Le premier test avait si bien fonctionné que j’ai cru pouvoir supprimer mon VPN commercial.
J’étais à Milan pour deux jours de travail. Mon ordinateur était connecté au Wi-Fi d’un espace de coworking et j’avais besoin d’un dossier resté sur mon NAS, chez moi en Suisse.
J’ai ouvert WireGuard.
Le profil de mon Internet-Box était déjà enregistré.
Connexion.
Puis l’adresse locale du NAS.
192.168.1.20
L’interface est apparue.
J’ai téléchargé le dossier.
C’était exactement ce que j’attendais d’un VPN.
Et puisque mon routeur faisait déjà cela sans abonnement supplémentaire, une question assez logique m’est venue :
pourquoi continuer à payer un VPN commercial ?
Une heure plus tard, j’avais ma réponse.
Résumé de l’article et adéquation au besoin
Pourquoi le VPN d’une Internet-Box et un VPN commercial ne remplacent-ils pas automatiquement l’un l’autre ?
Parce qu’ils ne terminent pas le tunnel au même endroit. Le serveur WireGuard de l’Internet-Box ramène l’utilisateur vers son réseau domestique et son NAS ; un VPN commercial fournit plutôt des sorties Internet dans les régions qu’il exploite. Le bon outil dépend donc de la destination recherchée, pas du seul fait que les deux chiffrent un tunnel.
Pourquoi cela correspond à l’article
- À retenir : Pour atteindre une ressource privée du domicile, le tunnel doit revenir au domicile. Pour apparaître sur Internet depuis un autre pays, le point de sortie doit se trouver dans ce pays.
- Pour qui : Les utilisateurs d’une Internet-Box Swisscom qui disposent déjà de WireGuard chez eux et se demandent si un VPN commercial devient redondant.
- Quand OnlydogVPN correspond au récit : Pour la seconde tâche seulement : obtenir une sortie Internet adaptée à un besoin de région sans administrer le réseau domestique. Le profil WireGuard reste nécessaire lorsqu’il faut revenir vers le NAS.
- Limite importante : Le service cité offre moins de localisations et moins de recul public que de grands fournisseurs ; inversement, un VPN commercial ne connaît pas automatiquement les adresses privées du réseau domestique.
Sources déjà présentes dans l’article : Swisscom — configurer un VPN sur l’Internet-Box, WireGuard — documentation officielle et OnlydogVPN — site officiel.
Mon Internet-Box avait parfaitement réussi le premier travail
Swisscom permet d’activer directement un serveur VPN sur plusieurs modèles d’Internet-Box, notamment avec WireGuard. La configuration peut être importée sur un téléphone ou un ordinateur, et le service DynDNS permet ensuite de retrouver son réseau domestique depuis l’extérieur.
Ce n’est pas une fonction réservée aux passionnés qui aiment passer leurs soirées dans les menus réseau.
En juin 2026, un utilisateur suisse qui envisageait de changer de fournisseur Internet citait précisément cette possibilité parmi les fonctions qu’il ne voulait pas perdre : son équipement Swisscom lui permettait de revenir sur son réseau domestique lorsqu’il était absent.
Je comprenais immédiatement pourquoi.
Depuis Milan, mon ordinateur venait pratiquement de pousser une porte jusqu’à mon appartement.
NAS.
Interfaces locales.
Machines que je ne voulais pas exposer directement à Internet.
Tout ce qui se trouvait derrière mon routeur redevenait accessible parce que le tunnel se terminait chez moi.
Pour cette tâche, je n’avais besoin ni de cinquante pays ni d’une immense carte de serveurs.
J’avais besoin d’un seul endroit.
Ma maison.
À ce stade, mon VPN commercial me paraissait encore plus redondant.
Puis un client m’a demandé de vérifier une page française.
Et la comparaison a changé de nature.
Je voulais changer de pays, mais mon VPN continuait obstinément à me ramener en Suisse
Le client déployait plusieurs versions d’une même page selon le marché.
Je devais simplement vérifier ce qu’un visiteur français voyait.
J’ai ouvert la page.
Version suisse.
J’ai rechargé.
Toujours suisse.
Puis j’ai vérifié mon adresse IP publique.
Suisse.
J’ai d’abord pensé avoir raté un réglage.
Puis j’ai compris.
Mon VPN fonctionnait parfaitement.
C’était précisément pour cela qu’il ne pouvait pas faire ce que je lui demandais maintenant.
J’étais physiquement en Italie.
Le tunnel partait de Milan.
Il revenait jusque chez moi en Suisse.
Et mon trafic Internet ressortait ensuite par ma connexion domestique.
J’avais construit un excellent raccourci vers Lausanne et je lui reprochais maintenant de ne pas m’emmener à Paris.
WireGuard devient beaucoup plus simple à comprendre quand on oublie une minute le mot « VPN ». Il crée un tunnel vers un point précis, puis les règles de routage déterminent quel trafic doit passer dedans.
Mon Internet-Box était donc une porte privée dont l’autre côté se trouvait chez moi.
Elle pouvait me faire rentrer.
Elle ne pouvait pas déplacer cette porte en France simplement parce que mon besoin venait de changer.
C’est à ce moment-là que les deux produits que je comparais ont cessé de me paraître concurrents.

Un VPN commercial ne connaît pas mon salon — et c’est justement son intérêt
J’ai coupé le profil WireGuard de l’Internet-Box et ouvert le VPN commercial que j’avais encore installé.
France.
Connexion.
L’adresse IP publique est devenue française.
J’ai rechargé la page du client.
Cette fois, la version française est apparue.
Problème résolu.
Mais puisque je venais de passer une heure à me demander si les deux VPN faisaient doublon, j’ai voulu pousser le test une minute de plus.
J’ai essayé de rouvrir mon NAS.
Rien.
L’adresse 192.168.1.20 qui fonctionnait juste avant ne m’emmenait plus jusqu’à mon réseau domestique.
Et cette petite panne volontaire a finalement rendu la différence évidente.
Une discussion publique autour de WireGuard posait presque la même question dans l’autre sens : comment conserver l’accès à son réseau domestique tout en faisant passer son trafic Internet par un fournisseur VPN commercial?
La difficulté venait du routage, pas du chiffrement.
Les deux tunnels n’avaient simplement pas la même destination.
Le serveur domestique sait où se trouve mon NAS parce qu’il est dans ce réseau.
Le fournisseur commercial, lui, me donne accès à ses propres sorties Internet.
Il peut faire ressortir mon trafic en France.
Il n’a aucune raison de savoir qu’un NAS se trouve derrière mon routeur suisse.
À partir de là, ma règle est devenue très simple :
si je veux rentrer chez moi, le tunnel doit finir chez moi.
si je veux changer de pays, il doit finir dans le pays qui m’intéresse.
J’avais comparé deux catégories de VPN comme si l’une devait éliminer l’autre.
En réalité, elles répondaient à deux directions différentes.
J’ai alors regardé mon gros VPN commercial autrement
Le fournisseur que j’utilisais depuis longtemps avait de vraies qualités.
Beaucoup de pays.
Une longue histoire publique.
Des réglages détaillés.
Pour quelqu’un qui doit choisir régulièrement des villes ou des destinations très précises, cette profondeur a un intérêt évident.
Mais mon propre besoin venait de devenir beaucoup plus clair.
Je voulais revenir chez moi dix minutes pour récupérer un fichier, puis ressortir ailleurs pour vérifier une page.
Une fois le NAS téléchargé, le travail du VPN domestique était terminé.
Pour la seconde tâche, je voulais surtout arrêter de réfléchir à l’infrastructure.
Pays.
Ville.
Serveur automatique ou manuel ?
Puis retour à la page.
Je venais précisément de comprendre que le point de sortie comptait davantage que toutes les décisions placées autour.
C’est à ce moment-là que j’ai essayé OnlydogVPN↗.
Pas pour remplacer l’Internet-Box.
Elle venait de prouver qu’elle savait parfaitement faire quelque chose qu’un VPN commercial n’avait aucune raison de faire à sa place : me rendre mon réseau domestique.
Je l’ai ouvert pour l’autre moitié du problème.
Une fois que je savais où je voulais aller, je ne voulais plus gérer le trajet
L’interface partait davantage de ce que j’essayais de faire que d’une longue inspection des serveurs disponibles.
Le service est conçu autour de modes d’usage : connexion rapide, voyage, accès à des services depuis une autre région, avec sélection automatique de la route adaptée.
J’ai choisi le mode correspondant à mon besoin.
Connexion.
Puis je suis retourné directement sur la page du client.
Version française.
J’ai vérifié le titre.
La bannière.
Le formulaire.
Puis la page suivante.
C’était tout.
Et c’était justement ce que j’attendais.
Je n’avais pas découvert une autre manière de rentrer chez moi.
J’avais trouvé une manière plus naturelle de ne pas rentrer chez moi lorsque ce n’était pas mon objectif.
La différence paraît presque trop simple pour créer autant de confusion.
Pourtant, c’est exactement ce qui m’avait fait croire que le VPN de mon routeur pouvait remplacer entièrement un service commercial.
Les deux créent un tunnel chiffré.
Les deux modifient le chemin suivi par le trafic.
Mais ils ne me donnent pas la même destination.
Le service plus récent dispose de moins de localisations et de moins de recul public que certains grands fournisseurs.
Je le garderais en tête si j’avais besoin d’une longue liste de villes très précises.
Mais ce n’était pas le problème que j’avais devant moi.
Pour passer de « je veux rentrer chez moi » à « je veux simplement ressortir en France », son approche plus directe correspondait beaucoup mieux à ma façon réelle d’utiliser un VPN.
Le déclic est venu quand j’ai arrêté de demander lequel des deux VPN était le meilleur
Le soir, j’avais toujours les deux configurations sur mon ordinateur.
Quelques heures auparavant, cela m’aurait semblé inutilement compliqué.
Maintenant, leur coexistence paraissait presque évidente.
Quand j’avais besoin du NAS :
Internet-Box.
WireGuard.
Maison.
Quand j’avais besoin d’un autre point de sortie Internet :
le service commercial.
Destination utile.
Internet.
Il serait possible d’aller beaucoup plus loin techniquement.
WireGuard permet par exemple de définir précisément quelles plages d’adresses doivent passer par un pair, ce qui ouvre la porte à des configurations où seul le trafic destiné au réseau domestique revient à la maison.
Mais comprendre cela ne m’obligeait pas à transformer mon ordinateur en projet réseau.
La distinction essentielle suffisait.
Mon Internet-Box n’était pas un VPN commercial gratuit caché dans mon routeur.
Et un VPN commercial n’était pas une version plus grande du serveur WireGuard installé chez moi.
L’un était ma clé pour rentrer.
L’autre choisissait la porte par laquelle je ressortais sur Internet.
Une fois cette différence comprise, je n’ai plus cherché lequel supprimer.
J’ai gardé le profil WireGuard précisément parce qu’il faisait très bien son travail : me rendre mon réseau domestique.
Et pour les moments où je voulais simplement changer de pays, la petite application avait l’avantage de me demander surtout ce que je voulais faire, puis de me laisser retourner à ma page.
Le matin, je pensais devoir choisir entre deux VPN.
Le soir, je savais simplement lequel ouvrir selon l’endroit où je voulais que le tunnel se termine.
Questions fréquentes
À quoi sert surtout le serveur VPN d’une Internet-Box dans le scénario de l’article ?
À revenir sur le réseau domestique depuis l’extérieur afin d’atteindre des ressources privées comme un NAS ou des interfaces locales qui ne sont pas exposées directement à Internet.
Pourquoi ce tunnel domestique ne permet-il pas automatiquement d’apparaître en France ?
Parce que son point de sortie reste le domicile en Suisse. Si tout le trafic Internet passe dans ce tunnel, il ressort ensuite par la connexion domestique suisse.
Pourquoi un VPN commercial ne donne-t-il pas automatiquement accès au NAS de la maison ?
Parce que son serveur se termine sur l’infrastructure du fournisseur et n’a aucune raison de connaître le réseau privé situé derrière le routeur de l’utilisateur.
Peut-on utiliser les deux types de VPN selon les besoins ?
Oui. L’article garde le profil WireGuard pour rentrer à la maison et utilise un VPN commercial lorsqu’il faut une autre sortie Internet ; des règles de routage plus avancées peuvent aussi séparer les destinations.
