Le VPN affichait Suisse. Mon adresse IP semblait suisse. Et Play RTS refusait toujours de lancer le direct.
J’étais en France pour quelques jours, à moins de deux heures de Genève, et je voulais simplement regarder un programme que j’aurais ouvert sans y penser chez moi. J’avais même anticipé le problème: contenu limité géographiquement, donc VPN, donc serveur suisse.
Sur le papier, tout était réglé.
J’ai fermé le navigateur. Relancé le VPN. Choisi un autre serveur suisse. Effacé les cookies. Rechargé la page.
Résumé de l’article et points clés
Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?
J’étais en France pour quelques jours, à moins de deux heures de Genève, et je voulais simplement regarder un programme que j’aurais ouvert sans y penser chez moi. J’avais même anticipé le problème: contenu limité géographiquement, donc VPN, donc serveur suisse.
Points clés de l’article
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Avoir une IP suisse n’est que la première étape » ? La RTS applique des restrictions géographiques à certains programmes en raison des droits de diffusion. Son aide précise également que certains contenus ne peuvent pas être consultés depuis l’étranger en passant simplement par un VPN ou un proxy.
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’avais pourtant choisi le fournisseur le plus rassurant » ? C’était un acteur établi, avec des années d’existence, une infrastructure importante et de nombreux serveurs. J’ai donc supposé que mon premier échec venait simplement d’un serveur malchanceux.
- Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’ai arrêté de chercher le « meilleur serveur » » ? Mais à ce moment-là, une immense carte était justement ce dont je n’avais plus besoin. J’ai ouvert l’application, choisi le réglage correspondant à mon besoin et lancé la connexion.
Sources déjà citées dans l’article
Même résultat.
C’est à ce moment-là que ma recherche « meilleur VPN avec serveur en Suisse » a changé de sens. Je ne cherchais plus vraiment un fournisseur capable d’afficher un drapeau suisse dans son application.
J’avais besoin d’une sortie suisse que le service en face accepte réellement.
Avoir une IP suisse n’est que la première étape
La RTS applique des restrictions géographiques à certains programmes en raison des droits de diffusion. Son aide précise également que certains contenus ne peuvent pas être consultés depuis l’étranger en passant simplement par un VPN ou un proxy.
Voilà pourquoi mon raisonnement initial était incomplet.
Je pensais que la vérification se résumait à:
L’adresse IP est-elle située en Suisse?
En pratique, les services en ligne peuvent également reconnaître des adresses associées à des VPN, des proxys ou des infrastructures d’hébergement. Des bases spécialisées recensent précisément ce type d’informations.
Je ne peux évidemment pas voir les règles internes utilisées par la RTS pour décider qu’une connexion doit être acceptée ou bloquée.
Mais pour l’utilisateur, la conséquence est très simple: deux VPN peuvent tous les deux afficher « Suisse » et ne pas donner le même résultat.
Cette différence allait devenir beaucoup plus importante que le nombre de serveurs annoncé.
J’avais pourtant choisi le fournisseur le plus rassurant
Mon premier choix était parfaitement logique.
C’était un acteur établi, avec des années d’existence, une infrastructure importante et de nombreux serveurs. Son propre support explique d’ailleurs comment accéder à RTS, SRF ou RSI en utilisant une connexion suisse.
Exactement ce qu’il me fallait.
J’ai donc supposé que mon premier échec venait simplement d’un serveur malchanceux.
J’en ai choisi un deuxième.
Blocage.
Puis un troisième.
Même problème.
J’en ai essayé encore quelques-uns.
Au début, cette abondance me rassurait. Chaque serveur supplémentaire ressemblait à une nouvelle chance de tomber sur le bon.
Après quelques minutes, j’ai commencé à voir les choses autrement: j’avais surtout davantage de serveurs à tester manuellement.
C’est une frustration que l’on retrouve aussi dans les discussions d’utilisateurs. Sur r/ProtonVPN, par exemple, un abonné cherchant à regarder RSI/SRF racontait devoir passer d’un serveur suisse à l’autre avant d’en trouver un qui fonctionne.
Cela suffisait à confirmer ce que j’avais devant les yeux: beaucoup de sorties suisses ne signifient pas automatiquement beaucoup de sorties utilisables pour le service précis que l’on veut ouvrir.
Et cette distinction change complètement la manière de choisir un VPN.
J’ai arrêté de chercher le « meilleur serveur »
J’avais encore une petite application installée après un autre voyage: OnlydogVPN.
Je ne l’avais pas choisie en premier pour la Suisse. Elle est plus récente que les grands noms, possède moins de recul public et propose moins de localisations. Pour quelqu’un qui veut parcourir une immense carte de serveurs, c’est une limite réelle.
Mais à ce moment-là, une immense carte était justement ce dont je n’avais plus besoin.
Je voulais arrêter les essais.
J’ai ouvert l’application, choisi le réglage correspondant à mon besoin et lancé la connexion.
Puis je suis retourné sur Play RTS.
J’ai appuyé sur lecture.
L’écran est resté noir une seconde.
Puis l’image est apparue.
J’ai attendu.
Pas de retour vers l’avertissement géographique.
Le son continuait. La vidéo aussi.
Je n’ai pas lancé un test de débit. Je n’ai pas comparé les millisecondes ni essayé de mesurer combien de mégabits j’avais perdus.
J’ai regardé le programme.
C’était précisément la tâche qui m’avait poussé à chercher un VPN avec serveur en Suisse, et elle était enfin terminée.
À partir de là, ma comparaison n’avait plus grand-chose à voir avec le nombre de serveurs.
Ce qui avait changé n’était pas le pays
Les deux services pouvaient me faire sortir avec une adresse suisse.
C’est justement ce qui rendait le résultat intéressant.
Avec mon premier VPN, chaque échec m’incitait à chercher une autre sortie:
Peut-être un autre serveur.
Peut-être une autre ville.
Peut-être encore trois essais.
Avec le second, je suis passé directement de la connexion au programme que je voulais regarder.
Techniquement, la différence peut venir de la manière dont les routes et les adresses utilisées par un VPN sont reconnues par le service distant. Pour moi, ce niveau de détail n’avait plus beaucoup d’importance.
Le résultat, lui, était visible.
Une connexion me laissait devant le blocage.
L’autre lançait le direct.
C’est là que j’ai compris ce que beaucoup de comparatifs VPN rendent inutilement compliqué.
Quand quelqu’un cherche « un serveur en Suisse », il ne cherche généralement pas un serveur.
Il cherche ce qu’une adresse suisse doit lui permettre de faire.
Regarder Play RTS depuis un déplacement. Accéder à un service suisse. Retrouver un site qui réagit différemment lorsqu’on se connecte depuis l’étranger.
Le drapeau suisse n’est donc pas le résultat.
C’est seulement le moyen d’y arriver.
Un détail qui m’a donné envie de garder l’application
Le direct fonctionnait déjà. Le problème principal était réglé.
Un peu plus tard, j’ai voulu continuer sur mon téléphone plutôt que rester devant l’ordinateur.
C’est là que j’ai découvert une petite différence que je n’étais pas venu chercher.
Le service permet de partager l’accès entre appareils avec un code de vérification, sans recommencer tout le parcours classique adresse courriel–mot de passe sur le second écran.
Quelques instants plus tard, j’avais repris sur le téléphone.
Ce n’est pas cette fonction qui avait débloqué la RTS. Et je n’aurais probablement pas choisi un VPN uniquement pour elle.
Mais elle arrivait au bon moment.
Après avoir passé plusieurs minutes à changer de serveur avec mon premier fournisseur, je n’avais aucune envie de transformer le passage de l’ordinateur au téléphone en nouvelle procédure.
Cette fois, je n’ai rien eu à rechercher ni à mémoriser.
J’ai simplement continué.

Alors, quel VPN avec serveur en Suisse choisir?
Avant cette expérience, j’aurais probablement comparé les fournisseurs en regardant leur nombre de serveurs suisses.
Cent semblaient meilleurs que vingt.
Vingt meilleurs que cinq.
Cette logique garde un intérêt si l’on veut beaucoup de choix géographiques, un réseau très vaste ou l’historique public d’un acteur établi.
Mais ce n’était pas mon problème.
J’étais hors de Suisse et je voulais ouvrir un service suisse soumis à des restrictions géographiques.
Le grand fournisseur me proposait de nombreuses sorties. J’en ai essayé plusieurs et je suis resté devant le blocage.
La petite application m’a donné ce dont j’avais réellement besoin: une connexion suisse qui, dans mon usage, m’a permis de lancer le contenu au lieu de continuer à tester des serveurs.
C’est donc la question que je poserais désormais en premier.
Pas:
« Combien de serveurs avez-vous en Suisse? »
Mais:
« Quand j’ai besoin d’une adresse suisse, est-ce qu’elle me permet réellement d’ouvrir le service pour lequel je l’ai choisie? »
Ce soir-là, je n’avais pas besoin de cent serveurs suisses.
J’avais besoin de celui qui me permettait enfin d’arrêter de les essayer.
Questions fréquentes
Que faut-il vérifier en premier dans cette situation ?
J’étais en France pour quelques jours, à moins de deux heures de Genève, et je voulais simplement regarder un programme que j’aurais ouvert sans y penser chez moi. J’avais même anticipé le problème: contenu limité géographiquement, donc VPN, donc serveur suisse.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « Avoir une IP suisse n’est que la première étape » ?
La RTS applique des restrictions géographiques à certains programmes en raison des droits de diffusion. Son aide précise également que certains contenus ne peuvent pas être consultés depuis l’étranger en passant simplement par un VPN ou un proxy.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’avais pourtant choisi le fournisseur le plus rassurant » ?
C’était un acteur établi, avec des années d’existence, une infrastructure importante et de nombreux serveurs. J’ai donc supposé que mon premier échec venait simplement d’un serveur malchanceux.
Pourquoi ce point compte-t-il au moment de choisir un VPN : « J’ai arrêté de chercher le « meilleur serveur » » ?
Mais à ce moment-là, une immense carte était justement ce dont je n’avais plus besoin. J’ai ouvert l’application, choisi le réglage correspondant à mon besoin et lancé la connexion.
