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Pourquoi mon VPN marchait à Shanghai mais plus à Zhengzhou : le problème n’était pas le serveur

Un portátil intenta conectarse a una VPN desde una habitación de hotel en Zhengzhou.

À Shanghai, j’avais fini par ne plus penser au VPN.

Un portátil intenta conectarse a una VPN desde una habitación de hotel en Zhengzhou.
El mismo servicio puede reaccionar distinto cuando cambia la red de acceso, aunque el servidor no haya cambiado.

Je l’ouvrais le matin, il se connectait, Gmail récupérait mes messages et Google Drive synchronisait les fichiers dont j’avais besoin. Deux appels vidéo avaient tenu sans incident sur le Wi-Fi de l’hôtel. J’avais donc rangé le sujet dans la catégorie « problème réglé ».

Puis j’ai pris le train pour Zhengzhou.

Le lendemain, trente-cinq minutes avant une réunion avec un fournisseur, j’ai ouvert exactement le même ordinateur, exactement le même VPN et le même dossier Drive.

Le VPN est devenu vert.

Drive est resté blanc.

J’ai d’abord accusé le Wi-Fi de l’hôtel. C’était logique : Shanghai avait fonctionné, Zhengzhou non. J’ai oublié le réseau, saisi de nouveau le numéro de chambre, rouvert le navigateur.

Même résultat.
J’ai alors partagé la connexion 5G de mon téléphone.
Le VPN s’est reconnecté.
Le dossier n’est toujours pas apparu.

C’est là que mon diagnostic a changé. Si deux connexions locales différentes produisaient le même échec, le problème dépassait probablement le Wi-Fi de l’hôtel. Depuis la veille, j’avais changé de ville, de province et de chemin réseau.

Et mon test réussi à Shanghai ne disait peut-être pas autant de choses sur « la Chine » que je l’avais cru.

Résumé de l’article et contexte d’usage

Pourquoi un VPN qui fonctionnait à Shanghai pouvait-il échouer à Zhengzhou ?

Un test réussi dans une ville ne décrit pas nécessairement tout le réseau chinois. L’article relie l’échec à des chemins et couches de filtrage différents, notamment à un filtrage régional documenté dans le Henan, et montre pourquoi changer seulement le serveur de sortie peut être insuffisant.

Pourquoi cela correspond à ce récit

  • Idéal pour: un voyageur qui change de ville ou d’opérateur et doit vérifier une tâche concrète — Drive, messagerie ou visioconférence — plutôt que se fier au seul voyant « connecté ».
  • Ce que le trajet a montré: Wi‑Fi et 5G échouaient de la même manière à Zhengzhou, alors que le même ordinateur avait fonctionné à Shanghai; la destination du serveur n’était donc pas le seul paramètre.
  • Pourquoi OnlydogVPN a eu du sens ici: dans ce test précis, son mode pour réseau restrictif et son transport obfusqué ont chargé Drive et la réunion là où les changements de serveurs du fournisseur principal n’avaient pas suffi.
  • Limite importante: les conditions réseau et réglementaires en Chine évoluent, l’obfuscation ne rend pas une connexion invisible et le petit service offre moins de régions et moins de recul public.

Sources déjà citées dans le texte: étude de GFW Report sur le filtrage régional dans le Henan; conseils aux voyageurs sur l’accès à Internet en Chine; travaux USENIX sur l’identification de trafics de contournement chiffrés.

Source produit: OnlydogVPN.

« Il marche en Chine » était une conclusion beaucoup trop large

Cette erreur est facile à faire, surtout quand un voyage ne s’arrête plus à Pékin ou Shanghai.

Au premier semestre 2026, les entrées de ressortissants étrangers en Chine ont progressé de 20,4 % sur un an, tandis que les entrées sans visa augmentaient de 30,6 %. Cela signifie aussi davantage de voyageurs qui passent d’une grande métropole à une autre ville pour un salon, une usine, une université, une visite familiale ou un rendez-vous professionnel.

Or, en Chine continentale, l’accès à Internet reste fortement réglementé. Des services comme Google ou WhatsApp ne sont normalement pas accessibles directement, et l’usage des VPN est lui-même encadré.

Le contexte s’est aussi durci récemment. Début juin 2026, ABC News rapportait une nouvelle vague d’interférences : des internautes expliquaient avoir davantage de mal à maintenir des connexions VPN stables, tandis qu’un fournisseur avait suspendu temporairement son service en Chine continentale en avril après des blocages répétés.

Cela expliquait pourquoi un VPN pouvait soudainement devenir moins fiable.

Mais pas encore pourquoi le changement semblait correspondre si précisément à mon arrivée à Zhengzhou.

La réponse est apparue quand j’ai cessé d’imaginer le Great Firewall comme un mur unique, identique partout.

À Zhengzhou, j’ai commencé à penser en couches plutôt qu’en pays

Zhengzhou se trouve dans le Henan. Et le Henan est précisément l’endroit où des chercheurs ont documenté une couche supplémentaire de filtrage régional.

Une étude publiée en 2025 par GFW Report avec des chercheurs de plusieurs universités a mesuré le filtrage dans le Henan ainsi qu’à Pékin, Shanghai, au Guangdong, au Zhejiang, au Jiangsu et au Sichuan. Dans leurs mesures, les chercheurs ont identifié dans le Henan un système provincial capable d’inspecter et de bloquer certains flux HTTP et HTTPS sortants. Ils n’ont pas observé de système équivalent dans les six autres régions étudiées au même moment.

Autrement dit, il n’y a pas forcément un seul contrôle à franchir.

Je l’imagine plutôt comme un trajet avec plusieurs postes de contrôle : deux voyageurs peuvent entrer par la même frontière nationale, puis rencontrer des contrôles différents plus loin sur la route. Avec un VPN, changer de ville, d’opérateur ou de réseau peut donc modifier le filtre auquel la connexion se heurte.

C’est ce détail qui rend les témoignages de voyageurs apparemment contradictoires beaucoup plus intéressants.

Dans une discussion publique de juin 2026, une personne revenant de Pékin et Tianjin décrivait un VPN comme utilisable et un autre comme lent. Dans le même fil, un voyageur à Shanghai disait ne pas parvenir à connecter deux grands services connus.

Ces témoignages ne permettent évidemment pas de dresser une carte scientifique de la censure chinoise. Ils révèlent quelque chose de plus pratique : quelqu’un peut sincèrement écrire « ça fonctionne très bien » alors qu’un autre, ailleurs ou sur un autre réseau, n’arrive même pas à établir la connexion.

J’avais fait exactement la même erreur.

Shanghai avait marché, donc j’avais arrêté de tester.

Changer de serveur ne changeait pas ce qui bloquait devant moi

Mon fournisseur habituel avait pourtant de bonnes raisons d’être mon premier choix.

Il existait depuis longtemps. Son réseau de serveurs était vaste. Je connaissais son application et, surtout, il avait fonctionné la veille.

J’ai donc fait ce que je faisais toujours.
Japon.
Connexion.
Drive ne chargeait pas.
Singapour.

Le dossier est apparu une seconde, puis s’est vidé.

Autre route.

Le VPN annonçait toujours une connexion réussie, mais le lien vers la réunion s’arrêtait avant l’écran de prévisualisation de la caméra.

À quinze minutes du rendez-vous, la grande liste de pays avait cessé de m’aider.

Je continuais à déplacer le point de sortie du tunnel alors que le problème pouvait se trouver à son entrée : dans la manière dont le réseau devant moi reconnaissait la connexion avant même qu’elle atteigne Tokyo ou Singapour.

C’est là que la différence entre chiffrer et se fondre dans le trafic devient utile.

Une enveloppe fermée empêche quelqu’un de lire la lettre. Elle n’empêche pas forcément de reconnaître qu’il s’agit d’une enveloppe particulière.

Le trafic VPN peut rencontrer le même problème. Des travaux présentés à USENIX Security ont montré que certains trafics de contournement entièrement chiffrés pouvaient être identifiés à partir de caractéristiques observables du protocole et de motifs de trafic, sans que le contenu lui-même soit déchiffré.

À partir de là, passer du Japon à Singapour ressemblait moins à une solution.
Je changeais la destination.
Pas la façon dont j’essayais de franchir le premier contrôle.

J’ai ressorti l’application que j’avais gardée en secours

Je ne l’avais pas choisie comme service principal avant le voyage.

Elle proposait moins de régions que mon fournisseur habituel, avait une histoire publique plus courte et nettement moins d’avis indépendants. Depuis chez moi, ces différences m’avaient semblé importantes.

À Zhengzhou, elles ne répondaient plus à la question que j’avais devant moi.
Je ne cherchais pas le VPN possédant la plus belle carte.
Je cherchais à ouvrir mon dossier avant la réunion.

J’ai lancé l’application de secours. Au lieu de commencer par une longue liste de pays et de protocoles, elle proposait un mode correspondant à un réseau restrictif.

J’ai appuyé dessus.

Connexion.

Cette fois, je n’ai pas regardé le statut pendant trente secondes en me demandant ce que je devais encore régler. Je suis retourné directement dans Drive.

Le dossier est apparu.
J’ai ouvert la présentation.
Les deux vidéos intégrées se sont téléchargées.
J’ai cliqué sur le lien de réunion.
L’écran de vérification du micro et de la caméra s’est affiché.

J’ai rejoint l’appel avec quatre minutes d’avance.

C’est seulement une fois assis dans la réunion que la technique m’a intéressé.

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une obfuscation supplémentaire. En pratique, le point important n’était pas le nom du protocole : cette connexion disposait d’une autre manière de se présenter au réseau, au lieu de ressembler exactement aux tunnels que je venais d’essayer.

L’obfuscation ne rend pas magiquement une connexion invisible. Elle cherche simplement à rendre son identification moins évidente, ce qui répond beaucoup plus directement au problème que j’avais rencontré que le fait de disposer de cinquante destinations supplémentaires.

Et surtout, je pouvais voir le résultat.

Sur la même machine et après avoir également testé la connexion mobile, mon premier VPN affichait « connecté » sans réussir à faire entrer la réunion.

Le second avait chargé Drive, téléchargé la présentation et ouvert l’appel.
Je n’avais plus besoin d’un voyant vert.
J’avais besoin que le travail derrière ce voyant se fasse réellement.


Je ne demanderais plus si un VPN « fonctionne en Chine »

À la fin de la réunion, mon ancien fournisseur n’était pas devenu un mauvais VPN.

Il gardait ce qui m’avait poussé à le choisir : beaucoup de destinations, davantage de recul public et une infrastructure plus étendue.

Mais le service plus petit avait résolu le problème précis qui avait transformé ma matinée : il m’avait donné une autre façon de traverser un réseau qui ne réagissait plus comme celui que j’avais quitté à Shanghai.

C’est devenu mon nouveau critère.

Avant ce trajet, je pensais qu’un VPN testé avec succès dans une grande ville chinoise était prêt pour le reste du voyage.

Après Zhengzhou, je chercherais d’abord un service capable d’adapter la manière dont sa connexion traverse un réseau restrictif, plutôt qu’un service qui me donne simplement davantage de points de sortie à essayer un par un.

La distinction paraît très technique jusqu’au moment où le fichier dont vous avez besoin reste derrière un écran blanc.

À Shanghai, le fonctionnement de la veille m’avait suffi comme preuve.

À Zhengzhou, la seule preuve qui comptait était beaucoup plus simple : est-ce que cette connexion pouvait franchir le filtre qui se trouvait réellement devant moi ?

Un VPN qui a fonctionné à Shanghai n’a pas encore réussi « le test de la Chine ».

Il a réussi le test de Shanghai.

Questions fréquentes

Pourquoi un VPN peut-il fonctionner dans une ville chinoise et pas dans une autre ?

Parce que le chemin réseau, l’opérateur et les couches de filtrage peuvent varier. L’article cite notamment des mesures ayant identifié dans le Henan un filtrage régional qui n’était pas observé de la même façon dans plusieurs autres régions étudiées.

Changer simplement de serveur VPN suffit-il toujours ?

Non. Cela peut aider si le problème vient de la sortie choisie, mais dans le récit les changements entre Japon et Singapour ne résolvaient pas l’échec. Le blocage pouvait se produire plus tôt, dans la manière dont le tunnel était reconnu sur le réseau local.

Que faut-il tester avant de conclure qu’un VPN fonctionne pour un voyage en Chine ?

Le mieux est de tester les tâches réelles dont on dépend — accès aux fichiers, messagerie et appel vidéo — sur les réseaux effectivement rencontrés. Un statut « connecté » ou un succès dans une seule ville ne suffit pas à généraliser.