. (RFC 9000 et OnlydogVPN)

Dans ma réunion, cela se traduisait beaucoup plus simplement:

l’image s’était arrêtée;

elle était revenue;

et je n’avais pas interrompu la conversation pour choisir un autre serveur.

Alors, comment savoir si le problème vient du serveur, du protocole ou du réseau local?

Je ne changerais plus cinq serveurs au hasard.

Je ferais trois comparaisons, dans cet ordre.

Le serveur échoue? J’en change un seul, sans toucher au reste.

Rien ne change? Je reviens à la même route et change de protocole.

Toujours le même problème? Je garde la configuration et passe du Wi-Fi au hotspot.

En quelques essais, la panne commence généralement à révéler où elle se trouve.

C’est aussi l’idée de base du dépannage recommandé par OpenVPN: vérifier la connexion Internet et la joignabilité du serveur, puis regarder le protocole et le port utilisés. (OpenVPN)

Mais cette journée m’a surtout appris où arrêter le diagnostic.

Comprendre si le problème vient du serveur, du protocole ou du réseau local est précieux une fois.

Devoir recommencer toute l’enquête chaque fois que je change de Wi-Fi l’est beaucoup moins.

Mon fournisseur habituel me donnait une bonne boîte à outils pour trouver la panne.

La petite application m’a davantage convaincu lorsque la panne était déjà en train de me faire perdre du temps: j’ai choisi le type de situation, relancé mon fichier et vu la barre atteindre 100 %.

Depuis, je ne mesure plus un bon diagnostic au nombre de réglages qu’il m’a permis de comprendre.

Je le mesure au temps qu’il me faut pour fermer les paramètres et retourner à ce que j’essayais de faire avant que le VPN ne devienne le problème.

Réponses courtes

Que faut-il comprendre derrière « Le premier test utile a été de ne plus changer de serveur » ?

J’ai repris une sortie qui avait parfaitement fonctionné chez moi la veille.

Qu’est-ce que cela change pour quelqu’un dans la même situation ?

OpenVPN peut fonctionner en UDP comme en TCP, et ce second mode sert notamment de solution de repli lorsque le réseau laisse mal passer le premier. ( OpenVPN )

Que faut-il comprendre derrière « Même protocole, autre réseau: la panne s’est dénoncée » ?

WireGuard, par exemple, transporte son trafic en UDP. ( WireGuard ) Si la même configuration fonctionne sur un hotspot mais échoue sur un Wi-Fi précis, continuer à parcourir une liste de serveurs risque surtout de répéter le même échec.

Qu’est-ce que je devrais en retenir avant le prochain test ?

C’est aussi une frustration que l’on retrouve dans des expériences publiques: une configuration fonctionne sur les données mobiles, puis cesse de passer dès que l’utilisateur revient sur un Wi-Fi d’hôtel ou un autre réseau local. ( Reddit )