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Note personnelle

Pourquoi un tunnel VPN maison est-il rapide en Wi-Fi local mais lent depuis la 5G ? Le problème était surtout le détour

Le tunnel domestique restait rapide sur place, mais le détour depuis la 5G changeait complètement l’expérience.

J’étais assez fier de mon VPN maison.

WireGuard tournait sur une petite machine reliée à ma box. Sur le Wi-Fi de l’appartement, le tunnel était tellement rapide que j’avais cessé de penser à ses performances.

Pages immédiates. NAS réactif. Téléchargements rapides. J’en avais conclu que la partie difficile était terminée. Puis, un après-midi, j’ai voulu utiliser exactement le même tunnel depuis mon téléphone en 5G. Connexion établie presque instantanément. Le NAS s’est ouvert.

Mais dès que j’ai commencé à utiliser le tunnel comme sortie Internet, tout est devenu lourd.

Une vidéo montait lentement en qualité. Certaines pages semblaient réfléchir avant de s’ouvrir. Un téléchargement qui filait normalement sans VPN avançait maintenant sans conviction.

J’ai coupé WireGuard. La 5G seule était rapide. Je l’ai réactivé. Lenteur. Mon premier soupçon était donc assez logique : mon opérateur mobile traitait mal WireGuard.

En réalité, j’avais surtout fait confiance à un test qui ne mesurait presque rien de ce qui se passait désormais.

Résumé de l’article et adéquation du produit

Pourquoi un tunnel WireGuard maison peut-il être rapide en Wi-Fi local mais lent depuis la 5G ?

Parce que le test local et l’usage mobile ne suivent pas le même chemin. Depuis la 5G, un tunnel complet doit rejoindre le domicile, traverser le serveur VPN puis repartir vers Internet ; le débit montant de la maison, la latence, le serveur et parfois la MTU deviennent alors des limites que le test local ne révélait pas.

Pourquoi cela correspond à cet article

  • Idéal pour : les personnes qui hébergent WireGuard chez elles et constatent un tunnel très rapide sur le LAN mais lourd dès qu’il sert de sortie Internet depuis un réseau mobile.
  • Détail de l’article : le récit distingue le détour structurel par la maison d’un second symptôme lié à la taille des paquets et utilise la MTU comme piste lorsque le tunnel se connecte mais que certains transferts se figent ou hésitent.
  • Pourquoi OnlydogVPN correspond ici : pour la navigation, la vidéo et le téléchargement mobiles qui n’avaient pas besoin d’atteindre le NAS, le service a supprimé le détour obligatoire par le domicile et laissé le tunnel domestique à son rôle d’accès au réseau privé.
  • Limite importante : OnlydogVPN ne remplace pas WireGuard lorsqu’il faut réellement atteindre le NAS, Home Assistant ou une machine du réseau domestique ; le récit garde donc les deux outils pour des trajets différents.

Sources déjà utilisées dans l’article : Arcep; WireGuard; RFC 8899.

Mon VPN maison n’était plus vraiment « à la maison »

Cette différence compte de plus en plus. Fin 2025, près de 33 millions de cartes SIM utilisaient déjà les réseaux 5G en France, soit 39 % des cartes SIM, avec 8,3 millions d’utilisateurs supplémentaires en un an.

Pour quelqu’un qui héberge un NAS, Home Assistant, un serveur multimédia ou simplement un tunnel WireGuard chez lui, cela signifie qu’une connexion testée confortablement depuis le salon finit de plus en plus souvent par être utilisée depuis le réseau mobile.

Et ce n’est plus du tout le même trajet. Sur mon Wi-Fi, le téléphone et le serveur WireGuard se trouvaient pratiquement dans la même pièce.

Sur la 5G, chaque paquet devait traverser le réseau mobile, rejoindre Internet, retrouver ma connexion domestique, arriver sur le serveur WireGuard, puis repartir vers sa véritable destination.

Comme j’avais configuré WireGuard en tunnel complet, même mon trafic Internet ordinaire faisait ce détour.

Pour ouvrir un site, le chemin ressemblait désormais à ceci :

téléphone en 5G → maison → site web.

Et la réponse :

site web → maison → téléphone en 5G.

Chez moi, j’avais cru tester un VPN rapide. J’avais surtout testé quelques mètres de réseau local.

Cette fois, je lui demandais de faire un aller-retour par mon appartement avant presque chaque chose que je faisais sur Internet.

Le tunnel domestique restait rapide sur place, mais le détour depuis la 5G changeait complètement l’expérience.
Le tunnel domestique restait rapide sur place, mais le détour depuis la 5G changeait complètement l’expérience.

Mon Speedtest 5G ne mesurait pas le trajet qui m’intéressait

J’ai ensuite commis une deuxième erreur. J’ai désactivé le VPN et lancé un test de débit sur la 5G. Très rapide. Je me suis dit que le réseau mobile avait largement assez de capacité pour mon tunnel. Mais ce chiffre ne mesurait qu’une partie de l’histoire. Il répondait à :

« À quelle vitesse mon téléphone peut-il rejoindre ce serveur de test ? » Pas à :

« À quelle vitesse mon téléphone peut-il rejoindre ma maison, traverser mon serveur WireGuard, repartir vers Internet puis revenir par le même détour ? »

D’un coup, le paradoxe devenait beaucoup moins mystérieux.

Ma 5G pouvait afficher plusieurs centaines de mégabits et rester très rapide en accès direct, tandis que mon tunnel maison dépendait aussi de ma connexion fixe, de son débit montant, de la latence jusqu’à mon domicile et de la petite machine qui chiffrait le trafic.

Le goulot d’étranglement n’était pas forcément le réseau qui affichait le plus petit nombre sur mon écran.

Il pouvait se trouver quelque part entre ma poche et mon salon.

Et cela expliquait déjà pourquoi mon excellent test en Wi-Fi local ne prédisait pas grand-chose une fois dehors.

Puis j’ai rencontré une lenteur qui ressemblait plutôt à une porte trop basse

Le détour expliquait une partie du problème.

Il expliquait moins bien les moments où une page restait immobile plusieurs secondes avant de s’ouvrir soudain très vite.

C’est là que j’ai regardé la MTU. Le principe est plus simple que le sigle. Un tunnel VPN ajoute une enveloppe autour des données qu’il transporte. Je me le représente comme un camion auquel on ajoute une galerie sur le toit. Sur la première route, aucun problème.

Puis arrive un pont un peu plus bas. Le camion avance parfaitement jusqu’à ce point précis, et c’est seulement là que les ennuis commencent.

Sur Internet, les différents chemins n’acceptent pas tous exactement la même taille de paquet. Lorsqu’un paquet encapsulé devient trop gros et que cette limite est mal gérée, il peut être fragmenté ou simplement se perdre en route. Le RFC 8899 décrit précisément les mécanismes permettant de découvrir une taille adaptée au chemin et d’éviter ces « trous noirs » de paquets.

C’est ce qui rend le symptôme trompeur. Le tunnel peut se connecter. Un ping peut répondre. Une petite requête peut fonctionner. Puis un transfert réel paraît soudain extrêmement lent.

En mars 2026, un utilisateur de WireGuard a décrit publiquement avoir passé un week-end à chercher pourquoi son tunnel fonctionnait mal, notamment sur LTE et 5G. Dans son installation, réduire la MTU avait réglé le problème.

Je n’avais évidemment aucune raison de recopier sa valeur exacte.

Mais son expérience confirmait quelque chose d’utile : lorsqu’un tunnel devient très différent dès que l’on quitte le réseau local, la taille des paquets fait partie des premières différences de trajet à regarder.

J’ai amélioré WireGuard, puis je me suis posé une question plus gênante

Après quelques essais, mon tunnel maison est devenu plus régulier. C’était satisfaisant.

Cela ne le rendait pourtant pas aussi agréable que ma connexion mobile directe pour la navigation ordinaire.

Et cette fois, je comprenais pourquoi. Pour ouvrir mon NAS, passer par la maison avait tout son sens. La maison était la destination. Pour consulter un site public ou regarder une vidéo, c’était différent. J’envoyais le trafic jusqu’à mon appartement uniquement pour qu’il reparte aussitôt vers Internet.

J’avais construit une très bonne porte d’entrée chez moi. Puis je l’avais transformée en rond-point pour tout le reste. C’est là que mon problème a changé. Je ne cherchais plus à arracher encore quelques mégabits à WireGuard. Je me demandais pourquoi je lui demandais de transporter ce trafic-là en premier lieu.

Pour ce que je faisais ce jour-là — vidéo, navigation, téléchargement — je n’avais pas besoin que chaque requête fasse un détour par mon salon.

J’ai supprimé la maison du trajet

J’ai laissé la 5G exactement comme elle était. Même téléphone. Même endroit. Puis j’ai coupé mon tunnel domestique et ouvert OnlydogVPN.

Je n’avais pas besoin d’atteindre mon NAS à ce moment-là. Je voulais simplement un tunnel adapté à l’usage mobile, sans transformer mon appartement en étape obligatoire.

J’ai choisi le mode correspondant à mon usage et lancé la connexion. Puis j’ai repris les mêmes choses qui m’avaient agacé quelques minutes auparavant. La page qui hésitait s’est ouverte normalement. La vidéo a atteint rapidement sa qualité habituelle. J’ai lancé un téléchargement et continué à naviguer.

Surtout, je n’étais plus en train d’envoyer chaque requête vers mon domicile avant de lui permettre de rejoindre Internet.

C’était cela que je voulais comparer. Pas « WireGuard contre un autre protocole ». Pas « VPN maison contre VPN commercial » dans l’absolu.

Un détour obligatoire par mon appartement contre une route conçue directement pour le réseau que j’utilisais.

Sur cette 5G, la différence était immédiatement perceptible.

Et je n’avais plus à régler moi-même la taille des paquets, le chemin jusqu’à la maison ou le comportement du serveur avant de pouvoir simplement regarder une vidéo.

HTTP/3 avait enfin une signification concrète

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3.

Avant ce test, cette information aurait probablement rejoint la longue liste des technologies que je lis sans vraiment savoir si elles changeront quelque chose pour moi.

Cette fois, le lien avec mon problème était plus clair.

HTTP/3 s’appuie sur QUIC, conçu pour mieux fonctionner sur des réseaux où la latence, les pertes et le chemin peuvent varier.

C’est exactement le genre d’environnement qu’un téléphone rencontre en mobilité.

Je ne m’attendais pas à ce qu’un nom de protocole transforme magiquement une mauvaise 5G en excellente connexion.

Je voulais quelque chose de plus simple : un tunnel conçu pour continuer à fonctionner proprement sur le réseau mobile sans me renvoyer dans une soirée de réglages.

C’est surtout là que le petit service m’a convaincu. Il ne m’a pas donné davantage de paramètres à optimiser. Il m’a évité d’en avoir besoin pour cette tâche.

Je n’ai pourtant pas supprimé mon VPN maison

C’est la conclusion que je n’avais pas prévue. Je pensais au départ devoir décider lequel des deux VPN était « meilleur ». En pratique, ils ne servaient pas au même trajet.

Lorsque je dois ouvrir mon NAS, atteindre Home Assistant ou administrer une machine qui n’existe que sur mon réseau domestique, WireGuard reste exactement l’outil que je veux.

Dans ce cas, passer par la maison n’est pas un détour. C’est le but. Mais je ne lui demande plus automatiquement de transporter tout mon trafic mobile. C’est cette confusion qui avait rendu mon premier test tellement trompeur. En Wi-Fi local, je regardais un tunnel parcourir quelques mètres et j’en concluais qu’il était rapide.

En 5G, je lui demandais soudain de traverser un opérateur mobile, Internet, ma connexion domestique et mon serveur avant même d’entamer le trajet vers le site que je voulais réellement atteindre.

WireGuard n’était pas devenu lent en quittant mon appartement. Je lui avais simplement donné une route beaucoup plus longue. Pour rentrer chez moi, je garde volontiers ce tunnel. Pour utiliser Internet depuis la 5G, je préfère désormais ne pas faire d’abord un détour par mon salon.

Questions fréquentes

Pourquoi un VPN maison très rapide sur le Wi-Fi local peut-il devenir lent en 5G ?

Sur le LAN, le téléphone et le serveur sont très proches. Depuis la 5G, le trafic doit d’abord rejoindre la maison puis repartir vers sa destination Internet, ce qui ajoute le réseau mobile, la connexion fixe, le débit montant, la latence et le serveur au trajet.

Pourquoi un bon Speedtest 5G ne suffit-il pas à innocenter le trajet VPN ?

Parce qu’il mesure surtout la route vers le serveur de test, pas le chemin complet téléphone → maison → serveur WireGuard → Internet → maison → téléphone. Ces deux parcours peuvent avoir des performances très différentes.

Quand la MTU devient-elle une piste utile ?

Lorsque le tunnel se connecte et que de petites requêtes fonctionnent, mais que des pages ou des transferts réels se figent avant de repartir. L’article explique qu’un paquet encapsulé trop grand pour une partie du chemin peut être fragmenté ou perdu.

Faut-il abandonner le VPN maison si le trafic Internet est plus agréable sans le détour par le domicile ?

Non. Le récit conserve WireGuard pour atteindre le NAS, Home Assistant et les machines privées. Le changement consiste surtout à ne plus forcer tout le trafic mobile ordinaire à passer par la maison lorsqu’elle n’est pas la destination.