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Notes prises au fil des usages

Quel VPN permet d’accéder à un NAS de bureau depuis l’extérieur ? Celui qui permet au tunnel du bureau d’arriver jusqu’à vous

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À 16 h 12, mon lecteur réseau Projets avait une croix rouge. Le mauvais jour pour ça.

J’étais dans les locaux d’un client, connecté à son Wi-Fi invité, et il me manquait trois fichiers pour la présentation de 17 heures. Ils étaient sur le NAS du bureau, à une quarantaine de kilomètres.

Internet fonctionnait. Teams fonctionnait. Les sites web fonctionnaient.

J’ai donc fait ce qui me paraissait logique : j’ai ouvert mon VPN habituel, choisi une sortie française, puis essayé à nouveau le lecteur réseau.

Rien. J’ai même saisi directement l’adresse privée du NAS : \\192.168.20.15\Projets

Toujours rien. J’ai changé de serveur français. Même résultat.

C’est seulement à ce moment-là que j’ai compris que je demandais au mauvais VPN de résoudre le problème. Obtenir une adresse IP française ne me faisait pas entrer dans le réseau de mon bureau. J’étais simplement ressorti sur Internet ailleurs.

Le NAS, lui, était toujours derrière sa porte.

Résumé de l’article et adéquation du service

Réponse courte

Pour accéder à un NAS de bureau depuis l’extérieur, un VPN public qui fournit une adresse IP française ne suffit pas : il faut d’abord un tunnel ou une solution d’accès qui termine réellement dans le réseau du bureau. Un second VPN peut seulement aider à transporter ce tunnel à travers un Wi-Fi restrictif.

À retenir

  • Pour qui : les petites équipes qui ont déjà un NAS ou un serveur VPN au bureau mais rencontrent des réseaux clients ou invités qui bloquent la connexion.
  • Point clé : une adresse privée comme 192.168.20.15 n’est joignable à distance que si la connexion privée atteint le LAN du bureau ou relie explicitement l’appareil au NAS.
  • Quand OnlydogVPN est pertinent : dans le récit, comme première couche de transport sur un Wi-Fi restrictif afin que le profil OpenVPN du bureau puisse ensuite se connecter.
  • Limite : il ne remplace ni VPN Server, ni Tailscale, ni un autre endpoint correctement administré dans le réseau du bureau ; il ne faut pas rouvrir le NAS sur Internet pour contourner le problème.

Sources déjà utilisées dans l’article : Synology — utiliser le NAS comme serveur VPN ; Tailscale — accès distant à un Synology ; OnlydogVPN — site officiel déjà lié dans l’article.

J’avais confondu « protéger ma connexion » et « rentrer au bureau »

La différence paraît évidente une fois qu’on l’a comprise. Un VPN commercial classique crée un tunnel entre mon ordinateur et un serveur du fournisseur. Si je suis chez un client et que je me connecte à un serveur VPN à Paris, mon trafic Internet sort à Paris.

Mais ce serveur parisien ne connaît pas pour autant le NAS privé de mon entreprise. Une adresse comme 192.168.20.15 n’existe que dans le réseau du bureau.

Pour la retrouver depuis l’extérieur, il faut qu’une connexion privée arrive jusqu’à ce réseau, ou qu’une solution relie explicitement mon ordinateur au NAS.

Synology prévoit justement ce scénario avec VPN Server : le NAS peut devenir le point d’arrivée du tunnel et donner ensuite accès aux ressources du réseau local.

Tailscale répond au même besoin d’une autre manière. Son application Synology permet de joindre le NAS à distance sans exposer directement ses services sur Internet, puis d’étendre cet accès à d’autres ressources du LAN si nécessaire.

Dans notre cas, cette partie était déjà configurée.

Et c’est là que l’histoire devenait plus frustrante : nous avions construit la bonne porte, mais depuis le Wi-Fi du client, je n’arrivais plus jusqu’à elle.

Illustration du point abordé
Le tunnel utile est celui qui rejoint réellement le réseau du bureau.

Nous avions volontairement rendu le NAS plus difficile à atteindre

Quelques mois plus tôt, nous pouvions ouvrir DSM et certains services du NAS directement depuis Internet. C’était pratique.

Puis Synology a publié, le 15 avril 2026, un avis de sécurité DSM classé « Important », corrigeant plusieurs vulnérabilités pouvant notamment permettre à des attaquants distants ou authentifiés de lire ou modifier des fichiers, récupérer certaines informations ou provoquer des interruptions de service.

Nous avions installé les correctifs. Mais l’avertissement m’avait surtout poussé à regarder ce que nous exposions réellement. J’avais fini par fermer les accès publics dont nous n’avions pas besoin.

Désormais, pour travailler comme si j’étais au bureau, je devais d’abord rejoindre le réseau privé du bureau. Une seule porte. Puis les ressources internes derrière.

C’était moins confortable qu’un NAS ouvert depuis n’importe quel navigateur, mais beaucoup plus cohérent.

Et ce besoin est très concret dans les petites structures. En juin 2026, un utilisateur de r/synology décrivait un petit bureau de deux personnes avec exactement cette attente : il ne voulait pas télécharger un fichier, le modifier puis penser à le renvoyer. Il voulait simplement retrouver, depuis l’extérieur, quelque chose qui ressemble au lecteur réseau qu’il utilise au bureau.

C’était exactement mon problème à 16 h 12. Je ne voulais pas « consulter mon NAS ». Je voulais ouvrir mon dossier de travail.

QuickConnect m’a confirmé que les fichiers étaient là — sans vraiment résoudre mon problème

J’avais encore une solution de secours : QuickConnect. J’ai ouvert File Station. Le NAS a répondu.

Soulagement immédiat. Le dossier du client était là. J’ai lancé le téléchargement du premier fichier.

Et j’ai regardé l’estimation du temps restant monter au lieu de descendre.

QuickConnect cherche plusieurs chemins possibles et peut utiliser un relais Synology lorsqu’une connexion directe n’est pas disponible. Ce détour ajoute de la latence, et Synology indique aussi que les connexions relayées disposent d’une bande passante limitée.

Pour récupérer un PDF ou vérifier un document, cela peut très bien dépanner. Pour plusieurs gigaoctets de ressources graphiques avant une présentation, ce n’était pas le chemin que je voulais emprunter. Mais cet essai m’avait appris quelque chose d’important.

Le NAS était en ligne. Les fichiers existaient. Le stockage n’était pas en panne.

Il fallait simplement retrouver le tunnel privé que nous avions déjà préparé.

Le VPN du bureau fonctionnait parfaitement… dès que je quittais le Wi-Fi du client

J’ai fermé le téléchargement et ouvert notre profil OpenVPN professionnel. Connecting… Puis rien.

Nouvel essai. Connecting… Toujours rien.

J’ai vérifié le profil, l’adresse et le certificat. Tout semblait correct. Puis j’ai déconnecté le Wi-Fi du client et activé le partage de connexion de mon téléphone.

OpenVPN s’est connecté presque immédiatement. Le lecteur réseau est réapparu. J’ai ouvert le dossier.

Les fichiers étaient là. À cet instant, le diagnostic est devenu simple. Le NAS fonctionnait.

Le serveur VPN fonctionnait. Mon profil fonctionnait. Ce qui changeait, c’était le réseau situé entre mon ordinateur et le bureau.

Je pouvais évidemment rester sur la 5G.

Sauf que le signal passait de quatre barres à une dès que je posais le téléphone sur la table de réunion, et je n’avais aucune envie de transférer tout le projet sur mon forfait mobile.

Le problème venait donc encore de changer. Je ne cherchais plus un VPN capable d’accéder au NAS. J’avais déjà celui-là : il tournait au bureau.

Je cherchais quelque chose capable de faire passer ce tunnel à travers le Wi-Fi du client.

C’est là que le deuxième VPN a enfin trouvé son rôle

J’avais OnlydogVPN installé sur le portable pour les réseaux de voyage et les Wi-Fi restrictifs.

Le service est plus petit que les acteurs historiques, avec moins de localisations et moins de recul public. Si mon besoin principal avait été de choisir une sortie dans une ville très précise, ce ne serait pas son avantage.

Mais ce jour-là, je n’avais pas besoin d’un nouveau point de sortie. J’avais besoin que la connexion vers le bureau cesse de se faire bloquer ou perturber avant même d’atteindre sa destination. Le NAS avait déjà sa porte privée.

Le petit VPN devait simplement m’aider à atteindre cette porte. J’ai reconnecté le Wi-Fi invité. Puis j’ai lancé le mode prévu pour les réseaux restrictifs.

La connexion s’est établie. À l’intérieur de cette route, j’ai relancé le profil OpenVPN du bureau. Connecting…

Puis : Connected. J’ai ouvert l’Explorateur Windows.

La croix rouge avait disparu. Projets. Client-Architecture.

Présentation-final. Je n’ai pas ouvert un site pour vérifier mon adresse IP. Je n’ai pas lancé de benchmark.

J’ai double-cliqué sur le dossier dont j’avais besoin. Il s’est ouvert.

Des tests publiés avec le service avaient déjà reproduit cette logique avec un NAS Synology : un tunnel OpenVPN vers le NAS qui échoue directement sur un réseau restrictif, puis fonctionne lorsqu’il est transporté à l’intérieur de la première connexion.

Dans mon scénario, c’était exactement la différence entre savoir que mes fichiers existaient et pouvoir réellement travailler dessus.

Deux tunnels paraissent compliqués jusqu’à ce qu’on leur donne deux métiers différents

Au début, l’idée m’avait semblé inutilement compliquée. Pourquoi utiliser un VPN pour atteindre un autre VPN ? Puis j’ai cessé de penser en termes de « deux VPN ».

Le VPN du bureau était la clé. Il savait qui j’étais et comment me faire entrer dans le réseau privé où se trouvait le NAS. Le service sur mon portable était la route jusqu’à la serrure.

Il n’avait pas besoin de connaître mes partages réseau, les utilisateurs du NAS ou l’adresse de mon imprimante professionnelle.

Il devait simplement laisser passer correctement la connexion qui, elle, savait entrer au bureau. Une fois les rôles séparés, tout devenait beaucoup plus simple. Le VPN commercial essayé au début n’était pas mauvais parce qu’il ne pouvait pas ouvrir 192.168.20.15.

Je lui demandais seulement de faire un travail qu’un serveur VPN public n’est pas censé faire.

À l’inverse, rouvrir DSM directement sur Internet aurait été une manière très rapide de contourner le problème — en supprimant précisément la frontière que nous avions pris le temps de construire.

Avec le second VPN, je pouvais garder cette frontière intacte. C’est ce qui faisait toute la différence.

Le lecteur réseau a été le seul test qui comptait

À 16 h 31, j’ai ouvert le fichier InDesign directement depuis le dossier de projet. Les liens vers les visuels étaient présents. J’ai récupéré les deux exports manquants.

Puis j’ai enregistré la version corrigée au même endroit pour que l’équipe restée au bureau la retrouve. Pas de téléchargement manuel depuis un portail. Pas de copie nommée final_v2_vraiment-final.zip.

Pas de rappel mental pour renvoyer le fichier plus tard. Le dossier distant se comportait à nouveau comme le dossier de travail que j’utilisais tous les jours. À 16 h 46, j’ai fermé l’ordinateur et traversé le couloir vers la salle de réunion.

C’est là que ma réponse à la question « quel VPN pour accéder à un NAS depuis l’extérieur ? » s’est complètement retournée.

Si je pars de zéro, je ne commencerais pas par acheter un VPN commercial. Je commencerais par construire la porte du bureau : VPN Server, Tailscale ou une autre solution d’accès privé correctement administrée. Mais une fois cette porte en place, il reste une deuxième question que les fiches techniques oublient souvent :

est-ce que je pourrai réellement l’atteindre depuis le réseau sur lequel je me trouverai demain ? Chez moi, le tunnel du bureau pourra probablement fonctionner directement. Sur certains Wi-Fi clients, hôtels, conférences ou réseaux invités, il peut ne jamais arriver jusqu’au NAS.

C’est dans cette deuxième situation que le petit VPN a gagné sa place sur mon ordinateur. Il n’a pas remplacé la sécurité du NAS. Il m’a permis de la conserver.

Mon premier réflexe avait été de chercher un VPN possédant davantage de serveurs français. Je regardais dans la mauvaise direction.

Pour atteindre le NAS ce soir-là, le VPN décisif n’a pas été celui qui me donnait une adresse IP à Paris : c’était celui qui a permis à la porte privée de mon bureau de traverser le Wi-Fi du client sans que j’aie à rouvrir le NAS au reste d’Internet.

Questions fréquentes

Pourquoi un VPN connecté à un serveur français ne me donne-t-il pas accès au NAS du bureau ?

Parce que ce VPN fait sortir votre trafic Internet par le serveur du fournisseur ; il ne rejoint pas automatiquement le réseau privé du bureau. Pour atteindre le NAS, le tunnel doit terminer dans ce réseau ou une solution doit relier explicitement votre appareil au NAS.

Quelle solution faut-il mettre en place avant de partir du bureau ?

L’article cite un serveur VPN sur le NAS ou une solution d’accès privé comme Tailscale. L’objectif est de disposer d’une porte authentifiée qui mène réellement au réseau ou au NAS, au lieu d’exposer directement ses services sur Internet.

Pourquoi QuickConnect peut-il dépanner sans remplacer un lecteur réseau distant ?

QuickConnect peut utiliser un relais lorsque la connexion directe n’est pas disponible. Le récit constate que ce détour permet de vérifier et télécharger des fichiers, mais peut ajouter de la latence et limiter la bande passante pour de gros volumes.

Que signifie le fait que le VPN du bureau fonctionne en partage 5G mais pas sur le Wi-Fi d’un client ?

Cela indique que le NAS, le serveur VPN et le profil peuvent être valides, tandis que le réseau intermédiaire perturbe la connexion. Le diagnostic doit alors se concentrer sur le chemin entre l’ordinateur et le bureau.