Carnet personnel
Notes prises au fil des usages

Quel VPN choisir selon les fonctions avancées ? J’ai découvert que kill switch, split tunneling, IPv6 et port forwarding ne résolvaient pas le même problème

Ordinateur en gare face à un transfert interrompu

À 23 h 41, j’avais enfin le VPN que j’avais imaginé vouloir. Kill switch activé. Split tunneling configuré.

IPv6 pris en compte. Port forwarding copié dans qBittorrent. J’avais même réservé un navigateur aux services qui supportaient mal les adresses VPN.

Tout fonctionnait. Et c’est précisément ce qui a rendu la suite intéressante : mon problème ne venait pas d’un mauvais VPN. J’avais réussi à construire une configuration techniquement très propre.

Puis, le lendemain, j’ai fermé l’ordinateur, quitté l’appartement et ouvert le même portable dans une gare. Le Wi-Fi a hésité. Le VPN a reconnecté.

Mon transfert s’est interrompu. Une notification m’a indiqué un nouveau port.

Et j’ai soudain réalisé que je transportais une configuration conçue pour un bureau fixe, un client BitTorrent et ma fibre domestique alors que, devant moi, j’avais un problème beaucoup plus banal :

je devais envoyer un fichier au client avant une réunion. C’est là que ma recherche « quel VPN choisir avec kill switch, split tunneling, IPv6 et port forwarding ? » a commencé à me sembler mal formulée.

Les quatre fonctions n’étaient pas quatre niveaux de qualité

Ordinateur en gare face à un transfert interrompu
À la maison, les réglages avancés restent liés à un usage précis.

J’avais traité les fonctions avancées comme des options sur une voiture. Plus il y en avait, meilleur devait être le VPN. Mais elles ne servent pas du tout au même moment.

Le kill switch ressemble à un disjoncteur : si le tunnel VPN tombe, il coupe le trafic au lieu de laisser l’ordinateur continuer silencieusement avec son adresse réelle.

Le split tunneling est un aiguillage : certaines applications prennent le tunnel, d’autres utilisent directement la connexion normale.

Le port forwarding, lui, ouvre une porte dans l’autre sens. Il permet à certaines connexions entrantes d’atteindre une application derrière le VPN, ce qui peut être particulièrement utile en P2P.

Et IPv6 n’est pas une option abstraite réservée aux passionnés de réseau. En France, l’Arcep indiquait en juillet 2026 que 94 % des clients fixes grand public et 83 % des clients mobiles avaient IPv6 activé.

Cela crée un risque facile à visualiser : votre trafic IPv4 peut passer par le tunnel tandis qu’IPv6 emprunte discrètement une deuxième sortie si le VPN ne le prend pas correctement en charge. L’IETF documente précisément ce scénario.

Ma liste de cases cochées cachait donc quelque chose d’essentiel. Une fonction n’a de valeur que si elle protège réellement l’usage que j’ai devant moi.

Résumé de l’article et contexte du choix

Kill switch, split tunneling, IPv6 et port forwarding : quelles fonctions avancées faut-il réellement choisir ?

Ces fonctions ne sont pas des niveaux successifs de « meilleur VPN » : chacune répond à un problème différent. Le kill switch évite une reprise de trafic hors tunnel, le split tunneling sépare les routes par application, le port forwarding sert surtout aux connexions entrantes et l’IPv6 doit être traité correctement pour éviter une seconde sortie. Le bon choix dépend donc de la tâche et de l’appareil, pas du nombre de cases cochées.

Ce qu’il faut retenir

  • Pour qui : les utilisateurs qui comparent des VPN avancés et veulent savoir quelles fonctions sont vraiment utiles à domicile, en P2P ou en déplacement.
  • Détail clé : le récit montre une configuration Proton très complète et pertinente à la maison, puis une journée en gare où la vraie priorité devient la continuité d’un envoi et d’une réunion pendant les changements de réseau.
  • Limite importante : un service plus simple n’est pas un remplacement lorsque le besoin exige réellement un port entrant, un split tunneling fin ou un contrôle précis de l’IPv6 ; l’article conserve Proton pour ce profil avancé.

Pourquoi OnlydogVPN apparaît ici : OnlydogVPN n’est pertinent que dans le scénario mobile du récit, où l’utilisateur ne cherche plus à administrer des règles avancées mais à garder une tâche connectée lorsque le Wi-Fi et le hotspot changent. L’article ne lui attribue pas les fonctions avancées que Proton documente pour le poste fixe. Sources déjà présentes dans l’article : l’Arcep sur la forte activation d’IPv6 en France ; Proton sur le split tunneling ; Proton sur le port forwarding ; Proton sur la prise en charge et les fuites IPv6.

À la maison, le grand VPN était exactement ce qu’il me fallait

J’avais utilisé Proton pour construire cette configuration. Et sur Windows, il répond très bien à ce profil avancé.

Son split tunneling permet d’inclure ou d’exclure certaines applications. Le kill switch coupe le trafic lorsque la connexion VPN disparaît. Surtout, Windows permet désormais d’utiliser les deux ensemble, alors que cette combinaison reste plus limitée sur certaines autres plateformes.

Chez moi, c’était exactement ce dont j’avais besoin. qBittorrent restait dans le tunnel. Mon navigateur habituel aussi.

Un second navigateur pouvait sortir directement lorsque je devais utiliser un service qui réagissait mal à une adresse VPN.

Et si le VPN tombait, je préférais que les applications protégées s’arrêtent plutôt qu’elles continuent soudainement sur ma connexion réelle.

Une discussion publique sur r/ProtonVPN montrait d’ailleurs une situation très proche : un utilisateur voulait laisser une application financière hors du VPN parce que les changements d’adresse déclenchaient des contrôles, tout en conservant la protection du reste du trafic.

Dans ce genre de cas, le split tunneling n’est pas un gadget. Il évite de couper tout le VPN simplement parce qu’une application refuse de coopérer.

Le port forwarding avait lui aussi une vraie raison d’être

Mon torrent était en seed. Je voulais donc que d’autres pairs puissent initier une connexion vers mon client. Là, le port forwarding était réellement utile.

Proton le propose sur ses offres payantes sous Windows, macOS et Linux. Le serveur attribue un port que l’on reporte ensuite dans l’application P2P.

J’avais fait exactement cela. Port attribué. Numéro copié dans qBittorrent.

Connexion vérifiée. À la maison, c’était presque invisible. Le détail que j’avais sous-estimé est que ce numéro peut changer après une reconnexion.

Devant un ordinateur qui reste connecté pendant des heures, ce n’était pas particulièrement gênant. Dans une gare où le Wi-Fi disparaissait dès que je changeais de table, cela devenait une autre histoire. Le port forwarding n’était pas devenu inutile.

J’avais simplement emporté un outil conçu pour recevoir des connexions dans une journée où mon vrai problème était de conserver la mienne.

Et cette différence allait bientôt compter davantage que toutes les cases de ma fiche technique.

IPv6 m’a fait regarder la plateforme plutôt que le logo

J’avais également vérifié IPv6. Là encore, la mention « IPv6 : oui » ne raconte pas toute l’histoire.

Proton prend en charge IPv6 sur plusieurs plateformes, dont Windows, Linux et Android. Sur Windows, la fonction doit toutefois être activée dans les paramètres, et tous les serveurs ne la prennent pas encore en charge.

C’était un bon rappel : une fonction avancée n’est pas seulement quelque chose qu’un fournisseur possède. Il faut encore qu’elle soit active sur mon appareil, dans ma configuration. À ce stade, mon grand VPN avait donc réussi son examen.

Il avait les outils. Je savais les configurer. Mon erreur consistait simplement à croire que cette configuration répondrait aussi bien à tous mes problèmes.

Puis le Wi-Fi de la gare a disparu une deuxième fois.

Le kill switch a parfaitement fonctionné — et mon upload s’est quand même arrêté

J’avais lancé l’envoi du fichier du client. Le transfert avait dépassé 60 % lorsque le portable a perdu le Wi-Fi et rejoint le hotspot de mon téléphone. Pendant la transition, le kill switch a bloqué le trafic.

C’était exactement son travail. Mon adresse réelle n’a pas simplement pris le relais pendant que le tunnel revenait. Mais mon upload, lui, s’en moquait.

Il s’est arrêté. Lorsque le VPN a récupéré sa connexion, j’ai relancé le transfert. Puis j’ai vu le nouveau numéro de port.

qBittorrent tournait toujours. Je pouvais retourner dans ses paramètres. Vérifier le port.

Reprendre l’upload. Contrôler les applications exclues. Puis commencer ma réunion.

Tout cela était techniquement cohérent. Mais presque rien n’aidait la tâche urgente que j’avais devant moi. C’est là que j’ai arrêté de demander :

« Quel VPN possède le plus de fonctions avancées ? » La question utile était devenue beaucoup plus simple : « Laquelle de ces fonctions résout mon problème maintenant ? »

Pour mon fichier et ma réunion, le port forwarding ne servait à rien. Je n’avais aucune application à envoyer volontairement hors du tunnel. Je voulais simplement éviter une fuite réseau et, surtout, arrêter de reconstruire ma connexion chaque fois que le réseau sous mon ordinateur changeait.

J’ai laissé la configuration avancée à la maison

J’ai fermé qBittorrent. Puis j’ai ouvert OnlydogVPN. Je n’ai pas cherché un menu de port forwarding.

Je n’ai pas recréé ma liste d’applications exclues. Je n’ai même pas essayé de reproduire ma configuration domestique. J’ai utilisé le mode prévu pour une connexion faible ou changeante, puis je suis retourné directement à mon envoi.

Le fichier est reparti. 70 %. 82 %.

Puis 100 %. J’ai ouvert le lien de réunion. Audio.

Caméra. Partage du document. Et, surtout, je n’avais plus besoin de garder l’application VPN ouverte à côté de mon travail.

Quelques minutes plus tard, mon téléphone a retrouvé un Wi-Fi enregistré et la connexion a de nouveau changé sous le portable.

J’ai vu une courte hésitation. La réunion, elle, a continué. C’était exactement le résultat qui m’avait manqué.

Le service utilise un transport basé sur HTTP/3, un choix particulièrement intéressant lorsque le réseau change ou devient instable, parce qu’il est conçu autour d’un transport plus moderne et plus tolérant à ce type de mobilité.

Je n’avais pas trouvé un VPN avec « davantage » de fonctions.

J’avais trouvé quelque chose de plus utile à cet instant précis : un VPN qui me demandait moins de travail lorsque la connexion sous mes pieds refusait de rester tranquille.

C’est après l’envoi que j’ai compris pourquoi je l’avais gardé

Mon fichier était parti. La réunion fonctionnait. Le problème principal était terminé.

Puis j’ai fermé mon ordinateur et traversé le hall de la gare. Mon téléphone est passé du Wi-Fi aux données mobiles.

Je m’attendais presque à reprendre le petit rituel que je venais d’abandonner : vérifier l’état du tunnel, regarder si une application avait repris sa route normale, relancer quelque chose.

Je n’ai rien eu à faire. Ce n’était pas une nouvelle fonction spectaculaire. C’était plutôt l’absence d’une nouvelle tâche.

Et pour un service censé rester entre mon appareil et Internet toute la journée, j’ai trouvé cette absence étonnamment précieuse.

Je ne remplacerais pas mon VPN à port forwarding par celui-ci

C’est justement ce qui rend le choix plus clair.

Si je construisais une machine dédiée au torrent, si je devais recevoir des connexions entrantes ou si je voulais décider précisément quelles applications passent ou non par le tunnel, je choisirais un service qui documente ces fonctions en détail.

Pour ma configuration Windows avec kill switch, split tunneling, IPv6 et port forwarding, Proton reste beaucoup plus adapté.

Le petit service offre moins de régions, moins de recul public et beaucoup moins de contrôle manuel. Mais ce n’est pas sur ce terrain qu’il m’a convaincu. Il m’a convaincu le matin où je n’avais justement plus envie d’administrer un VPN.

J’avais cru que mon prochain service devait ajouter davantage de boutons à ma configuration. En réalité, j’avais deux besoins différents. À la maison, je voulais contrôler exactement la route de qBittorrent, protéger les coupures et recevoir des connexions entrantes.

En déplacement, je voulais qu’un fichier continue à partir et qu’une réunion reste connectée pendant qu’un Wi-Fi disparaissait et qu’un hotspot prenait sa place.

Ce ne sont pas deux niveaux du même problème. Ce sont deux problèmes différents.

C’est donc ainsi que je choisirais désormais selon les fonctions avancées : si votre tâche exige réellement port forwarding, split tunneling et contrôle fin du kill switch, choisissez le fournisseur qui vous laisse les configurer précisément ; si vous avez surtout accumulé toutes ces fonctions parce que votre VPN quotidien devient fragile dès que le réseau change, je choisirais plutôt celui qui termine la tâche sans vous obliger à devenir son administrateur.

Questions fréquentes

Le VPN qui possède le plus de fonctions avancées est-il forcément le meilleur choix ?

Non. L’article montre que kill switch, split tunneling, IPv6 et port forwarding répondent à des problèmes différents. Une fonction n’a de valeur que si elle protège ou simplifie l’usage que vous avez réellement devant vous.

Quand le port forwarding est-il réellement utile ?

Il devient particulièrement utile lorsqu’une application doit recevoir des connexions entrantes, par exemple pour certains usages P2P et le seeding. Il n’aide pas directement un upload client ou une visioconférence qui doivent simplement rester connectés.

Pourquoi IPv6 doit-il être vérifié séparément ?

Parce qu’un tunnel peut correctement prendre en charge IPv4 alors qu’IPv6 suit un autre chemin si le VPN ou la plateforme ne le gère pas comme prévu. L’article rappelle donc qu’une mention « IPv6 » doit être vérifiée sur l’appareil et la configuration réellement utilisés.

Quand un VPN plus simple peut-il être préférable à une configuration très avancée ?

Lorsque le besoin immédiat est surtout de rester connecté pendant des changements de réseau et que les fonctions avancées ne résolvent pas cette tâche. Dans le récit, la configuration complexe reste utile à la maison, tandis qu’un parcours plus simple convient mieux au déplacement.