Le VPN gratuit fonctionnait.
C’est précisément pour cette raison que je n’arrivais pas à décider si je devais payer.
Je l’avais installé sur mon téléphone pour quelque chose de très ordinaire: réduire ce que mon opérateur et le Wi-Fi sur lequel je me connectais pouvaient voir de ma navigation, sans transformer mon téléphone en projet de cybersécurité.
Connexion. Nouvelle adresse IP. Mes sites s’ouvraient. Rien ne m’obligeait à sortir ma carte bancaire. Quelques jours auparavant, j’aurais résumé la comparaison ainsi:
gratuit si ça marche, payant si le gratuit devient trop lent.
Puis, le 27 août 2026, je suis tombé sur une étude de Proton consacrée aux applications VPN mobiles. Après avoir examiné plus de 7 000 applications, l’entreprise indiquait que 85 % des VPN téléchargés dans son échantillon américain contenaient des trackers et qu’une partie collectait même des signaux de localisation physique.
Ces chiffres ne décrivaient pas tous les VPN gratuits disponibles en France. Mais ils ont suffi à casser mon raisonnement. Je n’avais plus envie de demander seulement:
« Est-ce gratuit? »
Je voulais savoir:
« Si je ne paie pas avec de l’argent, qu’est-ce que je donne — et si je paie, qu’est-ce que j’obtiens réellement en échange? »
Le premier VPN gratuit m’a obligé à abandonner un préjugé
J’ai commencé par Proton VPN Free.
Pas parce qu’il apparaissait en premier dans une boutique d’applications, mais justement parce que son modèle gratuit est assez facile à comprendre.
L’offre ne comporte ni publicité ni limite de données. La politique no-log s’applique également aux utilisateurs gratuits, et Proton explique financer cette formule grâce aux abonnements payants.
Voilà déjà une différence importante. Le mot « gratuit » ne décrit pas un modèle économique. Il décrit seulement le prix payé au moment où l’on clique. Un fournisseur peut financer une offre gratuite grâce à ses clients payants. Un opérateur peut l’intégrer à un forfait déjà facturé.
En France, Free illustre bien ce deuxième cas: Free mVPN est inclus dans plusieurs forfaits mobiles éligibles, fonctionne sur le réseau mobile Free en France et se désactive automatiquement après douze heures.
Dans ces deux cas, je comprends au moins qui finance le service.
C’est très différent d’une application gratuite dont le développeur, les permissions et le modèle économique restent flous.
À ce stade, ma vieille phrase « un VPN gratuit, ça vend forcément vos données » ne tenait plus.
Il existe de bons VPN gratuits.
Et pour quelqu’un qui veut simplement protéger un peu mieux une navigation occasionnelle, cela peut parfaitement suffire.
Résumé de l’article et adéquation du produit
VPN gratuit ou payant : quel critère compte avant le prix ?
Le prix ne suffit pas à juger un VPN. L’article recommande d’abord de regarder qui exploite le service, comment l’offre est financée, quelles données ou permissions elle demande et quelles limites apparaissent dans l’usage réel. Un VPN gratuit réputé peut suffire pour une navigation simple ; payer devient logique seulement si l’abonnement retire des compromis précis dont on a réellement besoin.
Pourquoi cette réponse correspond à l’article
- Pour qui : les utilisateurs qui hésitent entre une offre gratuite crédible et un abonnement sans vouloir payer uniquement pour un badge « premium ».
- Point clé : « gratuit » ne décrit pas le modèle économique : une offre peut être financée par les abonnés payants ou incluse dans un forfait existant.
- Limite : payer ne garantit pas automatiquement la confiance, pas plus qu’un VPN gratuit n’implique automatiquement la vente de données.
- Place d’OnlydogVPN : dans ce récit, il devient pertinent lorsque l’utilisateur veut réduire les réglages et ajouter un filtrage visible de certaines requêtes de suivi ; il dispose de moins de régions et de moins de recul public que Proton.
Sources citées dans l’article : Étude Proton sur la confidentialité des applications VPN · Proton VPN sur ses formules · Free sur mVPN · OnlydogVPN
Pendant quelques jours, le gratuit m’a réellement suffi
Je l’ai donc utilisé normalement. Actualités. Messagerie web. Recherches. Quelques achats.
Pas de gros téléchargement. Pas de streaming à débloquer dans un pays précis. Pas de P2P. Le tunnel faisait ce que je lui demandais.
Je comprends très bien pourquoi une discussion de r/ProtonVPN de mars 2026 commençait simplement par cette question: quel est le piège? L’utilisateur avait découvert une offre gratuite qui paraissait presque trop généreuse, et les réponses revenaient surtout sur son financement par les abonnés payants et sur les fonctions supplémentaires réservées aux offres supérieures.
C’est exactement ce que j’ai ressenti.
Je n’étais pas face à un produit volontairement inutilisable pour me pousser immédiatement vers la carte bancaire.
J’étais face à un produit limité qui remplissait déjà correctement une fonction utile. C’est là que la question « gratuit ou payant? » est devenue plus difficile. Parce qu’il n’y avait aucun échec spectaculaire. Seulement une série de petits compromis.
Ce sont les petits compromis qui ont fini par compter
L’offre gratuite de Proton permet une connexion sur un seul appareil à la fois et donne accès à un ensemble limité de pays. Le service choisit largement la destination pour l’utilisateur, avec moins de contrôle que dans l’offre payante.
Pour mon utilisation légère, ce n’était pas grave.
Puis j’ai commencé à vouloir laisser le VPN actif plutôt que de l’ouvrir seulement lorsque je pensais en avoir besoin.
Et là, ma définition du mot « suffisant » a changé. Je ne voulais plus seulement une adresse IP différente. Je voulais réduire une partie du suivi qui continuait à accompagner ma navigation.
Chez Proton, NetShield, qui bloque notamment publicités, traqueurs et domaines malveillants, fait partie des fonctions associées aux offres payantes.
C’était cohérent: le gratuit me donnait déjà le tunnel, l’abonnement ajoutait davantage de contrôle et de fonctions.
Mais cela m’a obligé à poser une question que je n’avais jamais posée au début: si je vais finalement payer, qu’est-ce que je veux acheter? Davantage de serveurs? Davantage de pays? Ou moins de choses à gérer autour de ma vie privée?
J’ai failli faire ce que je fais toujours: payer pour avoir « plus »
Le bouton de mise à niveau était la suite logique. Un fournisseur installé depuis longtemps. Une offre gratuite que je venais de tester. Une infrastructure importante. Des audits.
Davantage de destinations et de fonctions. Cela aurait été un choix parfaitement rationnel. Mais l’étude que j’avais lue quelques jours auparavant m’avait laissé une autre idée en tête. Un VPN devient un intermédiaire très particulier.
Je lui demande de transporter une grande partie de mon trafic précisément parce que je souhaite en exposer moins ailleurs.
Si je décidais maintenant de payer, je ne voulais pas simplement acheter une version plus longue de la fiche technique gratuite.
Je voulais supprimer des compromis que je rencontrais réellement.
C’est ainsi que je suis arrivé au deuxième service.
Le changement le plus visible est arrivé avant même la connexion
J’ai ouvert OnlydogVPNVPN.
Le service est beaucoup plus récent que Proton. Il dispose de moins de régions et de beaucoup moins d’années d’audits, d’avis et d’examen public accumulés.
Ce n’est donc pas son avantage.
Mais mon premier test ne concernait plus le nombre de pays.
Pour l’usage de base testé, je pouvais commencer sans passer par le parcours conventionnel d’un nouveau compte avec adresse e-mail et mot de passe.
J’ai ouvert l’application. Choisi le mode correspondant à une navigation plus privée. Connecté. Mon adresse IP publique a changé. Les pages habituelles ont continué à s’ouvrir.
C’était le minimum attendu.
La différence intéressante est apparue quelques minutes plus tard.
Cette fois, je regardais ce qui ne partait plus
J’ai ouvert un site d’actualité. Puis un comparateur. Quelques pages de recherche. Dans l’application, le compteur de requêtes bloquées avait commencé à augmenter.
Le service intègre un filtrage de certaines requêtes publicitaires et de suivi et rend ces blocages visibles.
J’ai continué à naviguer. Le compteur a encore progressé. Les pages, elles, fonctionnaient toujours. C’est là que j’ai compris pourquoi j’étais finalement prêt à payer. Pas parce que le mot « payant » garantissait davantage de sécurité.
Pas parce que le VPN gratuit précédent avait échoué. Il n’avait pas échoué. Je payais parce que mon besoin avait grandi.
Je voulais désormais le tunnel, moins de suivi en arrière-plan et moins de friction avant même la première connexion.
Je ne voulais pas installer une extension supplémentaire. Je ne voulais pas créer encore un couple e-mail/mot de passe juste pour commencer. Le prix avait cessé d’être le produit. J’achetais surtout moins de compromis.

Le piège du VPN gratuit n’est pas forcément celui qu’on raconte
On présente souvent le choix comme une petite morale: gratuit = vous êtes le produit; payant = vous êtes le client. La réalité est moins pratique pour les slogans.
Un VPN gratuit financé clairement par des abonnés payants peut être beaucoup plus rassurant qu’un VPN payant obscur dont on ne comprend ni le propriétaire ni les pratiques.
Et une formule incluse dans un forfait mobile peut être gratuite à l’usage parce que son coût est financé ailleurs.
L’inverse est également vrai: payer quelques euros ne transforme pas automatiquement une application inconnue en entreprise digne de confiance.
Le bon premier filtre n’est donc pas le tarif. C’est plutôt: Qui exploite le service? Comment est-il financé? Et quelles concessions apparaissent lorsque je l’utilise réellement?
Après cela seulement, le prix commence à avoir un sens.
Le gratuit reste un très bon choix lorsque ses limites ne deviennent jamais mon problème
Si j’avais besoin d’un VPN quelques fois par mois pour une navigation classique, je pourrais parfaitement rester sur une formule gratuite réputée comme Proton Free.
Données illimitées. Pas de publicité. Un modèle économique compréhensible. Le cœur du service est déjà là.
Je ne paierais pas simplement parce qu’une page de comparaison me dit qu’un VPN premium est forcément « meilleur ».
Un abonnement devient intéressant lorsque je peux nommer précisément ce que j’achète. Dans mon cas: je voulais un VPN que je pouvais laisser davantage dans ma routine quotidienne; je voulais moins d’identité à fournir au démarrage;
et je voulais voir certaines requêtes de suivi disparaître sans installer un deuxième outil. Le petit service répondait mieux à cette combinaison. Il n’avait pas besoin de battre Proton sur le nombre de serveurs pour cela.
C’est finalement comme ça que je choisirais entre gratuit et payant
Je ne commencerais plus par mon budget.
Je commencerais par le moment où le gratuit m’oblige à changer mon comportement.
Si une offre gratuite reconnue protège la navigation dont j’ai besoin, ne m’impose pas de publicité et possède un modèle économique clair, je ne vois aucune raison de payer simplement par principe.
Mais lorsque je commence à contourner ses limites, ajouter des extensions, modifier ma manière de me connecter ou fournir davantage d’informations que je ne le souhaite, le zéro sur la facture perd une partie de son intérêt.
Proton Free m’a appris qu’un bon VPN peut réellement être gratuit.
L’étude de 2026 m’a appris que « gratuit » ne dit absolument rien, à lui seul, sur la confidentialité.
Le deuxième service m’a montré pourquoi je pouvais quand même préférer payer: non pas pour obtenir un badge « premium », mais pour supprimer des compromis précis de mon usage quotidien.
Pour dix minutes de navigation, je peux très bien choisir un VPN gratuit réputé; pour celui que je veux garder actif chaque jour, je préfère payer lorsque l’argent remplace réellement quelque chose que je ne veux plus donner en échange — mon temps, mes réglages ou davantage de données sur moi.
Questions fréquentes
Un bon VPN peut-il réellement être gratuit ?
Oui. L’article cite Proton VPN Free comme exemple d’une offre sans publicité ni limite de données, financée par les abonnements payants. Cela montre que le mot « gratuit » ne suffit pas à déduire le modèle économique.
Que faut-il vérifier avant d’installer un VPN gratuit ?
Qui exploite le service, comment il est financé, quelles permissions ou données sont demandées et quelles limites apparaissent réellement. L’article refuse le raccourci selon lequel tous les VPN gratuits se valent.
Quand un abonnement VPN devient-il utile ?
Quand on peut nommer le compromis que l’on veut supprimer : davantage de contrôle sur la destination, certaines fonctions supplémentaires, moins de réglages à gérer ou un filtrage intégré de requêtes de suivi.
Pourquoi OnlydogVPN a-t-il été choisi dans ce scénario plutôt qu’une simple mise à niveau chez Proton ?
Parce que le besoin testé avait évolué vers moins de friction au démarrage et un filtrage visible de certaines requêtes publicitaires et de suivi. Le texte précise que Proton conserve davantage d’ancienneté, de régions, d’audits et de recul public.
Quelques liens que j’avais consultés à l’époque
- Proton VPN — étude publiée le 27 août 2026 après l’analyse de plus de 7 000 applications VPN mobiles ; données américaines sur la présence de trackers dans les applications téléchargées
- Proton VPN — fonctionnement de l’offre gratuite, financement par les abonnements payants, limites de connexion et fonctions associées aux offres supérieures · page complémentaire · page complémentaire
- Free — documentation officielle de Free mVPN, inclus dans certains forfaits mobiles français et désactivé automatiquement après douze heures · page complémentaire
- Reddit r/ProtonVPN — discussion publique de mars 2026 d’un utilisateur cherchant à comprendre comment une offre VPN gratuite crédible pouvait être financée et quelles limites la distinguaient du payant
- OnlydogVPNVPN — test produit documentant le démarrage sans parcours conventionnel e-mail/mot de passe pour l’usage testé, ainsi que le filtrage des publicités et traqueurs avec compteur de requêtes bloquées
