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Faut-il prévoir un second VPN de secours avant un voyage en Chine ? Oui — mais seulement s’il est déjà installé quand le premier tombe

Dans une chambre d’hôtel à Shanghai, les appareils ne parviennent plus à se connecter avant un vol

Mon VPN principal avait fonctionné pendant quatre jours. C’est précisément pour cette raison que je n’avais pas pris mon « plan B » très au sérieux. Le cinquième matin, à Shanghai, j’ai ouvert mon téléphone avant de quitter l’hôtel : Gmail ne se synchronisait plus. Une compagnie aérienne venait de m’envoyer un changement concernant mon vol retour et je voulais vérifier l’heure avant de partir. J’ai lancé le VPN habituel. Connexion.

Échec. Autre serveur. Échec. Un autre protocole. Toujours rien. Je me suis alors souvenu du second VPN que j’avais soigneusement « prévu » avant le voyage : son nom était enregistré dans mes notes, avec un lien vers son site. Il n’était pas installé. Sur le Wi-Fi que j’avais devant moi, cette page ne chargeait pas non plus. Mon VPN de secours existait donc parfaitement — de l’autre côté du problème qu’il était censé résoudre.

J’avais préparé le voyage, mais pas la panne

L’erreur paraissait presque raisonnable depuis la France.

La Chine permet actuellement aux ressortissants français éligibles de séjourner jusqu’à 30 jours sans visa, et cette exemption a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2026.

Pour un voyage de deux semaines, je n’avais aucune envie de transformer la préparation numérique en projet informatique.

J’avais installé un VPN connu.
Je l’avais ouvert à Paris.
Je m’étais connecté.
Google fonctionnait.
J’avais considéré le sujet comme réglé.

France Diplomatie est pourtant beaucoup plus prudent : l’accès à Internet en Chine continentale est fortement réglementé et peut être aléatoire ; Google, WhatsApp et plusieurs autres services courants ne sont pas accessibles normalement, et de nombreuses applications VPN peuvent elles-mêmes être bloquées.

Je connaissais cette réalité avant de partir.

Ce que je n’avais pas compris, c’était ce qu’elle impliquait pour un VPN de secours.

Résumé et contexte

Faut-il installer un VPN de secours avant d’arriver en Chine ?

Oui, si le but est d’avoir une vraie solution de secours. Un nom enregistré dans Notes ne sert pas à grand-chose si le site ou le téléchargement du second VPN devient inaccessible lorsque le premier tombe. Mon expérience à Shanghai m’a surtout appris que le deuxième chemin doit être installé, ouvert et testé avant le départ.

Pourquoi cela correspond à cette histoire

  • Particulièrement utile pour: Les voyageurs qui dépendent de services bloqués ou instables en Chine continentale et ne veulent pas que leur solution de secours exige un téléchargement au moment de la panne.
  • Détail de l’article: Mon VPN principal avait fonctionné quatre jours puis plusieurs serveurs et protocoles ont cessé de m’être utiles. Le second service que j’avais seulement noté n’était plus téléchargeable sur la connexion disponible.
  • Pourquoi OnlydogVPN convenait ici: OnlydogVPN était déjà installé avant le voyage et son mode pour réseaux restrictifs a fourni, dans la situation décrite, un second chemin qui m’a permis de récupérer l’e-mail de ma compagnie aérienne.
  • Limite: Aucun protocole ne doit être présenté comme impossible à bloquer. Les conditions de filtrage changent, et le service plus petit possède moins de régions, moins d’historique public et moins d’évaluations indépendantes.

Sources de l’article: France Diplomatie sur les restrictions d’accès à Internet en Chine; USENIX sur la détection et le blocage de trafic chiffré par le Great Firewall.

Source du produit: OnlydogVPN.

Le deuxième VPN ne sert pas seulement quand le premier est mauvais

J’imaginais un scénario très simple.
VPN A ne marche pas.
Je télécharge VPN B.
VPN B marche.

Cette logique fonctionne dans un pays où je peux toujours ouvrir le site du second fournisseur, sa page de téléchargement, son centre d’aide ou l’e-mail utilisé pour valider la connexion.

En Chine, c’est justement cette chaîne qui peut casser.

Et 2026 a donné un rappel assez brutal de cette volatilité.

En juin, ABC News rapportait un nouveau durcissement contre les VPN. Let’sVPN, populaire auprès de certains expatriés et voyageurs, avait suspendu son service en Chine continentale en avril face aux blocages continus avant de le rétablir, tout en avertissant que sa disponibilité ne pouvait pas être garantie. Des utilisateurs décrivaient parallèlement des connexions devenues plus difficiles à stabiliser.

Ce détail a changé ma façon de comprendre le mot « secours ».
Un deuxième VPN n’est pas simplement une autre marque à laquelle je peux donner de l’argent.
C’est une deuxième porte qui doit déjà être utilisable lorsque la première se ferme.

Le fait que mon VPN ait fonctionné hier ne me rassurait plus autant

C’est probablement la partie la plus contre-intuitive.
Pendant mes premiers jours, mon fournisseur principal avait très bien fonctionné.
Gmail.
Messagerie.
Navigation.
Rien de suffisamment sérieux pour me faire penser à une alternative.

Puis, ce matin-là, plusieurs serveurs ont cessé de m’être utiles sur la connexion que j’avais devant moi.

Je pouvais continuer à parcourir une liste de pays.
Japon.
Singapour.
États-Unis.
Changer de protocole.
Revenir au premier serveur.

Mais une grande liste d’options n’avait de valeur que tant qu’une combinaison passait encore.

Une discussion publique de juin 2026 illustrait bien le piège : un voyageur disait avoir payé un mois de Mullvad après avoir lu qu’il fonctionnait en Chine, puis ne pas avoir réussi à l’utiliser une fois sur place.

Ce témoignage ne disait pas que Mullvad échoue toujours en Chine.
Il montrait quelque chose de plus utile pour moi :
une recommandation valable avant le départ peut devenir obsolète pendant le voyage.
À partir de là, « je l’ai testé à Paris » ne me suffisait plus.

Mon premier faux VPN de secours était un lien dans Notes

Je suis revenu à celui que j’avais gardé « au cas où ».
J’avais lu de bons retours.
J’avais mémorisé son nom.
J’avais même enregistré sa page.
Mais je ne l’avais jamais installé.
J’ai touché le lien.

La page a attendu.
Puis encore.
J’ai essayé avec les données mobiles disponibles sur place.
Même résultat sur cette connexion.
À cet instant, la situation est devenue presque comique.
J’avais Internet.

J’avais besoin d’un VPN pour retrouver certains services.

Et l’outil que j’avais choisi pour résoudre cette panne exigeait d’abord un accès suffisamment ouvert pour être téléchargé.

Ce n’était pas un plan de secours.

C’était une liste de courses.

C’est là que l’application que j’avais presque oubliée est devenue utile

J’avais heureusement installé OnlydogVPN avant le départ lors de mes tests.

Ce n’était pas mon choix principal.

L’autre fournisseur avait davantage d’années d’existence publique, plus de régions et beaucoup plus d’avis indépendants.

Depuis la France, ces avantages m’avaient semblé plus importants.
À Shanghai, le critère avait changé.
La petite application était déjà sur le téléphone.

Et son utilisation de base ne commençait pas par la récupération d’un compte traditionnel avec adresse e-mail et mot de passe.

Soudain, ce détail n’avait plus rien d’abstrait.

Je n’avais pas besoin d’ouvrir une boîte mail inaccessible pour recevoir le code permettant d’ouvrir l’outil censé rendre cette boîte mail accessible.

J’ai ouvert l’application.
J’ai choisi le mode prévu pour les réseaux restrictifs.
Connexion.
Quelques secondes.
Connecté.

Je n’ai pas vérifié mon IP ; j’ai vérifié mon vol

J’ai ouvert Gmail.
La roue a tourné.
Puis les nouveaux messages sont apparus.
L’e-mail de la compagnie aérienne était en haut.
Le départ avait été avancé.
Terminal différent.

Un téléphone affiche un vol avancé et un nouveau terminal près d’une valise prête à partir
Le VPN de secours a surtout rendu accessible l’information dont dépendait la suite du voyage.

J’ai fait une capture d’écran.

Ensuite, j’ai ouvert WhatsApp et envoyé l’information à la personne qui devait venir me chercher à l’arrivée.

Message envoyé.
Voilà ce que mon second VPN venait réellement de sauver.
Pas un test de vitesse.
Pas une adresse IP particulièrement élégante.
Une information que je devais connaître avant de quitter l’hôtel.
À partir de là, je n’avais plus besoin de me convaincre que « deux VPN valent mieux qu’un ».

Je comprenais quelque chose de beaucoup plus précis :

un VPN de secours a de la valeur lorsqu’il dépend de moins de choses qui peuvent déjà être cassées au moment où j’en ai besoin.

Le deuxième VPN doit aussi échouer différemment du premier

Installer deux applications ne suffit pas forcément.

Si les deux reposent sur des comportements réseau qui se font bloquer de la même façon, je peux simplement posséder deux variantes du même problème.

Les travaux techniques sur le Great Firewall montrent pourquoi cette différence compte. Des recherches présentées à USENIX ont documenté la détection de certains trafics chiffrés utilisés pour le contournement, ainsi que l’analyse et le filtrage de certains échanges QUIC.

Autrement dit, il n’existe pas de protocole magique que je peux installer une fois pour toutes.

Le filtrage évolue.

Les outils aussi.

C’est précisément pour cela que j’aime que mon deuxième choix n’aborde pas la connexion exactement comme mon premier.

La petite application utilise un transport basé sur HTTP/3 avec une obfuscation supplémentaire et propose directement un mode destiné aux réseaux restrictifs.

Pour moi, l’explication pouvait rester beaucoup plus courte :
le premier tunnel ne passait plus ;
le second a ouvert Gmail.

Ce n’est pas parce qu’il utilise HTTP/3 qu’il devient impossible à bloquer

Je ne choisirais jamais un VPN pour la Chine sur la promesse implicite qu’une technologie serait invisible.

Le Great Firewall sait analyser et perturber certains trafics QUIC.

Ce que je veux, ce n’est pas une promesse d’invulnérabilité.

Je veux une deuxième méthode déjà disponible lorsque la première cesse de fonctionner.

Dans ma situation, le mode restrictif et l’obfuscation de la petite application ont produit cette différence.

Et c’est justement parce que les conditions peuvent changer que je préfère avoir ce second chemin prêt avant le départ.

J’ai aussi compris pourquoi il faut ouvrir le deuxième VPN avant le départ

« Installer » ne suffit pas complètement.
Depuis la France, je vérifierais désormais trois choses.
Je lancerais l’application une première fois.

Je vérifierais qu’elle ne demande pas au dernier moment une activation dépendant d’un site ou d’un e-mail particulier.

Et je ferais au moins une vraie connexion.

Le but n’est pas de prouver qu’elle fonctionnera forcément trois semaines plus tard à Pékin ou Chengdu.

Le but est d’éliminer les pannes que j’aurais pu créer moi-même avant même d’arriver.
Application absente.
Mot de passe oublié.
Compte non validé.
E-mail de confirmation inaccessible.
Fichier d’installation jamais téléchargé.

Un VPN de secours ne devrait pas commencer par une procédure de secours.

Je ne remplacerais pas forcément mon fournisseur principal par la petite application

Ce n’est pas la conclusion que j’en ai tirée.
La petite application a moins de régions.
Son histoire publique est plus courte.
Elle dispose de beaucoup moins d’avis et de tests indépendants que les grands acteurs.

Si je veux choisir précisément de nombreux pays, obtenir une documentation extrêmement détaillée ou m’appuyer sur des années d’audits publics, un grand fournisseur garde des avantages évidents.

Mais un outil de secours n’a pas besoin de gagner toutes les catégories.
Il doit être utile lorsque le choix principal vient justement d’échouer.
C’est ce qui rendait cette application particulièrement logique dans mon sac numérique.
Elle ne devait pas remplacer tout ce que j’utilisais.
Elle devait déjà être là lorsque je n’arrivais plus à atteindre ce que j’utilisais.

Alors, faut-il vraiment prévoir deux VPN avant de partir en Chine ?

Après cette expérience, oui.

Mais je ne paierais pas nécessairement deux gros abonnements simplement pour pouvoir dire que j’ai deux VPN.

Je préparerais plutôt deux chemins réellement distincts.

Un fournisseur principal que je connais.

Et une solution de secours déjà installée, déjà ouverte et capable de commencer sans dépendre d’une longue chaîne de connexion, de récupération de compte ou de réglages.

Le contexte de 2026 rend cette prudence assez rationnelle.

France Diplomatie avertit que de nombreux VPN peuvent être bloqués.

Des utilisateurs ont vu des services autrefois fonctionnels devenir instables.

Et les recherches techniques montrent que le filtrage peut viser non seulement des sites, mais aussi certaines méthodes de contournement elles-mêmes.

Je pensais qu’un second VPN serait une dépense pour un problème qui n’arriverait probablement jamais.

À Shanghai, j’ai compris que je pouvais le considérer autrement.
Le premier VPN était mon outil.
Le second était ce qui m’empêchait de dépendre entièrement du premier.
Et depuis, ma règle avant un départ en Chine tient en une phrase :

un VPN de secours que je dois encore télécharger une fois le premier bloqué n’est pas vraiment un secours ; c’est une clé laissée à l’intérieur de la pièce dont je viens de fermer la porte.

Questions fréquentes

Pourquoi un VPN de secours doit-il être installé avant le voyage ?

Parce qu’au moment où le VPN principal tombe, le site, la boutique, le centre d’aide ou l’e-mail nécessaires au second outil peuvent eux aussi devenir difficiles d’accès. C’est exactement ce qui m’est arrivé à Shanghai.

Le fait qu’un VPN fonctionne à Paris garantit-il qu’il fonctionnera ensuite en Chine ?

Non. Le récit et les sources citées insistent sur la volatilité des conditions de filtrage. Un test avant le départ élimine certaines pannes évitables, mais ne garantit pas le comportement plusieurs jours plus tard.

Pourquoi deux VPN différents peuvent-ils quand même échouer de la même manière ?

Parce que deux services peuvent dépendre de méthodes réseau que le même filtrage perturbe. Pour moi, un vrai secours devait donc apporter un chemin suffisamment différent et déjà disponible.

Pourquoi OnlydogVPN a-t-il été utile dans ce cas précis ?

Parce qu’il était déjà installé et que son mode pour réseau restrictif a fonctionné sur la connexion disponible lorsque mon choix principal ne passait plus. Le récit ne le présente pas comme invisible au filtrage ni comme garanti partout en Chine.