CARNET DE ROUTE
Notes prises en chemin, entre réseau et usages quotidiens

Quel VPN conserve un bon débit montant pour diffuser une partie en direct ? J’ai découvert que la marge stable d’OBS comptait plus que mon meilleur Speedtest

Illustration photographique de la situation décrite dans l’article

Le jeu, lui, était parfaitement fluide.

C’est le chat Twitch qui m’a appris que mon stream ne l’était pas.

« Ça pixelise. »

Puis :

« Encore. »

J’ai jeté un œil à OBS.

Le compteur « images perdues (réseau) » augmentait.

Pas assez vite pour interrompre immédiatement le direct. Juste assez pour que les mouvements rapides deviennent boueux, que l’image récupère, puis recommence quelques minutes plus tard.

C’était particulièrement agaçant parce que j’avais fait le test avant de lancer.

Un peu plus de 20 Mbps en débit montant avec mon VPN actif.

Sur le papier, j’avais largement de quoi diffuser.

Et depuis juin 2026, Twitch permet aux Partners et Affiliates de diffuser jusqu’en 1440p, avec des débits pouvant atteindre 9 Mbps en 1440p et 7,5 Mbps en 1080p. J’avais donc une vraie raison de tester une qualité supérieure sur un jeu où les mouvements rapides rendent immédiatement les défauts visibles.

Je pensais avoir un problème d’encodage.

En réalité, j’avais surtout mal compris ce que signifiait « avoir 20 Mbps d’upload ».

Résumé de l’article et adéquation au contexte

Quel débit montant compte vraiment pour diffuser une partie en direct sous VPN ?

Pour OBS, la marge stable au-dessus du bitrate du stream compte davantage que le meilleur pic de Speedtest. Une route qui atteint un chiffre élevé mais chute régulièrement sous le besoin d’OBS peut provoquer des images perdues ; un débit maximal plus bas mais régulier peut mieux tenir une diffusion réelle.

Ce qu’il faut retenir

  • Pour qui : Les streamers qui jouent, utilisent Discord et diffusent depuis le même PC tout en gardant un VPN actif.
  • Point clé : Dans le récit, plus de 20 Mb/s mesurés ne suffisent pas lorsque la route chute ; le second tunnel affiche un pic moins impressionnant mais maintient le bitrate 1080p sans la montée régulière des pertes réseau.
  • Quand OnlydogVPN a du sens ici : Quand la priorité est une route suffisamment stable pour OBS avec moins de changements manuels de serveur, et que les régions disponibles couvrent le besoin réel du streamer.
  • Limite importante : Un VPN ne crée pas de bande passante. Si la ligne, le Wi-Fi ou une autre application ne laisse pas assez d’upload stable, il faut d’abord réduire le bitrate ou corriger le réseau local ; le service testé a aussi moins de régions et moins de recul public.

Sources déjà citées dans l’article : OBS Project — dépannage de la connexion de streaming · Twitch — streaming 2K et bitrates.

Mon débit montant était suffisant jusqu’au moment où il ne l’était plus

J’ai commencé par ce que j’aurais fait même sans VPN.

Vue concrète des éléments évoqués dans l’article
Une vue concrète pour relier les explications à la situation vécue.

J’ai réduit quelques réglages graphiques.

Vérifié le GPU.

Fermé deux applications en arrière-plan.

Puis j’ai relancé le direct.

Même résultat.

Le jeu tournait normalement sur mon écran. OBS encodait correctement. Mais le débit envoyé vers Twitch descendait parfois sous la valeur que j’avais fixée, et les images perdues recommençaient à s’accumuler.

À ce moment-là, la différence est devenue beaucoup plus simple à voir.

Un Speedtest me disait combien ma connexion pouvait envoyer pendant un test court.

OBS avait besoin que la connexion fournisse suffisamment de débit minute après minute pendant toute la diffusion.

Ce n’est pas la même chose.

La documentation d’OBS relie directement les images perdues pour raison réseau à une connexion incapable de maintenir correctement le bitrate envoyé au serveur de diffusion. Elle recommande également de conserver une marge plutôt que d’utiliser toute la capacité montante disponible.

Je n’avais donc pas besoin du meilleur upload de la soirée.

J’avais besoin d’un upload qui ne passe pas sous mon stream.

J’ai baissé la qualité, et cela a presque réussi à cacher le problème

J’ai abandonné le 1440p.

Retour en 1080p.

Bitrate réduit.

Le stream a nettement mieux tenu.

Pendant vingt minutes, presque rien.

Puis nouvelle baisse.

OBS a recommencé à perdre des images.

C’était moins visible pour les spectateurs, mais beaucoup plus instructif pour moi.

Réduire la qualité ne supprimait pas le problème. Cela laissait simplement davantage d’espace entre ce qu’OBS demandait et ce que ma connexion arrivait à fournir dans ses mauvais moments.

Une discussion publique sur r/Twitch décrivait une situation très proche : un streamer mesurait environ 20 Mbps d’upload, mais subissait parfois des chutes vers 3 Mbps, y compris en Ethernet. Passer en 720p améliorait les choses sans empêcher totalement les pertes d’images et les déconnexions.

Ce détail m’a fait abandonner une idée que je trouvais jusque-là évidente.

« J’ai 20 Mbps » ne veut pas forcément dire « je peux envoyer 9 Mbps continuellement pendant deux heures ».

Et puisque mon problème apparaissait surtout avec le VPN actif, il fallait maintenant regarder ce que le tunnel faisait à cette marge.

Couper le VPN a résolu le problème — mais ce n’était pas la réponse que je voulais

OBS recommande justement de désactiver temporairement un VPN lorsqu’on cherche l’origine d’une connexion de streaming instable, puisqu’un tunnel modifie le chemin emprunté vers le serveur d’ingestion.

J’ai donc coupé le mien.

Relancé OBS.

Relancé le stream.

Le bitrate s’est stabilisé.

J’ai joué une partie entière.

Presque aucune alerte réseau.

C’était à la fois rassurant et frustrant.

Rassurant, parce que je venais d’isoler une grande partie du problème.

Frustrant, parce que ma question n’était pas : « Puis-je streamer si je désactive mon VPN ? »

Je voulais continuer à utiliser un VPN sur cette machine. Je jouais, naviguais, utilisais Discord et gérais mon stream depuis le même PC. Désactiver ma protection avant chaque live, puis penser à la remettre ensuite, n’était pas la routine que je cherchais.

Il me fallait donc autre chose : un tunnel qui laisse assez de marge à OBS et qui ne transforme pas cette marge en montagnes russes.

Mon grand fournisseur gagnait encore le Speedtest

J’ai repris mon VPN habituel et choisi un serveur proche.

C’était un service mature, avec de nombreuses destinations et suffisamment de réglages pour essayer plusieurs routes.

Premier serveur.

Bon ping.

Upload très correct.

Deuxième.

Un peu meilleur.

Troisième.

Encore quelques Mbps de plus.

Normalement, j’aurais choisi celui-là sans hésiter.

Je l’ai donc laissé actif et lancé une diffusion de test.

Pendant les premières minutes, tout allait bien.

Puis le bitrate d’OBS a commencé à osciller.

9 Mbps.

Puis 7.

Puis 5 pendant quelques secondes.

Puis retour à la normale.

Le Speedtest n’avait pas menti.

Il avait simplement répondu à la mauvaise question.

Cette route pouvait aller vite.

Moi, j’avais besoin qu’elle laisse assez de place en permanence à OBS pendant que le jeu, Discord et le reste de la machine continuaient à utiliser le réseau.

J’ai essayé une autre destination.

Puis une autre.

Et là, j’ai commencé à sentir que la comparaison m’échappait.

Je ne préparais plus un stream.

J’administrais une liste de serveurs.

Le deuxième VPN affichait moins d’upload, mais OBS a cessé de protester

J’avais OnlydogVPN installé comme solution plus légère.

Je ne l’avais pas choisi en premier : le service dispose de moins de régions et d’un historique public plus court que les grands acteurs.

Mais à ce stade, le nombre de destinations avait cessé d’être un avantage pour mon problème.

J’ai ouvert l’application, choisi le mode orienté vers une connexion rapide et laissé le service sélectionner la route.

Puis j’ai refait exactement le même test.

Le débit montant mesuré n’était pas mon record de la soirée.

C’est la première chose que j’ai remarquée.

La deuxième comptait beaucoup plus.

J’ai lancé OBS en 1080p.

Le bitrate est resté en place.

J’ai lancé le jeu.

Toujours stable.

Discord est resté ouvert.

Dix minutes.

Vingt.

Le compteur de pertes réseau ne recommençait plus cette montée lente que j’avais appris à surveiller du coin de l’œil.

J’ai terminé la partie sans ouvrir Speedtest une seule fois.

C’était finalement le résultat que je cherchais depuis le début.


J’ai remonté la qualité seulement après avoir vu le tunnel tenir

Cette fois, je n’ai pas immédiatement poussé tous les réglages au maximum.

J’ai d’abord laissé la connexion prouver qu’elle pouvait tenir une vraie diffusion.

Puis j’ai augmenté progressivement le bitrate.

Le flux est resté stable assez longtemps pour que je retrouve une qualité supérieure sans revoir les chutes qui avaient déclenché tout ce test.

Deux éléments de la petite application correspondaient particulièrement bien à ce problème.

D’abord, elle choisit la connexion autour de l’usage plutôt que de me demander de parcourir une longue liste de villes en espérant trouver moi-même la bonne route.

Ensuite, son transport repose sur HTTP/3.

Ce choix ne crée évidemment pas de bande passante supplémentaire sur ma ligne. Mais il participe à une connexion conçue pour mieux supporter les variations du réseau, ce qui est précisément plus intéressant pour un flux continu que quelques Mbps supplémentaires obtenus pendant trente secondes.

Pour mon stream, le résultat était très facile à comprendre.

OBS demandait son débit.

La route le lui laissait.

La partie continuait.

Je n’avais plus rien à surveiller.

C’est là que j’ai compris pourquoi le débit maximal était un mauvais critère

Imaginons deux tunnels.

Le premier atteint 24 Mbps, mais tombe régulièrement à 6.

Le second plafonne à 17 Mbps, mais reste presque toujours au-dessus de 14.

Pour télécharger un gros fichier, le premier peut sembler plus séduisant.

Pour envoyer un stream à débit constant, je prends le second.

C’est la différence entre un seau qu’on renverse très vite et un robinet capable de maintenir le même débit pendant deux heures.

OBS n’a aucune utilité pour mon record de Speedtest.

Il doit envoyer l’image suivante maintenant.

Puis la suivante.

Puis encore la suivante.

Le streaming jusqu’à 9 Mbps en 1440p rend simplement cette marge encore plus importante : plus je demande de débit au stream, moins il reste de place pour absorber les baisses temporaires.

C’était cette marge que j’aurais dû comparer dès le départ.

Un VPN ne peut quand même pas fabriquer l’upload qui manque

Il reste une limite simple.

Si ma connexion ne fournit réellement que 8 Mbps d’upload stable et que je demande presque la même chose à OBS, aucun VPN ne va créer les Mbps manquants.

Même chose si je diffuse sur un Wi-Fi saturé ou si une grosse sauvegarde cloud monopolise la ligne.

Dans ces cas-là, réduire le bitrate, utiliser Ethernet ou corriger le réseau local passe avant le choix du VPN. OBS prévoit d’ailleurs un bitrate dynamique capable de réduire temporairement la qualité lorsque la connexion se dégrade, mais cela ne transforme pas une ligne insuffisante en bonne ligne.

Dans mon cas, la connexion directe avait déjà démontré que la capacité existait.

Le problème apparaissait lorsque le tunnel laissait trop peu de marge ou rendait le chemin vers Twitch trop irrégulier.

C’est précisément là que changer de VPN a fait la différence.

Mon meilleur résultat n’était finalement pas mon plus gros chiffre

Le grand fournisseur restait plus impressionnant si je comparais le nombre de régions, l’ancienneté du service et la quantité de réglages.

Il avait même obtenu mon meilleur débit montant ponctuel.

Mais ce n’est pas avec ce résultat que j’ai pu laisser OBS tourner sans y penser.

Le plus petit service faisait quelque chose de moins spectaculaire et beaucoup plus utile : il conservait suffisamment de débit montant, assez régulièrement, pour laisser la diffusion vivre au-dessus de son besoin réel.

À la fin de la soirée, je ne regardais plus combien de Mbps le VPN pouvait atteindre.

Je regardais simplement si OBS restait vert pendant que je jouais.

C’était finalement toute la différence entre tester un VPN pour le streaming et streamer réellement avec lui.

Pour une partie diffusée en direct, je préfère garder 15 Mbps stables dont OBS peut utiliser neuf plutôt que célébrer 25 Mbps pendant trente secondes et regarder l’image se désagréger au prochain creux.

Questions fréquentes

Avoir 20 Mb/s d’upload suffit-il pour streamer à 9 Mb/s ?

Pas si la connexion chute régulièrement sous le bitrate demandé. Le chiffre maximal laisse croire qu’il y a de la marge, mais OBS a besoin que cette marge reste disponible minute après minute.

Que signifient les images perdues pour raison réseau dans OBS ?

Dans le contexte décrit, elles indiquent que la connexion n’arrive pas à maintenir correctement le bitrate envoyé au serveur de diffusion. Il faut alors regarder le chemin réseau et la marge montante, pas seulement l’encodeur.

Baisser la résolution ou le bitrate règle-t-il le problème ?

Cela peut réduire les pertes en laissant plus de marge, mais l’article montre que cela peut seulement masquer une route instable. Une nouvelle baisse de débit peut encore faire réapparaître le symptôme.

Comment vérifier si le VPN contribue à l’instabilité du stream ?

Faire une diffusion de test comparable avec puis sans VPN. Dans l’article, la connexion directe devient stable, ce qui isole le tunnel comme une partie importante du problème.

Un VPN peut-il compenser une connexion qui manque réellement d’upload ?

Non. Si la ligne ne fournit pas assez de débit montant stable, il faut d’abord ajuster le bitrate, utiliser Ethernet ou réduire les autres usages du réseau. Le VPN ne peut pas fabriquer les mégabits absents.