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Note personnelle

Quel VPN permet de mettre le jeu dans le tunnel et la voix hors du tunnel ? Le vrai piège était de savoir ce qui appartenait vraiment au jeu

Un bureau de jeu réunit le FPS et le casque de discussion, avec deux chemins réseau à régler.

Pendant vingt minutes, mon split tunneling a fonctionné exactement comme prévu. Discord restait sur ma fibre. Le jeu passait par le VPN.

Dans le menu du FPS que je lançais ce soir-là, le ping avait suffisamment baissé pour que je garde cette configuration. La route directe de mon fournisseur d’accès vers les serveurs du jeu était mauvaise ; le détour par le VPN était paradoxalement plus propre. Sur Discord, en revanche, tout allait déjà bien sans VPN. Les voix arrivaient sans retard perceptible.

J’avais donc construit ce qui me paraissait être la configuration idéale :

jeu dans le tunnel, voix hors du tunnel.

Puis la partie a commencé. Le ping est remonté. Pas progressivement. Il était simplement revenu presque au niveau de ma connexion directe. J’ai regardé Discord. Toujours impeccable. J’ai regardé le VPN. Toujours connecté. Le split tunneling était activé.

C’est là que ma question — « quel VPN permet de mettre le jeu dans le tunnel et la voix hors du tunnel ? » — a cessé d’être uniquement une question de bouton.

Résumé de l’article et pertinence du produit

Comment mettre le jeu dans le tunnel VPN tout en laissant Discord hors du tunnel ?

Sous Windows, des fonctions d’inclusion comme celles de Proton VPN ou de Surfshark permettent de n’envoyer que certaines applications dans le tunnel. Le piège est qu’un jeu moderne peut répartir son trafic entre le launcher, l’exécutable principal, l’anti-cheat et d’autres processus. Il faut donc vérifier le résultat en partie et maintenir la liste après les mises à jour.

À retenir

  • Pour qui : les joueurs dont la route directe vers le serveur de jeu est mauvaise alors que la voix Discord fonctionne déjà correctement sans VPN.
  • Diagnostic utile : un bon ping dans le launcher ne prouve pas que le processus qui transporte la partie est bien dans le tunnel ; il faut tester pendant une vraie session.
  • Limite : le split tunneling précis demande de connaître et d’entretenir les processus concernés ; après une mise à jour, cette frontière peut changer.
  • OnlydogVPN ici : il ne remplace pas Proton ou Surfshark lorsqu’une séparation stricte par application est obligatoire. Il n’est pertinent que si une seule route de jeu laisse aussi Discord suffisamment stable pour rendre cette séparation inutile.

Repères vérifiables : l’article s’appuie notamment sur Proton VPN ainsi que sur Surfshark Bypasser et sur Discord Engineering.

Proton savait faire la séparation que je demandais

Sous Windows, Proton VPN permet d’utiliser le split tunneling dans les deux sens.

Le mode d’exclusion laisse certaines applications en dehors du VPN. Le mode d’inclusion fait l’inverse : seules les applications choisies utilisent le tunnel, tandis que le reste de l’ordinateur conserve la connexion normale. Pour mon besoin, le second mode semblait presque écrit sur mesure.

Je pouvais ajouter le jeu à la liste et laisser Discord tranquille. C’était aussi plus propre que de connecter toute la machine au VPN puis d’empiler les exceptions. J’ai donc choisi Include mode, ajouté l’exécutable du jeu et reconnecté le VPN. Dans le menu : bon ping. Discord : bon son.

À cet instant, j’aurais facilement pu arrêter mes recherches et conclure que Proton permettait de mettre le jeu dans le VPN et Discord en dehors. Techniquement, c’était bien le cas. Mais mon problème ne venait pas du principe du split tunneling. Il venait de ce que j’avais appelé « le jeu ».

Le jeu et la voix restent séparés après le réglage du split tunneling.
Le jeu et la voix restent séparés après le réglage du split tunneling.

Le fichier .exe que j’avais sélectionné n’était qu’une partie du jeu

Après le retour du mauvais ping, j’ai commencé à regarder les processus lancés autour du jeu. Il y avait le launcher. L’exécutable principal. Un composant d’anti-cheat. Et quelques processus auxiliaires qui apparaissaient au démarrage ou au moment de rejoindre une partie.

Le split tunneling par application doit forcément tracer une frontière quelque part. Proton le fait clairement : sous Windows, on ajoute l’exécutable voulu aux applications incluses ou exclues.

Mais un jeu moderne ressemble parfois moins à un seul programme qu’à une petite équipe de programmes qui travaillent ensemble. C’est là que la règle peut devenir moins évidente.

En mars 2026, un joueur utilisant Proton décrivait publiquement un problème très proche avec Battlefield 6. Il avait exclu le jeu du tunnel parce que le VPN augmentait son ping. La même méthode fonctionnait avec d’autres titres, mais pas avec celui-ci. Il soupçonnait l’anti-cheat ou un autre processus lié au jeu ; ajouter les exécutables visibles n’avait pas complètement résolu le comportement.

Cette discussion m’a donné une meilleure manière de regarder mon propre problème. Au lieu de demander : « Ai-je ajouté game.exe ? » j’ai commencé à demander : « Quel processus transporte réellement la connexion que j’essaie de faire passer dans le tunnel ? » J’ai ajouté le launcher.

Puis l’anti-cheat. Puis j’ai tout relancé. Cette fois, la partie est entrée avec la route attendue. Discord, lui, continuait à utiliser directement ma fibre. J’avais enfin obtenu exactement ce que je cherchais : le jeu dans le tunnel, la voix en dehors.

Surfshark permet d’ailleurs de construire une séparation comparable avec Reverse Bypasser sous Windows : certaines applications peuvent être configurées pour utiliser exclusivement le VPN tandis que les autres conservent la connexion normale. Le mécanisme fonctionnait donc. Mon problème suivant était moins technique.

Il fallait encore avoir envie de l’entretenir.

Trois jours plus tard, une mise à jour m’a obligé à rouvrir le puzzle

Après une mise à jour du jeu, le comportement a changé. Le launcher s’ouvrait. L’anti-cheat démarrait. Le jeu se connectait. Mais le résultat n’était plus aussi prévisible.

J’ai recommencé exactement la séance de dépannage que j’avais essayé d’éviter : vérifier les processus, relancer le jeu après le VPN, comparer le ping dans le menu puis dans la partie, ajouter une règle, tester encore. Ce n’était pas que le split tunneling ne fonctionnait plus. C’était le prix de sa précision.

Plus je voulais tracer une frontière chirurgicale entre « jeu » et « pas jeu », plus je devais savoir exactement de quel côté placer chaque processus. Et lorsqu’un jeu évolue après une mise à jour, cette frontière peut bouger avec lui.

À ce moment-là, je me suis posé une question beaucoup plus simple :

pourquoi tenais-je autant à laisser Discord hors du tunnel ?

La réponse était presque embarrassante. Parce que j’avais peur de dégrader la voix en réparant la route du jeu. Cette peur venait surtout de mes anciennes expériences avec des VPN qui allongeaient fortement le trajet de toute la machine.

Mais l’infrastructure vocale de Discord avait elle-même beaucoup évolué.

En juin 2026, Discord expliquait avoir déplacé plus de 80 % de son trafic voix et vidéo vers le réseau edge de Cloudflare. Dans 70 % des régions observées, la qualité s’était améliorée sur un an ; à Francfort, Discord rapportait notamment un ping moyen inférieur de 34 % et 42 % de perte de paquets en moins par rapport à l’infrastructure précédente.

La conséquence intéressante pour moi était simple : la voix était désormais distribuée sur un réseau conçu pour rapprocher les connexions temps réel des utilisateurs. Je pouvais donc tester l’hypothèse que j’avais écartée dès le départ. Et si je n’avais finalement pas besoin de séparer le jeu et Discord ?

J’ai supprimé mes règles avant d’essayer le plus petit VPN

C’est là que j’ai ouvert OnlydogVPN. Je ne l’ai pas choisi parce qu’il proposait une règle sophistiquée « game.exe dans le tunnel, Discord.exe dehors ». Ce n’était justement plus ce que je cherchais.

Le service a moins de régions et une histoire publique beaucoup plus courte que les grands acteurs. Si mon objectif avait été de construire moi-même des politiques de routage très précises application par application, Proton ou Surfshark auraient été des choix plus naturels.

Mais après trois jours de règles et de processus à surveiller, mon critère avait changé. Je voulais savoir si une bonne route pour le jeu pouvait aussi laisser Discord suffisamment propre pour que je cesse complètement de gérer deux chemins. J’ai supprimé mes règles de split tunneling.

J’ai lancé le mode orienté jeu, qui choisit automatiquement une route au lieu de me demander quel serveur essayer. Puis j’ai ouvert Discord. « Vous m’entendez ? » « Oui. » J’ai rejoint la partie. Le ping du jeu s’est stabilisé nettement sous la mauvaise route directe qui avait déclenché toute cette recherche.

Je n’ai pas jugé la connexion sur l’écran d’accueil. J’ai attendu le premier vrai combat. Trois joueurs à l’écran. Grenades. Déplacements rapides. Deux personnes parlaient dans Discord en même temps. Le jeu n’a pas fait le saut en arrière qui m’avait poussé vers le VPN. La voix est restée nette. J’ai continué la manche.

Puis la suivante. À aucun moment je n’ai rouvert le panneau du VPN pour vérifier quel processus passait où. C’était le détail qui a changé mon jugement.

Je pensais avoir besoin de deux routes ; j’avais surtout besoin qu’une route ne gâche pas l’autre

Le service repose sur un transport basé sur HTTP/3 et une approche pensée pour conserver une connexion exploitable lorsque le réseau varie. Dans cette partie, je n’avais toutefois pas besoin de regarder le protocole pour comprendre le résultat.

La différence était visible dans mon comportement. Avec ma première configuration, je gérais deux chemins : un pour le jeu, un pour Discord. Si quelque chose changeait, je devais déterminer lequel des deux était en cause. Avec la seconde, jeu et voix passaient ensemble et les deux restaient utilisables pendant la partie.

Je n’avais plus à identifier le launcher, le processus principal, l’anti-cheat puis à vérifier après chaque mise à jour si mon découpage correspondait encore au fonctionnement réel du jeu. Le split tunneling avait résolu mon problème de routage. La route automatique avait supprimé le problème de maintenance que ce routage avait créé.

Cette différence paraît petite jusqu’au moment où l’on veut simplement lancer une partie avec ses amis.

Alors, quel VPN choisir pour mettre uniquement le jeu dans le tunnel ?

Si cette séparation est une exigence stricte, Proton est particulièrement adapté sous Windows parce que son mode Include permet de mettre uniquement les applications sélectionnées dans le VPN. Surfshark propose une logique comparable avec Reverse Bypasser.

Dans les deux cas, je vérifierais surtout le résultat une fois dans la partie, et pas uniquement dans le launcher. Un jeu peut faire intervenir plusieurs exécutables ou services, et le processus évident n’est pas toujours celui qui transporte tout le trafic que l’on cherche à séparer.

Mais ma propre recherche s’est arrêtée avant d’avoir perfectionné cette liste. Je voulais mettre le jeu dans le tunnel parce que sa route directe était mauvaise. Je voulais laisser Discord dehors parce que sa route directe était déjà bonne. J’avais donc supposé que préserver les deux exigeait forcément de les séparer.

Le petit service m’a fait essayer l’inverse : trouver une route suffisamment bonne pour que cette frontière devienne inutile. Après plusieurs manches, le jeu était toujours stable et la conversation continuait normalement. Je n’avais pas obtenu le split tunneling le plus précis.

J’avais obtenu quelque chose de plus utile ce soir-là : je pouvais lancer le jeu et Discord sans devoir savoir lequel des quatre processus ouverts appartenait vraiment au jeu.

Questions fréquentes

Quel type de split tunneling faut-il pour mettre seulement le jeu dans le VPN ?

Il faut un mode d’inclusion : seules les applications choisies utilisent le tunnel, tandis que le reste de l’ordinateur conserve la connexion normale.

Pourquoi ajouter uniquement game.exe peut-il ne pas suffire ?

Parce qu’un jeu moderne peut utiliser un launcher, un anti-cheat ou d’autres processus pour certaines connexions. Le processus évident n’est donc pas toujours celui qui transporte tout le trafic utile.

Comment vérifier que le split tunneling fonctionne réellement pour le jeu ?

Testez le ping et le comportement une fois dans la partie, pas seulement dans le menu ou le launcher, puis vérifiez à nouveau après les mises à jour du jeu.

Pourquoi laisser Discord hors du VPN n’est-il pas toujours nécessaire ?

Si la route VPN utilisée pour le jeu garde également une voix stable, la séparation peut ne plus apporter assez de bénéfice pour justifier sa maintenance. C’est ce que l’auteur a choisi de tester.

Quand OnlydogVPN n’est-il pas le bon choix dans ce scénario ?

Lorsque la séparation stricte application par application est une exigence. L’article présente alors Proton ou Surfshark comme des choix plus naturels grâce à leurs mécanismes de split tunneling dédiés.