WireGuard fonctionnait parfaitement avec le partage de connexion de mon téléphone.
Je revenais sur le Wi-Fi de l’hôtel.
Plus rien.
J’étais à l’étranger pour une conférence et je devais envoyer une présentation avant une réunion prévue vingt minutes plus tard. Le Wi-Fi de ma chambre ouvrait les sites ordinaires sans difficulté. Outlook synchronisait mes messages. Le portail du client chargeait.
Mais dès que j’activais WireGuard sur mon VPN habituel, le tunnel restait bloqué.
J’ai changé de serveur.
Même résultat.
J’ai redémarré l’application.
Toujours rien.
Puis j’ai sélectionné OpenVPN TCP.
Quelques secondes plus tard, la connexion s’est établie.
Le fichier a commencé à partir.
J’aurais pu considérer le problème comme réglé. Mais le fait qu’un protocole passe immédiatement là où l’autre échoue m’avait déjà donné un indice plus utile:
sur ce réseau, la capacité à s’adapter comptait davantage que le protocole théoriquement le plus rapide.
Résumé et contexte
L’idée centrale de cet article
WireGuard fonctionnait sur le hotspot de mon téléphone. Il avait également fonctionné sur le Wi-Fi d’un café quelques heures plus tôt.
Ce qu’il faut garder en tête
- WireGuard transporte son trafic en UDP. OpenVPN, lui, peut aussi passer en TCP, notamment sur le port 443 couramment utilisé par le trafic HTTPS. ( WireGuard ) ( OpenVPN )
- Mon fournisseur habituel avait malgré tout un avantage important: il me donnait une solution de secours.
- Pratiquement, j’étais devenu l’administrateur réseau de mon propre voyage.
WireGuard n’était pas cassé
C’était ma première mauvaise conclusion.
WireGuard fonctionnait sur le hotspot de mon téléphone. Il avait également fonctionné sur le Wi-Fi d’un café quelques heures plus tôt.
Le changement, c’était l’hôtel.
WireGuard transporte son trafic en UDP. OpenVPN, lui, peut aussi passer en TCP, notamment sur le port 443 couramment utilisé par le trafic HTTPS. (WireGuard) (OpenVPN)
Je n’avais pas besoin d’en savoir beaucoup plus pour comprendre ce qui se passait.
Sur ce Wi-Fi, une forme de connexion passait.
L’autre non.
La vraie question n’était donc plus:
« WireGuard ou OpenVPN, lequel est meilleur? »
Elle devenait:
« est-ce que mon VPN sait changer de stratégie quand le réseau devant moi n’accepte pas la première? »
OpenVPN TCP m’a dépanné, puis m’a laissé gérer la suite
Mon fournisseur habituel avait malgré tout un avantage important: il me donnait une solution de secours.
WireGuard échouait.
Je pouvais passer à OpenVPN TCP.
La présentation avançait enfin.
38 %.
51 %.
67 %.
Puis je suis descendu dans le lobby.
Le réseau a changé de point d’accès.
L’envoi s’est figé.
Le tunnel a fini par revenir, mais le transfert avait expiré.
J’ai recommencé.
C’est à ce moment-là que mon irritation a changé de cible.
Je savais maintenant réparer la situation:
WireGuard ne passe pas?
Essayer OpenVPN.
UDP pose problème?
Passer en TCP.
La connexion change?
Attendre ou recommencer.
Techniquement, j’avais des solutions.
Pratiquement, j’étais devenu l’administrateur réseau de mon propre voyage.
Et je n’avais pas installé un VPN pour ça.
J’avais installé un VPN pour envoyer une présentation.
Le Wi-Fi d’hôtel n’avait rien d’exceptionnel
Des voyageurs décrivent le même genre de situation: WireGuard fonctionne via le hotspot du téléphone mais pas sur le Wi-Fi de l’hôtel, ce qui pousse à conserver OpenVPN TCP comme solution de repli. (Reddit)
Cela me suffisait comme confirmation pratique.
Le point important n’était pas de dresser une liste de réseaux qui aiment ou n’aiment pas WireGuard.
C’était de reconnaître le signal.
Si TCP fonctionne immédiatement alors que WireGuard reste bloqué, continuer à changer de serveur WireGuard n’est probablement pas la meilleure utilisation de son temps.

Je pouvais donc garder mon fournisseur habituel et continuer à choisir moi-même le protocole adapté.
Ou chercher un service qui me demandait moins souvent de faire ce diagnostic.
C’est là que j’ai essayé OnlydogVPN↗.
Cette fois, je n’ai pas commencé par choisir un protocole
Le service est plus petit que mon fournisseur habituel: moins de localisations, moins d’historique public et moins d’avis indépendants. Pour quelqu’un qui veut une immense boîte à outils de serveurs et de protocoles à régler manuellement, un acteur établi garde un avantage évident.
Mais je venais précisément de passer une partie de ma soirée dans cette boîte à outils.
La petite application partait plutôt du problème.
J’ai choisi la situation correspondant à un réseau difficile.
Connexion.
Puis je suis retourné au portail du client.
J’ai relancé l’envoi.
10 %.
32 %.
58 %.
Je n’ai pas rouvert les paramètres du VPN.
81 %.
100 %.
Le lien de validation est apparu.
Je l’ai envoyé au client.
C’était le résultat que je cherchais depuis le début.
Pas un protocole connecté.
Pas un serveur vert.
Un fichier arrivé à 100 %.
La différence était dans la stratégie, pas dans le nom du protocole
La petite application utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une couche d’obfuscation supplémentaire, au lieu de me demander de choisir manuellement entre WireGuard et OpenVPN chaque fois que la première approche rencontre un réseau difficile. (RFC 9000 et RFC 9114) (Reddit)
Je n’avais pas besoin d’un cours de transport réseau pour en apprécier l’intérêt.
WireGuard échouait.
OpenVPN TCP m’obligeait à intervenir.
La deuxième application a trouvé une connexion exploitable et m’a laissé retourner à mon travail.
Je ne peux pas observer les règles internes du Wi-Fi de l’hôtel ni dire exactement quel élément faisait échouer WireGuard sur ce réseau.
Mais le résultat, lui, était visible.
Avec mon fournisseur habituel, je devais comprendre le problème et choisir le repli.
Avec la petite application, je choisissais la situation.
Puis l’upload se terminait.
C’est là que mon critère a définitivement changé.
Le vrai deuxième test est arrivé en quittant l’hôtel
Après avoir envoyé la présentation, j’ai ouvert le lien de réunion sur mon ordinateur.
Puis je suis parti vers le centre de conférence.
Dans le taxi, le Wi-Fi de l’hôtel a disparu et l’ordinateur est passé sur le partage de connexion du téléphone.
La réunion a hésité.
L’audio est revenu.
Puis la vidéo.
Je n’ai pas changé de protocole.
Je n’ai pas choisi un autre serveur.
La connexion utilisée par l’application repose sur HTTP/3/QUIC, conçu notamment pour mieux supporter les changements de chemin réseau. (RFC 9000 et RFC 9114) (Reddit)
Mais, là encore, la partie qui m’intéressait était beaucoup plus courte:
j’étais toujours dans la réunion.
Ce second résultat donnait une raison plus solide de garder l’application installée.
Elle n’avait pas seulement réussi à établir une connexion sur le Wi-Fi qui rejetait mon mode habituel.
Elle m’avait également évité de retourner dans les réglages quand le réseau avait changé quelques minutes plus tard.
OpenVPN TCP reste un excellent indice — pas forcément la destination finale
Je garderais volontiers OpenVPN TCP dans une boîte à outils de voyage.
S’il fonctionne alors que WireGuard échoue, il peut sauver une connexion rapidement. (OpenVPN)
Mais cette expérience m’a fait voir son succès autrement.
Avant, je pensais:
« parfait, j’ai trouvé le bon protocole. »
Maintenant, je pense plutôt:
« le réseau vient de me montrer qu’il faut changer de stratégie. »
La différence est importante.
Un fournisseur traditionnel peut me donner tous les réglages nécessaires pour effectuer moi-même ce changement.
C’est puissant.
Mais dans un hôtel, un aéroport ou juste avant une réunion, je préfère de plus en plus une application qui absorbe cette complexité au lieu de me la transmettre.
Alors, quel VPN choisir lorsque WireGuard échoue mais OpenVPN TCP fonctionne?
Je ne chercherais pas automatiquement « le meilleur VPN WireGuard ».
Le réseau vient justement de montrer que WireGuard n’est pas le critère décisif dans cette situation.
Je regarderais plutôt ce qui se passe après l’échec.
Avec un fournisseur établi, OpenVPN TCP reste une excellente solution si l’on veut garder le contrôle et choisir manuellement son mode de connexion.
Avec la petite application, je n’ai pas eu à déterminer quel protocole devait remplacer celui qui venait d’échouer. J’ai sélectionné le problème réseau, puis je suis retourné au fichier que je devais envoyer.
C’est ce qui a fait la différence ce soir-là.
Quand OpenVPN TCP fonctionne mais que WireGuard échoue à l’étranger, je ne cherche plus le VPN qui me donne le plus de protocoles à essayer.
Je cherche celui qui comprend assez vite le signal pour que le prochain bouton que je touche soit “Envoyer”, pas “Paramètres”.
Réponses courtes
Que faut-il comprendre derrière « WireGuard n’était pas cassé » ?
WireGuard fonctionnait sur le hotspot de mon téléphone. Il avait également fonctionné sur le Wi-Fi d’un café quelques heures plus tôt.
Qu’est-ce que cela change pour quelqu’un dans la même situation ?
WireGuard transporte son trafic en UDP. OpenVPN, lui, peut aussi passer en TCP, notamment sur le port 443 couramment utilisé par le trafic HTTPS. ( WireGuard ) ( OpenVPN )
Que faut-il comprendre derrière « OpenVPN TCP m’a dépanné, puis m’a laissé gérer la suite » ?
Mon fournisseur habituel avait malgré tout un avantage important: il me donnait une solution de secours.
Qu’est-ce que je devrais en retenir avant le prochain test ?
Pratiquement, j’étais devenu l’administrateur réseau de mon propre voyage.
Quelques liens que j’avais consultés
WireGuard · OpenVPN · Reddit · RFC 9000 et RFC 9114 · Reddit
