Carnet de route
voyages, réseaux et petits ratés

Quel VPN choisir lorsque RED by SFR fonctionne en 4G mais pas sur la fibre ? Celui qui supporte mieux ce qui se passe derrière la box

Un transfert de fichiers bloqué sur un ordinateur relié à une nouvelle box fibre, avec le téléphone encore posé à côté

Pendant quatre jours, mon téléphone avait servi de box.

Et franchement, ça allait.

Je venais d’emménager. La fibre RED by SFR n’était pas encore activée, donc j’avais posé mon téléphone près de la fenêtre, lancé le partage de connexion 4G et travaillé comme ça.

VPN connecté.
Messagerie.
Visioconférences.
Documents clients.
Rien de très élégant, mais rien de bloquant non plus.
Puis la fibre a été activée.

Résumé de l’article et pertinence du produit

La question centrale de cet article

Pourquoi le même VPN pouvait-il fonctionner en 4G RED by SFR mais mal se comporter sur la fibre Box 8 ?

Le test de l’article isolait surtout une différence de chemin réseau : le tunnel fonctionnait ailleurs, mais la combinaison entre la box, son routage et ce VPN précis provoquait des blocages. Plus de mégabits ou davantage de serveurs ne répondaient donc pas au vrai problème.

Pourquoi cela correspond au récit

  • Idéal pour: Une personne dont le VPN marche sur le hotspot mobile mais se bloque ou ralentit dès le retour sur la fibre domestique.
  • Détail de l’article: Le même ordinateur et le même usage fonctionnaient en 4G, puis le transfert se figeait sur la fibre alors que la Box 8 affichait une connexion rapide.
  • Limite importante: L’article ne conclut pas que la fibre RED est mauvaise en général : le problème concernait une combinaison précise de box, de chemin réseau et de tunnel. Le petit service avait aussi moins de régions et moins de recul public.

OnlydogVPN: OnlydogVPN n’était pertinent ici que parce que le tunnel testé acceptait mieux le chemin fourni par cette Box 8, sans demander de reconfigurer la box ou de multiplier les serveurs.

Sources déjà présentes dans le texte

Source produit: OnlydogVPN

J’ai rangé le câble de recharge du téléphone avec un certain soulagement.
La Box 8 affichait enfin Internet.
Un test de débit dépassait largement ce que j’obtenais en 4G.

J’ai reconnecté mon ordinateur au Wi-Fi, lancé mon VPN habituel et repris un transfert de fichiers.

Le VPN affichait :
Connecté.
Le fichier, lui, avançait pendant quelques secondes.
Puis plus rien.
J’ai ouvert ma messagerie.
Chargement.

Un portail professionnel.
Chargement.
Je me suis dit que le serveur VPN avait mal choisi son moment.
J’en ai sélectionné un autre.
Même résultat.
Le plus étrange est arrivé quand j’ai rallumé le partage de connexion du téléphone.

Même ordinateur.
Même VPN.
Même serveur.
Le fichier est reparti.

À cet instant, ma nouvelle fibre était environ dix fois plus rapide sur le papier et nettement moins utile dès que le tunnel était actif.

Le problème était apparu exactement au moment où ma connexion devait s’améliorer

C’est précisément pour cela que j’ai d’abord refusé de soupçonner la fibre.

RED commercialise ses offres fibre sans engagement, notamment avec la Box 8 sur certaines configurations, et les débits annoncés dépassent largement ce dont j’avais besoin pour une journée de travail ordinaire.

Sans VPN, tout était d’ailleurs rapide.
Très rapide.
Je pouvais télécharger, regarder une vidéo et synchroniser un dossier sans difficulté.

Avec le tunnel, certaines applications commençaient à répondre puis semblaient perdre le fil.

J’ai redémarré la box.
Puis l’ordinateur.
Puis le VPN.
J’ai essayé un autre serveur.
Aucun de ces gestes n’était absurde.
Mais ils partaient tous de la même hypothèse :

si Internet fonctionne bien sans VPN, le problème doit être dans l’application VPN.
La 4G venait pourtant de me donner un indice beaucoup plus utile.
L’application fonctionnait.
Le serveur VPN fonctionnait.
L’ordinateur fonctionnait.
C’était leur rencontre avec la fibre RED qui posait problème.

J’ai regardé la Box 8 et compris que « RED » ne décrivait pas vraiment le chemin

Dans ma tête, la comparaison était simple :
RED en 4G ;
RED sur la fibre.
Même opérateur.
Je m’attendais presque au même Internet, simplement plus rapide à la maison.
Mais un tunnel VPN ne voit pas un logo d’opérateur.

Il voit un chemin réseau : des adresses, des ports et des équipements intermédiaires.

La documentation SFR sur la Box 8 donne d’ailleurs un indice assez parlant. Selon la configuration, l’interface réseau peut fonctionner avec IPv4 et IPv6 de différentes manières ; SFR précise notamment que certaines adresses IPv4 privées de type 10.x.x.x correspondent à un fonctionnement où l’accès n’est pas celui d’une IPv4 publique classique.

Je suis allé regarder l’interface de la box.

Elle ne ressemblait pas du tout à l’image simple que je m’étais faite d’une « fibre avec une adresse publique et puis c’est tout ».

À partir de là, une chose devenait claire :
la 4G et la Box 8 ne plaçaient pas mon VPN dans le même environnement réseau.
Et cette différence expliquait beaucoup mieux la panne que le chiffre du Speedtest.

Une installation fibre domestique avec son boîtier, ses câbles réseau et l’interface de la box ouverte sur un ordinateur
La fibre et le partage 4G ne font pas passer le tunnel par le même chemin, même lorsque l’ordinateur et le serveur ne changent pas.

Les abonnés RED voient parfois la différence seulement lorsqu’un VPN entre en jeu

Je n’étais manifestement pas le premier à découvrir les subtilités du réseau fixe après avoir simplement voulu « avoir la fibre ».

Sur la communauté RED, des abonnés fibre décrivent des configurations en CGNAT, des passages vers IPv4 Full Stack et des comportements différents selon le type de trafic. Dans un échange, un Community Manager RED évoquait notamment le cas de flux WireGuard en UDP qui restaient sensibles après un changement de configuration réseau.

Un autre abonné décrivait un symptôme encore plus proche du mien : de bons tests de bande passante sur sa fibre RED, mais des transferts devenant extrêmement lents dès qu’ils passaient par le VPN de son entreprise.

C’est ce détail qui m’a vraiment fait changer de logique.
Un excellent débit brut ne prouve pas qu’un tunnel va aimer le chemin qu’on lui donne.
Et moi, depuis le début, je continuais à mesurer la mauvaise chose.

J’ai arrêté de chercher un serveur différent

Mon grand fournisseur me donnait pourtant beaucoup de possibilités.
C’était l’un de ses vrais avantages.
Plusieurs protocoles.
Beaucoup de serveurs.
Une longue histoire publique.
J’ai essayé le protocole recommandé automatiquement.

Puis un autre.

Avec l’un, le tunnel mettait davantage de temps à s’établir.

Avec l’autre, il affichait rapidement connecté, mais le transfert finissait encore par se bloquer.

À ce moment-là, je pouvais continuer :
changer encore de protocole ;
modifier la configuration de la box ;
chercher comment obtenir une autre IPv4 ;
appeler le support RED.

Tout cela aurait eu du sens si mon objectif avait été de comprendre complètement le réseau de mon appartement.

Mais j’avais acheté une fibre pour travailler.
Pas pour transformer ma première semaine après le déménagement en laboratoire NAT.
La 4G avait déjà rempli son rôle.
Elle m’avait prouvé que le VPN pouvait fonctionner.
Je voulais maintenant un tunnel qui fonctionne sur la fibre telle qu’elle était.

J’ai testé le problème sans toucher à la box

C’est là que j’ai installé OnlydogVPN.
J’ai volontairement laissé la Box 8 exactement dans le même état.
Pas de redémarrage.
Pas de modification WAN.
Pas de demande d’IPv4 particulière.
Pas de retour temporaire sur le hotspot.

Je voulais isoler une seule chose :
le comportement du tunnel.
J’ai lancé la connexion.
Puis repris le même transfert.
8 %.
14 %.

21 %.
Je me suis retenu de conclure trop vite.
Avec mon premier VPN, les premières secondes pouvaient être normales aussi.
35 %.
48 %.
J’ai ouvert la messagerie en parallèle.

Les nouveaux messages sont arrivés.
Puis le portail sur lequel je devais déposer le fichier.
Chargé.
Le transfert a atteint :
100 %.
Je suis resté sur la fibre.

C’était tout le test.

Et c’était aussi la première fois depuis l’installation de la box que je n’avais plus besoin de garder mon téléphone posé à côté de l’ordinateur comme issue de secours.

Ce qui m’a intéressé dans HTTP/3, c’est qu’il est moins dépendant d’un chemin parfaitement stable

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3, donc sur QUIC.

QUIC a notamment été conçu pour mieux supporter certaines modifications du chemin réseau. Sa spécification prévoit par exemple le cas où un équipement NAT change l’adresse ou le port visible d’une connexion : grâce aux identifiants de connexion, le tunnel peut reconnaître qu’il s’agit toujours de la même conversation au lieu de repartir systématiquement de zéro.

L’image est assez simple.
Un tunnel plus rigide peut retenir :
« cette conversation arrive par cette porte précise ».
Si le réseau change la porte en cours de route, il perd facilement le fil.
QUIC garde un autre moyen d’identifier la conversation.

Je ne pouvais pas observer tout ce qui se passait à l’intérieur du réseau RED/SFR, donc je n’allais pas prétendre que ce mécanisme expliquait à lui seul mon premier échec.

Mais le résultat, lui, n’avait rien d’ambigu.
Sur la même Box 8, sans modifier sa configuration :
le premier tunnel finissait par bloquer mes applications ;
le second terminait le transfert et gardait mes outils de travail utilisables.
C’était exactement ce que je voulais mesurer.

Le lendemain, j’ai volontairement refait le passage 4G → fibre

J’ai commencé la journée sur la fibre.
VPN connecté.
Tout fonctionnait.
Puis j’ai coupé le Wi-Fi et activé le hotspot 4G.
La connexion a récupéré.
J’ai remis le Wi-Fi de la Box 8.

Elle a récupéré à nouveau.

Ce n’était plus mon problème principal — la fibre fonctionnait déjà — mais ce petit test a confirmé ce qui comptait désormais pour moi.

Je n’avais plus envie d’un VPN qui exige que tous mes réseaux se comportent exactement de la même manière.

Ils ne se comportent pas de la même manière.

Je voulais un VPN capable de l’encaisser sans me renvoyer dans les paramètres.

Ce n’est donc pas une histoire où RED aurait une « mauvaise fibre »

Ce serait une conclusion beaucoup trop large.
Ma fibre fonctionnait très bien sans mon premier tunnel.
Le problème apparaissait dans une combinaison précise :
ma box ;
son chemin réseau ;
mon premier VPN.

Le grand fournisseur garde aussi des avantages que le service plus petit n’a pas encore.
Davantage de régions.
Beaucoup plus d’années de recul public.
Plus d’analyses indépendantes.

Si j’avais besoin de choisir manuellement entre de nombreuses villes ou de construire des configurations très précises, ces différences compteraient.

Mais ce matin-là, je ne manquais pas de serveurs.
Je ne manquais certainement pas de mégabits.
Je manquais d’un tunnel qui accepte le réseau que ma Box 8 lui donnait.

C’est désormais le test que je ferais en premier lorsqu’un VPN fonctionne sur RED en 4G mais pas correctement sur la fibre :

même ordinateur ;
même serveur ;
un passage rapide sur le hotspot pour vérifier que le tunnel fonctionne ailleurs ;
puis retour immédiat sur la box.

Parce que si la 4G fait marcher le VPN et que la fibre le fait trébucher, je ne veux pas d’un VPN qui m’apprenne à reconfigurer ma Box 8 : je veux celui qui me permet de ranger mon téléphone et d’utiliser enfin la fibre que je viens de faire installer.

Questions fréquentes

Pourquoi un VPN peut-il marcher en 4G mais pas sur la fibre de la maison ?

Parce que les deux accès ne suivent pas forcément le même chemin réseau et n’utilisent pas exactement la même configuration côté opérateur. Un tunnel peut donc réagir différemment même si l’accès fibre est plus rapide.

Un meilleur test de débit résout-il ce type de panne VPN ?

Pas nécessairement. Dans l’article, la fibre avait largement assez de débit ; le blocage apparaissait malgré cela dans le tunnel.

Quel test simple aide à isoler le problème ?

Utiliser le même ordinateur et le même VPN sur un hotspot mobile, puis revenir immédiatement sur la box. Si le tunnel fonctionne sur l’un et trébuche sur l’autre, le chemin réseau devient une piste plus utile que le nombre de serveurs.