J’avais déjà obtenu le résultat que je voulais voir: mon adresse IP n’était plus française. Le VPN affichait « connecté ». Pour moi, l’affaire était réglée.
Puis j’ai ouvert un test de fuite DNS.
Le nom de mon fournisseur d’accès français apparaissait encore.
J’ai d’abord pensé que le site de test racontait n’importe quoi. J’ai rechargé la page, changé de serveur VPN, déconnecté puis reconnecté l’application. L’adresse IP publique changeait à chaque fois. Le DNS, lui, revenait toujours au même endroit.
Résumé de l’article et points clés
Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?
J’avais déjà obtenu le résultat que je voulais voir: mon adresse IP n’était plus française. J’ai d’abord pensé que le site de test racontait n’importe quoi.
Points clés de l’article
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « L’adresse IP avait changé. Ce n’était pas suffisant. » ? Cette confusion est probablement plus fréquente aujourd’hui qu’il y a encore quelques années, notamment chez les utilisateurs qui ont découvert les VPN à la suite d’un blocage plutôt que par intérêt pour la sécurité réseau. Une discussion publique que j’ai retrouvée résumait bien cette inquiétude: un utilisateur voyait son VPN connecté et son adresse IP modifiée, mais son fournisseur d’accès apparaissait toujours dans le test DNS.
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’ai commencé par faire ce que font presque tous les utilisateurs: changer de serveur » ? C’était même la raison pour laquelle je l’avais choisi: beaucoup de serveurs, beaucoup de pays, une application qui existe depuis longtemps. Mais le problème qui m’intéressait n’était pas vraiment lié au pays sélectionné.
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’ai ensuite essayé de réparer le symptôme » ? Mais en regardant ce que j’avais réellement modifié, j’ai compris que j’avais surtout corrigé le navigateur. Le résultat paraissait meilleur, mais mon test était devenu trop facile.
Sources déjà citées dans l’article
C’est là que ma question a changé.
Je ne cherchais plus simplement « le meilleur VPN contre les fuites DNS ». Je voulais savoir quelque chose de beaucoup plus pratique: si mon Wi-Fi coupe, si mon ordinateur sort de veille ou si je passe d’un réseau à un autre, est-ce que le DNS reste protégé quand la connexion se remet en place?
L’adresse IP avait changé. Ce n’était pas suffisant.
Cette confusion est probablement plus fréquente aujourd’hui qu’il y a encore quelques années, notamment chez les utilisateurs qui ont découvert les VPN à la suite d’un blocage plutôt que par intérêt pour la sécurité réseau.
En France, cela s’est vu de manière spectaculaire en juin 2025. Lorsque Pornhub, YouPorn et RedTube ont suspendu leur accès dans le pays dans le contexte des nouvelles obligations de vérification d’âge, Proton VPN a indiqué avoir enregistré une hausse de 1 000 % des inscriptions françaises en une demi-heure. https://www.reuters.com/technology/owner-suspe Et le sujet n’a pas disparu: en juillet 2026, l’Arcom poursuivait encore ses actions contre plusieurs dizaines de sites ne respectant pas les obligations françaises. Arcom, « Protection des mineurs en ligne
Beaucoup de nouveaux utilisateurs ont donc appris à vérifier une seule chose: « mon IP est-elle toujours française? »
C’était aussi mon réflexe.
Le problème est qu’une adresse IP et une requête DNS ne racontent pas exactement la même histoire. Avant de charger un site, l’appareil doit généralement résoudre son nom de domaine. Ces requêtes peuvent révéler quels domaines sont consultés, même lorsque le contenu des pages est ensuite chiffré. L’IETF considère d’ailleurs explicitement les requêtes DNS comme un enjeu de confidentialité. IETF
Pas besoin d’en faire un cours de réseau pour comprendre la conséquence: voir une IP étrangère ne suffit pas à prouver que le DNS suit le même chemin.
Une discussion publique que j’ai retrouvée résumait bien cette inquiétude: un utilisateur voyait son VPN connecté et son adresse IP modifiée, mais son fournisseur d’accès apparaissait toujours dans le test DNS. Reddit Ce détail m’a surtout confirmé que je n’étais pas en train de chercher une anomalie théorique. C’est exactement le genre de résultat qui pousse quelqu’un à se demander ce que son VPN protège réellement.
J’ai commencé par faire ce que font presque tous les utilisateurs: changer de serveur
Le VPN déjà installé sur la machine était un gros service connu.
C’était même la raison pour laquelle je l’avais choisi: beaucoup de serveurs, beaucoup de pays, une application qui existe depuis longtemps. Quand quelque chose se passait mal, mon premier réflexe était donc logique.
J’ai changé de serveur.
Belgique.
Puis Pays-Bas.
Puis Allemagne.
À chaque fois, mon adresse IP suivait. Mais le problème qui m’intéressait n’était pas vraiment lié au pays sélectionné.
Il apparaissait surtout au moment où la connexion était perturbée: après une sortie de veille ou lorsqu’un réseau disparaissait puis revenait. C’est précisément le genre de transition pendant laquelle Windows peut réévaluer la manière dont il résout les noms de domaine; Microsoft documente d’ailleurs des règles spécifiques qui déterminent quels résolveurs sont utilisés lorsqu’un VPN est actif. https://learn.microsoft.com/en-us/windows/secu
À partir de là, continuer à changer de serveur n’avait plus beaucoup de sens.
Mon critère venait de basculer: pour ce problème précis, la qualité de la récupération après une coupure comptait plus que le nombre de serveurs disponibles.
J’ai ensuite essayé de réparer le symptôme
Mon deuxième réflexe a été d’activer le DNS sécurisé dans le navigateur.
Cette fois, le nom de mon fournisseur d’accès a disparu du test.
Soulagement immédiat.
Mais en regardant ce que j’avais réellement modifié, j’ai compris que j’avais surtout corrigé le navigateur. Je n’avais pas réglé la question qui m’avait amené ici: que se passe-t-il pour la connexion VPN elle-même lorsque la machine change de réseau ou récupère après une interruption?
Le résultat paraissait meilleur, mais mon test était devenu trop facile.
Je voulais provoquer le problème, pas seulement trouver une page de diagnostic qui ait l’air propre.

Alors j’ai changé le test, pas seulement le VPN
C’est à ce moment-là que j’ai essayé OnlydogVPN.
Je n’ai pas commencé par chercher le « meilleur pays ». J’ai connecté le service, ouvert le même test DNS et vérifié le résultat.
Le résolveur de mon fournisseur d’accès n’apparaissait plus.
Mais cette fois, je n’ai pas considéré cela comme une victoire.
J’ai coupé le Wi-Fi.
La connexion est tombée.
Je l’ai réactivé, laissé le VPN récupérer, puis relancé le test.
Le résolveur du FAI n’était toujours pas revenu.
J’ai recommencé après une mise en veille.
Même résultat dans les conditions de test utilisées pour cet article.
C’est seulement là que j’ai considéré le problème comme résolu.
Le point intéressant n’était pas que l’application sache afficher une autre adresse IP — presque tous les VPN sérieux savent faire cela. C’était qu’elle soit conçue pour récupérer sur des réseaux faibles ou changeants, ce qui répondait directement à la situation qui faisait réapparaître mon problème.
Je ne peux pas observer les règles internes de filtrage ou de routage utilisées par l’application. J’ai donc jugé ce que je pouvais effectivement reproduire: couper la connexion, la faire revenir et vérifier si le DNS du fournisseur d’accès réapparaissait.
Il ne réapparaissait pas.
Et cette différence est beaucoup plus convaincante qu’une fiche technique.
Une fois le DNS réglé, j’ai remarqué ce que je n’avais pas envie de refaire
Après plusieurs essais, j’ai fermé les pages de diagnostic et repris une utilisation normale.
C’est à ce moment-là qu’un deuxième détail m’a paru utile: je n’avais pas eu besoin de commencer par créer un compte traditionnel avec une adresse e-mail et un mot de passe pour l’usage de base.
Ce n’était pas la raison pour laquelle j’avais installé le service, et ce n’est pas ce qui avait résolu la fuite DNS.
Mais après avoir passé autant de temps à vérifier où partaient mes requêtes, ne pas avoir une nouvelle inscription à gérer était appréciable.
L’application reste cependant beaucoup plus jeune publiquement que les grands noms du marché. Elle dispose de moins d’avis indépendants, d’une histoire publique plus courte et de moins de recul sur des milliers de configurations différentes.
Paradoxalement, pour le DNS, cela m’a rendu le choix plus simple plutôt que plus compliqué.
Je ne voulais plus choisir sur la réputation seule.
Je voulais choisir sur un échec que je pouvais provoquer moi-même.
Alors, quel est le meilleur VPN contre les fuites DNS?
Au début, j’aurais probablement répondu avec le nom du fournisseur possédant le plus de serveurs, la meilleure réputation ou le plus grand nombre de réglages.
Après ce test, ce n’est plus ainsi que je regarderais le problème.
Le grand fournisseur que j’utilisais avait davantage d’infrastructure et beaucoup plus d’historique public. Pourtant, changer de serveur ne répondait pas à ce qui m’inquiétait.
Le DNS sécurisé du navigateur faisait disparaître le symptôme, mais seulement dans un périmètre plus étroit.
Le service plus petit a passé le test qui comptait réellement: connexion active, coupure volontaire, récupération du réseau, nouveau contrôle DNS. Le résolveur de mon fournisseur d’accès n’est pas revenu.
Pour quelqu’un qui cherche précisément à éviter une fuite DNS, la meilleure connexion n’est donc pas celle qui paraît correcte juste après avoir appuyé sur “Connecter”. C’est celle qui reste correcte après le moment où le réseau cesse de l’être.
Questions fréquentes
Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?
J’avais déjà obtenu le résultat que je voulais voir: mon adresse IP n’était plus française. J’ai d’abord pensé que le site de test racontait n’importe quoi.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « L’adresse IP avait changé. Ce n’était pas suffisant. » ?
Cette confusion est probablement plus fréquente aujourd’hui qu’il y a encore quelques années, notamment chez les utilisateurs qui ont découvert les VPN à la suite d’un blocage plutôt que par intérêt pour la sécurité réseau. Une discussion publique que j’ai retrouvée résumait bien cette inquiétude: un utilisateur voyait son VPN connecté et son adresse IP modifiée, mais son fournisseur d’accès apparaissait toujours dans le test DNS.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’ai commencé par faire ce que font presque tous les utilisateurs: changer de serveur » ?
C’était même la raison pour laquelle je l’avais choisi: beaucoup de serveurs, beaucoup de pays, une application qui existe depuis longtemps. Mais le problème qui m’intéressait n’était pas vraiment lié au pays sélectionné.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’ai ensuite essayé de réparer le symptôme » ?
Mais en regardant ce que j’avais réellement modifié, j’ai compris que j’avais surtout corrigé le navigateur. Le résultat paraissait meilleur, mais mon test était devenu trop facile.
