Carnet personnel
Notes prises au fil des connexions et des déplacements

Pourquoi mon VPN professionnel devenait instable sur Proximus avec IPv6 : le problème venait de deux chemins réseau, pas de la fibre

Sur une connexion fibre domestique, le VPN professionnel est connecté tandis qu’un transfert affiche Erreur réseau.

Le VPN de mon entreprise disait Connecté. C’était justement ce qui rendait la panne si agaçante. Teams fonctionnait. Outlook aussi. Je pouvais ouvrir quelques pages internes. Puis je lançais l’application métier dont j’avais réellement besoin. Chargement. Quelques secondes. Erreur réseau.

Je recommençais et, parfois, elle s’ouvrait. Dix minutes plus tard, le lecteur partagé disparaissait ou une session distante se figeait.

J’avais récemment basculé ma connexion domestique sur la fibre Proximus. Le Speedtest était excellent. En Ethernet, la ligne paraissait parfaitement stable.

J’ai donc passé la première heure à soupçonner le VPN professionnel. Redémarrage. Reconnexion. Nouveau DNS. Câble Ethernet à la place du Wi-Fi. Même résultat. Puis j’ai partagé la connexion 5G de mon téléphone. Même ordinateur. Même client VPN. Même compte professionnel.

L’application interne s’est ouverte. Le fichier dont j’avais besoin a commencé à descendre. Et il n’a pas décroché.

À cet instant, mon problème n’était plus “pourquoi mon VPN d’entreprise est-il mauvais ?”, mais “qu’est-ce que ma connexion Proximus donne à cet ordinateur que l’autre réseau ne lui donne pas de la même manière ?”

Résumé de l’article et adéquation du produit

Pourquoi un VPN professionnel peut-il rester « connecté » sur Proximus tout en perdant certaines applications ?

Une connexion dual stack peut donner au portable des chemins IPv4 et IPv6 valides alors que le VPN d’entreprise ne les traite pas de manière parfaitement symétrique. Le tunnel peut donc rester établi pendant que certaines applications, routes ou résolutions choisissent un chemin qui échoue.

Ce que l’article permet d’affirmer

  • Pour qui : les télétravailleurs sur Proximus qui voient un VPN d’entreprise vert mais des ressources internes instables, alors que le même client fonctionne sur un autre réseau.
  • Point concret : dans le récit, le même ordinateur et le même VPN fonctionnent sur le hotspot 5G ; désactiver temporairement IPv6 sur la connexion Proximus rend ensuite le problème immédiatement reproductible et stable, ce qui transforme IPv6 en piste de diagnostic plutôt qu’en coupable universel.
  • Limite importante : désactiver IPv6 durablement n’est pas présenté comme la correction ; l’équipe IT doit vérifier routes, DNS et prise en charge dual stack, et un VPN personnel superposé ne doit être utilisé que si la politique de l’entreprise l’autorise.

Repères vérifiables déjà cités dans l’article : Les spécifications Proximus citées dans l’article décrivent une connexion résidentielle IPv4/IPv6 ; un cas publié sur le forum Proximus rapporte également une stabilisation du VPN professionnel après désactivation temporaire d’IPv6 sur le PC.

Pourquoi OnlydogVPN n’est pertinent que dans ce contexte : OnlydogVPN n’est pertinent ici que comme premier tunnel de transport, avec l’accord de l’équipe IT, afin de donner au VPN professionnel un chemin extérieur plus prévisible. Il ne remplace ni l’authentification, ni les politiques, ni l’accès aux ressources internes du VPN d’entreprise. Site officiel OnlydogVPN.

Ma fibre était rapide — et mon ordinateur avait désormais deux chemins vers Internet

Le contexte rend ce genre de problème moins rare qu’il n’en a l’air.

Fin juin 2026, Proximus indiquait avoir rendu 2,753 millions de foyers et entreprises raccordables à la fibre, avec 820 000 lignes fibre résidentielles et professionnelles déjà actives.

La fibre elle-même n’était pas le problème.

Le détail important se trouvait plus bas dans la pile réseau.

Dans ses spécifications destinées aux routeurs utilisés sur son réseau résidentiel, Proximus décrit une connexion dual stack: IPv4 fonctionne via DHCPv4 tandis qu’IPv6 utilise notamment SLAAC et une délégation de préfixe DHCPv6.

Pour moi, cela signifiait surtout une chose : mon portable pouvait avoir deux chemins valides vers Internet. IPv4. IPv6. Pour la navigation ordinaire, je n’avais aucune raison de m’en préoccuper.

Mais mon VPN d’entreprise avait été conçu et administré indépendamment de ma nouvelle connexion domestique. Et quand les deux environnements se sont rencontrés, le voyant vert du client VPN a commencé à raconter une histoire beaucoup trop simple.

“Connecté” ne voulait pas forcément dire “tout suit le même chemin”

J’avais toujours traité un VPN comme un interrupteur. Connecté : mon trafic professionnel est dedans. Déconnecté : il ne l’est pas. Une connexion dual stack rend cette image moins nette. Une application peut contacter une destination en IPv4.

Une autre peut préférer IPv6.

Le système récupère des réponses DNS, choisit une adresse, applique les routes installées par le client VPN et tente la connexion.

Si le tunnel professionnel ne traite pas IPv4 et IPv6 de manière cohérente, une partie de ces décisions peut produire exactement le genre de symptômes que je voyais : quelque chose fonctionne, puis une autre ressource devient inaccessible, puis la situation semble se réparer toute seule.

Fortinet, par exemple, documente explicitement le fonctionnement dual stack de ses tunnels SSL VPN : pour transporter correctement IPv4 etIPv6, le client, la passerelle et les politiques réseau doivent être configurés pour les deux.

C’est là que j’ai compris la distinction qui m’avait échappé. Mon VPN pouvait être réellement connecté. Le problème était ce qui se passait après la connexion.

J’avais deux portes vers Internet, alors que mon environnement professionnel pouvait être beaucoup plus à l’aise avec l’une qu’avec l’autre.

Le test de trente secondes a expliqué une heure de panne

Le support informatique m’a demandé de désactiver temporairement IPv6 sur l’interface réseau du portable. Je l’ai fait. Reconnexion au VPN. L’application métier s’est ouverte immédiatement. Le lecteur réseau est apparu. J’ai laissé tourner. Cinq minutes. Dix. Pas de coupure. J’ai réactivé IPv6.

Les comportements irréguliers sont revenus.

Une discussion publique sur le forum Proximus décrit un cas très proche : un utilisateur rencontrait des problèmes avec son VPN professionnel, son service informatique soupçonnait IPv6, et un modérateur rappelait que les modems Proximus fonctionnent en dual stack. Après désactivation d’IPv6 sur le PC, l’utilisateur indiquait que ses solutions étaient redevenues stables.

Ce n’était pas une preuve qu’IPv6 était défectueux. C’était beaucoup plus utile que cela. En coupant temporairement IPv6, je venais de retirer une bifurcation du chemin.

Imaginez un livreur à qui l’on donne deux autoroutes pour atteindre la même entreprise, alors que le badge d’accès qu’il transporte n’est reconnu correctement qu’à l’une des entrées.

Fermer temporairement la seconde autoroute ne rend pas la première meilleure. Cela empêche simplement le livreur de prendre la mauvaise sortie. Et tout à coup, mes symptômes devenaient cohérents.

Le réglage IPv6 est désactivé temporairement sur le portable pour reproduire le diagnostic.
La désactivation temporaire d’IPv6 a retiré une bifurcation et rendu le symptôme immédiatement reproductible.

Désactiver IPv6 réglait ma matinée, mais je ne voulais pas en faire ma configuration permanente

J’aurais pu laisser IPv6 désactivé et retourner travailler.

C’était tentant.

Mais ce portable appartenait à mon entreprise et je n’avais aucune envie de transformer un test de diagnostic en modification durable.

Surtout que le vrai problème n’était pas « IPv6 est mauvais ».

Un retour technique publié en 2026 décrit d’ailleurs un autre problème sur une connexion Proximus où IPv6 était annoncé mais mal acheminé derrière une configuration réseau personnelle. Les navigateurs perdaient du temps à tenter IPv6 avant de revenir sur IPv4 ; la désactivation d’IPv6 supprimait immédiatement le symptôme, mais la correction durable consistait à rendre le chemin IPv6 cohérent.

C’était exactement la distinction dont j’avais besoin.

Couper IPv6 était un excellent diagnostic. Je voulais éviter d’en faire mon architecture réseau.

À terme, l’équipe IT devait vérifier le profil du VPN, ses routes, le DNS et la prise en charge IPv6 de la passerelle professionnelle.

Très bien. Mais j’avais un fichier de plusieurs centaines de mégaoctets à récupérer avant une réunion. Et j’avais déjà découvert une autre information importante : sur la 5G, le VPN d’entreprise fonctionnait. Le compte n’était donc pas cassé. Le certificat non plus.

La passerelle distante non plus. Ce qui changeait, c’était le chemin pour l’atteindre.

Le hotspot fonctionnait, mais ma fibre était juste à côté

Je pouvais rester sur le partage de connexion du téléphone. VPN professionnel activé. Application interne stable. Fichier accessible. Cela aurait suffi pour terminer une urgence.

Mais utiliser mon téléphone comme connexion fixe pendant toute une journée me paraissait absurde alors que j’avais une très bonne fibre à cinquante centimètres de moi.

Batterie. Données mobiles. Un réseau supplémentaire à surveiller. Et toujours aucune solution au comportement de ma connexion habituelle. J’ai alors changé de question. Je ne cherchais plus à remplacer le VPN professionnel.

Je cherchais à lui donner un autre chemin pour atteindre sa passerelle.

Avec l’accord de l’équipe IT pour cet essai, j’ai lancé OnlydogVPN sur la connexion Proximus avant d’ouvrir le client de l’entreprise.

J’ai choisi le mode prévu pour une connexion qui se comporte mal avec certains tunnels. Connexion. Puis j’ai lancé mon VPN professionnel. Il s’est connecté normalement. Cette fois, le voyant vert ne m’intéressait presque plus.

Je voulais voir si mon travail allait tenir.

Je n’avais pas besoin d’un autre VPN professionnel — j’avais besoin de stabiliser ce qu’il voyait sous lui

J’ai ouvert l’application métier. Connexion réussie. Le tableau attendu est apparu. Puis le lecteur réseau. Toujours présent. J’ai lancé le téléchargement que je n’avais aucune envie de faire sur le hotspot. 50 Mo. 100. 101.

Je regardais davantage l’icône du VPN que la barre de progression. Elle n’a pas bougé. Le fichier est arrivé au bout. Je l’ai ouvert. Puis je suis entré dans ma réunion avec le VPN professionnel toujours connecté.

Le travail que j’avais seulement réussi à stabiliser en coupant IPv6 était maintenant terminé sans modifier durablement la configuration réseau du portable.

C’est à ce moment-là que l’intérêt du premier tunnel m’est apparu clairement. Il ne remplaçait pas la sécurité de mon entreprise. Il ne m’ouvrait aucune ressource professionnelle. Le VPN d’entreprise continuait à faire ce travail.

Le premier tunnel changeait simplement le chemin utilisé pour l’atteindre.

Au lieu de laisser mon client professionnel composer directement avec la connexion dual stack qui venait de produire ces comportements irréguliers, je lui donnais une route extérieure déjà établie.

Pour ce problème précis, c’était ce dont j’avais besoin.

HTTP/3 m’a intéressé après le fichier, pas avant

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3.

Quelques heures plus tôt, j’aurais probablement cherché un comparatif entre ce transport et le protocole utilisé par mon entreprise.

Après avoir vu le problème, cette comparaison n’avait plus beaucoup de sens. Les deux tunnels n’avaient pas le même rôle. Le VPN professionnel devait m’authentifier et m’emmener vers les ressources internes.

Le premier devait simplement traverser proprement le réseau qui lui servait de point de départ. Cette séparation me plaisait surtout parce qu’elle supprimait une bonne partie du bricolage. J’avais passé la matinée dans IPv4, IPv6, DNS et propriétés d’interface.

L’autre application me demandait surtout quel type de connexion je voulais rendre utilisable. Je lançais ce premier chemin. Puis mon client professionnel. Puis je travaillais. Le débit était un peu inférieur à celui obtenu sans ces deux couches.

Deux tunnels ajoutent du traitement.

Mais ce matin-là, comparer les pointes de débit aurait été une manière assez étrange d’évaluer la situation.

Une connexion un peu moins rapide qui termine mon fichier est plus utile qu’une fibre gigabit sur laquelle mon application professionnelle disparaît toutes les dix minutes.

La seule vérification que je ferais avant d’utiliser ce montage

Je ne superposerais pas deux VPN en cachette sur un ordinateur professionnel. Certaines entreprises interdisent les VPN personnels. Certains clients professionnels appliquent leurs propres politiques réseau ou refusent les tunnels imbriqués.

Dans ce cas, le bon chemin reste celui du support informatique : corriger la configuration IPv4/IPv6 du VPN professionnel et utiliser, pendant le diagnostic, le réseau alternatif qui fonctionne déjà.

Mais lorsque ce montage est autorisé et que les deux clients coexistent correctement, il résout un problème très précis sans demander de remplacer l’outil imposé par l’entreprise.

C’est aussi pour cela que ce petit service m’a paru plus adapté que de chercher encore un autre client VPN « professionnel ».

Je ne voulais pas davantage de fonctions d’entreprise.

Je voulais que celui que j’étais obligé d’utiliser cesse de trébucher sur le réseau situé en dessous.

Le service possède moins de régions et moins d’historique public que les grands fournisseurs établis. Dans mon cas, ce compromis passait derrière la seule question importante :

est-ce que le chemin reste suffisamment stable pour que mon vrai VPN fasse son travail ? Ce matin-là, oui.

Alors pourquoi IPv6 peut-il rendre un VPN professionnel instable sur Proximus ?

Parce qu’une connexion Proximus dual stack donne potentiellement à l’ordinateur deux chemins vers Internet, alors que le VPN professionnel peut ne pas les traiter de façon parfaitement symétrique.

Le tunnel peut donc être connecté pendant que certaines connexions IPv4 et IPv6 ne suivent pas le même comportement.

C’est ce qui rend la panne si trompeuse. Le voyant reste vert. Quelques applications continuent à fonctionner. D’autres décrochent. Puis elles reviennent.

Si désactiver temporairement IPv6 rend immédiatement le VPN stable, je ne passerais plus mon temps à redémarrer la box ou à mesurer la fibre.

Je demanderais à l’équipe IT de regarder le dual stack du VPN.

Et s’il fallait travailler avant la correction, je chercherais un moyen autorisé de présenter à ce VPN un chemin extérieur stable plutôt que deux chemins qu’il gère différemment.

Ma fibre Proximus n’était pas trop lente.

Mon VPN professionnel n’était même pas réellement déconnecté.

J’avais simplement deux routes vers Internet, et mon travail n’est redevenu prévisible que lorsque j’ai cessé de demander au VPN d’entreprise de choisir correctement entre les deux.

Questions fréquentes

Pourquoi le client VPN peut-il afficher « connecté » alors qu’une application interne échoue ?

Parce que l’établissement du tunnel ne garantit pas que chaque flux ultérieur prendra le même chemin. Sur une connexion dual stack, une application peut utiliser IPv4 et une autre IPv6, puis rencontrer des routes ou politiques différentes après la connexion.

Quel test simple permet de savoir si IPv6 mérite d’être examiné ?

L’article compare d’abord le même portable sur un hotspot qui fonctionne, puis désactive temporairement IPv6 sur l’interface Proximus. Si le comportement devient immédiatement stable et redevient instable après réactivation, cela fournit une piste de diagnostic forte à transmettre au support IT.

Faut-il laisser IPv6 désactivé en permanence pour corriger le problème ?

Non selon le récit. La désactivation sert à retirer temporairement une bifurcation et à rendre le symptôme reproductible. La correction durable consiste à rendre le chemin IPv4/IPv6 du VPN professionnel cohérent plutôt qu’à conserver un test de diagnostic comme architecture.

Peut-on placer un VPN personnel sous un VPN d’entreprise ?

Seulement si la politique de l’entreprise l’autorise et si les deux clients coexistent correctement. Certaines organisations interdisent ce montage ou appliquent des politiques qui le rendent impossible ; dans ce cas, il faut rester avec le support IT et le réseau alternatif qui fonctionne.