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Site inaccessible chez Sunrise : le test DNS à faire avant de payer un VPN

Le site est inaccessible sur l’ordinateur relié au Wi-Fi domestique mais s’ouvre sur le téléphone en données mobiles

J’avais déjà ouvert la page de paiement d’un VPN quand je me suis rendu compte que je ne savais toujours pas ce qui était cassé.

Le problème paraissait pourtant simple. Depuis ma connexion Sunrise, un site dont j’avais besoin pour terminer un travail refusait de s’ouvrir. Le reste du Web fonctionnait. J’avais vidé le cache, essayé un autre navigateur et redémarré la box.

Même résultat.

Sur mon téléphone, Wi-Fi coupé et données mobiles d’un autre opérateur activées, le site apparaissait presque immédiatement.

À ce stade, mon raisonnement était déjà fait : Sunrise bloque quelque chose, un VPN contournera Sunrise, donc autant en acheter un.

Il me manquait seulement une étape. Prouver que le problème se trouvait vraiment dans le DNS. Cette vérification a finalement compté davantage que le choix du VPN lui-même.

Résumé de l’article et pertinence du produit

Quel test DNS faire quand un seul site est inaccessible chez Sunrise avant de payer un VPN ?

Il faut comparer la réponse du résolveur utilisé par la connexion avec celle d’un résolveur indépendant avant de modifier toute la machine. Le fait qu’un site fonctionne sur un autre opérateur prouve seulement que le problème suit la connexion, pas encore qu’il vient du DNS. Si le DNS Sunrise empêche d’obtenir une destination exploitable alors qu’un autre résolveur répond normalement, la cause devient beaucoup plus précise.

Pourquoi cette recommandation reste contextuelle

  • Pour qui : Un abonné Sunrise dont le reste du Web fonctionne mais qui ne peut plus atteindre un domaine précis, alors que le site s’ouvre sur un autre réseau.
  • Point clé du récit : Deux requêtes nslookup, dont une vers le service sans blocage de menaces de Quad9, ont permis de séparer un problème DNS d’un problème de routage ou de connectivité.
  • Pourquoi OnlydogVPN correspond ici : Après avoir confirmé le rôle du DNS, l’auteur voulait éviter de maintenir des réglages différents sur Windows, le navigateur et le téléphone; le mode pour réseaux restrictifs a fourni un changement de chemin en une seule action.
  • Limite : Si changer simplement de résolveur suffit et convient à l’utilisateur, un VPN n’est pas nécessaire. Sunrise indique en outre que modifier le DNS peut désactiver le filtrage de son option Surf Protect.

Quad9 documente le résolveur 9.9.9.10 utilisé dans la comparaison et le RFC 8484 décrit DNS over HTTPS et la réduction des interférences sur le chemin DNS. Sunrise précise que Surf Protect dépend de ses paramètres DNS par défaut; la CFMJ documente par ailleurs l’usage officiel de blocages DNS pour certaines offres de jeux en ligne.

En Suisse, soupçonner le DNS n’a rien de théorique

Quelques mois plus tôt, j’aurais probablement traité « blocage DNS » comme une explication un peu exotique.

En 2026, beaucoup moins.

Le 25 août, la Commission fédérale des maisons de jeu a encore publié une nouvelle version de sa liste de sites de jeux en ligne dont l’accès doit être bloqué en Suisse. La CFMJ explique que les fournisseurs d’accès appliquent ces restrictions au moyen d’un blocage DNS : au lieu de laisser la résolution du domaine suivre son chemin normal, le fournisseur peut diriger l’utilisateur vers une page d’avertissement.

Et ce mécanisme n’est plus cantonné aux casinos.

En février 2026, une controverse beaucoup plus inhabituelle a éclaté lorsque des ministères publics romands ont demandé à plusieurs fournisseurs suisses de bloquer certains sites. Dans l’affaire concernant « Grondements des Terres », Digitec rapportait que Sunrise et Swisscom avaient appliqué la mesure tandis qu’Init7 la contestait. Là encore, le DNS se trouvait au centre du dispositif.

Puis, fin mai, la Chambre des recours pénale vaudoise a annulé l’une des mesures visant ces sites, faute de lien suffisamment établi avec les infractions reprochées. Cette décision n’a cependant pas tranché de manière générale la question de tous les blocages DNS demandés dans d’autres procédures.

Autrement dit, voir un seul site disparaître sur une connexion suisse alors que tout le reste d’Internet continue de fonctionner normalement peut réellement pointer vers le DNS.

Mais c’est justement là que j’ai failli faire une deuxième erreur.

Un symptôme qui ressemble à un blocage DNS n’en est pas forcément un.

Le téléphone avait prouvé que le problème suivait ma connexion — pas encore le DNS

Lorsque je coupais le Wi-Fi et que la page s’ouvrait sur un autre opérateur, je changeais beaucoup plus que le DNS.

Je changeais aussi d’adresse IP publique, de routage et de chemin jusqu’au serveur. Mon test disait donc : « le problème dépend de cette connexion ». Il ne disait pas encore : « la réponse DNS de Sunrise est le problème ».

La nuance paraît minuscule jusqu’au moment où l’on commence à modifier des réglages au hasard.

Une discussion publiée dans la communauté Sunrise en juillet 2026 montre bien le piège. Un utilisateur voyait plusieurs sites devenir inaccessibles sur différents appareils. Pourtant, ses requêtes dig résolvaient correctement les noms de domaine. Le navigateur échouait ensuite avec No route to host. Sunrise a finalement relevé des valeurs de signal anormales et une intervention technique a suivi.

Dans ce cas, changer de DNS ou acheter un VPN dès le premier message d’erreur aurait surtout déplacé le problème.

J’ai donc fermé l’onglet de paiement. Pas parce que le VPN ne servirait à rien. Parce que je voulais savoir précisément ce que j’allais lui demander de résoudre.

Deux requêtes m’ont donné une réponse que le navigateur ne pouvait pas donner

Je n’ai pas commencé par changer le DNS de Windows ou de la box. Je voulais d’abord regarder la différence, pas la masquer. Dans un terminal, j’ai demandé l’adresse du domaine normalement :

nslookup domaine.tld

Puis j’ai envoyé la même demande à un résolveur indépendant :

nslookup domaine.tld 9.9.9.10

J’ai choisi ici 9.9.9.10 de Quad9 plutôt que son adresse 9.9.9.9 plus connue. Quad9 documente 9.9.9.10 comme son service sans blocage de menaces, ce qui évite qu’un deuxième mécanisme de filtrage vienne brouiller la comparaison.

Et là, enfin, j’avais quelque chose de beaucoup plus intéressant que « ça marche en 5G ».

Le DNS utilisé par ma connexion habituelle ne me conduisait pas vers une destination utilisable pour le site.

Le résolveur indépendant, lui, renvoyait une réponse normale.

C’était la différence que je cherchais.

Si les deux avaient renvoyé la même chose et que le navigateur avait ensuite échoué, j’aurais regardé ailleurs : routage, serveur distant, IPv6 ou problème de connexion.

Même deux adresses IP différentes ne prouvent rien à elles seules. Les grands sites utilisent souvent plusieurs serveurs ou CDN et peuvent parfaitement répondre avec des adresses différentes.

Le signal intéressant est plus simple : le résolveur fourni avec la connexion empêche d’obtenir une destination exploitable, alors qu’un autre résolveur permet de la retrouver.

À ce moment-là, « blocage DNS » n’était plus mon intuition.

C’était enfin une explication que je pouvais tester.

Deux requêtes nslookup comparent le résolveur du réseau avec le résolveur indépendant 9.9.9.10
Le premier résolveur échouait là où le second retrouvait une adresse exploitable : la comparaison isolait enfin le DNS au lieu de seulement changer de réseau.

Et c’est là que j’ai compris que je n’avais peut-être même pas besoin d’un VPN

Cette partie m’aurait évité pas mal de comparatifs.

Si le seul obstacle se situe dans la résolution DNS du fournisseur, changer de résolveur peut suffire.

Windows, macOS, Android et de nombreux routeurs permettent d’utiliser un DNS différent. DNS over HTTPS peut également envoyer les requêtes DNS à l’intérieur d’une connexion HTTPS ; l’IETF décrit notamment la réduction des interférences sur le chemin comme l’un des intérêts de cette approche.

Il y a toutefois un effet secondaire à connaître chez Sunrise.

L’opérateur indique que son option Surf Protect s’appuie sur les paramètres DNS par défaut pour bloquer les sites qu’elle considère dangereux. Si l’utilisateur modifie son DNS, Surf Protect ne peut plus assurer ce filtrage.

Donc, si une page Sunrise apparaît et que Surf Protect est actif, je vérifierais d’abord ce réglage.

Dans mon cas, j’avais maintenant dépassé cette question.

Changer manuellement le DNS réglait le site sur mon ordinateur, mais je ne voulais pas laisser un DNS personnalisé dans Windows, un autre réglage dans le navigateur et refaire la même chose sur mon téléphone.

Je voulais quelque chose de plus simple : revenir à ma connexion habituelle quand je le souhaitais, puis changer de chemin en une seule action quand j’en avais besoin.

C’est seulement à ce moment-là que OnlydogVPN a pris une vraie place dans mon test.

Une fois le problème identifié, je voulais surtout arrêter de bricoler

J’ai remis le DNS du système en automatique. Le site est redevenu inaccessible. Parfait. Je venais de recréer exactement le problème de départ.

J’ai alors ouvert le petit client et choisi le mode prévu pour les réseaux restrictifs. Pas de pays à comparer, pas de serveur à choisir, pas de protocole à changer pour essayer de deviner lequel fonctionnerait.

Connexion. J’ai rechargé le domaine. La page est apparue. J’ai fermé le navigateur, attendu un moment, puis recommencé. Toujours accessible. C’est ce résultat-là qui a fait la différence pour moi.

Je savais déjà qu’un autre DNS pouvait résoudre le domaine. Le tunnel m’apportait maintenant quelque chose de plus pratique : je pouvais retrouver le site sans conserver une configuration DNS particulière sur chaque appareil.

Et surtout, je n’avais pas transformé un problème simple en une nouvelle soirée de réglages.

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une couche supplémentaire d’obfuscation. Sur ce type de réseau, cela lui donne un chemin suffisamment différent de la connexion directe pour que la résolution et le trafic ne reposent plus simplement sur le même comportement que celui qui m’avait bloqué au départ.

La différence visible, elle, tenait en beaucoup moins de mots :

avant connexion : le site ne chargeait pas. après connexion : le site chargeait normalement.

C’était précisément ce que je cherchais.

Le détail qui m’a donné envie de le garder est arrivé après

Une fois mon document terminé sur l’ordinateur, j’ai voulu rouvrir la même source sur mon téléphone.

C’est généralement à ce moment que je déteste les VPN que j’ai installés uniquement pour résoudre un problème ponctuel : retrouver le compte, retaper le mot de passe, valider un mail, puis recommencer.

Ici, je pouvais déjà utiliser le service sans passer par le schéma classique email-mot de passe. Le partage par code m’a permis d’ajouter le téléphone sans recréer un deuxième parcours d’inscription.

Ce n’était pas ce qui avait débloqué mon site.

C’était simplement ce qui a transformé « outil installé pour cinq minutes » en application que je n’avais plus vraiment de raison de supprimer.

Il y a évidemment un compromis. Le service dispose de moins de régions, de moins d’ancienneté publique et de moins d’évaluations indépendantes accumulées que les grands fournisseurs installés depuis des années.

Si mon objectif était de comparer des dizaines de pays ou de m’appuyer sur une immense quantité de tests historiques, cet écart compterait.

Mais ce soir-là, je ne cherchais pas cinquante drapeaux dans une liste de serveurs.

Je voulais ouvrir un site qui disparaissait uniquement sur ma connexion Sunrise, comprendre pourquoi, puis éviter de maintenir des réglages DNS différents partout.

Le téléphone m’avait montré que le site existait toujours. Le deuxième résolveur m’avait montré où se situait le problème. Et le tunnel m’a donné la façon la plus simple de ne plus avoir à y penser à chaque appareil.

Je pensais au départ devoir acheter un VPN parce qu’un site ne s’ouvrait plus chez Sunrise.

En réalité, les trente secondes passées à comparer deux réponses DNS m’ont permis de savoir exactement pourquoi j’en voulais un — et c’est seulement à partir de ce moment que l’achat avait du sens.

Questions fréquentes

Pourquoi un site qui fonctionne en données mobiles peut-il rester inaccessible sur ma connexion Sunrise ?

Cela montre que le problème dépend de la connexion utilisée, mais pas encore qu’il vient du DNS. L’adresse publique, le routage et le chemin réseau changent eux aussi lorsque l’on passe sur un autre opérateur.

Quel test DNS simple peut-on faire avant de modifier Windows ou la box ?

Comparer la résolution normale du domaine avec une requête envoyée explicitement à un résolveur indépendant, puis regarder si le résolveur habituel empêche d’obtenir une destination exploitable alors que l’autre répond normalement.

Changer de DNS peut-il suffire sans VPN ?

Oui, si le seul obstacle se situe dans la résolution DNS. L’article reconnaît que cette solution peut être suffisante avant de décider s’il vaut la peine d’ajouter un tunnel.

Pourquoi un VPN restait-il utile dans le cas raconté après le diagnostic DNS ?

Parce que l’auteur ne voulait pas maintenir un DNS personnalisé sur plusieurs appareils et préférait changer de chemin en une seule action lorsque le problème apparaissait.